Cinézik : première le 25 juillet à La Caunette – Trois soirées dans le Minervois

Cinézik web

Les associations l’Ametlièr et La Grande Ourse

présentent

“Cinézik”

 

Trois soirées à La Caunette, Félines-Minervois et Azillanet

balade botanique, bar à vin, tapas, musique et film

Programme complet dans le dépliant en pièce-jointe

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Première soirée   vendredi 25 juillet, place de la Carambelle à La Caunette

→ 18 h : Balade botanique : départ place de l’ormeau

19 h : Bar à vin, tapas

20 h : Musique: Jazz – Ryoko Tomita (chant) Sébastien Germain (piano) – Une voix douce et chaleureuse pour des standards du jazz, des airs de bossa nova…

Ryoko Tomita a débuté dans les clubs de Jazz de Tokyo en 1996. Depuis, elle a enrichi son répertoire avec des chansons brésiliennes. Elle a déjà sorti deux albums.

Sébastien Germain coordonne le Département Jazz/Musiques Actuelles au conservatoire du Grand Narbonne

et partage son activité entre l’enseignement, les concerts et la composition.

22 h : Film: « Autour de minuit » de Bertrand Tavernier avec Lonette McKee, François Cluzet, Dexter Gordon

Le retour à Paris d’un célèbre saxo-tenor, Dale Turner. Miné par l’alcool et la solitude, il retrouve l’inspiration grâce à l’un de ses fans.

Le film est un hommage aux génies du Jazz qui ont illuminé Paris. On y assiste à la renaissance de Dale Turner, saxophoniste (fictif) de génie,

perdu dans la boisson.  Le personnage est inspiré des vies de Bud Powell et de Lester Young.

Pour incarner le rôle, Tavernier fait appel à Dexter Gordon qui crève l’écran.

 

Entrée : 5 euros

En cas de pluie  Ostal de la Cesse

Venez passer cette soirée avec nous, sous les étoiles…

 

L’Ametlièr

06.47.53.58.14

 

Camions vibreurs à Cabezac

Camions vibreurs : destination Charleville-Mézières puis la Russie

Le 20 juillet à 6h00 | Mis à jour le 20 juillet

"Alerte" aux camions vibreurs
« Alerte » aux camions vibreurs PHOTO/Philippe Leblanc

Un responsable du convoi de camions sondeurs (utilisés pour les sondages de réserves de gaz de schiste) à l’arrêt depuis samedi matin sur la route de Béziers à Cabezac/Bize-Minervois, explique pourquoi le convoi se retrouve là, et annonce son départ lundi.

De nationalité allemande, il accompagne le convoi et les chauffeurs « ne maîtrisant pas très bien le français ». « Nous les pilotons aussi, parce que notre feuille de route est très complexe. On va d’arrêtés en autorisations, de prises en charge par les gendarmes en autorisations des communes traversées, schémas à l’appui », explique encore notre interlocuteur. « Ce qui est arrivé, et c’est pourquoi nous nous sommes garés ici (en bordure de la D5, route de Béziers) c’est que nous avons pris beaucoup du retard au passage d’un pont vers Carcassonne. On aurait pu circuler jusqu’à midi aujourd’hui, parce que le trafic de convois est réglementé en ce week-end de vacances, mais nous avions un problème d’organisation pour trouver un relais routier. Ce qui fait que nous nous sommes garés ici. Dimanche, c’est interdit de rouler, donc on ne peut repartir que lundi. » Les chauffeurs devaient passer la nuit dans leur véhicule, le responsable était en quête d’une location sur le Narbonnais.

La feuille de route, montrée aux manifestants un peu plus tôt « en gage de notre bonne volonté » indiquait les étapes d’un périple jusqu’en Belgique. « Nous avons pour mission d’amener le convoi jusqu’à Charleville-Mézières à la frontière belge », poursuit le responsable qui évoque de possibles clients Russes ou Chinois.

Le bon de commande de la société Sercel basée à Valentine prèsd e Saint-Gaudens (31), leader mondial sur le marché de la fabrication de tels camions sondeurs, indique un bureau d’étude géophysique comme destinataire, en Bachkirie, petite république de 4 millions d’habitants, composante de la fédération de Russie.

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La LEGOlution est lancée !

LEGO : contrairement à ce qu’affirme le slogan de la marque, tout n’est pas merveilleux, et certainement pas le partenariat avec Shell ! Voici le message que nous envoyons du monde entier depuis le 1er juillet. Plus d’un demi million d’emails ont été envoyés en deux semaines, et les mini-figurines ont organisé des actions « coup de poing » partout pour que LEGO quitte Shell et défende l’Arctique. Rejoignez la LEGOlution !

