Stage d’auto-construction d’éolienne

Du 4 au 5 août – Couiza (11)

> L’association Tripalium http://www.tripalium.org/ et la société Ti’éole http://www.tieole.com/ vont animer un stage d’auto-construction dans le cadre de la foire Bio de Couiza les 4 et 5 août

> Une éolienne tripale de 1m20 sera construite sur place avec la participation d’une dizaine de personnes. les participants pourront construire l’alternateur (1 stator et 1 rotor), sculpter les pâles dans du bois massif, assembler et fixer les éléments sur la nacelle. l’éolienne sera montée en fin de stage sur le mât de démonstration. celle-ci pourra être emportée par un(e) des stagiaires tiré(e) au sort au prix du matériel (350€).

> la participation au stage est de 70€.

> Les intéressés doivent prendre contact avec le CAUE de l’Aude au 04.68.11.56.29 ou auprès de Ti’eole au 06.67.7421.21
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Laura Hameaux
Coordinatrice nationale des groupes et actions
> Réseau « Sortir du nucléaire »
> Fédération de 924 associations
> Agréée pour la protection de l’environnement
> Maison de l’économie sociale et solidaire
> 81 bis rue Gantois
> 59000 Lille
> Portable: 06.85.23.05.11
> Fixe: 03.20.17.94.91
> Mail: laura.hameaux@sortirdunucleaire.fr
> Skype: laurastopnuke
> http://www.sortirdunucleaire.org

Consultez l’agenda des actions organisées partout en France sur : http://groupes.sortirdunucleaire.org/agenda/

Vous pouvez également choisir de vous inscrire sur d’autres listes : http://www.sortirdunucleaire.org/listes

Position du Président du Conseil Régional d’Ile-de-France sur les huiles de schistes

Position du Président du Conseil Régional d’Ile-de-France sur les huiles de schistes suite à la publication du rapport du Conseil Scientifique Régional d’Ile-de-France sur les « Risques potentiels de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels en Ile-de-France »
Juillet 2012

La NASA relève une fonte sans précédent de la calotte glaciaire du Groenland

 

Le Monde.fr | 25.07.2012 à 18h22 • Mis à jour le 25.07.2012 à 18h28
Sur ces images du Groenland issues des observations de 3 satellites de la NASA les 8 et 12 juillet, les zones où un satellite a détecté une fonte de glace sont marquées en rose pâle. Les 3 satellites ont fait la même observation sur celles marquées en rose foncé.

La surface gelée du Groenland a fondu en juillet sur une étendue jamais atteinte en plus de trente ans d’observation satellitaire, a annoncé, mardi 25 juillet, l’Agence spatiale américaine (NASA).

Selon les données de trois satellites analysées par la NASA et des scientifiques universitaires, environ 97 % de la calotte glacière avait dégelé à la mi-juillet, a indiqué l’Agence dans un communiqué. « C’est tellement sans précédent que je me suis d’abord interrogé sur le résultat : était-ce bien réel ou était-ce dû à une erreur de données? », a commenté Son Nghiem, de la NASA.

L’expert précise avoir remarqué la disparition de la majorité de la glace du Groenland au 12 juillet en analysant les données d’un premier satellite. Les résultats des deux autres satellites ont confirmé cette découverte. Les cartes satellitaires de la fonte montrent que la calotte glaciaire avait fondu à 40 % au 8 juillet et à 97 % quatre jours plus tard.

Ces résultats ont été connus quelques jours après qu’un immense bloc de glace de deux fois la superficie de Paris ou Manhattan s’est détaché d’un glacier du Groenland. « Cet événement, combiné à d’autres phénomènes naturels mais rares, comme le monumental décrochage la semaine dernière sur le Glacier Petermann, font partie d’un ensemble complexe », a ajouté Tom Wagner, responsable de la NASA.

Formation d'une fissure dans le glacier Petermann, le plus grand du Groenland entre 2010 et 2012. Le détachement de ce bloc de glace a été observé par la NASA le 16 juillet.

