Lettre d’information du Réseau « Sortir du nucléaire »

Non au projet minier d’Areva chez les Inuit : aidez-nous à amplifier la mobilisation !

> Plus de 26 000 personnes ont déjà signé notre pétition contre le projet de mine d’uranium sur le territoire des Inuit. Soyons encore plus nombreux pour peser auprès des personnalités politiques à qui nous remettrons la pétition. Aidez-nous dès maintenant à atteindre 30 000 signatures !

La marche pour la paix et la sortie du nucléaire arrive à destination !

> Partis de Narbonne le 1er juillet, les marcheurs arrivent à la centrale du Bugey (Ain) le 27 juillet. Pendant un mois, sur 400 kilomètres, à la rencontre des habitants de nombreux départements, ils ont dénoncé les pollutions générées par l’industrie nucléaire, informé sur les alternatives énergétiques… et organisé de nombreuses actions originales.

Vidéo : le premier cosmonaute japonais tire les leçons de Fukushima

> Toyohiro Akiyama, premier cosmonaute japonais aujourd’hui reconverti dans l’agriculture biologique, tire avec humour et perspicacité des leçons de Fukushima et des réactions des autorités et des médias. Une vidéo tirée du web-documentaire « Au-delà du nuage ».

Acier low-cost, travail illégal : la face cachée du réacteur EPR

> EDF vient de célébrer la pose du dôme du réacteur nucléaire EPR de Flamanville, tentant de faire oublier les nombreux déboires du chantier : utilisation d’aciers de mauvaise qualité à bas prix, recours à des sociétés de sous-traitance aux pratiques indignes… Le Réseau « Sortir du nucléaire » met en lumière des informations peu relayées par les médias.

Jeûne-action pour une Europe sans nucléaire

> Du 5 au 9 août, jours anniversaires des bombardements de Hiroshima et Nagasaki, une centaine de personnes vont jeûner et s’engager dans des actions de désobéissance civile. Objectif : réclamer une Europe libérée des armes nucléaires !

Rejoignez le rassemblement des 3 et 4 août à Notre-Dame-des-Landes !

> Au nom de la convergence des luttes contre les grands projets inutiles, nuisibles et imposés, le Réseau « Sortir du nucléaire » relaie l’appel au rassemblement organisé du 3 au 4 août à Notre-Dame-des-Landes pour soutenir la lutte contre le projet d’aéroport. Ce rassemblement sera aussi l’occasion de rencontres informelles entre militants pour réfléchir à de futures actions contre le nucléaire dans le Grand Ouest.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » recrute !

> Et si le ou la prochain-e chargé-e des groupes et actions du Réseau « Sortir du nucléaire », c’était vous ? Nous recherchons une personne organisée, militante et motivée pour coordonner les mobilisations et accompagner le Réseau « Sortir du nucléaire » dans ses évolutions. Date limite de candidature : 19 août !

« Greenpeace France » : La Newsletter – édition spéciale Tricastin

Action à la centrale nucléaire de Tricastin

Le 15 juillet 2013, 29 militants de Greenpeace se sont introduits dans le site nucléaire

du Tricastin pour demander sa fermeture.

Entrés à 5h20, ils ont atteint les réacteurs en 15 minutes. Dans le même temps,

depuis la berge en face, d’autres activistes symbolisaient la fragilité

de cette centrale nucléaire en projetant une fissure en cours de formation sur le réacteur N° 1.

>

Le patrimoine français menacé

A 30km exactement de la centrale nucléaire du Tricastin, à Vaison-La-Romaine, la seizième étape du Tour de France a pris son envol. Cette zone est soumise au risque nucléaire. Greenpeace rappelle ainsi que ni cette jolie commune de Provence ni le Tour de France ne sont à l’abri en cas d’accident nucléaire au Tricastin.

Jusqu’où iriez-vous pour protéger l’Arctique ?

Six femmes ont escaladé, sans autorisation préalable, le plus haut bâtiment d’Europe Occidentale, le Shard à Londres, dont le sommet culmine à 308 mètres. Pas moins de 15 heures auront été nécessaires pour accomplir cette incroyable ascension, qui aura fait grand bruit et suscité l’intérêt du grand public et des médias à travers le monde.

