Changeons le système, pas le climat !

12 chaises réquisitionnées dans une banque à Paris

le compte à rebours vers la COP21 est lancé !

#FaucheursDeChaises

Paris, le jeudi 1er octobre 2015 – A 9h30 ce matin 30 militant.e.s de différents mouvements et organisations ont réquisitionné 12 chaises dans l’agence BNP Paribas du boulevard de Strasbourg, à Paris. Ils ont ainsi répondu à l’Appel à réquisition citoyenne de 196 chaises en vue de la 21e Conférence de l’ONU sur le climat (COP21) pour déclencher un mouvement citoyen visant à rétablir la justice et mettre la finance au service de l’Homme et de la planète.

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Ce matin, à 9h30 heures, 30 militant.e.s de divers mouvements et organisations (Bizi !, Attac, les Amis de la Terre, les J.E.D.I for Climate, le processus Actions Non-Violentes ANV COP21, les Désobéissants) ont réquisitionné 12 chaises dans une agence de la BNP Paribas située boulevard de Strasbourg à Paris. A visage découvert et dans le calme, les militants ont montré leur détermination à s’opposer à l’évasion et à la fraude fiscales organisées par les banques. « Nous n’acceptons pas cette situation où on laisse les banques pratiquer en toute impunité l’évasion fiscale et faire évader des milliards d’euros d’autant plus que dans le même temps les impacts de la crise climatique s’aggravent faute d’un manque cruel de financements » affirme Thomas Coutrot, porte-parole d’Attac.

Cette action est intervenue le lendemain de la publication le 30 septembre d’un Appel à la réquisition citoyenne de 196 chaises avant et pendant la COP21. Signé par de nombreuses personnalités politiques, il appelle au déclenchement d’un mouvement populaire de désobéissance civile pour mettre fin au système organisé de l’évasion fiscale et des paradis fiscaux. L’objectif est de réquisitionner 196 chaises avant et pendant la COP21, soit autant que de parties représentées au sein de ces négociations sur le climat. Ces chaises serviront de symbole à une grande action pendant la COP21 afin d’inciter les citoyen.ne.s du monde à entrer en action.

Alors que le changement climatique est un enjeu central pour l’humanité, les chefs d’États des pays riches peinent toujours à alimenter le Fonds Vert pour le climat, qui ne représente que 100 milliards de dollars d’ici 2020 afin d’aider les pays du Sud dans leur lutte contre le dérèglement climatique et ses impacts. Pourtant, rien qu’au niveau de l’Union européenne, il est estimé que près de 1000 milliards d’euros par an sont perdus en raison de l’évasion fiscale et de l’évitement fiscal. « Cela fait vingt et un ans que les négociations sur le climat s’enlisent, tandis que les émissions de gaz à effet de serre et les impacts du dérèglement climatique explosent. Sur la question des financements, les Etats bottent en touche et se tournent vers le secteur privé et les banques pour alimenter le Fonds Vert, recourant aux prêts et non aux dons. Pourtant, il est évident que l’argent de la transition écologique et sociale existe : il est dans les paradis fiscaux » s’indigne Malika Peyraut, des Amis de la Terre.

L’ancien résistant et philosophe Edgar Morin, l’essayiste Susan George, le journaliste Guillaume Duval, le philosophe Patrick Viveret, l’ancien résistant Claude Alphandéry, le sociologue Alain Caillé et Greenpeace France ont d’ores-et-déjà déclaré vouloir accueillir les chaises réquisitionnées ce matin. « La réquisition et la circulation solidaire de chaises peuvent devenir un mouvement populaire de grande ampleur. Face à la gravité de l’urgence climatique et à l’inaction des gouvernements, nous démontrons que les citoyen.ne.s sont prêt.e.s à se mobiliser, à s’engager dans la désobéissance civile » conclut Jon Palais, de Bizi !

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17/06 : ALTERNATIBA à Narbonne

17/06 : ALTERNATIBA à Narbonne

ALTERNATIBA , une épopée à vélo mutualisé de plus de 5000 km à travers toute l’Europe, est passée dans notre région, à Carcassonne, Narbonne et a poursuivi  sa route vers Montpellier.

Un objectif : sensibiliser les populations au dérèglement climatique et finir le parcours à Paris au moment de la grande conférence mondiale sur le climat.

Les citoyens des Pyrénées Orientales ont fait sur 5 jours leur propre ALTERNATIBA local des P.O. en partant de Calce avec pour étape finale Narbonne, s’arrêtant dans 5 villes sur leur parcours.