TOUS LES 150 ANS EN MOYENNE

Au cours de l’été, la moitié en moyenne de la surface glaciaire du Groenland fond naturellement, explique la NASA. Habituellement, la plupart de l’eau issue de cette fonte regèle rapidement en altitude ou est retenue par les glaces des régions côtières, pendant que le reste s’écoule dans l’océan. « Mais cette année, l’ampleur de la fonte à la surface ou près de la surface a connu une hausse brutale », a ajouté l’Agence spatiale.

Les chercheurs doivent maintenant déterminer si cet événement, qui coïncide avec une forte pression inhabituelle d’air chaud au dessus du Groenland, va contribuer à une hausse du niveau des océans. La NASA a précisé que même le point le plus haut de la calotte glaciaire, situé à plus de 3000 mètres au-dessus du niveau de la mer, montrait des signes de dégel.

Selon la glaciologue Lora Koenig, ce type de fonte intervient tous les 150 ans en moyenne. « La dernière ayant eu lieu en 1889, cet événement est bien au rendez-vous« , a-t-elle dit. « Mais si nous continuons à observer ce type de fonte au cours des prochaines années, ce sera angoissant ».

Lettre d’info du Réseau ‘Sortir du nucléaire’ – juillet 2012

Juillet 2012

 

Japon : mobilisation massive contre le nucléaire !

> Depuis début juillet, alors que l’ensemble des 54 réacteurs du pays étaient à l’arrêt, le gouvernement nippon a décidé de redémarrer les deux réacteurs d’Ohi, pourtant situés au-dessus d’une faille sismique probablement active.

> Mais la colère des Japonais enfle, et ils étaient 170 000 à manifester le 16 juillet pour l’arrêt définitif du nucléaire. Une mobilisation qui n’avait pas été vue dans l’archipel depuis plus de 50 ans.

Le nucléaire, bon marché… vraiment ?

> Les 3 et 4 novembre prochains auront lieu à Clermont-Ferrand les journées d’études du Réseau, bien évidemment ouvertes au public. Leur thème : « Argent, nucléaire et pouvoir ». En avant-première, découvrez l’analyse de l’économiste Benjamin Dessus sur le coût du nucléaire…

Jeûne international pour l’abolition des armes nucléaires

> Un Jeûne International pour l’Abolition des armes nucléaires aura lieu à Paris, du 6 au 9 août 2012, dates de commémoration des bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki. L’objectif : porter l’appel de Stéphane Hessel et d’Albert Jacquard dans leur récent pamphlet : « Exigez le désarmement nucléaire total ! »

Dénoncer le danger nucléaire avec humour… c’est possible !

> Et l’équipe qui a réalisé le très court-métrage « Nucléaire à sec » nous le démontre avec brio. Nous lui avons attribué un prix « coup de coeur » dans le cadre de notre concours vidéo « Changeons d’ère, sortons du nucléaire ». Une vidéo à diffuser largement !

Réateur ASTRID : miracle technologique ou dangereuse chimère ?

> ASTRID : sous ce joli nom, c’est le surgénérateur Superphénix qui renaîtrait de ses cendres. Découvrez les risques et les entourloupes de cette « nouvelle » filière de réacteurs dits « de quatrième génération ».

 

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Les énergies vertes marquent le pas en France

LE MONDE | 20.07.2012 à 12h01 • Mis à jour le 20.07.2012 à 12h02

Par Rémi Barroux

Résultat décevant en 2011, doit mieux faire. Après plusieurs années de progression de la part des énergies renouvelables dans la production et la consommation totale d’énergie, notamment après le Grenelle de l’environnement en 2007, la France a connu une baisse de 12,5 % des productions d’électricité renouvelable (hydraulique, photovoltaïque, éolienne…) et d’énergie thermique renouvelable (biomasse, bois-énergie, géothermie, solaire thermique…), selon les chiffres publiés jeudi 19 juillet par le Commissariat général au développement durable (CGDD), dans le « Bilan énergétique pour la France 2011 ».