Entrez dans les coulisses de l’énergie

Qui tire les ficelles ? Les citoyens ? On en doute. Les responsables politiques ? Pas sûr… C’est pourquoi nous allons examiner de plus près les influenceurs de la politique énergétique française. Nous pencher sur leurs intérêts très précis.

Aidez-nous à informer en toute indépendance

L’indépendance financière et politique de Greenpeace nous permet d’apporter en toute liberté notre contribution d’expert au débat public sur la transition énergétique. Car il est essentiel que ce débat soit complet, ouvert partout en France et accessible à tous. Parce que le savoir, c’est le pouvoir !
Soutenir nos actions

Ventenac Equitable a publié le nouvel article : INAUGURATION DES JARDINIERES 25 JUILLET

INAUGURATION DES JARDINIERES 25 JUILLET

> Avec le soutien et la présence du Conseil Municipal de Ventenac, présentation du concept citoyen « Incroyables Comestibles » et des jardinières jeudi 25 juillet à 18h, suivie d’un apéro participatif    Lieu : jardinière principale, à côté du restaurant…

Cliquez ici pour lire la suite

Marché paysan, Concert de Musique Médiévale, et repas à La Caunette le 31 juillet

L’Association “l’Ametlier” et “Les Amis de la Carambelle” organisent le 31 juillet, sur la place de La Caunette :

–  de 17 à 21 h : Marché paysans, vignerons et artisans

– 18 h : Concert de Musique Médiévale par le groupe “Aux Couleurs du Moyen-Âge” dans l’Eglise – Entrée : 7 euros

– 21 h : Repas sur la place de la Carambelle à 21 h – Attention : nombre de places limitées réservation obligatoire – Plus de 10 ans 15 € – moins de 10 ans: 5 €

Renseignements,  inscriptions : 06.47.53.58.14

Avec le soutien du Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc, du Mouvement Rural de l’Hérault, du Conseil Général de l’Hérault, de la Communauté de Communes Le Minervois, des Marché Paysans de l’Hérault et de la Mairie de La Caunette 

A Sigean, le 28/7 : Fabrication produits comestibles à base d’algues

> Les Jardins de la Fount et du Pech vous invitent à une
> Sortie Échanges de Savoir-Faire sur la
> Fabrication de produits comestibles à base d’algues
>
> Animée par Margaux
> le Dimanche 28 Juillet 2013 à Sigean
>
> Si vous souhaitez participer à la journée, inscription obligatoire sur le lien : Journée algues
> Pour plus d’information, voir ci-dessous ou en PJ, ou contactez Margaux : 06 41 01 3000
>
>
> RDV à 10h aux Jardins de la Fount et du Pech
> (voir le googlemap et le plan d’accès)
> Départ en vélo pour les courageux (environ 4 Km) ou en voiture
>
> Participation libre…
>
> Si vous souhaitez repartir avec quelques pots de pesto/tartare, amenez :
> – quelques petits et moyens bocaux,
> – une petite bouteille de jus de citron*, de l’ ail*, un demi litre d’ huile* d’ olive et de tournesol
> * : SVP, le tout en bio
> … ou nous vous fournissons les ingrédients en demandant une participation de 5€
>
> Pensez à prendre chapeau, maillot de bain et serviette car une baignade est prévue
> après la collecte d’algues, et n’oubliez-pas vos couteaux ou/et sécateurs
>
> Auberge espagnole (pique nique) : emmenez vos plats, boissons et couverts
>
>
N’hésitez pas à diffuser l’information !
>
>
Les Jardins de la Fount et du Pech,
>

1000 La Fount d’Ebes 11130 SIGEAN

Un été sur la route du nucléaire

JEUDI 18 JUILLET 2013

>

Partis le 1er juillet de Narbonne (Aude), les marcheurs atteindront la commune de Blyes (Ain), près de la frontière suisse, le 27 juillet.
JBM

> FRANCE • Sur plus de 500 kilomètres, des marcheurs refont le trajet à risque emprunté régulièrement par des produits de la filière nucléaire. L’action s’achèvera aux portes de la Suisse.
>

> Sous les hautes cheminées du site de Tricastin dans la Drôme, des militants antinucléaire donnent de la voix ce lundi 15 juillet: «Fukushima Non! Hiroshima, non!» scandent-ils, ligotés entre eux par une corde avant de se libérer au son de l’accordéon en dansant et en chantant «choose your future!». La centrale du Tricastin est l’étape à mi-parcours de «la marche internationale pour la paix et un monde sans nucléaire», épaulée par le réseau Sortir du nucléaire et l’organisation australienne FootPrints for Peace. Des Australiens ont d’ailleurs fait le déplacement pour rappeler la menace sur les peuples aborigènes que font peser des mines d’uranium qui fournissent la France.