ECCLA a donc participé activement à cette arrivée d’ALTERNATIBA en tenant un stand toute la journée du mercredi 17/06 même si le vent nous a empêchés d’afficher tout ce que nous souhaitions. Mais ECCLA avait aussi répondu le lundi 15/06 à l’appel d’ALTERNATIBA 66 en faisant une conférence sur l’éolien à Calce.

Pour rappel : ECCLA a lancé en février, avec les Amis du Parc de la Narbonnaise, une opération « Climat 2015 Narbonne » que vous pouvez retrouver sur ce site dans le volet « actions 2015 ». Dix associations y ont participé, chacune à leur manière. Il y aura bientôt une 3ème et dernière mise à jour pour la fin de l’année.

Pour conclure, retenez déjà la date

du 6 novembre 2015 en soirée.

En effet, ECCLA vous invite à une soirée sur le thème de « TAFTA et climat ».

Rappelons que TAFTA ou TIPP est le pacte transatlantique en cours de négociation entre l’Europe et les USA avec des risques considérables sur la santé, l’environnement, le climat et, au-delà, la capacité à décider librement des lois de notre pays.

Pour plus de renseignements sur Alternatiba : https://alternatiba.eu/

Complètement à sec, la Californie rationne l’eau

Complètement à sec, la Californie rationne l’eau

Le Monde.fr | 02.04.2015 à 11h09 • Mis à jour le 02.04.2015 à 11h18 | Par Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)

image: http://s2.lemde.fr/image/2015/04/02/534×0/4608012_6_3f10_des-marqueurs-d-eau-a-sec-sur-le-lac-don_31f874d3d1aede5a971c439305fe3525.jpg

Des marqueurs d’eau à sec sur le lac Don Pedro, à La Grange, en Californie, le 24 mars.

Les pelouses resplendissantes des campus californiens ? Condamnées. L’herbe verdoyante des golfs, des cimetières et des villas ? Au régime. Six mois après l’entrée de la Californie dans sa quatrième année de sécheresse, le gouverneur démocrate Jerry Brown a pris la décision que les écologistes réclamaient depuis longtemps : des mesures contraignantes de rationnement de l’eau. « Nous sommes entrés dans un monde différent, a-t-il plaidé. Nous devons agir en conséquence. »

Le gouverneur a signé mercredi 1er avril un décret qui ordonne une réduction de 25 % de la consommation d’eau dans les neuf prochains mois. Les quelque 400 agences locales qui sont en charge de l’approvisionnement devront orchestrer le rationnement. Dans un Etat où tous – fermiers, hôteliers, défenseurs de la nature, industriels de la fracturation hydraulique − s’accusent de consommer trop, Jerry Brown a assuré que le sacrifice serait partagé. « Nous devons tous changer, a-t-il ajouté. Les Californiens doivent s’habituer à un environnement très différent. »

Herbe brune

Le gouverneur avait choisi comme décor pour son annonce la station d’Echo Summit, au sud du lac Tahoe, station de ski réputée à quatre heures de route de San Francisco. C’est là que tous les ans, début avril, les responsables du bureau des ressources naturelles mesurent la couche de neige, ce qui leur permet de prévoir le niveau des réservoirs pour l’été. Depuis le début de la sécheresse, l’évaluation des hydrologues a pris rang de cérémonie rituelle. En 2014, la couche de neige mesurait 86 cm. C’était peu, par rapport à 2010 – 3,15 m – mais on faisait encore du ski. Cette année, le gouverneur Brown et son adjoint n’ont même pas eu besoin de planter la jauge. « Nous avons les pieds au sec, alors que nous devrions marcher sur 1,50 m de neige », a constaté le gouverneur, arpentant l’herbe brune.

C’est la première fois depuis soixante-quinze ans que le sol est nu le 1er avril à cette altitude de 2 070 m. Or la fonte des neiges représente 60 % de l’alimentation des réservoirs et 30 % de l’approvisionnement en eau de l’Etat. Des mesures effectuées dans une centaine d’autres stations de la Sierra Nevada ont montré que l’accumulation de neige n’atteint que 5 % de son niveau moyen des dix dernières années. « C’est une mauvaise nouvelle », a commenté Frank Gehrke, du département californien des ressources en eau. C’est lui qui mesure la hauteur de la neige et, d’habitude, il vient avec des skis ou des raquettes.