Rien de très alarmant pour le CGDD et la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC). Ce repli fait suite à une augmentation de 11,3 % en 2010 et de 3,5 % en 2009, et l’objectif d’atteindre 23 % d’énergies renouvelables dans la consommation totale énergétique en 2020, tel que le plan d’action national remis à la Commission européenne l’a fixé, ne semble pas menacé.

« Nous ne sommes pas très en retard sur les objectifs fixés, explique Pierre-Franck Chevet, directeur de la DGEC. Mais le rythme doit être conforté, voire accéléré dans certains secteurs. » Le taux de réalisation de l’objectif 2011 est de 94 %. Mais, derrière ce résultat, se cachent de fortes disparités.

UNE BAISSE CIRCONSTANCIELLE

Selon les experts qui ont réalisé ce bilan, les causes du recul – enregistré dans le cadre d’un tassement de 3,4 % de la consommation énergétique globale entre 2010 et 2011 – sont liées essentiellement à des facteurs circonstanciels. La production d’électricité d’origine hydraulique a ainsi diminué de 25 %, en raison d’une année 2011 très sèche, particulièrement au printemps et à l’automne. Dépendant du niveau des cours d’eau et des lacs de barrage, la production a dégringolé à 51 TWh (térawattheure, ou milliard de kilowattheures), tombant presque au niveau de 1976 (49 TWh), année de la grande sécheresse. « Les hausses pourtant significatives en 2011 des productions éolienne et photovoltaïque n’ont pu compenser la baisse sans précédent de la production hydraulique renouvelable », note le bilan.

Autre élément avancé par Céline Rouquette, sous-directrice des statistiques de l’énergie au CGDD : « Tous les mois de 2011 ont été plus chauds que la référence calculée sur les trente dernières années, et la consommation d’énergie, pour le chauffage en particulier, a reculé. » Ce qui a entraîné une baisse importante de la consommation de bois-énergie : – 13,2% en 2011, alors que 2010 était une année de forte hausse (+ 13,7%).

Au-delà de ce tableau « contrasté », comme le souligne le rapport, la part des énergies renouvelables reste faible en France : 7,9 % de l’énergie primaire (issue directement d’éléments naturels), selon les indicateurs nationaux, et près de 13 %, selon les indicateurs européens.

Alors que le bois-énergie et l’hydraulique représentent respectivement 46 % et 20 % dans la production primaire d’énergie, l’éolien atteint 5,4 %, le biogaz 1,8 % et le photovoltaïque seulement 1,2 %. « Les débats se focalisent sur ces secteurs, mais l’enjeu véritable se situe surtout au niveau du thermique, avec les problèmes de rénovation du résidentiel et du tertiaire », avance M. Chevet.

La conférence sur la transition énergétique, prévue à l’automne, au lendemain de la conférence environnementale annoncée, elle, pour les 14 et 15 septembre, va ouvrir le débat sur l’ensemble de ces paramètres. Et ce bilan 2011 servira de support aux discussions. Il n’y aura pas de nouveaux chiffres d’ici là, confirme-t-on à la DGEC.

UN « EFFORT INDUSTRIEL » CONSIDÉRABLE

Comment remplacer la production nucléaire si la part de l’atome se réduit (seule la fermeture de la centrale de Fessenheim est inscrite à l’agenda du quinquennat) ? La puissance installée en énergies renouvelables devra atteindre quelque 35 gigawatts (35 millions de kilowatts) à l’horizon 2020, avance M. Chevet. « On va demander au pays, sur dix ans, un effort industriel comparable à celui qui a été accompli dans les années 1970-1980 pour construire le parc nucléaire, explique le directeur de la DGEC. Le problème est avant tout une question d’acceptabilité. »

Les débats ne sont pas simples. Produire plus de bois-énergie par exemple, c’est bon pour le taux d’énergie renouvelable et les objectifs, mais mauvais pour la santé, puisque cette énergie est fortement émettrice de microparticules. L’éolien terrestre, lui, nécessite, pour se développer, des schémas régionaux pas toujours faciles à boucler : pollution paysagère, disponibilité foncière et multiplicité des réglementations… Résultat, sur les 22 schémas « climat-air-énergie » que les régions devaient boucler pour la fin du mois de juin 2012, seuls sept ont été signés et les préfets vont reprendre la main sur la partie éolienne.

