Journée d’information et d’échange sur la transition énergétique

 

Au moment ou la France accueille la COP 21 et qu’elle s’engage – ou tente de s’engager – dans une transition énergétique basée sur la sobriété, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, il semble indispensable que le mouvement associatif échange et gagne en compétence pour se positionner sur ces sujets.

En Languedoc-Roussillon, les associations de protection de la nature et de l’environnement (APNE) sont investies sur la question de la transition énergétique de manière inégale.
Beaucoup d’entre elles se sont fondées en vue de protéger la biodiversité et s’appuient sur des équipes bénévoles et salariées présentant de sérieuses compétences en écologie (LPO, COGARD, ALEPE, GOR, ACNAT, NACCICA…).
Elles interviennent principalement sur les questions d’énergie à l’occasion de l’installation d’infrastructures industrielles de production d’énergie renouvelable et, plus particulièrement, dans le cadre de projets l’éolien quand ils perturbent l’avifaune ou de parc photovoltaïques au sol qui impactent des espaces agricoles ou naturels.

Récemment dans un contexte marqué par l’apparition de projets miniers de recherche de gaz de schiste, la région Languedoc-Roussillon a vu naître plusieurs collectifs contre les gaz de schistes. Ce mouvement, axé sur les enjeux de la transition énergétique, s’est développé à côté des associations historiques bien que plusieurs membres peuvent être investis de part et d’autre.

Notre région est une des toutes premières pour la biodiversité et, simultanément, très dotée en soleil et en vent. La coexistence harmonieuse de ces ressources naturelles est un enjeu essentiel pour notre mouvement. Dans un tel contexte, économiser les ressources est une priorité.
Mais, en pratique, comment les APNE peuvent intervenir sur cet aspect majeur de la transition ?

FNE LR souhaite proposer à ses associations membres et non membres 2 journées d’informations et d’échanges sur la problématique de la transition énergétique en Languedoc-Roussillon.
A l’occasion de ces journées les représentants de la DREAL LR, de l’ADEME et de la région viendront présenter la politique régionale élaborée dans le SRCAE.

La première journée se tiendra à Montpellier le 3 décembre, la deuxième sera organisée à Narbonne (date en cours de définition). Un programme définitif ainsi que les modalités pratiques vous seront
transmis très prochainement. Dès maintenant vous pouvez vous inscrire par retour de mail. Je vous informe par ailleurs que le repas du midi sera pris en charge par FNE ainsi que la moitié des frais de déplacement  pour les associations membres.

Cordialement
Olivier GOURBINOT
Coordinateur Fédéral
Coordination.fnelr@gmail.com
06.89.56.04.84 FREE
7 rue du Lieutenant Fernand Pio 34 800
Clermont-l’Hérault
France Nature Environnement Languedoc-Roussillon (FNE LR)
http://www.fne-languedoc-roussillon.fr/

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Gaz de schiste: vers une relance des forages au moment de la COP21 ?

STOP GAZ DE SCHISTE ! (Ni ici Ni Ailleurs)

Publié: 4 novembre 2015

En 2011, des associations et élus dont les députés européens José Bové et Michèle Rivasi saisissaient la justice d’une demande d’annulation des Permis de Nant et de Montelimar délivrés en 2010 dès que l’existence de ces autorisations a été révélée.  Fin 2011, au lendemain de l’abrogation des permis de gaz de schiste du Sud-Est, les compagnies pétrolières entamaient une série de recours demandant notamment l’annulation de la décision d’abrogation de leur titre minier. Ces recours seront examinés par le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise le mardi 8 décembre.

Au moment même où Paris hébergera la conférence mondiale sur le climat (COP21), quel serait le message de la France pour la transition énergétique et la réduction des gaz-à-effet-de-serre si l’exploitation des gaz de schiste revenaient sur le devant de la scène ? Le gouvernement doit réaffirmer son opposition à la fracturation hydraulique et stopper immédiatement la délivrance de nouveaux permis de recherche.

En 2010, les habitants du Sud-Est découvraient que leur territoire était menacé par une nouvelle industrie pétrolière, l’extraction du gaz de schiste. Trois permis avaient été accordés à l’entreprise texane Schuepbach (permis de Nant et permis de Villeneuve de Berg) et au français TOTAL (permis de Montélimar), couvrant plusieurs milliers de km2, et impactant les régions PACA, Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées.