> Ils sont partis le 1er juillet de Narbonne (Aude) et atteindront la commune de Blyes (Ain), près de la frontière suisse, plus de 500 kilomètres au nord, le 27 juillet. Armés de drapeaux du climat arc-en-ciel («climate flag»), leur parcours suit celui de l’uranium depuis le premier maillon de la chaîne: l’usine Comurhex de Malvési, porte d’entrée du nucléaire en France. Quelque 26% de la production mondiale y transite, selon le réseau antinucléaire. La dernière étape, à la centrale du Bugey, est atteinte en passant par les installations de transformations du Languedoc-Roussillon et de la vallée du Rhône.

> Transports peu sécurisés
> «Les Français entendent parler des centrales, de la problématique des déchets, mais ils ne connaissent pas les maillons de la chaîne et les risques qui y sont liés», explique la co-organisatrice de la marche Marion Roffino. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) estime à 900 000 le nombre de «colis» de substances radioactives déplacés chaque année en France. «Par camion ou par train, les trajets ne sont pas assez sécurisés. Les trains ne sont d’ailleurs pas non plus à l’abri d’accidents comme nous l’avons vu vendredi dernier (le déraillement du train de voyageurs en gare de Bretigny qui a fait six morts, ndlr)», note Jocelyn Peyret, de Sortir du nucléaire et autre organisateur de la marche.

> Le 21 janvier 2013, à Saint-Rambert d’Albon (Drôme), un wagon venant du site du Tricastin et transportant des conteneurs d’oxyde d’uranium avait quitté la voie ferrée. Un voyage, comme tant d’autres, réalisé à l’insu de la population. Jocelyn Peyret raconte ainsi avoir suivi il y a deux mois un camion radioactif avant que celui-ci ne stationne tranquillement sur une aire d’autoroute…

> Quelques journalistes et photographes sont présents sur les lieux de l’action des écologistes, certains attirés par le «coup» réalisé par Greenpeace quelques heures auparavant1. Les forces de l’ordre sont en nombre. Au moins cinq véhicules sont stationnés à proximité des marcheurs. Vingt-neuf membres de Greenpeace sont parvenus à pénétrer au sein du site, dévoilant ainsi sa sécurité déficiente.

> Action coup de poing
> La centrale du Tricastin est une des cibles prioritaires de tous les écologistes. Les marcheurs soutiennent le diagnostic de l’ONG environnementale qui classe la centrale «parmi les cinq plus dangereuses de France». Le lieu est exposé aux inondations et situé sur une faille sismique. Vétuste, la centrale a été construite en 1980 pour une durée de vie initialement prévue de trente ans. Les incidents sont nombreux. En juillet 2008, sur l’usine Socatri du Tricastin, plus de 74 kg d’uranium sont rejetés, contaminant les cours d’eau; en février 2012, un dysfonctionnement sur une vanne pousse à l’arrêt d’un réacteur. Greenpeace pointe également «une vingtaine de fissures sur la cuve du réacteur numéro 1»… .

> Lundi, devant la centrale, Sortir du nucléaire faisait savoir qu’elle avait déposé plainte contre l’exploitant, Areva, pour avoir surrempli un conteneur d’hexafluorure d’uranium (UF6), composé chimique actif et nocif, qui permet l’enrichissement. L’erreur n’avait été détectée que douze jours plus tard.

> Tout au long du parcours, à proximité d’une centrale, les marcheurs évoqueront les recours en justice engagés (lire ci-dessous). Des démarches parfois payantes, puisque à la suite d’une telle procédure, Areva-Socatri avait été reconnue coupable d’une fuite dans les cours d’eau et avait dû payer un demi-million d’euros.
> Un drapeau «Nucléaire? Non merci!» flanqué sur son sac à dos, Denis Hebert dit préférer la démarche de Sortir du nucléaire aux opérations coups de poing de Greenpeace: «Nous sommes plus dans la sensibilisation, l’éducation», explique t-il.

