Changeons le système, pas le climat !

12 chaises réquisitionnées dans une banque à Paris

le compte à rebours vers la COP21 est lancé !

#FaucheursDeChaises

Paris, le jeudi 1er octobre 2015 – A 9h30 ce matin 30 militant.e.s de différents mouvements et organisations ont réquisitionné 12 chaises dans l’agence BNP Paribas du boulevard de Strasbourg, à Paris. Ils ont ainsi répondu à l’Appel à réquisition citoyenne de 196 chaises en vue de la 21e Conférence de l’ONU sur le climat (COP21) pour déclencher un mouvement citoyen visant à rétablir la justice et mettre la finance au service de l’Homme et de la planète.

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Ce matin, à 9h30 heures, 30 militant.e.s de divers mouvements et organisations (Bizi !, Attac, les Amis de la Terre, les J.E.D.I for Climate, le processus Actions Non-Violentes ANV COP21, les Désobéissants) ont réquisitionné 12 chaises dans une agence de la BNP Paribas située boulevard de Strasbourg à Paris. A visage découvert et dans le calme, les militants ont montré leur détermination à s’opposer à l’évasion et à la fraude fiscales organisées par les banques. « Nous n’acceptons pas cette situation où on laisse les banques pratiquer en toute impunité l’évasion fiscale et faire évader des milliards d’euros d’autant plus que dans le même temps les impacts de la crise climatique s’aggravent faute d’un manque cruel de financements » affirme Thomas Coutrot, porte-parole d’Attac.

Cette action est intervenue le lendemain de la publication le 30 septembre d’un Appel à la réquisition citoyenne de 196 chaises avant et pendant la COP21. Signé par de nombreuses personnalités politiques, il appelle au déclenchement d’un mouvement populaire de désobéissance civile pour mettre fin au système organisé de l’évasion fiscale et des paradis fiscaux. L’objectif est de réquisitionner 196 chaises avant et pendant la COP21, soit autant que de parties représentées au sein de ces négociations sur le climat. Ces chaises serviront de symbole à une grande action pendant la COP21 afin d’inciter les citoyen.ne.s du monde à entrer en action.

Alors que le changement climatique est un enjeu central pour l’humanité, les chefs d’États des pays riches peinent toujours à alimenter le Fonds Vert pour le climat, qui ne représente que 100 milliards de dollars d’ici 2020 afin d’aider les pays du Sud dans leur lutte contre le dérèglement climatique et ses impacts. Pourtant, rien qu’au niveau de l’Union européenne, il est estimé que près de 1000 milliards d’euros par an sont perdus en raison de l’évasion fiscale et de l’évitement fiscal. « Cela fait vingt et un ans que les négociations sur le climat s’enlisent, tandis que les émissions de gaz à effet de serre et les impacts du dérèglement climatique explosent. Sur la question des financements, les Etats bottent en touche et se tournent vers le secteur privé et les banques pour alimenter le Fonds Vert, recourant aux prêts et non aux dons. Pourtant, il est évident que l’argent de la transition écologique et sociale existe : il est dans les paradis fiscaux » s’indigne Malika Peyraut, des Amis de la Terre.

L’ancien résistant et philosophe Edgar Morin, l’essayiste Susan George, le journaliste Guillaume Duval, le philosophe Patrick Viveret, l’ancien résistant Claude Alphandéry, le sociologue Alain Caillé et Greenpeace France ont d’ores-et-déjà déclaré vouloir accueillir les chaises réquisitionnées ce matin. « La réquisition et la circulation solidaire de chaises peuvent devenir un mouvement populaire de grande ampleur. Face à la gravité de l’urgence climatique et à l’inaction des gouvernements, nous démontrons que les citoyen.ne.s sont prêt.e.s à se mobiliser, à s’engager dans la désobéissance civile » conclut Jon Palais, de Bizi !

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Sauvons les Serres d’Auteuil

Contacter l’auteur de la pétition

LE COMBAT POUR LE SAUVETAGE DES SERRES D’AUTEUIL CONTINUE

2015-06-16 16:17

     Bien chers amis signataires de la pétition Sauvons les Serres d’Auteuil,

     (English version below)  

vous avez sûrement appris le 9 juin dernier l’annonce télévisée par la maire de Paris, Anne Hidalgo, de la signature des permis de construire déposés par la Fédération Française de Tennis (FFT) (deux concernent le site actuel de Roland-Garros, le troisième le Jardin botanique).

Vous savez également que le premier ministre Manuel Valls n’a cessé de faire pression depuis mars dernier pour que la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, appose sa signature sur ces permis (les Serres d’Auteuil étant notamment classées au titre des Sites).

Or la ministre était nettement en faveur du Projet alternatif d’extension de Roland-Garros sur l’autoroute A13 proposé depuis mars 2013 par trois associations nationales de défense du patrimoine et de l’environnement (SPPEF, VMF, FNE), et elle appuyait les vœux émis depuis mars dernier au Conseil de Paris à l’inititative du Groupe écologiste dirigé par Yves Contassot demandant que l’on procède enfin à une étude comparative indépendante du projet d’extension de la FFT avec celui proposé par les associations.