En plein débat sur l’indépendance énergétique, les coûts économiques et sociaux – la facture énergétique n’a jamais été aussi élevée qu’en 2011 – et la crise environnementale, la place des énergies renouvelables reste à consolider.

Rémi Barroux

Eoliennes castenviel pujol

Des éoliennes industrielles, du gaz de schistes, des champs de photovoltaïque , le tout sans concertation, sans réflexion et débat sur l’énergie, sans consultation des populations juste pour le plus grand profit des Areva, Shell, Siemens et autres requins connus pour leur souci écologique et leur respect des humains, fuite en avant vers plus de consommation….  élus bercés par les discours des « CABINETS D’ETUDES » (en l’occurence Abies qui a ouvert une annexe dans le coin de Cuxac Cabardes, se présente comme Lobbyiste  pour les énergies renouvelables industrielles mais…milite pour négawatt !!!! )
Yolande Piton, Maire de Castans a lancé une pétition que je vous joins contre le projet  d’implantation d’éoliennes au Roc du Tonnerre (au-dessus de Serremijane entre Pujol de Bosc et Castanviels).

Des habitants de Cabrespinne ont créé un site explicatif:

http://sauvons.cabrespine.free.fr/accueil.html

Ce site internet est une initiative indépendante de quelques villageois, qui désirent que l’ensemble de la population puisse participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement (article 7 de la Charte).
Vous êtes donc invités à nous envoyer (sous anonymat ou non) vos opinions personnelles, votre avis, vos articles relevés sur le sujet, vos idées; tout ce qui pourra enrichir et compléter ce site.

Ce projet ne respecte pas la Charte Paysagère :
http://sauvons.cabrespine.free.fr/ChartePaysagere.html

Pour faire aboutir ce projet le schéma régional éolien qui était défavorable à l’implantation d’éoliennes dans cette partie de la Montagne noire a été modifié : le département de l’Aude va pouvoir se couvrir d’éoliennes :

http://sauvons.cabrespine.free.fr/schema.html

Si vous habitez la Montagne Noire ou le Minervois,
Si vous souhaitez signer et faire signer la pétition vous pouvez l’imprimer et l’envoyer à la Mairie de Castans (avant la fin du mois…nous prenons le train en retard !!) ou la ramener à la Mairie de Lespinassière qui transmettra, ou à moi-même

OU VENIR LA SIGNER A L’AUBERGE DES ARDEILLES À LESPINASSIÈRE (occasion de faire vos courses ou de prendre 1 café)

Si vous voulez bien transférer mon courrier à toute personne concernée susceptible de soutenir cette démarche

Amicalement

Bernadette Sire

PS Le site est aussi en Anglais

Bernadette Sire
Le Sarrat
11160 Lespinassière

300 millions d’oiseaux disparus en 30 ans, quelle Politique Agricole Commune pour demain ?

http://www.notre-planete.info/

16 juillet 2012, 12 h 06

epandage_pesticidesEpandage des pesticides dans un champ de céréales
© Yann Hermieu

Le 13 juillet, la Commission européenne et la nouvelle Présidence chypriote de l’Union européenne (UE) ont organisé une conférence pour traiter de la Politique Agricole Commune (PAC). Face aux craintes croissantes à l’égard de cette « réforme verte de la PAC » qui pourrait ne pas tenir ses promesses, une étude scientifique récente montre que 300 millions d’oiseaux communs des milieux agricoles ont disparu depuis 1980. Des résultats qui devraient nous interpeller et nous rappeler ce qui est en jeu.

Le 13 juillet, un important débat de la société civile « The CAP towards 2020 – taking stock with civil society« , organisé par la Commission européenne, a fait le point sur ce qu’attendent les ONG de la nouvelle Politique Agricole Commune, dont la proposition de la Commission est actuellement en discussion au sein du Conseil et du Parlement européen.

L’actuelle PAC encourage des pratiques agricoles qui nuisent à l’environnement, telles que l’intensification des cultures, qui s’accompagne d’une sur-utilisation de produits chimiques et la perte de la diversité des paysages.