> Révélations égrenées
> La marche, lente, autorise les discussions, amicales ou non. Jocelyn Peyret se rappelle ainsi des échanges positifs avec un employé du Tricastin qui disait soutenir le mouvement. Sur la route, des coups de klaxons amicaux se font entendre.

> A l’entrée de sa maison, face à la centrale, Jean-Jacques Riquier regarde les marcheurs passer en haussant des épaules: «Si on supprime ça, dit-il en désignant du menton les cheminées, on supprime des milliers d’emplois.» Il n’est pas du tout inquiet de sa proximité avec le site, une dizaine de mètres à peine. Indirectement, Jocelyn Peyret rétorque que le démantèlement des réacteurs permettra d’embaucher, notamment les anciens employés du nucléaire
> Le message est difficile à faire passer dans des régions qui dépendent économiquement de l’atome. «Dans chaque famille, il y a un employé d’Areva ou d’EDF», assure Jean-Michel Catelinois, le maire PS de Saint-Paul-Trois-Châteaux. Sa commune héberge le site du Tricastin, qui emploie 2900 salariés. La population de Saint-Paul-Trois-Château a plus que doublé depuis l’ouverture du site avec aujourd’hui un peu plus de 9000 habitants. Le maire confie que «5 millions d’euros par an sont reversés à la commune».

> Sentant le coup venir – sa commune a été critiquée par le passé –, Jean-Michel Catelinois nie tout traitement de faveur disproportionné. Il soutient que les investissements dans les infrastructures correspondent à la taille de la ville comme la salle de sports de 900 places. Tout en se disant très exigeant sur les normes de sécurité il minimise lui aussi les accidents. La fuite en 2008 était selon lui «anormale mais pas non plus une catastrophe» et se demande faussement «si la France peut se passer du nucléaire?»

> L’incompréhension des Australiens
> Dans la file des marcheurs qui se dirigent toujours plus vers le nord, chacun appelle à plus de sobriété et espère une conversion énergétique vers le renouvelable. Lors de la pause entre midi et deux, dans le parc avoisinant la salle des fêtes de Pierrelatte, la conversation dévie facilement en débat sur les bienfaits ou non de l’hydraulique ou du photovoltaïque. Pour Philippe et son épouse Marie-Hélène, qui témoignent de la difficulté en France de s’afficher contre le nucléaire, la transition n’est qu’une question de volonté politique. Or la promesse de campagne, déjà timide, de François Hollande de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) n’est toujours pas tenue.

> La députée européenne de la Drôme Michèle Rivasi, qui soutient la marche car «les gens ne se rendent pas compte de leur proximité avec le nucléaire», s’en désole. Selon elle, «le gouvernement actuel ne se donne pas les moyens nécessaires», notamment à cause de la pression des industriels. Henri Proglio, le PDG d’EDF, «fait tout pour ne pas fermer de centrale», dit-elle.

> «L’addiction de la France au nucléaire est terrifiante», s’inquiète l’Australien William Taylor sous le soleil ardent. Le fait que 78% de l’électricité consommée dans le pays provienne du nucléaire a de quoi étonner à l’étranger. L’Australie peut s’enorgueillir de quelques victoires contre le nucléaire. En février dernier, les Aborigènes, grâce aux efforts du propriétaire traditionnel des terres, Jeffrey Lee, sont parvenus à faire réintégrer le territoire de Koongara au Parc national de Kakadu, privant ainsi Areva d’un gisement estimé à 2 milliards de dollars. Un exemple pour le marcheur Denis Hebert: «C’est important de voir des victoires, de voir que c’est possible de faire plier les plus gros.» I

  • 1. Le Courrier du mardi 16 juillet.