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Trafic de bois : vers une sortie de crise ?

Les députés ont entendu les citoyens et les associations : l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi sur l’agriculture, l’alimentation et la forêt. Ce texte, qui était très insuffisant avant son arrivée en seconde lecture, a été amendé dans le bon sens. Plus de 7 700 emails ont été envoyés aux députés français et le résultat est là : enfin, la France inscrit l’infraction et les sanctions dans la loi ! La France, si elle persévère, pourrait ne plus être une porte d’entrée privilégiée du bois illégal en Europe.
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Pêche profonde : l’IFREMER confirme le danger

L’organisme a publié la semaine dernière des données sur le chalutage profond qui viennent valider la position défendue par les ONG depuis des années : l’interdiction de cette technique de pêche aurait des conséquences économiques et sociales limitées mais représente un grand pas dans la protection des fonds marins. Il aura fallu 5 ans pour obtenir de la transparence sur cette activité de pêche. Le maintien de l’opacité a permis au gouvernement de déployer son énergie politique au service d’une dizaine de bateaux.
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OGM : 168 hectares de maïs potentiellement contaminés détruits par l’État

Après un travail d’investigation, la DGCCRF a pu identifier 168 hectares de maïs potentiellement contaminés en régions Aquitaine et Poitou-Charentes. Ces hectares ont été détruits par les agriculteurs concernés avant la floraison, évitant ainsi le risque de contamination. Les agriculteurs floués par le semencier, au nombre d’une dizaine, ont pu être dédommagées par le distributeur auprès duquel ils s’étaient procurés ces semences pourtant certifiées sans OGM.
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Téléchargez l’appli mobile du Guetteur !

Le Guetteur sur le net, en version papier, et dans votre smartphone ! Vous aurez toujours dans votre poche 300 produits décryptés : pour être sûr-e de faire toujours les bons choix, pour participer activement et concrètement à la métamorphose du modèle agricole.

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LEGO doit imaginer des mondes, pas détruire l’Arctique !

Nous avons lancé la semaine dernière une campagne internationale demandant à LEGO de renoncer à son partenariat avec la supermajor du pétrole : Shell.Nous n’appelons pas à un boycott de LEGO. Car nous sommes nous-mêmes des fans de ces minifigurines et de leurs infinies possibilités de création. Nous aimons LEGO, mais nous haïssons la menace que représentent les forages pétroliers en Arctique. Oui, les LEGOS sont des figurines fabriquées à partir de plastique, donc de pétrole. Mais LEGO s’est déjà engagé à remplacer ce pétrole par une alternative durable à l’horizon 2030. Nous connaissons et reconnaissons ces efforts de la marque.

En une semaine, ce sont plus de 280 000 emails qui ont été envoyés du monde entier au groupe LEGO, et des centaines de mobilisations de minifigurines LEGO ont eu lieu à travers le monde.

Aujourd’hui, en s’associant à Shell, LEGO lui offre une partie de son image et lui permet de nettoyer sa réputation de pollueur ! Notre message à LEGO est que tout n’est pas parfait !

VOIR LA VIDEO

LEGO n’entendra ce message que s’il est porté par des millions de personnes à travers le monde : aidez-nous, rejoignez les défenseurs de l’Arctique et dites à LEGO de ne plus aider Shell à nettoyer sa mauvaise image !

Dites à LEGO de ne plus faire équipe avec Shell
Merci de votre soutien !L’Équipe Greenpeace

Film Terres de schiste et débat GMT à Félines ce samedi 12 juillet 20H

Soirée information débat sur le Grand Marché Transatlantique, appelé aussi TAFTA, ce samedi 12 juillet ; 

le film « Terres de schiste » réalisé par Gregory Lassalle pour les Amis de la Terre France, sera projeté à 20 heures (samedi 12 juillet) salle du Cellier à Félines-Minervois. 

Suivra un temps d’information avec questions-réponses sur le GMT, animé par Pierre Lefèvre du Collectif Minervois Non aux gaz de schiste.

Nous sommes concernés directement dans le Minervois par les GDS, mais bien au delà par les accords qui se préparent entre Washington et Bruxelles (GMT).

Venez !
 et faites passer l’info s’il vous plaît.