Cette politique est donc une des principales causes de destruction de nombreux écosystèmes de milieux agricoles dans toute l’Europe, impactant directement les populations d’oiseaux des espaces agricoles. Selon les données récoltées par BirdLife international et la Conseil européen pour le recensement des oiseaux, le déclin de ces populations se poursuit : 300 millions d’oiseaux ont disparu des milieux agricoles depuis 1980[1].

Or, les oiseaux sont l’un des meilleurs indicateurs disponibles pour mesurer la santé des écosystèmes, et ces nouvelles données montrent que les populations de nombreuses espèces sont à leur plus bas niveau depuis que ce suivi existe [2]. Au-delà des oiseaux, il est également désormais reconnu que la perte de biodiversité affecte directement et indirectement nos vies et nos économies via la perte d’une série de services écosystémiques dont nous dépendons tous.

Aujourd’hui, le verdissement annoncé de la PAC est en train de tourner au greenwashing. Ces nouvelles données devraient nous aider à recentrer le débat sur les priorités : les décideurs doivent avoir la volonté politique d’inverser la tendance pour la biodiversité des milieux agricoles.

La LPO (représentant de BirdLife en France) maintient que ces orientations ne peuvent être modifiées que si le verdissement est appliqué à l’ensemble de la PAC. Cela implique donc de fixer des critères d’éco-conditionnalité au versement de l’ensemble des subventions :

  • les paiements directs devraient être liés à de bonnes pratiques agronomiques ;
  • les agriculteurs qui vont au-delà des bonnes pratiques de base et mettent en œuvre une gestion spécifique pour améliorer l’environnement devraient être récompensés

De telles réformes devraient permettre de garantir une PAC qui offre une meilleure rentabilité économique, un attrait non négligeable en période de crise financière à l’heure où les citoyens européens attendent que chaque euro soit dépensé à bon escient.

La LPO/BirdLife France espère que cette information va permettre d’aider les décideurs et les parties prenantes à s’engager pour une meilleure PAC. Le débat qui va avoir lieu le 13 juillet devrait favoriser de vrais échanges entre les décideurs et les citoyens européens, pour avancer vers une Politique agricole commune plus durable et garante d’une sécurité alimentaire sur le long-terme, tout en respectant l’environnement.

Notes

  1. Le programme paneuropéen de suivi des oiseaux communs (Pan-European Common Bird Monitoring Scheme, PECBMS) est une initiative conjointe du Conseil européen de suivi des oiseaux (European Bird Census Council, EBCC) et de BirdLife International initiée en 2002 et soutenu financièrement par la RSPB/BirdLife Rouyaume-Uni et la Commission européenne.
  2. L’indicateur des oiseaux des milieux agricoles combine les tendances globales des populations de 37 espèces classées en tant qu’oiseaux des milieux agricoles. Parmi elles, 22 sont en déclin contre seulement 6 en augmentation, 6 autres sont stables et 3 ont des tendances incertaines. Plus généralement, l’indicateur montre un déclin de 52% depuis 1980. Ceci équivaut à une perte de plus de 300 millions d’oiseaux des milieux agricoles sur les trente dernières années et ce, malgré les efforts de nombreux agriculteurs respectueux de la nature et des organisations de protection.
    Pour avoir une idée du déclin des espèces autrefois communes des milieux agricoles européens, voici quelques exemples :

    • Alouette des champs (Alauda arvensis) : 39 millions d’oiseaux disparus, un déclin de 2% par an en moyenne
    • Pipit Farlouse (Anthus pratensis) : 12 millions d’oiseaux disparus, un déclin de 2% par an en moyenne
    • Linotte mélodieuse (Carduelis cannabina) : 25 millions d’oiseaux disparus, un déclin de 3% par an en moyenne
    • Bruant jaune (Emberiza citrinella) : 21 millions d’oiseaux disparus, un déclin de 2% par an en moyenne
    • Moineau Friquet (Passer montanus) : 40 millions d’oiseaux disparus, un déclin de 1% par an en moyenne
    • Vanneau huppé (Vanellus vanellus) : 2 millions d’oiseaux disparus, un déclin de 2% par an en moyenne

    Bien que certaines espèces déclinent moins dans les nouveaux pays de l’UE ou y sont en croissance (comme le moineau), les tendances les moins négatives dans ces pays ne peuvent compenser le dramatique déclin global des oiseaux communs des milieux agricoles de l’UE.