Répétition d’incidents au Bugey

> La centrale du Bugey, située à peine à septante kilomètres de Genève, ne cesse de faire parler d’elle. Le site, ultime étape de la marche antinucléaire, le 27 juillet, connaît des incidents à répétition. Le 24 juin, le départ d’un feu s’est déclaré en salle des machines d’un des réacteurs, qui a été arrêté. Selon l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), il n’y a pas eu de rejets radioactifs. Le réseau Sortir du nucléaire a déposé trois plaintes contre l’exploitant. Chaque fois, elles pointent du doigt un laxisme sur l’attention portée au bon fonctionnement de la centrale.

> Ainsi, le 26 juillet 2012, un groupe électrogène censé alimenter les réacteurs à eau pressurisée en cas de perte des alimentations électriques n’a pas démarré. L’ASN n’en a été avertie que le 1er octobre 2012.

> Une autre plainte concerne une fuite de tritium, hautement radioactif et la pollution des eaux souterraines du site. Là, l’ASN avait été prévenue par l’exploitant, EDF, en octobre 2012, celui-ci faisant état d’une concentration de 200 Bq/l dans un puits de contrôle au lieu des 8 mesurés en temps normal.
> Parfois, les incidents peuvent paraître anodins, mais pour l’avocat de Sortir du nucléaire, Etienne Ambroselli, aucun ne l’est: «Chaque défaillance peut entraîner des erreurs aux conséquences plus graves.» Une suite de petits dysfonctionnements ont ainsi amené un camion provenant de la centrale du Bugey à décharger des gravats radioactifs dans une carrière de la commune voisine en août 2011. La présence de radioactivité dans le camion à sa sortie du site avait pourtant été détectée, mais ni le signal sonore ni la barrière empêchant la sortie des véhicules n’ont fonctionné.

> Depuis environ deux ans, Sortir du nucléaire a décidé de saisir systématiquement la justice en cas d’incidents. Pourquoi avoir attendu? «Dans ce domaine, la législation est difficile à lire, elle est opaque» explique Etienne Ambroselli. L’ASN, créée en 2006, est une aide sérieuse dans ces démarches: «Dès qu’elle prend connaissance d’un incident, elle le publie sur son site, des inspecteurs enquêtent et c’est à partir de leurs rapports que nous pouvons déposer plainte.»

> Petite victoire pour le réseau antinucléaire dans le cas du déchargement de gravats radioactifs: le procureur de la République a requis trois amendes contre EDF pour un total de 11 000 euros et trois amendes pour 3500 euros contre le directeur de la centrale du Bugey. Les recours en justice, par leur médiatisation, font prendre conscience des risques du nucléaire dans sa gestion quotidienne.

> Pour rejoindre la marche: tél (français) 06 78 75 60 55. En savoir plus: http://groupes.sortirdunucleaire.org/Marche-sur-la-route-de-l-uranium-c

>

Consultez l’agenda des actions organisées partout en France sur : http://groupes.sortirdunucleaire.org/agenda/

Vous pouvez également choisir de vous inscrire sur d’autres listes : http://www.sortirdunucleaire.org/listes

Action à la centrale de Tricastin


Des dizaines d’activistes de Greenpeace sont entrés ce matin dans la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) et sont montés sur les structures de chargement des réacteurs n°1 et n°3.
Entrés à 5h20, ils ont atteint les réacteurs en 15 minutes. Ils y ont déployé deux banderoles avec le message : « Tricastin, accident nucléaire. François Hollande, président de la catastrophe ? »Dans le même temps, depuis la berge en face, d’autres activistes symbolisaient la fragilité de cette centrale nucléaire en projetant une fissure en cours de formation sur le réacteur n° 1 et les messages : « Tricastin, accident nucléaire », « Président de la catastrophe ? » et « Prêt à payer le prix ? »

[Aude] Narbonne. Dans le coffre-fort nucléaire audois

Veuillez trouver ci-dessous :
> – un communiqué du Réseau « Sortir du nucléaire » concernant son dépôt de plainte contre la Comurhex Malvési
> – un article de la Dépêche du Midi suite à ce dépôt de plainte