C’est le Foyer Rural de Félines qui accueille, la participation est libre.
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A Salsigne, une ruée vers l’or à pas feutrés

Le 30 juin 2014 par Romain Loury

Salsigne, une bête au bois dormant?

Salsigne, une bête au bois dormant?
DR

Fermée en 2004, la mine d’or de Salsigne dans l’Aude, dont le site demeure fortement pollué à l’arsenic, attise de nouveaux intérêts industriels. Un candidat à la reprise a rencontré le député Jean-Claude Perez, qui a transmis ces doléances au ministre de l’économie Arnaud Montebourg.  Fin mai, celui-ci a promis une enquête de faisabilité.

De son ouverture en 1892 à sa fermeture en 2004, la mine de Salsigne aura produit environ 120 tonnes d’or, ce qui en a fait la plus importante d’Europe occidentale. D’un point de vue environnemental, le bilan aura été lourd: avec 11,6 millions de tonnes de résidus pollués, en particulier de l’arsenic, le site, dont l’entretien est désormais assuré par le BRGM, demeure l’un des plus pollués de France.

Or il pourrait bien être question de le rouvrir. Fin avril, la Dépêche du Midi évoquait la venue à Carcassonne de deux industriels, Olivier Bernard et Sébastien d’Arrigo, intéressés par une reprise de la mine. Si les deux hommes sont désormais associés dans la société Or & Vintage, spécialisée dans le négoce de métaux précieux, le premier a travaillé chez Orfund, entreprise andorrane et candidate malheureuse à la reprise du site, au début des années 2000.

Selon les estimations, le site de Salsigne contiendrait encore 30 à 35 tonnes d’or, ce qui laisse entrevoir une quarantaine d’années d’exploitation. Et ce n’est pas tout: la mine contient aussi des terres rares, dont le marché est largement dominé par la Chine. Voilà qui pourrait donner du grain à moudre à la future Compagnie nationale des mines de France, dont le projet a été annoncé fin février par le ministre du redressement reproductif, Arnaud Montebourg.

Un nouveau procédé d’extraction

Partisan de l’exploitation des gaz de schiste, celui-ci est peu réputé pour ses penchants écologistes. Outre la question de l’emploi, sinistré dans l’Aude, cela constituera pourtant l’enjeu majeur d’un tel projet. Les deux industriels le savent bien, qui, lors de leur visite à Carcassonne, ont présenté au député audois Jean-Claude Perez un projet qu’ils veulent «écoresponsable». L’extraction de l’or ne serait plus basée sur le processus de cyanuration, mais sur celui, nouveau, de chloruration, qui rendrait inertes les roches traitées et permettrait de les réutiliser dans le remblaiement, affirment-ils.

Dans l’entourage du député Jean-Claude Perez, on affirme «ne pas se positionner» sur le bien-fondé ou la faisabilité du projet. Après la rencontre, le dossier a aussitôt été transmis au cabinet d’Arnaud Montebourg. Dans un courrier de réponse au député, daté de fin mai, le ministre a assuré qu’il allait demander aux services compétents «de faire un point» et de «diligenter une enquête» sur le sujet. Contacté par le JDLE, le cabinet d’Arnaud Montebourg n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Que ce soit par chloruration, ou bien par pyrométallurgie ou par cyanuration comme par le passé, «on ne connait pas de solution propre pour ce genre d’activité», estime Henri de Marion Gaja, vice-président de l’Association de défense des riverains et de protection de l’environnement des mines et usines de Salsigne. «On n’a déjà pas fini de souffrir des activités passées de la mine», ajoute-t-il, rappelant les multiples restrictions qui s’appliquent à la vallée de l’Orbiel.

Plusieurs de ses communes se voient ainsi interdire la commercialisation de plusieurs légumes feuilles, légumes racines, de poireaux, d’escargots et de thym, qui présentent non seulement des taux trop élevés d’arsenic, mais aussi de plomb, de cadmium et de mercure.

Au-delà des craintes environnementales, Henri de Marion Gaja est sceptique quant à la faisabilité du projet de réouverture. Les éventuels repreneurs «auront beaucoup de difficultés physiques et juridiques. Cela a été un bassin d’emploi, mais maintenant il n’y a plus personne qui connaisse ce métier, je me demande comment ils vont engager de nouveaux mineurs».