    Les données proviennent des suivis des oiseaux nicheurs de 23 pays de l’UE (Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, république Tchèque, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Lettonie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République d’Irlande, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie et Suède, collectées et analysées via le Programme paneuropéen de suivi des oiseaux communs (PECBMS).

Auteur

Ligue pour la Protection des Oiseaux

La faillite de l’évaluation des pesticides sur les abeilles

LE MONDE | 09.07.2012 à 15h11 • Mis à jour le 09.07.2012 à 18h04

Par Stéphane Foucart

Les tests d'évaluation de la nocivité des pesticides ont été utilisés pendant plus de vingt ans, malgré leurs déficiences.

Le coupable est-il plutôt l’incompétence ou l’accumulation de conflits d’intérêts ? Impossible de trancher. Mais la question est désormais posée : comment des tests d’évaluation des risques pour l’abeille, notoirement déficients, ont-ils pu être utilisés pendant près de vingt ans pour homologuer les dernières générations d’insecticides ? Après avoir été autorisés depuis le début des années 1990, tous (Gaucho, Régent…) ont été au centre d’intenses polémiques avant d’être retirés, au moins partiellement, du marché… Le dernier en date, le Cruiser, vient d’être interdit par la France sur le colza, une décision attaquée par son fabricant, Syngenta.

Cette défaillance est d’autant plus troublante que certains de ces tests d’évaluation ont été remis à jour en 2010, c’est-à-dire tout récemment. Leur mise en cause ne vient pas d’un rapport de Greenpeace ou des Amis de la Terre, mais d’un avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Jamais, sans doute, celle-ci n’aura endossé un document aussi embarrassant. Paru fin mai, ce texte technique de 275 pages est d’ailleurs passé à peu près totalement inaperçu…

DES « FAIBLESSES MAJEURES »

Pourquoi un tel rapport ? Saisie par la Commission européenne, l’EFSA a mandaté un groupe d’une quinzaine de scientifiques (en partie extérieurs à l’agence) pour expertiser les procédures standard, par lesquelles sont évalués les risques des pesticides sur les abeilles. Conclusion : ces protocoles ont été conçus pour évaluer les effets indésirables des pesticides pulvérisés et sont inadaptés aux insecticides dits « systémiques » – utilisés en enrobage de semences ou en traitement des sols –, qui imprègnent l’ensemble de la plante au cours de son développement.

De manière générale, explique le rapport, « les expositions prolongées et intermittentes ne sont pas évaluées en laboratoire », pas plus que « l’exposition par inhalation et l’exposition des larves ». Les calculs d’exposition des insectes sont systématiquement biaisés : ils ne tiennent pas compte de l’eau exsudée par les plantes traitées, avec laquelle les insectes sont en contact. Ils ne considèrent pas non plus les poussières produites par les semences enrobées au cours de la période des semis…

« De même, ajoute le rapport, les effets des doses sublétales ne sont pas pleinement pris en compte par les tests standard conventionnels. » Ces faibles doses ne tuent pas directement les abeilles, mais peuvent par exemple altérer leur capacité à retrouver le chemin de leur ruche, comme l’a récemment montré une étude conduite par Mickaël Henry (INRA) et publiée le 30 mars dans la revue Science.

Les tests standard réalisés en champ sont eux aussi critiqués. Colonies trop petites, durée d’exposition trop courte… Des effets délétères, mêmes détectés, s’avèrent souvent non significatifs en raison du trop faible nombre d’abeilles utilisées.

