Nouvelles questions sur le stockage profond des déchets nucléaires

LE MONDE | 28.08.2012 à 14h43 • Mis à jour le 29.08.2012 à 07h36

Par Hervé Kempf

Le site de retraitement des déchets nucléaires de La Hague.

Le 10 septembre, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) entrera dans le vif d’une problématique nouvelle concernant l’enfouissement des déchets nucléaires à vie longue, dont la radioactivité perdure pendant des milliers d’années. Pour la première fois, se réunira le comité de pilotage d’un nouveau programme, GEOSAF2, visant à étudier les méthodes d’exploitation des centres de stockage de ces déchets.

« Jusqu’à récemment, on analysait la faisabilité du concept. Il s’agit maintenant de faire le lien entre la sûreté à long terme du stockage et la sûreté de l’installation en phase d’exploitation », explique Michael Tichauer, président de ce comité et chercheur à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRNS) français.

Pendant une centaine d’années après la décision de créer un site de stockage en profondeur, il faudra à la fois creuser les galeries et y installer les équipements nécessaires, tout en commençant à l’exploiter, c’est-à-dire à y entreposer les conteneurs de déchets.

« La sûreté pendant la phase d’exploitation est un des sujets qui nous mobilise le plus », affirme Marie-Claude Dupuis, directrice de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Celle-ci conduit le projet français de Centre industriel de stockage géologique (Cigéo), qui doit être mis en service en 2025.

« Il y aura des dizaines de kilomètres de galeries, ce sera une installation immense, bien plus grande que celle de la Hague, dit M.Tichauer. Il y aura d’un côté des mineurs, de l’autre des travailleurs du nucléaire plaçant les colis dans les alvéoles : ce sont deux cultures qui n’ont rien à voir. » Cette cohabitation va créer des problèmes de sûreté nouveaux. « L’objectif est de confiner au maximum les colis nucléaires, mais dans les travaux souterrains, la priorité absolue est l’évacuation du personnel », note MmeDupuis.

RISQUE D’INCENDIE

Une préoccupation importante est le risque d’incendie, soulevé par un ingénieur indépendant, Bernard Thuillier, qui a analysé les dossiers publiés par l’Andra et qui, reconnaît sa directrice, « pose de bonnes questions ».

Ce risque découle de la présence de bitume dans des colis de déchets anciens, ainsi que de l’éventuelle formation d’hydrogène sur certains colis. Le danger semble gérable à l’IRSN et à l’Andra, qui évoquent cependant la nécessité de reconditionner les colis contenant du bitume et de doubler les galeries, pour pouvoir évacuer les mineurs en cas de besoin. Des précautions qui entraîneraient des surcoûts.

D’autres problèmes apparaissent, comme le rejet par l’installation de gaz faiblement radioactifs, sa consommation d’eau comparable à celle d’une ville de 50 000 habitants, ou sa consommation électrique requérant une puissance de 72 mégawatts. Des questions nouvelles, aussi : « L’exploitation se déroulera sur cent ans. Comment maintenir les compétences sur une telle durée ? », interroge M. Tichauer. Toutes ces questions devront trouver des réponses avant le débat public qui aura lieu en 2013 sur ce projet de stockage.

