LA MAISON DE BURE EN QUÊTE DE RÉSIDENT-E-S

LA MAISON DE BURE EN QUÊTE DE RÉSIDENT-E-S

La future poubelle nucléaire de Bure ? C’est 100 kilomètres de galeries souterraines destinées à recevoir les déchets les plus radioactifs de l’industrie nucléaire… Pour renforcer la lutte contre ce projet une maison en ruine a été achetée en 2005 au cœur du village de Bure. Rénovée et habitée depuis contre vents et marées, la Maison de Bure restera debout tant qu’il le faudra pour témoigner d’une opposition farouche au nucléaire et y proposer des alternatives. Depuis sa création la Maison est occupée et animée par des personnes de tous horizons qui se relaient sur des périodes de quelques mois.

Dès ce printemps, le collectif Bure Zone Libre, qui anime le lieu, recherche de nouveaux et nouvelles résident/es.

La Maison de Bure :

En 2004, des antinucléaires de France et d’Allemagne créent le collectif « Bure Zone Libre » et achètent l’année suivante un vieux corps de ferme lorrain à rénover, au cœur du village de Bure. Cette ferme en ruine deviendra la « Maison de résistance à la poubelle nucléaire ». Ouverte à toutes et tous, formidable espace de rencontres, d’échanges et de propositions d’alternatives au nucléaire et à son monde, cette Maison a pour ambition de devenir l’épine dans le pied des nucléocrates.

Une salle d’accueil du public, aux normes ERP (Établissement recevant du public), est en construction. Elle permettra d’accueillir réunions, expos, concerts, etc…

La Maison a également vocation à mettre en œuvre concrètement les alternatives au nucléaire (éolien, solaire, bois, etc.)

Aussi le collectif organise des chantiers bénévoles pour la construction de cette salle et la rénovation de la Maison, ainsi que des stages sur les énergies renouvelables (méthanisation, éolien…) ou de « formation à l’action » (grimpe, clown activiste…), des projections-débats, conférences, etc.

Enfin, elle participe activement à la dynamique de lutte avec les autres collectifs locaux (organisation d’actions, tenue de stands d’infos, participation au festival de Bure, etc…).

Bure :

Village perdu au fin-fond de la Meuse, aux confins de la Haute-Marne et des Vosges, où l’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) construit son « laboratoire de recherche souterrain» depuis 2000. Une densité de 6hab/km² et les dizaines de millions d’euros distribués aux collectivités, particuliers, entreprises et associations locales ont contribué à laisser s’implanter le « Labo », tandis que dans les nombreux autres villages pressentis les populations se sont fermement opposées et ont réussi à empêcher l’installation de tels laboratoires.

Aujourd’hui Bure mais aussi ses voisins, Bonnet, Mandres et Ribeaucourt, sont condamnés à voir se construire sur leur territoire une poubelle nucléaire pour déchets Haute et Moyenne Activité à Vie Longue (HA & MA-VL) : des déchets hautement radioactifs pour des centaines de milliers d’années ! Ce projet, CIGÉO de son petit nom, développé par l’ANDRA et les producteurs de déchets (EdF, Areva, CEA), verra ses travaux démarrer en 2017 pour une mise en service en 2025. Rien n’est donc encore fait !

S’installer à la Maison :

Décider de venir vivre à la Maison est un acte fort qui demande pas mal d’investissement : accueil, secrétariat, communication, co-gestion de chantiers, interventions, organisation d’événements militants, projets multi-collectifs et bien d’autres choses encore… Bref, un programme qui nécessite une présence sur une longue période, de plusieurs mois minimum.

Évidemment tout cela se fait en équipe, avec d’autres membres du collectif et les opposants actifs du coin, mais aussi en fonction des envies et des talents particuliers des résidents !

En résumé ? Une aventure unique et l’occasion de mordre dans le talon d’Achille du nucléaire : la gestion des déchets.