MARCHÉ PAYSAN Samedi 12 juillet ARGELIERS

MARCHÉ PAYSAN

Samedi 12 juillet

8h à 13h

ARGELIERS

Sur la Promenade

Des producteurs et des artisans

locaux vous proposeront :

*productions de légumes, miel,

plantes aromatiques , fromages,

vins , jus de fruits,

et autres merveilles à déguster

* créations artisanales à découvrir

 

Contact

Argeliers Environnement

06 10 04 30 00

06 59 92 08 55

Gaz de schiste : alerte aux camions sondeurs dans les Corbières

Le 03 juillet à 6h00 par F.P. | Mis à jour le 03 juillet

Les camions sondeurs sont attendus sur la route et peuvent être acheminés par convois exceptionnels, escortés d'une voiture pilote ou non.
Les camions sondeurs sont attendus sur la route et peuvent être acheminés par convois exceptionnels, escortés d’une voiture pilote ou non. PHOTO/© D.R

Le collectif Corbières « non au gaz de schiste » appelle à la vigilance citoyenne pour signaler la présence de ces engins vibreurs.

Après la manifestation qui a rassemblé près de 400 personnes à Argeliers en fin de semaine, les divers Collectifs anti gaz de schiste n’ont pas dit leur dernier mot. Ils lancent un avis de recherche aux camions sondeurs destinés à mesurer la présence d’hydrocarbures dans le sous-sol. Ces engins pourraient bien passer par Lézignan-Corbières, par la Minervoise, la RD6113 ou la RD 611. Pour signaler leur présence, les citoyens peuvent contacter le numéro d’urgence du Collectif des Corbières (1) La prise de photos (notamment des plaques d’immatriculation), est vivement encouragée.

  • « Nous craignons l’enfumage »

Rappelons que la société suédoise Lundin petroleum détient un permis d’exploration concernant des centaines de communes réparties entre Agde dans l’Hérault et Lézignan-Corbières. « Le permis Plaine du Languedoc pendra fin le 30 octobre. Nous ne savons pas si sa prorogation sera validée. Si c’est le cas, le secteur concerné diminuera de moitié. Il faut rester vigilant car nous savons qu’un spécialiste des études sismiques s’est rapproché des mairies de plusieurs communes : un pas en avant a été franchi et des camions vibreurs débarqueront sûrement avant le 30 octobre« , explique Violaine du Collectif Corbières non au gaz de schiste. Notons que les camions sondeurs peuvent s’installer sur les parcelles de leur choix sans autorisation des propriétaires.

Le collectif prévient également : « Le permis accordé à Lundin petroleum concerne les hydrocarbures conventionnels (ce qui est officiellement différent du gaz de schiste). Or, selon sa structure géologique, notre sous-sol n’en contiendrait pas. De plus, si la loi interdit la méthode de la fracturation hydraulique, ce n’est pas le cas des autres techniques d’exploration du gaz de schiste. En provoquant des microséismes, les camions pourront donc sonder à plus de 3 000 m de profondeur pour atteindre la roche mère. Tout cela n’est pas clair et nous craignons l’enfumage. Nous ne pouvons plus faire confiance aux multinationales, et on ne peut pas se fier uniquement à la loi ou au gouvernement : il faut rester vigilant ! ».

  • Pas de panique

Une fois le collectif alerté de la présence de camions vibreurs : « nous enverrons une personne vérifier leur présence et nous engagerons le dialogue avec le conducteur. Nous contacterons la mairie concernée et la préfecture afin de croiser nos informations. Puis, nous déclencherons éventuellement une réunion d’urgence pour décider d’une action« . Car le but des Collectifs anti gaz de schiste est bien de protéger le territoire, d’informer les citoyens, et non de créer un élan de panique inutile. 1 :

(1) Le Collectif du Minervois est joignable au 06 95 36 41 90, celui du Narbonnais au 06 88 37 17 40.

Entre Argeliers et Mirepeisset, marche contre les projets de travaux de recherche de gaz de schiste.

Anti Gaz de schiste au Sud de la France : Une mobilisation qui ne faiblit pas

Publié: 29 juin 2014 dans gaz de schiste

 

http://stopgazdeschiste.org/tag/plaines-du-languedoc/

 

Entre Argeliers et Mirepeisset, ils étaient plusieurs centaines à s’être retrouvés pour une marche contre les projets de travaux de recherche de gaz de schiste. Dans le collimateur : le permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit des « Plaines du Languedoc » attribué par l’État, en 2009, à la société Lundin Petroleum. « Il expire en  octobre prochain, explique Ania, du collectif Orb-Jaur. Nous nous mobilisons pour qu’il ne soit pas renouvelé ! »