Visiblement, la promesse faite par le président de la République lors de la Conférence environnementale du 27 novembre dernier n’a pas été tenue. « Sivens exige des progrès supplémentaires » déclarait-il. Tout doit être fait pour que tous les points de vue soient confrontés ». Ce n’est pas le cas en ce qui concerne les Serres d’Auteuil, et c’est la raison pour laquelle je vous ai suggéré de lui écrire EN MASSE (voir mon mail ci-dessous LETTRE DES SIGNATAIRES AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE 2015-6-3), et je vous incite à continuer.

Si les mails que vous envoyez vous sont retournés non lus, vous pouvez lui adresser un courrier postal à l’adresse suivante :  

Président de la République

Palais de l’Elysée

55 Faubourg Saint Honoré

75008 Paris  

Il importe de maintenir une forte pression pour continuer le combat contre le massacre annoncé de l’un des plus beaux jardins de Paris, chef d’œuvre patrimonial et paysager, trésor botanique de valeur mondiale, et de faire comprendre que les citoyens sont prêts à le défendre comme ils ont défendu le site de Sivens. Il est temps de mettre en oeuvre la démocratie participative l’année même où la conférence mondiale sur le climat, la COP 21, se tiendra à Paris en novembre prochain.

Bien entendu, les nombreuses associations engagées dans ce juste combat depuis plus de quatre ans vont maintenant attaquer en justice les permis de construire, et afin de rétribuer les avocats, vous pouvez envoyer vos dons sur la page dédiée de la SPPEF (Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France, reconnue d’utilité publique, présidée par Alexandre Gady) :  

http://www.sppef.fr/donner/

 

Mille mercis pour votre fidélité et soutien,

bien chaleureusement,

Lise Bloch-Morhange, porte-parole du Comité de soutien des Serres d’Auteuil    

 

17/06 : ALTERNATIBA à Narbonne

17/06 : ALTERNATIBA à Narbonne

ALTERNATIBA , une épopée à vélo mutualisé de plus de 5000 km à travers toute l’Europe, est passée dans notre région, à Carcassonne, Narbonne et a poursuivi  sa route vers Montpellier.

Un objectif : sensibiliser les populations au dérèglement climatique et finir le parcours à Paris au moment de la grande conférence mondiale sur le climat.

Les citoyens des Pyrénées Orientales ont fait sur 5 jours leur propre ALTERNATIBA local des P.O. en partant de Calce avec pour étape finale Narbonne, s’arrêtant dans 5 villes sur leur parcours.

ECCLA a donc participé activement à cette arrivée d’ALTERNATIBA en tenant un stand toute la journée du mercredi 17/06 même si le vent nous a empêchés d’afficher tout ce que nous souhaitions. Mais ECCLA avait aussi répondu le lundi 15/06 à l’appel d’ALTERNATIBA 66 en faisant une conférence sur l’éolien à Calce.

Pour rappel : ECCLA a lancé en février, avec les Amis du Parc de la Narbonnaise, une opération « Climat 2015 Narbonne » que vous pouvez retrouver sur ce site dans le volet « actions 2015 ». Dix associations y ont participé, chacune à leur manière. Il y aura bientôt une 3ème et dernière mise à jour pour la fin de l’année.

Pour conclure, retenez déjà la date

du 6 novembre 2015 en soirée.

En effet, ECCLA vous invite à une soirée sur le thème de « TAFTA et climat ».

Rappelons que TAFTA ou TIPP est le pacte transatlantique en cours de négociation entre l’Europe et les USA avec des risques considérables sur la santé, l’environnement, le climat et, au-delà, la capacité à décider librement des lois de notre pays.

Pour plus de renseignements sur Alternatiba : https://alternatiba.eu/

Contre TTIP / TAFTA et l’AECG / CETA

        750 000 signatures ! ! !

Nous continuons notre combat!

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Contre TTIP / TAFTA et l’AECG / CETA

Initiative auto-organisée de citoyens européens

Nous pouvons dépasser les 1 000 000 et gagner ce combat

A SIGNER ET FAIRE SIGNER – A diffuser dans vos réseaux et vers les associations, organisations et collectifs que vous connaissez

 Signature en ligne —>  http://stop-ttip.org/fr/

LEGO doit imaginer des mondes, pas détruire l’Arctique !

Nous avons lancé la semaine dernière une campagne internationale demandant à LEGO de renoncer à son partenariat avec la supermajor du pétrole : Shell.Nous n’appelons pas à un boycott de LEGO. Car nous sommes nous-mêmes des fans de ces minifigurines et de leurs infinies possibilités de création. Nous aimons LEGO, mais nous haïssons la menace que représentent les forages pétroliers en Arctique. Oui, les LEGOS sont des figurines fabriquées à partir de plastique, donc de pétrole. Mais LEGO s’est déjà engagé à remplacer ce pétrole par une alternative durable à l’horizon 2030. Nous connaissons et reconnaissons ces efforts de la marque.

En une semaine, ce sont plus de 280 000 emails qui ont été envoyés du monde entier au groupe LEGO, et des centaines de mobilisations de minifigurines LEGO ont eu lieu à travers le monde.

