Agissons : Fukushima = 4 catastrophes nucléaires majeures, il est temps de le reconnaître !

Signez la pétition pour exiger que l’AIEA reconnaisse 4 catastrophes nucléaires majeures à Fukushima !

> Depuis le 11 mars 2011, ce n’est pas une seule catastrophe nucléaire majeure qui a lieu à Fukushima, mais quatre !

> En mars, les cœurs de trois réacteurs sont entrés en fusion et plusieurs explosions ont endommagé les bâtiments réacteurs de la centrale de Fukushima Daiichi.

> La quatrième catastrophe vient d’être révélée après plus de 2 ans de mensonges : en avril 2011, l’eau contaminée du réacteur n°2 s’est répandue dans l’océan causant la plus forte pollution radioactive en mer de l’Histoire. Et depuis… les réacteurs éventrés continuent de déverser d’énormes quantités de radioactivité dans l’environnement et l’océan.

> J’exige de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA) qu’elle classe les 4 catastrophes de Fukushima en tant qu’accidents majeurs, soit au niveau 7, le niveau maximal de l’échelle internationale INES de classement des accidents nucléaires.

une étude insolite sur les insectes pollinisateurs

Un seul insecte nous manque et tout est moins pollinisé

Le 24 juillet 2013 par Marine Jobert

L’Argus bleu, en déclin.
©Dominik Hofer

 

Les pollinisateurs vont mal. On pensait qu’un insecte en valait bien un autre pour transporter le pollen et permettre la fécondation, à l’image des petites mains qui pollinisent au pinceau les arbres fruitiers de Chine et d’Amérique. Il n’en est rien, nous apprend une étude américaine. La biodiversité et l’agriculture seraient-elles encore plus menacées qu’on ne le croyait?

 

Jusqu’à présent, il était entendu que les plantes étaient résilientes en dépit de l’effondrement des pollinisateurs (causé par quelques maladies et un certain nombre de pesticides, notamment de la classe des néonicotinoïdes). En clair, un pollinisateur de perdu, dix pour le remplacer et féconder de pollen le pistil offert! Une vision des choses basée sur des modélisations informatiques, qui donnaient à penser que l’efficacité de la pollinisation n’était pas affectée par les bouleversements dans les interactions entre les différents insectes. Deux écologues américains se sont livrés à des travaux pratiques (dont les résultats sont publiés dans la revueProceedings of the National Academy of Sciences -Pnas) qui viennent mettre à mal cet axiome.

 

Dans 20 aires de la taille d’un terrain de tennis, situées sur les contreforts des Rocky Mountains du Colorado, Berry Brosi (de l’Emory University d’Atlanta, en Géorgie) et Heather Briggs (de l’Université de Californie, à Santa Cruz) ont d’abord recensé l’ensemble des pollinisateurs présents. Ils ont ensuite identifié les espèces de bourdons les plus abondantes. La partie la plus délicate de l’expérience a consisté à éliminer l’espèce dominante, à l’aide de filets et de volontaires (les mâles sont dépourvus de dard) sur une partie des terrains. Aucun insecte n’a été tué pendant l’expérience, précisent les écologues. Le butinage de 736 bourdons a alors été suivi à la trace. «Nous les avons littéralement suivis pendant qu’ils butinaient», explique Heather Briggs. «C’est un vrai défi car les bourdons volent vraiment vite.»

 

Première découverte: les insectes deviennent moins sélectifs quand leur principal compétiteur n’est plus dans le circuit. 78% des bourdons dans le groupe témoin sont restés fidèles à une seule espèce de fleurs, contre 66% des insectes placés dans la partie vidée des bourdons dominants. La plus grande diversité des pollens retrouvés accrochés à leurs pattes en témoigne: le nombre d’insectes transportant le pollen de plus de deux plantes avait augmenté de 17,5% dans le second groupe. «La plupart des pollinisateurs butinent plusieurs espèces de plantes tout au long de leur vie, mais souvent ils vont faire preuve de ce que nous appelons une fidélité florale sur de courtes périodes de temps», explique Berry Brosi. «Ils auront tendance à se concentrer sur une seule plante en pleine floraison, avant d’aller en butiner d’autres quelques semaines plus tard qui se seront à leur tour ouvertes. Il faut les considérer comme des monogames en série.»