Le gouverneur propose de remplacer 4,6 millions de m2 de pelouses par des plantes résistantes dans le désert, ce qui devrait permettre d’économiser 2 milliards de gallons d’eau par an ; d’interdire l’arrosage des plates-bandes qui servent de ligne médiane sur les routes ; d’interdire aux propriétaires de maisons neuves d’irriguer à l’eau potable, sauf s’ils possèdent un système de goutte-à-goutte, d’imposer des quotas d’eau aux universités, aux cimetières et aux terrains de golf. Il suggère aussi d’accorder des crédits aux particuliers pour remplacer leur lave-vaisselle et autres équipements ménagers par des appareils consommant moins.

Les fermiers dénoncent les pelouses de Hollywood et les piscines de Palm Springs

Le secteur agricole consomme 80 % de l’eau en Californie, mais les agriculteurs, déjà « durement frappés », ne seront pas soumis à rationnement supplémentaire, a expliqué le gouverneur. Ils seront néanmoins contraints de fournir par écrit des informations sur leur consommation d’eau et la source de leur alimentation. Les photos prises de l’espace par la NASA, l’agence spatiale américaine, montrent un appauvrissement spectaculaire de la nappe phréatique – alors que la demande chez les agriculteurs est telle qu’il y a une pénurie de pompes dans la Vallée centrale, la région qui assure une partie de la production de fruits et légumes pour le pays entier.

Les fermiers dénoncent les pelouses de Hollywood et les piscines de Palm Springs. Quant aux républicains, ils réclament la construction de deux barrages, mais les écologistes s’y opposent au nom de la défense des espèces de poissons en danger.

Rationnement imposé

M. Brown avait déjà invoqué l’état d’urgence en janvier 2014 et appelé les habitants à réduire leur consommation de 20 %, mais le rationnement était jusqu’à présent volontaire. Depuis, la plupart des régions de l’Etat ont réduit leur consommation, certaines d’environ 20 %. La ville de Los Angeles consomme elle-même moins d’eau qu’en 1970 alors que sa population, qui était de 2,8 millions, a augmenté de plus d’un tiers.

Mais la moyenne de réduction pour l’Etat n’est que de 9 %. Or, il n’a pratiquement pas plu depuis la mi-décembre 2014 et les réservoirs sont à moitié pleins seulement, à la sortie de l’hiver. D’où la décision de M. Brown d’imposer un rationnement – pour la première fois dans l’histoire de l’Etat. Comment l’appliquer ? Le décret du gouverneur donne divers outils aux collectivités locales. Elles seront habilitées à infliger des amendes aux propriétaires de pelouses trop vertes ou à imposer des augmentations de tarif aux foyers qui consommeront trop.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/04/02/completement-a-sec-la-californie-rationne-l-eau_4608016_3244.html#Vse1rttwP06luAFO.99

La superficie des glaces d’hiver de l’Arctique au plus bas

La superficie des glaces d’hiver de l’Arctique au plus bas

Le Monde.fr avec AFP | 20.03.2015 à 08h37 • Mis à jour le 20.03.2015 à 09h40

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Même dans les projections pessimistes, les chercheurs estiment que la banquise se reformera en hiver.

L’étendue maximale des glaces arctiques a été la plus faible mesurée en hiver cette année depuis le début des observations par satellite en 1979, a indiqué jeudi le Centre américain de la neige et de la glace (National Snow and Ice Data Center/NSIDC).

La superficie de la banquise a atteint au plus 14,54 millions de km2 le 25 février ce qui devrait être le maximum pour l’année, selon une estimation préliminaire, soit 1,10 million de km2 sous la moyenne de 15,64 millions km2 mesurée de 1981 à 2010 et 130 000 km2 au-dessous du précédent minimum en 2011. Cette année, le maximum a été atteint quinze jours plus tôt que la moyenne entre 1981 et 2010 à savoir le 12 mars, précise le NSIDC.

La date de l’étendue maximale de la banquise arctique varie considérablement d’une année sur l’autre allant du 24 février en 1996 au plus tôt au 2 avril au plus tard en 2010, précisent ces scientifiques. Vu la variabilité de la superficie des glaces à cette époque de l’année, il est possible que la banquise continue à s’étendre au cours des deux ou trois prochaines semaines, selon eux. Toutefois, il apparaît désormais improbable qu’il se produise une accumulation de glace suffisante pour surpasser l’étendue atteinte le 25 février, estiment ces glaciologues.