Aujourd’hui, en s’associant à Shell, LEGO lui offre une partie de son image et lui permet de nettoyer sa réputation de pollueur ! Notre message à LEGO est que tout n’est pas parfait !

VOIR LA VIDEO

LEGO n’entendra ce message que s’il est porté par des millions de personnes à travers le monde : aidez-nous, rejoignez les défenseurs de l’Arctique et dites à LEGO de ne plus aider Shell à nettoyer sa mauvaise image !

Dites à LEGO de ne plus faire équipe avec Shell
Merci de votre soutien !L’Équipe Greenpeace

Sortir du nucléaire – les infos du mois

 

Scandale – une école va ouvrir tout près d’une centrale nucléaire.

> En septembre prochain, une nouvelle école ouvrira ses portes dans le Loir-et-Cher. Problème : elle est située à moins de deux kilomètres de la centrale nucléaire de Saint-Laurent des Eaux ! Or plusieurs études montrent un accroissement des leucémies à proximité des installations nucléaires… et cette centrale a déjà connu un accident accompagné de rejets radioactifs…

Stop au rafistolage des vieilles centrales : plus de 11 000 personnes ont déjà signé… et vous ?

> À l’origine, les centrales nucléaires ont été prévues pour une durée de fonctionnement d’une trentaine d’années. Mais EDF souhaite les pousser jusqu’à 50, voire 60 ans, au mépris des risques et au prix d’un coûteux rafistolage ! Alors que se prépare la loi sur la transition énergétique, interpelez vos députés en deux clics pour leur demander de s’opposer à ce projet.

Retour sur les 50 jours d’actions contre le nucléaire

> Entre les dates « anniversaires » des catastrophes de Fukushima et de Tchernobyl, plus de 130 actions ont eu lieu partout en France pour refuser une nouvelle catastrophe. À Fessenheim, Chinon, en Rhône-Alpes, vous avez été plusieurs milliers à vous mobiliser !

La sortie du nucléaire marque des points

> Des centrales qui ne seront pas construites aux États-Unis, une autre qui ne sera pas relancée au Japon, les énergies renouvelables qui poursuivent leur essor…

Affichez vos convictions !

> De nouveaux T-shirts « Nucléaire Stop » (disponibles en coupe homme ET femme), une clé USB militante contenant déjà des documents et vidéos sur le nucléaire et les alternatives… En les achetant, vous soutenez la lutte contre le nucléaire !

Le festival nature “Rebrousse Poil”, c’est reparti ! Samedi ET Dimanche 24/25 MAi

Le festival nature “Rebrousse Poil”, c’est reparti ! Samedi ET Dimanche 24/25 MAi
Site :
 Evènement Facebook :
et merci à vous de diffuser cette information dans votre entourage…
Contacts
Cathie MASSON
> > 06 13 08 65 41
Alexandra BOUMEKKIB

06 80 15 84 01

 

Le programme 2014 en détail

DES ATELIERS POUR PETITS ET GRANDS
De 14h à 18h le samedi et de 14h à 17h le dimanche

 

  • « Les 24h de la biodiversité »
    Dans une ambiance de cabinet de curiosités, du samedi 14h au dimanche 16h, le but est de recenser le maximum d’espèces végétales et animales présentes dans l’environnement autour du village, avec la participation de tous les visiteurs (et la présence d’un naturaliste pour aider et valider).
    (avec l’accompagnement du naturaliste-photographe Yannick Fourié)
    A cette occasion, le Pays Corbière Minervois présentera aux visiteurs l’exposition de l’IEO et un nouveau livret sur les oiseaux de Corbières, édité par la CCRLCM dans le cadre du programme d’animation Natura 2000.

 

  • « Si loin, si proches, Le mur des planètes végétales »
    Land art, mur végétal évolutif : une base sera installée pour l’ouverture du festival et se transformera avec la participation des visiteurs, tout au long du week-end.
    (Marc Pouyet et Maïté Millieroux, artistes-animateurs)

 

  • « Jouer avec le vent »
    Fabrication de cerf-volants (+ exposition de ceux fabriqués par les enfants dans les écoles du Val de Dagne la semaine précédente).
    (Mae Dejean, animatrice)

 

  • « Graines généreuses »
    Jeu de l’oie géant autour d’un plateau, sur le thème des fleurs sauvages, depuis la germination de leurs graines jusqu’à leur fructification.
    (en partenariat avec les éditions Plume de carotte)

 

  • « Rêves d’ailleurs »
    Après « Les massages jardinés » de 2012, Nathalie Chastre et Marc Guiochet (Art’zimut) reviennent en interprétant à leur manière le thème
    « Envies d’espaces ». Leur invitation est secrète. Elle vous guidera au bord du bord de nos envies, à l’orée de nos imaginaires dans une clairière faite d’installations de mots, d’objets et de son. En se réconciliant avec le temps et la friche de nos idées, nous écouterons et nous écrirons la musique de nos mots qui poussent dans le jardin de nos pensées.