 

Deuxième découverte (qui découle de la première): en étant moins sélectifs dans leur butinage, les insectes pollinisent moins efficacement des plantes qui ont un besoin vital d’être fécondées par un pollen spécifique. Ce sont ces «infidélités» qui mettent en danger les végétaux. Les deux chercheurs ont observé cette tendance sur une plante typique de cette zone semi alpine du Colorado: leDelphinium Barbeyi, une renoncule inféodée aux latitudes nord-américaines. Après le retrait du pollinisateur dominant, la production de graines de ces plantes a chuté d’un tiers en moyenne. «Cette légère modification au plan de la compétition inter-espèces rend les insectes restants plus susceptibles de ’tromper‘ la plante Delphinium Barbeyi», résume Heather Briggs.

 

«C’est alarmant, car cela suggère que le déclin global des pollinisateurs pourrait avoir un impact plus important sur la floraison des plantes et les cultures vivrières que ce qu’on pouvait penser jusqu’ici »,explique Berry Brosi. «Cette étude démontre que la perte d’une seule espèce d’abeille peut mettre en danger la pollinisation et la reproduction des plantes à fleur», détaille Alan Tessier, le directeur du programme à la division de biologie environnementale à la National Science Fondation, qui a financé une partie de l’étude. «La mise en lumière des mécanismes est impressionnante: la perte d’une seule espèce change le comportement de butinage de toutes les autres espèces.»

 

Cette étude inédite permet de prendre la mesure d’un constat dressé par l’agence européenne de l’environnement (AEE): en 20 ans, la moitié des papillons des prairies ont disparu en Europe. La faute aux pratiques agricoles, mais aussi à la fermeture par des broussailles et des arbres, à cause… de l’abandon des terres par l’agriculture. Une tendance observée depuis une dizaine d’années dans les prairies de moyenne montagne, essentiellement dans le sud et l’ouest de l’Europe. Cette étude de l’AEE porte sur l’évolution de 17 espèces de papillons des prairies entre 1990 et 2011 (7 communs, 10 plus spécifiques). Résultats: 8 ont décliné -comme l’argus bleu (Polyommatus icarus)-, deux sont restées stables -comme l’aurore- et une a augmenté. Pour 8 espèces -comme l’hespérie du chiendent (Thymelicus acteon)- la tendance est «incertaine».

 

«Ce dramatique déclin des papillons de prairies devraient donner l’alerte. Les habitats de ces espèces diminuent. Si nous ne parvenons pas à maintenir ces habitats, nous pourrions perdre une partie de ces espèces pour toujours. Nous devons reconnaître l’importance de ces papillons et des insectes; la pollinisation qu’ils effectuent est essentielle pour les écosystèmes et l’agriculture»,estime Hans Bruyninckx, le directeur exécutif de l’AEE.

L’été, nos campagnes ne prennent pas de vacances

L’été, nos campagnes ne prennent pas de vacances

Chassé-croisé des vacanciers, canicule et météo dominent dans les rédactions. Mais l’actualité des campagnes Greenpeace ne s’arrête pas : énergie, agriculture … Nous restons mobilisés.

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Les décideurs de l’énergie en France – suite

Deuxième épisode de l’enquête sur les décideurs de la politique énergétique en France. Après avoir mis en lumière le rôle majeur des industriels de l’énergie, c’est aujourd’hui les hommes de l’ombre que nous exposons. Ces conseillers dont le public ne connaît pas toujours le nom, mais qui sont à l’origine de bien des décisions.
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OGM : le Conseil d’État a tranché, il va falloir agir !