NARBONNAIS STOP GAZ DE SCHISTE« Çà fait plus de deux cent ans qu’ils en cherchent, s’il y avait du pétrole, ils l’auraient déjà trouvé », rappèle-t-elle. En effet loin des projecteurs, le 2 octobre 2009, l’État accordait un permis d’exploration à la société Lundin International SA, filiale du groupe Lundin Petroleum, sur une superficie de 2 348 km², le permis des « Plaines du Languedoc ». De la Montagne Noire à Pézenas, en passant par les plages méditerranéennes et les coteaux du Minervois, l’entreprise était libre de procéder à l’exploration du sous-sol pour y déceler gaz ou pétrole dans les couches schisteuses. Comme ailleurs en France ce permis a été accordé sans aucune consultation de  la population ni des élus. En témoigne une mobilisation des maires à ce rassemblement; Les maires de Bize (Alain Fabre), de Ginestas (Georges Combes) et d’Argeliers (Bernard Naudy) étaient présents. «Je n’ai vu personne venir à la mairie me demander l’autorisation. Je suis venu soutenir cette marche car je m’élève contre la fracturation et je ne donnerai pas l’autorisation. Ce serait une catastrophe pour le territoire, le tourisme et l’environnement» avance Alain Fabre.

Or les permis d’exploration ne durent que cinq ans et celui de Lundin Petroleum expire à l’automne 2014. Ruben, militant de la commune de Quarante, explique : « Début juin, les maires des communes d’Argeliers, Montouliers et Ginestas ont été approchés par la société Athemis France, chargée par la multinationale Lundin Petroleum de réaliser des relevés sismiques »

Les pétroliers refusent de s’expliquer

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Joint par téléphone, Alain Hontanx, directeur des opérations techniques chez Athemis France, répondait au journal Reporterre que « pour le moment, nous n’avons aucun mandat de la part de Lundin Petroleum. Adressez vous directement à eux sur toutes ces questions ». Mais l’entreprise suédoise ne souhaite pas nous parler.

Les sondeurs se taisent donc. Ce sont les militants qui expliquent de quoi il retourne. Ainsi, Pierre, de Pézenas (Hérault) détaille le procédé : « Il s’agit d’amener de gros camions, des sondeurs sismiques, aux quatre coins d’un terrain de plusieurs hectares. Ces camions envoient des ondes dans le sol en le frappant avec une masse mécanique et des ordinateurs récupèrent les échos des vibrations, un peu comme un sonar ». Ainsi l’on reconstitue les différentes couches du sol et l’on peut repérer gaz ou pétrole enfoui.

Mais tambouriner ainsi par terre n’est pas sans risque. En Pologne et en Roumanie, notamment, de telles actions ont pu ainsi provoquer des fissures importantes dans des habitations ainsi que l’effondrement de routes. « Pour l’éviter, dit Ruben, la communauté de communes Canal-Lirou, les municipalités d’Argeliers et de Quarante, entre autres, ont pris des arrêtés d’interdiction de la circulation des poids-lourds et de ces engins de mesures sismiques. »

SISMIQUE POLOGNE

Selon lui, « ces mesures constituent la troisième phase du plan de l’entreprise. Elle a déjà recoupé toutes les données historiques et préparé de nouvelles hypothèses. Et la phase suivante sera logiquement celle de l’exploration ». Et cette fois les dégâts sont beaucoup plus importants puisque pour mener l’exploration du sous-sol, on utilise la même technique que pour l’exploitation : la fameuse fracturation hydraulique.

Un procédé interdit… en théorie

La loi de 2011 est censée interdire ce procédé de fracturation hydraulique consistant en l’envoi de produits chimiques à haute pression à mille mètre sous terre pour faire exploser la roche et libérer le gaz ou le pétrole. Interdite donc, sauf en cas de recherche ou d’étude sur les quantités disponibles. Ania ajoute : « Suite à la loi, tous les industriels ont dû réaliser un rapport sur leurs pratiques expliquant qu’ils ne recourraient pas à la fracturation hydraulique et qu’ils se contenteraient d’exploitation conventionnelle » sans devoir fracturer la roche, juste en récupérant le pétrole qui jaillit du sous-sol.

Sauf que dans son rapport sur le permis des Plaines du Languedoc, l’industriel suédois précise que ses explorations pourront être réalisées « à quelques milliers de mètres de profondeur ». Pour les opposants, c’est la preuve que les intentions de l’entreprise sont tout autres.

 Avec L’indépendant.fr  la Dépêche et lire la suite sur Reporterre: Lundin, un pétrolier qui s’entend avec les dictatures