 

  •  « Espaces à jardiner »
    Création d’une œuvre collective, un jardin foutraque, improbable et merveilleux, où chacun est invité à laisser fleurir son imagination !
    A partir de matériaux de bric et de broc, de plantes et de terre mis à disposition, confectionnez de nouveaux espaces, des paysages inattendus, des petits paradis maison, au gré de l’inspiration…
    Ces réalisations s’ajouteront à celles déjà en place de Lullie, et l’ensemble composera ainsi un jardin insolite et surprenant, mis en scène dans le jardin public.
    (Lullie, artiste et membre de l’Ouvroir de Jardinage Potentiel)

 

  • « La Gazette de l’espace »
    Atelier d’écriture, réalisation collective de La gazette du festival.
    Pour préparer et participer en amont à cet atelier, allez dans l’onglet « Préparer la Gazette de l’espace » dans le menu.
    (Lyne Strouc, animatrice)

 

  • « Le Trésor de Ricrak la Mitoune » : grande chasse aux trésors
    Au secours !!! Je m’appelle Ricrak la Mitoune et j’ai été capturée par Poluos le Cupide.
    Du fond de mon cachot, je m’ennuie et j’ai Envie d’Espace.
    Aidez-moi à trouver la formule magique qui me rendra la liberté.
    J’offre une partie de mon trésor à celui ou celle qui me délivrera…Attention : cette aventure comporte des épreuves et des énigmes pouvant vous amuser.
    Activité ouverte à tous (sauf à Poluos le Cupide).
    A faire en solo ou en famille.
    En lien avec « Les 24h de la biodiversité » (Mickaël Falguera, association « Je vous emmène »).
  •  « À la recherche des bons vents »

Norbert est un savant fou ayant des difficultés à faire avancer la science dans le domaine de l’aviation.

Malgré ses recherches, il n’a su réunir que les éléments adéquats de sa machine sans savoir les assembler.

Il a donc besoin d’aide afin de concevoir ce que serait la machine idéale pour voyager dans les airs et filer au gré des vents.

(Association Les Petits Débrouillards)

 

 

DES EXPOSITIONS
Durant tout le festival

 

  • « Jouer avec le vent »
    Pakistan, Chine, Mélanésie, Europe, Indonésie, Japon… Exposition de somptueux cerfs volants du monde entier.
    (prêt de Christine Armengaud, ethnologue)

 

  • « Les légumes manquent d’espace ! »
    Installation de micro-potagers loufoques et décalés, à découvrir au fil des espaces du festival.
    (Serge Schall, auteur décalé…)

 

  • « Foret Wood »
    Exposition de dessins d’arbres plutôt insolites, en lien avec des arbres réels « rhabillés pour le printemps », à découvrir dans le village au fil des rues…
    (en partenariat avec les éditions du Rouergue)

 

DES CONTES
Le samedi et le dimanche après-midi,

Toujours dans le cadre du programme Natura 2000 dédié à la préservation des oiseaux patrimoniaux des Corbières, deux rencontres poétiques et occitanes sont proposées :

 

  • Samedi 15h et 16h30 : Contes del mèrle blanc par Alan Roch (en occitan)

 

  • Dimanche 14h30 et 16h :De porte-plumes en porte-feuilles par Hélène Bardot

 

DES BALADES
(en lien avec « Les 24h de la biodiversité »)

 

  • « Lecture de paysage »
    Il y a des millions, des milliers, des centaines d’années… Et demain ? Balade guidée de découverte géologique, naturelle et humaine de l’espace paysager méditerranéen.
    (Fred Lisak, de Rebrousse Poil)

 

  • « Envies d’espèces », balade botanique plante culinaires et médicinales
    Les plantes cherchent à conquérir l’espace, le notre !
    Nous voulons les cantonner à un espace délimité, elles s’en échappent …
    Reconsidérons notre manière de voir les plantes dites « mauvaises » parce qu’elles colonisent « notre espace ».
    (Catie Lépagnole, association  » à la cadence de l’herbe « )

 

  • « Les chants des possibles », sortie ornithologique

 

LE SAMEDI SOIR

 

  • Moment musical/apéro (19h00), avec « Les Anchoises »
    Préparation par le public du pesto de feuilles de vigne

 

  • Grand repas collaboratif (19h30 – 21h00)
    Ateliers ludiques et culinaires, choix de viandes et de légumes à griller soi-même. Le tout pour 12 euros par personne le repas complet avec une boisson.
    Avec ponctuations par « Le bal des grands espaces »

 

  • Projection en plein air (21h00 – 23h00)
    Film « Il est une forêt » de Luc Jacquet, suivi d’une rencontre-débat avec l’acteur principal du documentaire, le botaniste Francis Hallé
    Projection assurée techniquement par Ciném’Aude (comme au cinéma !)

 

  • Fin de soirée musicale
    Sous les platanes et les chênes verts du jardin public, au son des rossignols…

 

 

LE DIMANCHE

 

  • Un grand troc des plantes
    Organisé le dimanche matin entre 10h00 et 12h30.
    Le but est de rassembler collectionneurs, jardiniers « du dimanche » et curieux en quête de plants, de semence, d’outils, échangeant sans aucune transaction financière.
    Durant le troc : mettez vos nouvelles plantes en pots de façon originale et décalée, dans des contenants surprenants, avec l’atelier « Espaces à jardiner ».