Ce n’est pas tout. Des « faiblesses majeures » sont pointées par les rapporteurs, comme la taille des champs traités aux insecticides testés. Les ruches enrôlées sont en effet placées devant une surface test de 2 500 m2 à un hectare en fonction de la plante. Or, explique le rapport, ces superficies ne représentent que 0,01 % à 0,05 % de la surface visitée par une butineuse autour de sa ruche… Dès lors, l’exposition au produit est potentiellement plusieurs milliers de fois inférieure à la réalité, notamment dans le cas où les abeilles seraient situées dans des zones de monoculture intensive recourant à ce même produit.

En outre, poursuit le rapport, les abeilles devraient être testées pour déterminer si de faibles doses du produit ont déclenché des maladies dues à des virus ou des parasites… De récents travaux, conduits par Cyril Vidau (INRA) et publiés en juin 2011 dans la revue PLoS One, ont en effet montré des synergies entre le fipronil (Régent), le thiaclopride (un néo-nicotinoïde) et la nosémose, une maladie commune de l’abeille…

Ces manquements sont, selon l’expression d’un apidologue français qui a requis l’anonymat, chercheur dans un organisme public, « un secret de polichinelle ». De longue date en effet, le renforcement de ces « lignes directrices » et autres protocoles standardisés est demandé par des apiculteurs et les associations de défense de l’environnement. En vain. Et ce, malgré un nombre toujours plus grand d’études publiées dans les revues scientifiques depuis le milieu des années 2000, qui mettent en évidence leurs lacunes.

DE « GÉNÉREUX SPONSORS »

Pourquoi une telle inertie ? Comment, et par qui, sont élaborés ces protocoles de test suspectés de grave myopie ? « En 2006, nous nous sommes posés, un peu tardivement il est vrai, la question de savoir comment étaient homologuées au niveau européen les substances que nous suspectons d’être la cause principale du déclin des abeilles, raconte Janine Kievits, une apicultrice belge, membre de la Coordination apicole européenne. En lisant les annexes de la directive européenne sur les phytosanitaires, nous avons remarqué que les lignes directrices de ces tests étaient notamment édictées par l’Organisation européenne et méditerranéenne pour la protection des plantes [EPPO]. » D’autres lignes directrices sont édictées par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et sont complémentaires de celles de l’EPPO.

Celle-ci est une organisation intergouvernementale d’une cinquantaine d’Etats membres, basée à Paris. « La question des abeilles est une toute petite part de notre activité », déclare Ringolds Arnitis, son directeur général. N’ayant pas d’expertise en interne, l’EPPO délègue à une autre structure – l’International Commission on Plant-Bee Relationships (ICPBR) – le soin d’élaborer les éléments de base de ces fameux tests standardisés.

L’ICPBR, quant à elle, est une structure quasi informelle créée en 1950 et domiciliée à l’université de Guelph (Canada). « Lorsque nous avons appris que cette organisation se réunissait pour réformer les fameux tests standardisés, nous nous sommes rendus à la conférence, raconte Mme Kievits. C’était à Bucarest, en octobre 2008. »

La petite délégation de trois apiculteurs assiste donc à la réunion. Première surprise, raconte Janine Kievits, « les discussions commencent par une allocution pour remercier les généreux sponsors : BASF, Bayer CropScience, Syngenta et DuPont ». Contacté par Le Monde, le groupe de travail de l’ICPBR sur la protection de l’abeille confirme le soutien financier des principaux fabricants de pesticides. Mais ajoute que la source principale de financement était les frais de participation à la conférence. Et que « sans ces financements extérieurs, le montant des frais de participation aurait été plus élevé », empêchant ainsi « une participation maximale de délégués non issus de l’industrie« .