La découverte de cette future industrie particulièrement destructrice avait conduit à une mobilisation sans précédent des citoyens, associations et élus locaux. L’opacité de l’octroi de ces titres miniers, l’immensité du territoire concerné, la menace de pollution des sous-sols et de l’eau, les ravages que les forages ont déjà provoqués de part le monde mais aussi la volonté de voir les moyens de la recherche orientés vers des solutions plus sobres pour la production d’énergies renouvelables et décarbonées : tels étaient quelques uns des arguments repris par ceux qui se sont levés contre ces permis. Ils obtenaient victoire le 14 juillet 2011, alors que l’assemblée nationale votait une loi interdisant la fracturation hydraulique, technique d’extraction utilisée, et abrogeait de ce fait les permis.

Alors que les ex-titulaires de ses permis appuyés par un solide lobby souhaitent voir revenir ces permis dans leur giron afin d’y mener des expériences et des forages et fracturations grandeur nature, il ne fait pas de doute que cette mobilisation sera de nouveau au rendez-vous si, par malheur, une décision juridique ranimait la menace des gaz de schiste!

Pétrole et gaz de schiste ou de houille, NI ICI NI AILLEURS, NI AUJOURD’HUI NI DEMAIN!

Hémorragie de capitaux aux Etats-Unis dans le secteur du gaz de schiste

Rédigé par

Le mouvement de désinvestissement qui touche le secteur des pétroles de roche aux Etats-Unis commence à prendre des proportions inquiétantes alors 32 milliards de dollars ont été sortis les six derniers mois.

C’est une mauvaise nouvelle pour l’économie américaine en général et pour le secteur de l’énergie en particulier. Près de 30 milliards de dollars de capitaux ont été retirés par les investisseurs du secteur du gaz de schiste sur le seul 1er semestre de l’année 2015. Pour avoir un point de comparaison, 30 milliards de dollars, c’est presque autant que l’ensemble des sorties de capitaux qui ont touché le secteur américain des gaz de schiste sur l’ensemble de l’année 2014 selon des données du cabinet FactSet, société multinationale de gestion de données financières

Fuite en avant

Un chiffre spectaculaire qui confirme une fuite en avant assez problématique pour une industrie dans une situation de plus en plus précaire. « Les marchés financiers étaient assez forts et ouverts pour les groupes pétroliers, ce qui a mené à un endettement colossal », estime un analyste américain. Selon le même cabinet, les dettes des entreprises américaines opérant dans les pétroles de schiste ont augmenté de 81 milliards de dollars à la fin de 2010 pour atteindre 169 milliards en juin 2015. De plus, les dépenses d’activité de ces sociétés en 2014 ont dépassés leurs revenus de 37,7 milliards de dollars.

Les sociétés qui ont multiplié les forages et les projets, alors que le baril était encore à 100 dollars l’année dernière, ont contracté pour des dizaines de milliards de dollars de prêts et de crédits auprès du secteur financier américain. Le gaz de schiste qui était censé devenir une manne pour le pays ressemble de plus en plus à une situation industrielle critique, doublé d’une bulle financière en cours d’explosion car ces créances sont désormais considérées comme quasiment toxiques, avec un baril qui chute de moitié.

La baisse du cours du pétrole comme explication

Il est vrai que le paramètre-clé, les prix du brut, a radicalement changé la donne. Quand une industrie aux lourds coûts d’investissement doit affronter une baisse de 50% de la matière première qu’elle travaille, cela provoque une série de transformations structurelles plus que nécessaires, d’autant que le pétrole de schiste est bien plus coûteux et cher à extraire que les gisements plus classiques. Un vrai dilemme pour l’Amérique qui est tiraillée entre un pétrole bon marché qui fait le bonheur des consommateurs et de certains secteurs d’activité, alors que tout le segment pétrolier, très large contributeur au PIB du pays, subit de plein fouet cette crise.

Mais même si le baril se stabilise autour des 40-50 dollars, cela ne permet pas d’assurer des socles de stabilité et encore moins de dégager des marges acceptables. Les groupes pétroliers, qui ont donc de plus en plus de mal à être rentables, n’hésitent plus à fermer des sites de forages. Sur un an, les producteurs ont réduit la voilure de 57%, avec même une accélération très notable depuis le mois de mai. Ainsi, s’ils ont vendu leurs émissions pour un montant de 10,8 milliards de dollars pour le premier trimestre 2015, cette somme est tombée à 3,7 milliards de dollars au deuxième trimestre. En juillet et en août, le volume d’émissions représentait moins d’1 milliard de dollars.