 

  • Une dégustation de vin
    Avec les producteurs locaux – le dimanche midi

 

  • Clôture du festival (17h00)
  • Annonce des résultats des « 24h de la biodiversité »
  •  Plantation de « l’arbre à tout le monde » (l’arbre, un fruitier, est baladé durant tout le festival – les visiteurs sont mis à contribution pour trouver à quel endroit il va être planté)

 

 

ET TOUT AU LONG DU FESTIVAL…

 

  • Des interpellations par la « Brigade des hôtesses de l’espace »
    Fil directeur d’animation tout au long du week-end, pour guider les visiteurs, les interpeler, les intriguer, et les inciter à participer aux « 24h de la biodiversité » et aux autres activités

 

  • Des moments musicaux
    « Les Anchoises », ponctuations festives durant le festival (apéritif du samedi soir, soirée d’après film, dimanche midi lors de la dégustation de vin).

 

  • Des projections libres
    – « Truck Farm »,
    ou les aventures d’un potager urbain baladeur.
    « Le land art dans tous ses états », photos de réalisations et petits films d’installations.

 

  • Une librairie nature
    Avec une sélection de 300 livres sur le thème de la nature, du jardinage et de l’environnement (en partenariat avec la librairie de Lagrasse – Banquet du Livre, et les éditions Plume de carotte)

Dédicaces des auteurs présents (Francis Hallé, Marc Pouyet, Serge Schall…)

  • Une « buvette verte »
    Avec des produits locaux et des « Plantes à boire et à déguster »

 

  • Une buvette
    Avec vente de vin des producteurs locaux

 

  • Un coin repos
    Dans le jardin, lecture et détente

 

Ouf !, eh ben si avec tout ça, vous n’avez pas envie de venir… C’est que vous ne connaissez pas toutes les autres surprises qu’on vous prépare !

Semons la biodiversité, Stop à l’étouffement des paysans

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-etouffement-paysans-suite-752.html> > Bonsoir,

 suivez le lien ci dessus pour signer cette pétition.
Et diffusez là massivement car les sénateurs vont reprendre l’examen de la loi d’avenir agricole ce mois ci.
Les amendements ci dessous proposés par une trentaine d’associations sont primordiaux pour les paysans comme pour les citoyens.
cyberaction mise en ligne le mardi 18 mars 2014

> En partenariat avec : Collectif Semons la Biodiversité
> Elle sera envoyée à : rapporteur de la LAAF au sénat : GUILLAUME Didier, sénateur de la drôme | à vos sénateurs
> Elle prendra fin le : dimanche 31 août 2014

> La nouvelle année s’est ouverte sur les premiers résultats de notre action. Avec la première lecture de la Loi d’Avenir Agricole ( LAAF) en janvier puis l’adoption définitive de la loi contrefaçons le 26 février, nous avons gagné une reconnaissance partielle de « l’exception agricole et alimentaire générale » que nous réclamons, notre mobilisation doit continuer jusqu’à sa reconnaissance totale !

Plus d’infos

« Le bilan détaillé dans le « Journal des bonnes nouvelles http://www.cyberacteurs.org/blog/   nous a permis de faire le point sur les premiers pas qui se dessinent pour l’émancipation des paysans.
>
> La première avancée sur les semences de ferme doit servir de levier pour que l’ensemble des revendications portées par le Collectif Semons la Biodiversité puisse être prises en compte par les parlementaires dans les travaux en cours sur la LAAF.
>
> En effet au delà des semences de fermes, les droits de propriétés intellectuelles concernent également d’autres actes millénaires de la vie agricole comme la production à la ferme par l’agriculteur de ses semences (qu’elles soient « de ferme » ou paysannes), de ses animaux ou de ses préparations naturelles.
>
> Ainsi, Le Collectif Semons la Biodiversité demande aux parlementaires d’inscrire dans le texte de la LAAF en cours d’examen :
> * une exception agricole et alimentaire générale à l’application de la lutte contre la contrefaçon,
> * la libre utilisation et réutilisation des semences, des animaux et des préparations naturelles en cas de présence fortuite d’une information génétique brevetée
> * l’autorisation d’utiliser et de commercialiser des PNPP hors du champ d’application des lois sur les pesticides qui les interdisent de fait.
>
> La cyber action est portée par le Collectif Semons la biodiversité, regroupant une vingtaine de structures nationales. Elle est également soutenue par la FADEAR (Fédération des Associations pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural).
> Pour en savoir plus  :
>  www.semonslabiodiversite.com.
>
> Merci d’avance de poursuivre avec nous la mobilisation en adressant, à travers la signature de cette cyberaction, à vos sénateurs les propositions actualisées ci-dessous qui nous permettent de maintenir et continuer ensemble la mobilisation « Stop à l’étouffement des paysans » mise en place depuis plusieurs mois.
>
>
> « Les soussignés demandent dès à présent aux sénateurs de s’engager à voter , dans le cadre de l’examen en cours de la LAAF, les amendements suivant afin de garantir pleinement le respect des droits des agriculteurs à la base des pratiques millénaires fondatrices de l’agriculture et garant de notre souveraineté alimentaire :
>
>