Lire aussi le reportage sur le centre de stockage de Bugey dans l’Ain

Hervé Kempf

Fauchage et pétition contre les plantes mutées

Rassemblés à Auberives le 14 juillet 2012, des citoyens, paysans et consommateurs ont dénoncé le développement des variétés de tournesol issues de mutagenèse et tolérant des herbicides. Si la directive qui encadre les plantes génétiquement modifiées reconnaît qu’il s’agit d’OGM (art 2), l’article suivant (art. 3) les exclut du champ d’application de la réglementation donc des obligations d’évaluation, de traçabilité, d’étiquetage, et d’information des citoyens. Ainsi, ce même 14 juillet, un fauchage symbolique, revendiqué, et en plein jour, a eu lieu, chaque participant arrachant un pied de tournesol muté pour dénoncer l’opacité qui règne autour de ces cultures. Par la suite, la Confédération paysanne a aussi lancé une pétition pour demander « à l’Etat français et à nos représentants politiques, d’intervenir pour l’abrogation de l’article 3 de la directive européenne 2001-18 et son annexe IB qui exclut la mutagenèse et la fusion cellulaire du champ d’application de cette directive ». Cette pétition [1] a d’ores et déjà été signée par 1858 personnes. Concrètement, comme le précise à Bastamag [2] Guy Germain, un paysan de l’Isère, « dans l’huile de tournesol que vous achetez, il y a une partie issue de tournesols mutés. En région Rhône-Alpes par exemple, on sait qu’il y avait 30 % de tournesols mutés en 2011. Aujourd’hui, c’est du tournesol ; demain, ce sera du colza, il faut que les consommateurs s’emparent du sujet ». La Confédération paysanne dénonce cette situation depuis de nombreuses années. Elle a d’ailleurs, à plusieurs reprises, demandé à rencontrer les responsables du groupe « la Dauphinoise », un des opérateurs régionaux, en vain. Il est important de préciser qu’au moment de la récolte, tournesols muté et conventionnel seront mélangés pour être transformées ensuite en huile de tournesol, et se retrouver dans l’assiette des consommateurs. Certains en appellent donc à un boycott de l’huile de tournesol.par Christophe NOISETTE, août 2012[1]  http://www.cyberacteurs.org/cyberac…

[2] Chapelle, S., « Les plantes mutées arrivent en force », Bastamag, http://www.bastamag.net/article2551.html

 

L’exploitation des gaz de schiste dangereuse pour la santé

Le 28 août 2012 par Geneviève De Lacour


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Boire de l’eau de fracturation hydraulique n’est pas recommandé…

> L’Association santé-environnement (Asef), qui rassemble 2.500 médecins, pointe les risques que fait courir l’exploitation des gaz de schiste à l’environnement mais aussi à la santé. Dans un communiqué publié ce 28 août, l’association évoque la présence, dans les puits d’extraction, d’agents hautement cancérigènes.
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> «On utilise dans les techniques de forage des centaines de produits chimiques qui sont pour la plupart toxiques, voire cancérigènes, souligne dans ce communiqué Pierre Souvet, médecin et président de l’Asef. De plus, les roches souterraines fracturées libèrent elles aussi des substances toxiques comme des métaux lourds ou encore de la radioactivité naturelle.» Des polluants qui peuvent s’infiltrer dans les nappes phréatiques et contaminer l’eau que l’on consomme.

> Patrice Halimi, médecin et secrétaire général de l’Asef, mentionne le fait que l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) a étudié l’eau au domicile des personnes habitant à proximité des puits de forage. Sur 17 puits, 11 étaient contaminés par des agents hautement cancérigènes: arsenic, cuivre, métaux lourds, 2-butoxyéthanol…

>  «Il y a eu le scandale du sang contaminé, là, c’est de l’eau contaminée avec des produits cancérigènes reconnus», complète-t-il.
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> L’Asef note encore que l’exploitation du gaz de schiste pollue l’air, les techniques de forage utilisant des combustibles fossiles comme le pétrole. Sans compter que le gaz extrait, le méthane, a un pouvoir réchauffant 25 fois plus important que celui du CO2.
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> «Le trou qu’on va creuser, si on exploite le gaz de schiste, c’est celui de la sécurité sociale, ce serait un pacte avec le diable », lance Patrice Halimi, qui veut que pour une fois on réfléchisse avant de faire les choix.
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> «Le bénéfice énergétique mis en avant par ceux qui défendent ce projet, ainsi que leurs intérêts, est insignifiant par rapport aux risques que l’on fait prendre aux populations», dit-il encore, avant de conclure: «le message qu’il faut faire passer, c’est qu’il faut modérer la consommation énergétique».

 

Greenpeace Newsletter août 2012

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A suivre en Arctique

Les équipes de Greenpeace restent sur le terrain, pour témoigner et mobiliser. Suivez les, soutenez les, ils ont besoin de vous.
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Conférence environnementale : épisode 1

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Documentaire : Le secret des 7 soeurs….. A voir.