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Pour en savoir plus sur le collectif Bure Zone Libre et discuter avec Marie, qui fera partie de l’équipe des résidents dès le printemps :  

03 29 45 41 77

Pour plus de détails sur la vie à la Maison en tant que résident > Voir le site


> http://burezoneblog.over-blog.com/
> Maison de la résistance à la poubelle nucléaire
> Bure Zone Libre
> 2 rue de l’église
> 55290 BURE

> Pour le collectif BZL et le Réseau “Sortir du nucléaire”
> Laura Hameaux

Et les lauréats du prix Pinnocchio sont:

Malheureusement, le groupe Sime Darby ne termine que 2ème de sa catégorie… Notons que les 3 lauréats sont des entreprises françaises… Qu’en est-il du développement durable? Nos entreprises ne se sont-elles arrêtées qu’au développement…

Gaz de Schiste et pollution environnementale

L’exploitation des Gaz de schiste permet d’envisager d’augmenter les réserves de pétrole. L’exploitation devient rentable quand le pétrole est cher (au-dessus de 80 USD le baril). Au-delà du coût financier, les gaz de schiste ont un coût environnemental important. L’industrie du pétrole prétend que l’exploitation est propre tant que personne n’a prouvé qu’elle est polluante. Un pas important vers la preuve que cette technique est polluante vient d’être faite:

L’ABC du schiste: la contamination remonte à la surface

Agence Science-Presse, le 15 novembre 2011, 7h51 (Agence Science-Presse) Les produits chimiques utilisés pour extraire le gaz de schiste des profondeurs de la terre peuvent-ils contaminer l’eau des puits des alentours? Pour la première fois, une enquête gouvernementale pourrait l’avoir démontré.

 L’industrie s’en défend déjà, parce qu’une preuve absolue est impossible à faire: peut-être ces composés chimiques étaient-ils déjà dans les parages. Mais les explications les plus plausibles (engrais et produits nettoyants) semblent avoir été écartées par l’étude de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), à en juger par les données préliminairespubliées le 9 novembre. D’autres doivent être rendues publiques à la fin du mois.

Au coeur du problème: une des premières histoires de contamination qu’on ait tenté de lier au gaz de schiste, avant même que le gaz de schiste n’entre dans le vocabulaire courant. Au printemps 2008, des résidents du village de Pavillion, Wyoming (166 habitants), s’étaient plaints à l’EPA que l’eau de leurs puits avait acquis une odeur et une couleur suspectes, un fait qu’ils associaient à l’extraction de gaz naturel, en cours depuis plusieurs années sur leur territoire.

En 2009 et 2010, les inspecteurs de l’EPA avaient prélevé des échantillons d’eau dans une soixantaine de puits, ainsi que des échantillons de sol. Le tout, confirment-ils aujourd’hui, contenait des taux anormalement élevés de composés cancérigènes.

Jusque-là, pas de surprise, puisque depuis 2009, l’EPA recommandait aux résidents de ne pas boire l’eau du robinet… et d’aérer leurs maisons après avoir pris une douche!

Mais ce que les données 2011 de l’EPA apportent de nouveau, c’est un lien avec l’industrie du gaz qui pourrait s’avérer plus solide. Bien que l’agence américaine ait toujours évité de pointer un coupable, elle souligne cette fois que dans la liste des contaminants identifiés dans l’eau, aucun ne peut être associé à une activité agricole (engrais, nitrates). À l’inverse, souligne le magazine Pro Publicaun de ces contaminants, le 2-Butoxyéthanol (déjà identifié en 2010), fait partie de la poignée de ceux associés à la fracturation hydraulique, le procédé employé par l’industrie pour fracturer la roche et en extraire le gaz.

L’EPA a aussi révélé que les puits contenaient des concentrations de benzène 50 fois supérieures au seuil considéré sécuritaire.

La compagnie canadienne EnCana, qui exploitait le gaz de schiste dans cette région du Wyoming depuis 2004, a récemment vendu ses puits à la compagnie américaine de gaz et pétrole Legacy Reserves, pour 45 millions$. Elle a toujours nié être responsable des cas de contamination, mais elle a accepté d’approvisionner les résidents en eau potable.

 

Pour aller plus loin: EPA

 

L’élevage industriel….

 

Quelle est l’origine de la viande que nous mangeons? Que mangent les vaches? Il semble bien fini le temps où les vaches paissaient tranquillement dans les prés en regardant passer les trains.

Dernier refuge pour une viande saine: surement le bio ?

Si vous voulez savoir ce que vous mangez,nous vous invitons à regarder ce documentaire belge: LoveMEATender  qui est une enquête sur l’évolution de l’élevage devenu hélas une production intensive de protéines…

http://video.rutube.ru/55fb754664c5ed4b44aedde2939ce6b2