« SONNETTE D’ALARME »

Au cours de l’hiver 2014-2015, les glaces dans l’océan Arctique se sont accrues de 9,91 millions de km2, un accroissement nettement inférieur comparativement à 2013-2014 qui avait connu une augmentation record. La faible formation de glace durant ce dernier hiver s’explique en partie par un mois de février caractérisé par une combinaison inhabituelle du jet-stream qui s’est traduit par un réchauffement de l’Arctique du côté de l’océan Pacifique entraînant une faible étendue de la glace dans la mer de Béring et d’Okhotsk.

Durant les deux première semaines de mars, les températures sur l’ensemble de l’Arctique à environ mille mètres d’altitude ont été de plusieurs degrés au-dessus de la moyenne, jusqu’à huit à dix degrés en mer de Barents au nord de la Norvège. Pour l’organisation écologique World Wide Fund for Nature (WWF), « cela devrait être une sonnette d’alarme ». « Le changement climatique ne s’arrêtera pas au cercle arctique et sans une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre nous finirons par avoir un climat complètement différent, imprévisible et destructeur pour les écosystèmes et les humains », a déclaré dans un communiqué Samantha Smith, responsable de l’initiative climat et énergie au WWF. Elle rappelle que 2014 a été l’année la plus chaude sur le globe depuis le début des relevés de température en 1881.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/03/20/la-superficie-des-glaces-de-l-arctique-au-plus-bas_4597618_3244.html#ZEip8sX4UQxgpVwl.99

Le 07/03/15 : Réunion Narbonne : « Inondations, submersions marines et changement climatique »

Le 07/03/15 : Réunion Narbonne : « Inondations, submersions marines et changement climatique »

Réunion organisée par ECCLA, le samedi 7 mars de 14h à 18h, à Narbonne au Palais du travail, salle Elie Sermet :une succession d’interventions, suivis de débats, entrecoupées de vidéos,

Programme :

14h : Accueil.

14h15 : Vidéo : « La météo du mois d’août 2050 ».

14h30 : Cadrage général des enjeux climatiques mondiaux .

14h45 : « Les risques de tsunami en Méditerranée » par Roland Courteau, Sénateur, auteur d’un rapport sur ce sujet.

15h15 : « Expliquez-moi la submersion marine » par Stéphanie Defossez, géographe, maître de conférences à l’université de Montpellier.

15h45 : Vidéo : « Gérer l’eau avec le réchauffement climatique ».

16h : L’action du SMMAR depuis 1999 pour la prévention des inondations par Jacques Chabaud,

Directeur du SMMAR (Syndicat Mixte des Milieux Aquatiques et des Rivières).

16h30 : Le rôle de l’Etat dans la prévention des risques liés aux inondations.

17H : Témoignages d’habitants audois.

17h30 : Vidéo : « Témoignages filmés de la côte Atlantique ».

En 2015, mobilisation pour le climat à Narbonne

MIDI LIBRE Janvier 2015

D e nombreuses associations locales se regroupent et appellent à la multiplication des initiatives.

Et si on posait chaque semaine une question sur le climat dans vos journaux ? » Vendredi matin, les idées fusaient au café de La Poste. C’est là, dans un recoin de ce bistrot connu pour ses soirées spectacles, que se serraient une dizaine de responsables associatifs pour tenter d’entrer dans l’image, au moment où les photographes immortalisaient l’atypique regroupement.

Mouvement Colibris, Iris, Université populaire de la Narbonnaise, Vélocité, Assoc épicée, Ciné-club de Narbonne, Association bizanetoise d’astronomie populaire… Á l’initiative de l’équipe d’Écologie du Carcassonnais, des Corbières et du littoral audois (Eccla) et des Amis du parc de la Narbonnaise en Méditerranée, ils seront nombreux à unir leurs forces, cette année, pour faire de la lutte contre le réchauffement climatique une grande cause locale.
Opération climat 2015 Narbonne

Celle-ci a déjà un nom de code : Opération climat 2015 Narbonne. L’objectif est simple : puisque la France accueillera la Conférence internationale sur les changements climatiques, du 30 novembre au 15 décembre à Paris, anticiper cette échéance localement en faisant de Narbonne une forme de laboratoire de la sensibilisation à cette problématique environnementale. « Nous lançons donc un appel à tous ceux qui trouvent cette idée intéressante afin qu’ils se joignent au mouvement, lance Maryse Arditi, présidente d’Eccla. L’idée, c’est de faire monter la mayonnaise et que les gens s’approprient le sujet ».