Le Conseil d’État vient d’annuler la mesure d’urgence prise par arrêté le 16 mars 2012 par le Gouvernement français, et qui suspendait la mise en culture du maïs MON 810. Pour les décideurs politiques il est maintenant temps de passer des paroles aux actes !
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Fin d’un périple antinucléaire d’un mois

samedi 27 juillet à 18h34 la marche internationale contre le nucléaire a laissée ses dernières empreintes à Blyes, quelques kilomètres au nord-ouest de la centrale du Bugey et de ses 4 réacteurs.
> Malgré des difficultés de mise en marche et les journées de grosse chaleur, le périple a permis de mettre en contact de nombreux sympathisants tout au long de la notre route, de Sigean (11) à Blyes (01).
> De nombreuses rencontres publiques ont ponctués nos journées et les médias locaux et régionaux ne s’y sont pas trompé en relayant conséquemment nos revendications.
> Et multiples furent les discussions impromptues qui au bar, qui au marché, qui à la pharmacie… Les empreintes laissés sont comme des petites graines que l’on espère voir germer rapidement.
> Puis dimanche 28, les départs se sont enchaînés alors que planait encore le doux frisson de l’acte accompli.
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> Cette aventure militante a permis de mieux faire connaître la route de l’uranium, de l’Australie ou du Niger jusqu’aux centres de stockages dont ceux en projet dans l’Ain (ACIDA) et à Bure (CIGEO).
> Aujourd’hui, lundi 29, c’est un peu seul au monde que nous nous réveillons après un mois de militance collective.
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> En attendant la prochaine, vous trouverez des témoignages, photos et articles de presse sur le blog de la marche : http://marche2013.sdnyonne.lautre.net/
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> Les organisateurs et les marcheurs remercient l’ensemble des personnes qui se sont mobilisés pour nous accueillir tout au long de ces quatre semaines. Qui ont organisés des conférences de presse ou public, des repas, des projections, qui nous ont ouvert leur jardin et accompagnés quelques heures ou quelques jours.
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> Bonne route à tous et à toutes.
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Un périple antinucléaire d’un mois

Source : Romandie News

> http://www.romandie.com/news/n/_Un_mois_de_periple_anti_nucleaire_s_acheve_dans_l_Ain15270720131531.asp
Un mois de périple anti-nucléaire s’achève dans l’Ain

> LYON (Rhône) – Plusieurs dizaines de militants anti-nucléaires ont achevé samedi dans l’Ain une marche d’un mois dans la vallée du Rhône, en suivant les étapes de traitement de l’uranium, pour sensibiliser la population aux dangers du nucléaire.

> On a terminé vers 12H30 à Blyes, au sud d’Ambérieu-en-Bugey, après être passés vers 09H00 devant la centrale du Bugey, a raconté à l’AFP Albert Monti, militant contre le nucléaire, venu de Picardie.

> Les marcheurs, qui étaient 70 voire plus pour cette dernière journée, selon M. Monti, ont joué deux-trois saynètes pour illustrer notamment les alternatives à l’énergie nucléaire. Après une fête en fin de journée, ils prévoient de se disperser dimanche.

> Leur Marche internationale pour la paix et la sortie du nucléaire est partie le 29 juin de Malvesi, près de Narbonne, où se situe la Comurex-Areva, une usine de raffinage et de conversion d’uranium.

> Il s’agissait de suivre les étapes de traitement de l’uranium avant d’arriver dans les réacteurs, avait expliqué jeudi Jocelyn Peyret, un des organisateurs du périple, membre du réseau Sortir du nucléaire.

> Les manifestants ont notamment effectué une halte devant une usine de combustible nucléaire à Romans-sur-Isère (Drôme) mi-juillet, durant laquelle ils ont rendu public le dépôt d’une plainte contre Areva pour violation des règles de sûreté.

> Areva avait signalé en septembre 2012 un événement survenu dans l’usine FBFC de Romans (fabrication de combustible), que l’Autorité de sûreté nucléaire avait classé au niveau 2 sur 7 en raison du défaut de culture de sûreté notamment.

> Les participants à la marche sont accompagnés de quelques militants australiens, qui souhaitent alerter l’opinion sur les menaces pesant sur les Aborigènes, à cause de l’exploitation de mines d’uranium par Areva dans leur pays.

> L’Australie est le troisième exportateur au monde d’uranium, nous n’avons pas de centrale mais Areva explore 120 mines d’uranium sur les territoires aborigènes, a souligné Bilbo Taylor, militant australien.

> (©AFP / 27 juillet 2013 15h30)

 

Consultez l’agenda des actions organisées partout en France sur : http://groupes.sortirdunucleaire.org/agenda/