Les pétroliers ?… c’est notre misère à tous…. quelque soit la surface du globe qui nous héberge, nous sommes confronté à ces redoutables prédateurs…
Un historique de cette histoire du pétrole, en 4 parties…. A voir, pour donner du grain à moudre à nos réflexions collectives, sans trop tarder de préférence, pour nous abolir de l’esclavage énergétique !

Une société en faillite abandonne des déchets nucléaires en Belgique

Le Monde.fr avec AFP | 14.08.2012 à 15h20 • Mis à jour le 14.08.2012 à 15h25

 

L'Institut des radio-éléments (IRE), propriétaire des locaux, a inspecté les lieux en juillet.

 

Une société belge de production de matériel pour la médecine nucléaire en faillite a abandonné dans ses locaux plusieurs mètres cubes de déchets radioactifs, ont indiqué mardi 14 août les autorités belges, une semaine après la découverte de possibles fissures dans un réacteur du pays.

Best Medical Belgium (BMB), filiale d’un groupe américain située à Fleurus, près de Charleroi, dans le sud du pays, a fait faillite en mai et été placée sous administration judiciaire. Le 17 juillet, l’Institut belge des radioéléments (IRE), propriétaire des locaux loués par Best Medical, a inspecté ceux-ci en compagnie de spécialistes de l’Organisme national des déchets radioactifs (Ondraf) et de l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN).

Dans une lettre de mise en demeure adressées aux administrateurs judiciaires, rendue publique mardi par les quotidiens Le Soir et De Standaard, le directeur de l’IRE, Jean-Michel Vanderhofstadt, dresse un bilan effrayant de l’état de l’entreprise. « Nous avons constaté en maints endroits non seulement un état général de délabrement des installations et équipements, mais aussi, dans un désordre indescriptible, un amas non seulement de pièces, caisses, classeurs, papiers, outils, tuyaux, câbles électriques, bouteilles solvants, quincaillerie… mais aussi de déchets radioactifs constituant, pour la plupart d’entre eux, des matériaux combustibles », écrit le patron de l’IRE.

IL FAUT « INTERVENIR RAPIDEMENT »

La situation décrite constitue un « risque pour la sûreté des autres installations nucléaires du site et par voie de conséquence pour l’environnement et la population avoisinante », poursuit M. Vanderhofstadt. Il précise que 7 m3 de sacs en plastique et une quinzaine de fûts contenant du strontium 90 étaient entreposés au milieu de ce fatras. « Il n’y a pas de danger pour le voisinage » mais il faut « intervenir rapidement », a déclaré le patron de l’AFCN, Willy De Roovere. La ministre belge de l’intérieur, Joëlle Milquet, a qualifié d’« inacceptable » la situation et expliqué avoir ordonné à l’Ondraf de traiter ces déchets le plus vite possible.

L’Ondraf, qui a déjà placé les lots les plus préoccupants dans des conteneurs, a précisé que le traitement des déchets et l’assainissement du site débuteraient à la mi-septembre et que ces travaux pourraient prendre « de 5 à 7 ans ». La question de la sûreté des installations nucléaires a refait surface en Belgique la semaine dernière avec l’annonce de la découverte de « possibles fissures » sur la cuve du réacteur nucléaire de Doel 3, près d’Anvers. Ce réacteur, à l’arrêt depuis début juin, ne devrait pas être relancé avant fin septembre, a indiqué mardi son exploitant Electrabel.

Les compagnies pétrolières cherchent désespérément de l’eau au milieu la sécheresse du Kansas

Lun 13 Août 2012 à 11:31

Par Blake Ellis @ CNNMoney Août 10 2012: 10:27 HE

 

Dans le sud du Kansas les compagnies pétrolières recherchent désespérément de l’eau pour la fracturation . Elles ont recours à des mesures extrêmes comme creuser leurs propres étangs et des puits d’eau ou acheminer de l’eau depuis la Pennsylvanie par camions….

 

NEW YORK (CNNMoney) – Les champs  sont en proie à la sécheresse au sud du  Kansas , les compagnies pétrolières prennent des mesures désespérées pour  trouver de l’eau, indispensable au fracking .