Chacun pourra le faire à sa façon. En marge des actions menées en milieu scolaire, les Amis du Parc et Iris se sont associés pour proposer une randonnée guidée avec l’Observatoire des saisons en Narbonnaise, un réseau de scientifiques et d’amateurs qui étudie les rythmes saisonniers des animaux et des plantes. La librairie L’An Demain proposera un débat autour d’un livre (Les apprentis sorciers du climat, de Clive Hamilton). Colibris organisera, lui, des projections, avec le ciné-club MJC de Narbonne, puis le club du Palace de Lézignan.

Mais le programme des réjouissances sera enrichi tout au long de l’année, l’essentiel étant de sensibiliser au maximum les Narbonnais. Maryse Arditi se dit d’ailleurs disposée à affronter d’éventuels détracteurs dans un débat. Gare aux climatosceptiques !

# Les associations et particuliers qui souhaitent venir grossir les rangs du collectif peuvent écrire à Eccla à eccla@wanadoo.fr.
Balades, ciné, débats… Les premiers rendez-vous proposés

Samedi 14 février. De 10 h à 13 h, à Sigean, rendez-vous devant la mairie pour une randonnée d’observation ; présentation de l’Observatoire des saisons ; apéritif au Café des possibles. Organisé par les Amis du Parc et Iris. Gratuit. Mardi 3 mars. À 18 h 30, à la librairie L’an Demain, 4, rue Cabirol, débat autour du livre Les apprentis sorciers du climat, de Clive Hamilton. Samedi 7 mars. De 14 h à 18 h, salle Élie-Sermet du Palais du travail, Eccla propose des projections de vidéos, interventions et témoignages sur le thème “Inondations, submersions marines et changements climatiques”. Vendredi 13 mars. À 20 h 30, à l’annexe de la MJC, rue Deymes, Colibris et le ciné-club MJC propose la projection du film de Pierre Rahi, Au nom de la Terre, suivi d’un débat. Entrée : de 3 € à 6,5 €.

Mardi 7 avril. À 18 h 30, à la Librairie L’an Demain, rue Cabirol, débat autour du livre Tout peut changer, capitalisme et changement climatique, de Naomie Klein. Dimanche 26 avril. De 9 h 30 à 18 h, à Rieux-en-Val, rendez-vous avec le mouvement Colobri, à l’école pour une journée avec balade botanique autour des plantes comestibles suivie d’une conférence santé (gratuit, sur inscription ; repas tiré du sac). Mercredi 10 juin. À 18 h, à l’auditorium de la Médiathèque, deux philosophes intervenants au sein de l’Université populaire de Septimanie, discuteront du thème “La planète est en danger”. Gratuit. Jeudi 22 octobre. À 21 h, au Ciné Palace de Lézignan, cours de la République, Colibri et le club du Palace proposeront la projection gratuite du film L’Aigoual, la forêt retrouvée, de Marc Khanne.

Climat en danger

 

Bonjour,Vous le savez, 28 militants de Greenpeace, un cameraman et un photographe freelance sont emprisonnés en Russie. Certains d’entre eux ont été inculpés pour piraterie, et encourent 15 ans de prison. Il s’agit de la menace la plus sérieuse qui pèse sur Greenpeace depuis l’attentat contre le Rainbow Warrior en 1985.A Paris, nous vous invitons à tous nous rejoindre lors d’un rassemblement ce samedi 5 octobre à partir de 14 heures, place de la République pour demander leur libération. Un peu partout en France, d’autres rassemblements seront organisés.

Leur crime ? Défendre le climat !

A Paris, une activité collective spectaculaire est prévue et les participants pourront témoigner leur solidarité à ces militants engagés pour défendre le climat en notre nom. Des prises de parole de Greenpeace, de proches de Francesco Pisanu, marin français retenu prisonnier, et de différents soutiens de Greenpeace viendront ponctuer cette manifestation pacifique. Les participants seront invités à signer la pétition (déja 800 000 signatures) demandant la libération des « Arctic30 ».

Merci par avance de votre présence à nos côtés.