> Comurhex Malvési – Absence d’autorisation INB pour deux bassins d’entreposage

> Des analyses menées en 2009 à Comurhex Malvési ont révélé qu’une partie des bassins situés sur le site, placée sous le régime des installations classées, devait relever du régime juridique des installations nucléaires. Ces bassins ont donc existé pendant plusieurs années sans l’autorisation requise. Le Réseau « Sortir du nucléaire » a porté plainte.
>
> L’usine Comurhex (Société pour la conversion de métal uranium en hexafluorure) de Malvési a été créée en 1971 par la fusion de deux sociétés préexistantes (SUR et SUCP). Elle appartient au groupe Areva. Elle intervient dans l’amont du cycle du combustible nucléaire. Elle développe ses activités dans la conversion de l’uranium naturel en produisant du tétrafluorure d’uranium (UF4) à partir de concentrés miniers. L’UF4 est ensuite acheminé vers Pierrelatte pour être transformé en hexafluorure (UF6).
>
> Le procédé de transformation produit des effluents liquides contenant des boues nitratées chargées en uranium naturel. Ces effluents sont décantés et évaporés dans des lagunes. La boue est entreposée dans des bassins et le surnageant est évaporé dans des lagunes d’évaporation.
>
> Jusqu’en 2009, l’ensemble de l’usine était soumis au régime des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) Seveso seuil II. Mais, suite à des analyses menées par l’ASN, il s’est avéré que deux des bassins d’entreposage des boues (bassins B1 et B2) contenaient des boues présentant des radioéléments artificiels issus de campagnes de traitement d’uranium de retraitement en provenance du site de Marcoule. En vertu de la nomenclature des installations nucléaires de base du 11 mai 2007 , ces deux bassins devaient relever du régime des installations nucléaires de base et non du régime des ICPE.
>
> Le Collège de l’ASN a donc pris le 22 décembre 2009 une décision qui a fixé au 31 décembre 2010 la date limite pour le dépôt d’un dossier de demande d’autorisation de création d’installation nucléaire de base couvrant les bassins de traitement et d’entreposage B1 et B2 et définissant l’encadrement juridique de ces bassins dans l’attente du décret d’autorisation de création. Le dossier de demande d’autorisation est toujours en cours d’instruction par l’ASN. Aujourd’hui, les bassins B1 et B2 ne sont plus utilisés pour la décantation des effluents liquides depuis la rupture de la digue de B2 en 2004 (interdiction par arrêté préfectoral).
>
> Le Code de l’environnement punit de trois ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende l’absence d’autorisation d’une installation nucléaire. Bien que l’exploitant soit aujourd’hui en phase de régularisation, les bassins n’ont pas été soumis pendant plusieurs années à la réglementation contraignante attachée aux INB alors qu’ils auraient dû l’être. De plus, nous nous interrogeons sur la nécessité de reclasser d’autres parties, voire toutes, de l’installation.
>
> Le Réseau « Sortir du nucléaire » a donc déposé une plainte le 2 janvier 2013. Le 13 mars 2013, nous avons été auditionnés au commissariat de Lyon 1er, sur demande du procureur de Narbonne.

> —————
>
> Source : La Dépêche du Midi
>
> http://www.ladepeche.fr/article/2013/07/12/1669633-dans-le-coffre-fort-nucleaire-audois.html
> Narbonne. Dans le coffre-fort nucléaire audois
>
>
>
> Publié le 12/07/2013 à 03:47, Mis à jour le 12/07/2013 à 07:46 | 1 comurhex/narbonne
>