D’énormes quantités d’eau sont nécessaires pour extraire l’huile, en effet les entreprises utilisent la fracturation hydraulique, “fracking”, ce qui nécessite des millions de gallons d’eau , injecté à haute pression pour fissurer la roche de schiste et amener l’huile à la surface. Mais actuellement l’Etat prend des mesures de restriction d’eau , ce sont seulement 1,19 pouces de pluie qui sont tombés le mois dernier – Ces pénuries d’eau sans précédent rendent difficile le travail des des foreurs , ils peinent à obtenir l’eau dont ils ont besoin.

 

Certaines entreprises paient les agriculteurs pour pomper l’eau de leurs étangs. d’autres compagnies n’hésitent pas à creuser des puits d’eau , creuser des bassins à côté de cours d’eau ou s’approvisionnent même via  une noria de camions , en eau provenant d’aussi loin que la Pennsylvanie – Ce qui leur occasionnent des frais considérable et une perte de temps considérable.

“Cela a été le défi le plus unique que j’ai rencontré “, a déclaré Ruben Alba, associé chez Petro River Oil, l’une des compagnies pétrolières  qui exploite du pétrole de schiste ( shale oil ) au Kansas.

Petro River Oil  à débuté ces activités de fracking et forer son premier puits de pétrole le mois dernier, mais une grande partie de l’approvisionnement en eau de la compagnie a été coupée en raison de l’accès limité imposé par  l’État en raison de la sécheresse.

La Société Alba a embauché une entreprise pour acheminer l’eau par camions jusqu’aux plateformes de forages et de fracking, ce qui retarde le travail d’environ six semaines. La Compagnie  voit son coût d’exploitation triplé par rapport au  montant budgété au départ.

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Pour anticiper sur ce problème , la Compagnie Alba s’est  tourné vers les agriculteurs locaux et les éleveurs, en leur demandant de lui vendre  des eaux de leurs bassins existants ou de la laisser forer des puits d’eau sur leurs terres. Mais l’ensemble du processus prenant tellement de temps , Alba a embauché une société pour négocier directement auprès des agriculteurs : la société  “Select Energy”.

La vente  de l’eau de ses sources privées peut rapporter à certains propriétaires fonciers  entre $ 70.000 et $ 85.000 sur une année. Les revenus sont intéressants également pour les agriculteurs , qui vendent l’eau de leurs étangs aux compagnies a déclaré Mike Wilson, gestionnaire du “Select Energy”.

Mais de nombreux propriétaires ne sont pas prêts à renoncer à leur eau, maintenant que les approvisionnements sont devenus si rares.

«Les agriculteurs eux aussi doivent gérer leur approvisionnement en eau, pour les cultures et pour le bétail ” a déclaré  Jeff Gordon, chef de la direction du Texas Coastal Energy Co., une petite compagnie pétrolière qui a commencé à explorer dans le Kansas l’année dernière.

 Les agriculteurs touché le jackpot en boom pétrolier Kansas

Avec deux puits de pétrole prévus pour être forés dans le mois suivant, au Texas, Coastal  Energy  Co. envisage le forage de son propre puits d’eau à un coût compris entre $ 10.000 et $ 25.000.

Sinon, la Compagnie aurait à payer trop cher de l’eau “achetée” à l’extérieur . Cette solution de dépannage peut ajouter 3% à 4% du coût global de forage d’un puits de pétrole. Selon la taille du puits et la quantité d’eau nécessaire, cela pourrait ajouter entre $ 20.000 et $ 200.000.

Pour les compagnies pétrolières, ces coûts peuvent être malgré tout assumé. Avec des prix du pétrole qui oscillent  autour de 90 $ le baril et le coût pour produire un baril de pétrole autour de 15 $ seulement, les bénéfices restent  énormes, a déclaré Gordon…..

Si la sécheresse s’aggrave ou persiste pendant trop longtemps, cependant, elle pourrait menacer le boom pétrolier, en particulier parmi les petites entreprises de forage qui ne peuvent pas se permettre les coûts supplémentaires et des retards, a t-il dit.