    • « La production à la ferme par un agriculteur de ses semences, de ses plants ou de ses animaux pour les besoins de son exploitation agricole, ne constitue pas une contrefaçon, et ce quelle que soit l’origine de ces semences, de ces plants ou de ces animaux.
      > La production à la ferme par un agriculteur de ses ferments, levains, levures et autres préparations naturelles à base de micro-organismes ou d’autres éléments naturels issus de sa ferme ou de l’environnement naturel et destinés à ses productions fermières ou aux soins de ses cultures ou de ses animaux, ne constitue pas une contrefaçon.
      > La rémunération de la sélection des végétaux et des animaux destinée à l’alimentation et à l’agriculture fait l’objet de dispositifs particuliers qui ne rentrent pas dans le champ d’application des lois générales de lutte contre les contrefaçons ».
    • La protection du Certificat d’Obtention Végétale ne s’étend aux semences ou plants reproduits par un agriculteur à partir de sa propre récolte sur sa propre exploitation que s’il effectue une sélection conservatrice visant à reproduire l’ensemble des caractères distinctifs et uniquement les caractères distinctifs de la variété protégée et s’il commercialise sa récolte sous la dénomination de la variété protégée.
    • La production, la multiplication, la reproduction, l’utilisation, la détention en vue de l’utilisation ou de l’échange entre agriculteurs et l’échange entre agriculteurs de semences, de matériels de multiplication végétaux, de plantes, d’animaux ou de préparations naturelles produits à la ferme pour les besoins de la ferme et contrefaisant, l’échange ou la commercialisation de produits contrefaisant qui en sont issus, lorsque ces faits sont commis par un agriculteur, un sélectionneur d’une variété végétale ou d’une lignée animale, n’engagent la responsabilité de leur auteur que si le caractère breveté a été introduit avec son accord en connaissance de cause. L’agriculteur, dont il n’est pas établi qu’il a utilisé sciemment une plante, un animal ou une préparation naturelle contenant le ou les éléments brevetés et avec l’intention d’exploiter la ou les fonctions protégées par le brevet peut continuer d’exploiter librement le produit de sa récolte, ses animaux et ses préparations naturelles et ce sans limite de temps s’il n’excipe pas de la fonction protégée, dès lors que cette dernière porte sur un caractère nouveau non natif.
    • Les préparations naturelles peu préoccupantes ne sont pas des produits phytopharmaceutiques au sens du Règlement CE n°1107/2009, elles relèvent d’une procédure fixée par voie réglementaire conformément à la loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006. Les dispositions du présent chapitre ne leur sont pas applicables.
    • Le ou les éléments naturels non génétiquement modifiés, à partir desquels sont élaborées les préparations naturelles peu préoccupantes, sont inscrits dans une liste tenue à jour et publiée par le ministre de l’agriculture. Sont inscrites de droit sur cette liste, les plantes visées par les articles D. 4211-11 et L.5121-14-1 du code de la santé publique, les plantes utilisées en alimentation humaine et animale ainsi que les substances de base au sens de l’article 23 du Règlement CE n°1107/2009 » .

Texte de la cyberaction proposé

Monsieur le Rapporteur,
> Madame, Monsieur,
> En soutien au Collectif Semons la biodiversité, je vous demande d’inscrire dans le texte de la LAAF en cours d’examen :
> * une exception agricole et alimentaire générale à l’application de la lutte contre la contrefaçon,
> * la libre utilisation et réutilisation des semences, des animaux et des préparations naturelles en cas de présence fortuite d’une information génétique brevetée
> * l’autorisation d’utiliser et de commercialiser des PNPP hors du champ d’application des lois sur les pesticides qui les interdisent de fait.
> Dans cette attente, Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.

Pour la Confédération paysanne de l'Aude
Lozat Olivier

Concert de soutien pour les vignerons sinistrés

Carcassonne. Les vignerons sinistrés n’ont pas été oubliés

>Publié le 01/04/2014 à 03:50,Mis à jour le 01/04/2014 à 08:04

concert de soutien

concerts solidaires Curbieres Fortin 5 avril

> Dans la nuit du 13 au 14 novembre dernier, un ou plusieurs individus mettaient volontairement le feu au chai de Robert Curbières à Ventenac-Cabardès détruisant la totalité des bâtiments mais aussi toute la production du jeune vigneron, Édouard Fortin qui avait été entreposée ici. Stupeur et colère des deux hommes qui ont tout perdu. Incompréhension également des vignerons abasourdis par un tel acte, une telle intention de nuire et de détruire. Depuis la solidarité s’est organisée autour des deux hommes et malgré le temps qui est passé, personne n’a oublié ce geste qui a plongé deux foyers dans une multitude de problèmes. Il sera même temps de s’en souvenir, samedi prochain, mais cette fois de façon plus festive puisque de nombreuses associations se mobilisent pour une soirée qui verra se produire la fine fleur des artistes régionaux. Tout le monde s’est mobilisé à Ventenac autour du Foyer Léo-Lagrange : la municipalité, le comité des fêtes, le club de pétanque, celui de futsal, l’Institut d’études occitanes, fasetz la lenga en Cabardès, la confédération paysanne, le cru Limoux, les Ampélofolies, l’association Avec, les compagnons de Paratge. Tout ce beau monde recevra, samedi à partir de 20 h 30, à l’espace René-Douce, rien mois que Mans de Breish, Pierre Hollard et Paco Aeschilmann, Cossi que siague, Christian Almerge, Laurent Cavaliè, la fanfare du Minervois et l’Invité de trop. On trinquera à l’avenir et au soutien de Robert Curbières et Édouard Fortin. Entré 10 euros. Mais à ce prix-là, une telle réunion d’authentiques talents, c’est un vrai bonheur. On peut se renseigner en téléphonant au 06 07 83 33 52. Tous samedi à Ventenac.