« C’ÉTAIT À TOMBER MORT ! »

Les trois apiculteurs assistent tout de même au compte rendu des groupes de travail sur la mise à jour des tests standardisés. « Nous étions dans une ambiance très cordiale, avec des gens très avenants qui proposaient des choses radicalement inacceptables, estime Mme Kievits. Pour ne donner qu’un exemple, l’un des calculs de risque présenté revenait à définir un produit comme ‘à bas risque’ dès lors que l’abeille n’est pas exposée à la « dose létale 50 » chronique [qui tue 50 % d’une population exposée sur une longue période]. Donc le produit est ‘à bas risque’ s’il ne tue que 49 % des abeilles ! Pour nous, c’était simplement incroyable. C’était à tomber mort ! »

Sur plusieurs points comparables, les apiculteurs demandent la possibilité d’envoyer des commentaires, dans l’espoir de faire changer les recommandations finales du groupe de travail. « Nous avons adressé nos commentaires dans les quinze jours, mais pas un n’a été retenu », explique Mme Kievits. Ces mêmes critiques ont été adressées, en copie, aux agences ad hoc des Etats membres de l’EPPO. Aucune n’a répondu, à l’exception de l’Agence suédoise des produits chimiques (KEMI). Dans un courrier dont Le Monde a obtenu copie, deux écotoxicologues de l’agence scandinave disent adhérer « pleinement  » aux commentaires pourtant acerbes des apiculteurs…

Pourquoi l’ICPBR n’a-t-il pas retenu les demandes des apiculteurs ? « Les recommandations finales du groupe sont basées sur une approche de consensus, avec l’obtention d’un accord en séance plénière », explique-t-on à l’ICPBR. Cette approche consensuelle place de facto les recommandations issues de l’organisation entre les mains de l’industrie. Car l’ICPBR est ouverte à toute participation et les firmes agrochimiques y sont très représentées. En 2008, sur les neuf membres du groupe sur la protection de l’abeille, trois étaient salariés de l’industrie agrochimique, une était ancienne salariée de BASF et une autre future salariée de Dow Agrosciences.

CONFLITS D’INTÉRÊTS

Au cours de sa dernière conférence, fin 2011 à Wageningen (Pays-Bas), sept nouveaux groupes de travail ont été constitués sur la question des effets des pesticides sur les abeilles, tous dominés par des chercheurs en situation de conflits d’intérêts. La participation d’experts employés par des firmes agrochimiques ou les laboratoires privés sous contrat avec elles, y oscille entre 50 % et 75 %. Les autres membres sont des experts d’agences de sécurité sanitaires nationales ou, plus rarement, des scientifiques issus de la recherche publique. Les fabricants de pesticides jouent donc un rôle déterminant dans la conception des tests qui serviront à évaluer les risques de leurs propres produits sur les abeilles et les pollinisateurs.

En 2009, quelques mois après la conférence de Bucarest, les recommandations finales de l’ICPBR sont remises à l’EPPO. Mais avant d’être adoptées comme standards officiels, elles sont soumises à l’examen d’experts mandatés par chaque Etat membre de l’EPPO. Ces experts sont-ils en situation de conflit d’intérêts ? Sont-ils compétents ? Impossible de le savoir. « La liste de ces experts n’est pas secrète : elle est accessible aux gouvernements de nos Etats membres qui le souhaitent, mais elle n’est pas rendue publique », précise Ringolds Arnitis. En 2010, les nouvelles lignes directrices sont adoptées par les Etats membres de l’organisation et publiées dans EPPO Bulletin.

Le jugement des experts mandatés par les Etats membres de l’EPPO pose quelques questions. Dans le cas de la Suède, l’expert représentant ce pays, issu du ministère de l’agriculture, a approuvé les nouveaux standards alors que deux de ses pairs de l’Agence suédoise des produits chimiques venaient, par lettre, d’apporter leur soutien aux commentaires critiques de la Coordination apicole européenne. Le jugement des experts varie donc largement selon leur employeur…

Et la France ? L’approbation des nouveaux standards de 2010 s’est faite sous la supervision d’une écotoxicologue de la Direction générale de l’alimentation (ministère de l’agriculture) – qui représente la France à l’EPPO. Or, cette scientifique participait aux travaux de l’ICPBR et n’est autre que la principale auteure des recommandations soumises… Elle a donc expertisé et approuvé son propre travail. Ancienne employée de Syngenta (ex-Novartis), elle est ensuite passée par différents organismes publics (INRA, Afssa, ministère de l’agriculture). Elle est, aujourd’hui, employée par l’agrochimiste Dow Agrosciences.

Stéphane Foucart