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“le manque d’eau peut paralyser une entreprise de forage, en suspendre les opérations”, at-il dit.

Alba Petro rivière a déclaré que la sécheresse n’affecterait pas ses plans de forage actuels, mais il a été décidé par la Compagnie de soigneusement évaluer la disponibilité de l’eau avant de s’étendre à d’autres domaines du Kansas.

Mike Lanie, le directeur du développement économique dans le comté de Harper, qui est au centre du boom pétrolier, est déterminé à aider les compagnies pétrolières à se maintenir dans leur activités.

Lanie et quelques autres entrepreneurs locaux dans la région ont même été jusqu’à creuser des étangs à côté de cours d’eau . Mike Lanie a lancé l’opération qui consiste à creuser un puits de 300-pieds de large sur 15 pieds de profondeur au abord d’un lac sur sa zone marécageuse pour fournir de l’eau à “Select Energy” qui à son tour la  revend à des compagnies pétrolières.

Des camions d’eau qui arrivent de la Pennsylvanie est une solution trop coûteuse en raison des du carburant et de la main-d’œuvre nécessaire.

En définitive, selon Monsieur Lanie les compagnies pétrolières font tous ce qu’elles peuvent et déploient les grands moyens pour faire ce pourquoi elles sont venues : “Forer”

“Ils n’ont pas l’intention de s’arrêter”, a déclaré Lanie. “Ils vont même utiliser les lagunes d’égout …..ils veulent de l’eau ils sauront la trouver !”

 

Traduction © No Fracking France

La FAO réclame une suspension de la production de bioéthanol de maïs aux Etats-Unis

Le Monde.fr avec AFP | 10.08.2012 à 12h38 • Mis à jour le 10.08.2012 à 12h38

La sécheresse qui sévit actuellement aux Etats-Unis a fortement endommagé les cultures.

Le directeur général de la FAO José Graziano da Silva a demandé vendredi 10 août aux Etats-Unis de suspendre leur production de bioéthanol à partir de maïs pour éviter une crise alimentaire, dans une tribune publiée par le quotidien britannique Financial Times. « Une suspension immédiate et temporaire de la législation américaine » imposant des quotas de bioéthanol, produit à partir du maïs, « apporterait un répit au marché et permettrait que plus de récoltes soient utilisées pour l’alimentation animale et humaine », écrit M. Graziano da Silva.

La sécheresse qui sévit actuellement aux Etats-Unis a fortement endommagé les cultures, provoquant des tensions sur les marchés des matières premières agricoles. Dans son dernier relevé sur l’état des cultures aux Etats-Unis arrêté au 5 août et publié lundi soir, le département américain de l’agriculture (USDA) estime désormais que seulement 23 % des plants de maïs sont bons à excellents. « Dans ce contexte, les prix des céréales se sont envolés, avec une hausse de près de 40 % depuis le 1er juin pour le maïs », notent les stratégistes de CM-CIC.

Les biocarburants sont déjà accusés depuis plusieurs années de faire grimper les prix des denrées alimentaires comme les huiles végétales, le maïs, le soja ou les céréales nécessaires à leur fabrication, au détriment de la sécurité alimentaire mondiale.

Lire l’éclairage : Le prix des céréales explose avec la sécheresse aux Etats-Unis (édition abonnés)   

Selon un document publié mercredi par l’Agence américaine océanique et atmosphérique, les Etats-Unis ont connu le mois de juillet le plus chaud jamais enregistré dans le pays depuis le début des relevés météorologiques en 1895, avec une sécheresse s’étendant sur 63% du territoire continental.

Eau contaminée par les fluides de fracking : Impacts sur la santé humaine

Eau contaminée par les fluides de fracking : Impacts sur la santé humaine

Sam 11 Août 2012 à 10:47

Photo: InLander.com selon la Wyoming Oil Gas Conservation Commission et The Endocrine Disruption Exchange

 

Etat des connaissances sur la relation entre les activités liées au gaz de schiste et la santé publique :

http://nofrackingfrance.fr/frackcidents-2/sante-publique-2