La Dépêche du Midi

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Pour la Confédération paysanne de l'Aude
Lozat Olivier

Accord transatlantique : Obama se heurte à une forte opposition

25 mars 2014 | Par Iris Deroeux – Mediapart.fr

> Barack Obama est à Bruxelles, mercredi, pour un sommet USA-UE. Au menu : les négociations sur l’accord transatlantique, censé aboutir à la création de la plus grande zone de libre-échange du monde. Pour cet accord, l’administration Obama se heurte toutefois aux États-Unis à l’opposition d’élus du Congrès et d’une partie de la société civile.

> New York, correspondance

> Barack Obama rencontre, mercredi 26 mars à Bruxelles, le président de la commission européenne José Manuel Barroso. Il sera question d’Ukraine mais aussi d’un autre sujet brûlant : le T-TIP, acronyme désignant le Transatlantic Trade and Investment Partnership, un accord commercial entre l’Union européenne (UE) et les États-Unis censé aboutir d’ici 2015 à la plus grande zone de libre-échange du monde (retrouver ici le dossier de la rédaction).

> Barack Obama arrive en effet quelques jours après une nouvelle session de discussions entre les délégués américains et les experts de la commission européenne (à qui les 28 ont donné mandat pour négocier). Depuis juin 2013, ceux-ci se sont déjà rencontrés quatre fois et un cinquième round est prévu cet été à Washington. Un tel rythme indique une volonté d’avancer vite sur ce sujet des plus polémiques, suscitant craintes et critiques de part et d’autre de l’Atlantique.

> « Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations », lâchait François Hollande lors d’une conférence de presse aux côtés de son homologue américain, en février dernier (lire notre article). Le week-end dernier, le représentant américain au Commerce, Michael Froman, appelait, lui, les Européens à ne pas laisser les prochaines élections européennes freiner le rythme des négociations.

> Mais Michael Froman a beau vouloir accélérer la manœuvre, il semble oublier qu’aux États-Unis, les obstacles à la signature d’un accord avec l’UE sont nombreux. Pour commencer, l’administration Obama va devoir convaincre le Congrès de l’intérêt de ce grand accord commercial. D’autant plus que ce n’est pas le seul : l’administration est déjà engagée dans d’autres négociations, entreprises dès 2009 et bien plus avancées, sur un accord de libre-échange avec onze pays d’Asie. Il s’agit du Trans-Pacific Partnership (TPP), qui occupe actuellement beaucoup plus l’espace médiatique américain.

> Ces accords de libre-échange suscitent la méfiance de nombreux élus et groupes représentant la société civile. Ils dénoncent la manière dont sont menées ces différentes négociations commerciales et s’interrogent sur les gains économiques que les Américains sont censés en tirer. Au point que, pour le moment, le Congrès n’a pas accordé à l’administration Obama le mandat officiel lui permettant de négocier !

> De ces discussions à huis clos, dont ne filtre quasiment aucun document officiel, on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’elles sont déjà extrêmement complexes voire confuses. Le T-TIP est un projet d’accord des plus ambitieux. Il a la spécificité de porter à la fois sur l’abaissement des barrières tarifaires (déjà faibles entre l’UE et les États-Unis) et sur une harmonisation des normes et des règlements. Autrement dit, il s’agit d’aligner les réglementations américaine et européenne dans un ensemble de secteurs allant de l’agriculture à l’industrie, en passant par l’énergie, la santé ou encore les procédures d’attribution des marchés publics. Le but est de créer une sorte de grand marché intérieur.

> Un tel objectif est souvent vu comme démesuré voire insensé, notamment parce qu’il s’agirait pour l’atteindre d’harmoniser les fonctionnements propres à chaque État voire leurs modèles de société. Les différentes sessions de négociations l’illustrent assez bien : à chaque fois, des délégués arrivent avec de nouvelles requêtes soulignant les particularités de leur État, et devant faire exception.

> Du côté américain, le secteur des services financiers est ainsi un sujet de discorde. Les Américains ne veulent pas que ceux-ci figurent au menu de la négociation. « Ils ont en mémoire les débats houleux et interminables provoqués par l’initiative de réforme du secteur bancaire au Congrès, connue sous le nom de Dodd-Frank. S’y atteler de nouveau leur paraît trop difficile, ils ne veulent pas y toucher », analyse Edward Alden, expert des politiques commerciales américaines pour le think tank Council on Foreign Relations. Même chose du côté des Européens, qui ont récemment demandé l’instauration de quotas sur les importations de bœuf et de poulet.