> Après les parlementaires audois, les préfets de l’Aude et de région ont visité la Comurhex, hier. Signe d’un regard bienveillant des pouvoirs publics pour ce poids lourd de la filière nucléaire. Un site industriel qui s’est pourtant fait épingler hier sur les bassins de décantation contenant 300 000 m3 de déchets radioactifs.
>
> Après l’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Narbonne visant la Comurhex (lire notre édition du 3 juillet et l’encadré), cela ressemble à une contre-offensive de communication. A un soutien aveugle de l’État à une filière nucléaire dont on vient pourtant d’apprendre que, ah ! c’est ballot, elle coûte plus cher qu’on nous l’avait seriné depuis des années et que nos factures allaient donc augmenter. Quelques jours après la visite du sénateur, Roland Courteau et de la députée, Marie-Hélène Fabre, sortis rassurés de la Comurhex (1), c’était hier au tour du préfet de région, Pierre de Bousquet, et du préfet de l’Aude, Louis Le Franc, de visiter cette filiale à 100 % d’Areva. 1/4 des besoins mondiaux en uranium traités à Narbonne !
>
> À la question : «Doit-on voir dans ces deux visites rapprochées une forme de soutien, sinon d’allégeance, des pouvoirs publics à la filière nucléaire ?», Pierre de Bousquet poufferait presque en garantissant qu’il ne s’agit que du plus fortuit des hasards : «Je suis arrivé il y a quelques mois dans cette région et je souhaite voir quelles en sont les ressources. Ce site industriel présente le triple avantage d’une production locale qui s’exporte ; d’une entreprise bien insérée dans son environnement ; d’une entreprise qui continue de se moderniser et de produire ici, sans délocaliser.»
>
> Ce à quoi on peut ajouter un indéniable impact économique puisque la Comurhex, ce sont 650 emplois, dont 350 emplois directs.
>
> Louis Le Franc, le nouveau préfet de l’Aude précise que cette visite (et celle d’Aiguille Emballages qui a suivi) est l’occasion de «parler des entreprises qui fonctionnent bien, pas uniquement de celles qui sont en difficultés».
>
> De fait, la Comurhex fonctionne à plein régime. Il s’agit même d’un poids lourd du nucléaire mondial. Ainsi, 13 000 tonnes de minerai d’uranium arrivent chaque année à Narbonne, en provenance du Niger, du Canada, du Kazakhstan ou d’Australie. 13 000 tonnes, c’est un quart des besoins mondiaux en uranium !
>
> Un stock qui – pour faire taire les fantasmes – n’est pas enrichi sur place. À la Comurhex, le minerai arrive sous forme de poudre ensuite liquéfiée, débarrassée d’une grande part de ses impuretés, puis déshydratée pour obtenir des cristaux qui, dans cet état solide appelé «tétrafluorure d’uranium», ou «UF4», prendront la direction du Tricastin. Là, ils subiront une dernière opération de purification avant enrichissement.
>
> Compte tenu de l’enjeu que représente la Comurhex, inutile de préciser que ce site, hypersensible, fait l’objet d’une surveillance particulièrement renforcée dans laquelle les militaires de la gendarmerie tiennent une place prépondérante.
>
> Entrée principale de l’uranium en France, la Comurhex est actuellement en phase de travaux. Comurhex II atteindra sa vitesse de croisière de production en 2015. Les procédés de purification par traitement chimique, auront alors évolué. Le protoxyde d’azote (N2O) à l’effet de serre dévastateur, sera par exemple entièrement supprimé grâce aux nouvelles installations, assure-t-on chez Areva. Les travaux en sont aujourd’hui à leur deuxième phase d’essais ; la troisième, dite d’essais actifs, est prévue pour la fin de l’année.
> Comme un poison dans l’eau
>
> L’Autorité environnementale a épinglé la Comurhex, dans un avis rendu hier et qui donne raison au réseau «Sortir du Nucléaire» dont la plainte de janvier a entraîné l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Narbonne. Les plaignants soutenaient que le statut d’Installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) était insuffisant et qu’Areva s’asseyait sur la mise en demeure de déposer une demande d’autorisation de création d’installation nucléaire de base (INB) . Une INB nécessaire en raison des 300 000 m3 de déchets radioactifs entreposés dans les bassins de décantation, à l’heure où les travaux actuels permettraient à la Comurhex de passer d’un traitement de 13 000 tonnes à 21 000 tonnes. L’Autorité environnementale pointe les risques d’effondrement ou de rupture des digues, avec les conséquences environnementales qu’on imagine.
> Jean-Louis Dubois-Chabert

Enquête : dans les coulisses des choix énergétiques

Bonjour,Aujourd’hui, à l’heure où le président de la République élu, François Hollande, a promis d’enclencher la transition énergétique du pays, et qu’un “débat national sur la transition énergétique” est organisé, une question se pose :
mais qui décide de la trajectoire énergétique du pays ?Les citoyens ? On en doute. Les reponsables politiques ? Pas sûr… Examinons de plus près les influenceurs de la politique énergétique française. Penchons-nous sur leurs intérêts TRÈS précis.

Qui sont-ils, quelle est leur influence, que défendent-ils et comment? C’est ce que nous allons exposer.

L’équipe Greenpeace.