Jean-François Julliard

Directeur Exécutif de Greenpeace France

La banquise fond comme jamais

 Denis Delbecq
Alternatives Internationales n° 056 – septembre 2012

Nous atteindrons bientôt un moment symbolique, celui où les images satellites estivales de l’océan Arctique ne montreront plus de glace, juste de l’eau. » Le constat est signé du chercheur britannique Seymour Laxon, interrogé mi-août par le Guardian, qui a rendu publics des calculs préliminaires sur le volume de la banquise arctique. Avec des données recueillies par l’ancien satellite américain IceSat, des sous-marins et le satellite Cryosat 2 lancé en 2010 par l’Agence spatiale européenne, Seymour Laxon estime que le volume estival de glaces de mer dans l’Arctique aurait baissé de près de 50 % entre 2004 et 2012, et de 70 % en trente ans. Jusqu’à présent, les évaluations reposaient sur des mesures de surface, sans indication sur l’épaisseur. Le Centre américain de la neige et de la glace a fait savoir que mi-août – à cinq semaines de la fin de la période de fonte -, la surface de banquise était nettement inférieure à ce qu’elle était à la même époque en 2007, l’année de tous les records en la matière. Conséquence de cette fonte : pour accompagner l’essor attendu du trafic maritime entre l’Europe et l’Asie via la mer Baltique, Moscou vient de lancer la construction d’une dizaine de centres d’assistance et de sauvetage en mer le long de ses côtes arctiques.

La NASA relève une fonte sans précédent de la calotte glaciaire du Groenland

 

Le Monde.fr | 25.07.2012 à 18h22 • Mis à jour le 25.07.2012 à 18h28
Sur ces images du Groenland issues des observations de 3 satellites de la NASA les 8 et 12 juillet, les zones où un satellite a détecté une fonte de glace sont marquées en rose pâle. Les 3 satellites ont fait la même observation sur celles marquées en rose foncé.

La surface gelée du Groenland a fondu en juillet sur une étendue jamais atteinte en plus de trente ans d’observation satellitaire, a annoncé, mardi 25 juillet, l’Agence spatiale américaine (NASA).

Selon les données de trois satellites analysées par la NASA et des scientifiques universitaires, environ 97 % de la calotte glacière avait dégelé à la mi-juillet, a indiqué l’Agence dans un communiqué. « C’est tellement sans précédent que je me suis d’abord interrogé sur le résultat : était-ce bien réel ou était-ce dû à une erreur de données? », a commenté Son Nghiem, de la NASA.

L’expert précise avoir remarqué la disparition de la majorité de la glace du Groenland au 12 juillet en analysant les données d’un premier satellite. Les résultats des deux autres satellites ont confirmé cette découverte. Les cartes satellitaires de la fonte montrent que la calotte glaciaire avait fondu à 40 % au 8 juillet et à 97 % quatre jours plus tard.

Ces résultats ont été connus quelques jours après qu’un immense bloc de glace de deux fois la superficie de Paris ou Manhattan s’est détaché d’un glacier du Groenland. « Cet événement, combiné à d’autres phénomènes naturels mais rares, comme le monumental décrochage la semaine dernière sur le Glacier Petermann, font partie d’un ensemble complexe », a ajouté Tom Wagner, responsable de la NASA.

Formation d'une fissure dans le glacier Petermann, le plus grand du Groenland entre 2010 et 2012. Le détachement de ce bloc de glace a été observé par la NASA le 16 juillet.

TOUS LES 150 ANS EN MOYENNE

Au cours de l’été, la moitié en moyenne de la surface glaciaire du Groenland fond naturellement, explique la NASA. Habituellement, la plupart de l’eau issue de cette fonte regèle rapidement en altitude ou est retenue par les glaces des régions côtières, pendant que le reste s’écoule dans l’océan. « Mais cette année, l’ampleur de la fonte à la surface ou près de la surface a connu une hausse brutale », a ajouté l’Agence spatiale.

Les chercheurs doivent maintenant déterminer si cet événement, qui coïncide avec une forte pression inhabituelle d’air chaud au dessus du Groenland, va contribuer à une hausse du niveau des océans. La NASA a précisé que même le point le plus haut de la calotte glaciaire, situé à plus de 3000 mètres au-dessus du niveau de la mer, montrait des signes de dégel.

Selon la glaciologue Lora Koenig, ce type de fonte intervient tous les 150 ans en moyenne. « La dernière ayant eu lieu en 1889, cet événement est bien au rendez-vous« , a-t-elle dit. « Mais si nous continuons à observer ce type de fonte au cours des prochaines années, ce sera angoissant ».