> Au bout du compte, la négociation paraît si délicate qu’on a du mal à comprendre pourquoi les deux partenaires commerciaux se sont fixés un tel objectif. L’argument est celui de la croissance économique, répète-t-on des deux côtés de l’Atlantique. « Le T-TIP a pour but de promouvoir la croissance aux États-Unis et en Union européenne et d’ajouter de nouveaux emplois aux 13 millions existant déjà grâce aux investissements et au commerce transatlantique », lit-on sur la page du représentant américain au Commerce.

> « L’intention de l’administration américaine est double, précise Edward Alden. Il s’agit d’une part de continuer de libéraliser les échanges, en estimant que cela a des effets positifs sur la croissance, et en privilégiant les accords bilatéraux car les négociations multilatérales sous l’égide de l’OMC n’avancent plus depuis une dizaine d’années. Il s’agit d’autre part de mettre en place un ensemble de règles permettant de restreindre l’influence de la Chine, puisque tant les États-Unis que l’Europe s’inquiètent des pratiques commerciales chinoises. »

> Mais l’argument de la croissance économique ne convainc pas grand monde pour le moment. En outre, il ne suffit pas à justifier le secret qui entoure les négociations. Le sujet est donc devenu politiquement explosif aux États-Unis. Les critiques d’élus et de groupes issus de la société civile sont de plus en plus vives.

> Le lobbying des grandes entreprises

> La critique porte sur plusieurs points. De nombreux groupes de protection de l’environnement, de consommateurs ou encore de défense de la justice sociale dénoncent le système de négociation à huis clos mais aussi la surreprésentation des intérêts des grandes entreprises dans les instances de négociations. « Sur les 556 experts ayant voix au chapitre, près de 90 % sont issus du milieu privé et industriel », note Ilana Solomon, du Sierra Club, l’une des plus grandes associations écologistes américaines.

> Elle fait ainsi référence aux vingt-huit comités de conseil qui existent de manière pérenne à Washington et qui sont consultés lors de la mise en place de toute nouvelle politique commerciale. Cette infographie du Washington Post permet de comprendre qui composent ces comités (cliquer ici). On y retrouve les données citées par le Sierra Club. 85 % des experts sont issus des grandes entreprises et du privé tandis que les milieux de la recherche, les ONG ou encore les syndicats de travailleurs se partagent les sièges restants.

> Sans droit de regard, les associations s’inquiètent donc de voir disparaître des droits sociaux et des normes de sécurité, par exemple dans les domaines environnementaux ou alimentaires. Le tout, « pour des bénéfices économiques minimes voire inexistants », juge Melinda St Louis, de la grande association de défense des consommateurs Public Citizen. Elle précise que c’était également l’argument lors de la négociation de l’accord NAFTA (accord de libre échange nord-américain signé en 1994), « et qu’en dix ans, on a toujours pas vu les fameuses retombées économiques promises ».

> Cette longue liste de doléances n’a pas échappé aux élus du Congrès, par ailleurs vexés d’être à ce point tenus à l’écart des négociations. Ils se montrent par conséquent très réticents à soutenir l’administration Obama dans sa démarche.

> En janvier, le président américain demandait en effet au Congrès, lors de son discours sur l’état de l’Union, de lui accorder certains pouvoirs spéciaux lui permettant de négocier plus rapidement les grands accords commerciaux bilatéraux en cours avec l’Asie et l’Europe. Une procédure dite « fast track authority », qui équivaut à une forme de blanc-seing accordé par les élus au président, si ceux-ci estiment que c’est le meilleur moyen d’avancer.

> Cette procédure a permis de négocier les derniers grands traités de libre-échange tel que NAFTA. Quand elle s’applique, le Congrès n’est consulté qu’une fois le texte de l’accord finalisé, avec un simple vote « oui ou non », sans possibilité de l’amender.

> Sauf que, à la surprise générale, les élus démocrates s’y opposent. Ils sont une majorité dans le propre camp de Barack Obama à dire qu’ils refusent un tel privilège au président, estimant qu’ils doivent avoir un droit de regard sur ces négociations. Du côté républicain, l’idée de libéraliser les échanges rencontre plus de succès, mais la forme des négociations en dérange aussi certains : une cinquantaine d’élus de la mouvance Tea Party exige de l’administration qu’elle rende les négociations plus transparentes.

> L’administration Obama se retrouve donc bloquée, préférant patienter plutôt que de se soumettre à un vote du Congrès et se voir refuser la « fast-track authority ». En attendant, elle se voit contrainte de mener une opération séduction auprès de son propre camp, en espérant qu’il change rapidement d’avis… Ça ne risque pas d’arriver dans les prochaines semaines : les élections américaines de mi-mandat se tiennent en novembre prochain. La campagne va bientôt commencer et, avec elle, une période très peu propice à la prise de risque politique.

> Les négociations ont donc beau se poursuivre avec l’Union européenne, l’accord transatlantique n’est définitivement pas pour demain.

URL source: http://www.mediapart.fr/journal/international/220314/accord-transatlantique-les-velleites-de-l-administration-americaine-et-de-nombreux-obstacles-mardi