Du coup, énormément de sociétés de forage spécialisées sont à présent dans une situation financière déplorable. Depuis le début de l’année, six d’entre elles ont été obligées de se placer sous protection du Chapitre 11, la loi américaine sur les faillites. Ce qui pour les banques et les créanciers concernés constitue un nouveau fardeau de créances très à risques, à l’image des crédits sub-prime ou autres à l’heure où les banques américaines vont bientôt commencer une révision du prêt de base des sociétés pétrolières et gazières. Ainsi, il sera beaucoup plus compliqué de trouver des fonds.

une parodie de démocratie concernant l’abattage des platanes ?

le 10/11/15 : une parodie de démocratie concernant l’abattage des platanes ?

Arbres abattus dans l’Aude : le coup de gueule d’Eccla,

article de l’Indépendant Carcassonne paru le 10/11/15

Le 3 novembre, l’abattage de 200 arbres a été entériné.

La commission départementale de gestion des plantations d’alignement décrite comme une « parodie de démocratie« . Une « parodie de démocratie » qui ne tient pas « réellement compte de la protection de l’environnement ». Voilà comment Christine Sthemer, de l’association Écologie du Carcassonnais, des Corbières et du littoral audois (Eccla) résume la dernière commission départementale de gestion des plantations d’alignement. Une instance relevant du conseil départemental qui, le 3 novembre, a vu les représentants de trois associations de défense de l’environnement (*) quitter la séance après avoir refusé de prendre part au vote entérinant l’abattage de 200 arbres en bord de départementales.

  • 50 à Villalier, 21 à Bram, 87 à Saissac…

Un coup d’éclat que Christine Sthémer justifie par le peu de poids octroyé à ces associations : « Nous sommes toujours minoritaires. » Principe regretté, tout en pointant le « manque de concertation » sur des abattages remis en question sur le fond. Et de citer en exemple les 21 platanes promis à l’abattage à Bram « pour un rond-point« , les 50 autres condamnés à Villalier « pour élargir un fossé et renforcer un accotement« , les 32 et 55 arbres sacrifiés à Saissac respectivement pour la fibre optique et des questions de sécurité ou encore les 29 platanes qui disparaîtront sous peu à Limoux, le long de la RD 620 pour « une entrée de ville de qualité ». « Dès qu’un arbre présente une menace pour les usagers, bien sûr que nous sommes d’accord pour l’abattage« , pondère Christine Sthémer. Qui, en accord avec les autres associations, écarte l’idée d’une démission. Sous réserve d’une « amélioration » de la concertation.

(*) La commission est composée de neuf conseillers départementaux, quatre membres du secteur environnement (Arbres et routes, Eccla, Aude Claire, Les amis de la terre) et quatre membres du secteur sécurité routière (Sdis, Prévention routière de l’Aude, association des paralysés de France, unité sécurité routière de la DDTM

Le 6 novembre 2015 à 18h à Narbonne : TAFTA ou climat, il faut choisir

  POUR BIEN COMPRENDRE LES ENJEUX : ECCLA vous propose une réunion d’information,
le 6 novembre, à 18h, au Palais du travail, à Narbonne,
avec la participation de Jean Michel FERRANDINI du collectif STOP TAFTA Lauragais

TAFTA, TTIP, PTCI, GMT, APT, CETA, AECG… Derrière ces noms incompréhensibles, un traité commercial de libre échange, au profit des multinationales, au détriment de l’intérêt général, discuté dans le plus grand secret entre la commission européenne et les Etats Unis.

Plus de 3 millions de citoyens européens ont déjà signé contre ce traité

Si les promoteurs parviennent à leur fin, ce ne sont plus les politiques qui feront les lois, mais les multinationales.

  • Les lois qui protègent la santé et l’environnement pourront être démantelées. 
  • Une multinationale pourra attaquer un état qui lui interdirait d’aller chercher des gaz de schistes.
  • La justice pour trancher les conflits sera une justice privée
 
 
          POUR BIEN COMPRENDRE LES ENJEUX : ECCLA vous propose une réunion d’information,
le 6 novembre, à 18h, au Palais du travail, à Narbonne,
avec la participation de Jean Michel FERRANDINI du collectif STOP TAFTA Lauragais

Continuons à nous mobiliser pour que ce traité transatlantique ne voit pas le jour et pour que les députés européens sentent monter l’opposition de tous les citoyens.

Ce pacte s’attaque à l’environnement, au climat, à notre alimentation et  à notre capacité à définir des politiques utiles pour tous.

Pour en savoir plus et signer la pétition en ligne :

http://www.newsletter-webversion.de/?c=0-8hhj-679u25-1780

https://www.collectifstoptafta.org/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Partenariat_transatlantique_de_commerce_et_d%27investissement