28/03 à Lézignan : Débat public sur le port de La Nouvelle

Jeudi 28 à 19h, au Palais des Fêtes de Lézignan, aura lieu l’avant dernière réunion publique sur le projet d’agrandissement du port de La Nouvelle.
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> 200 millions d’euro à minima, et pour la seule première phase, c’est l’investissement annoncé par nos collectivités publiques (région, département et agglo de Narbonne) pour ce projet dont certains fondements sont remis en question.
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> Notamment le besoin d’investir en masse dans des infrastructures adaptées aux échanges mondialisés à l’heure où on peine à trouver des financements pour redéployer la production locale et les circuits courts.
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> Notamment la pertinence d’investir en masse dans des filières totalement dépendantes d’une énergie abondante et peu chère (le pétrole), à l’heure où il est mondialement reconnu que cette énergie commence à se raréfier et il est prévu que son coût va exploser.
> A ce sujet vous aurez la présentation du cahier d’acteur des mouvements Villes en transition qui va tenter d’expliquer pourquoi il faut à tout prix investir dans l’autonomie des territoires et nos pas les échanges internationaux.
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> Notamment le fait d’investir pour faire des ponts d’or à des industries ou multinationales qui exploitent la misère dans le monde et la favorisent à nos portes, alors que l’économie sociale et solidaire, créatrice d’emploi, de richesses et de reconnaissance des travailleurs, n’obtient que bien peu d’aide pour se développer.
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> Notamment pour favoriser l’importation/exportation d’engrais, de blés durs, de vins produits selon des méthodes très éloignées de l’agroécologie alors qu’on peine à trouver des produits bio et locaux pour nos cantines, supérettes, etc.
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> Vous avez la présentation du projet, les réactions des différents acteurs, l’enregistrement des précédentes réunions de débat public et plus d’info sur le site :
> http://www.debatpublic-pln2015.org
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> N’hésitez pas à participer à ces réunions pour apporter la parole et le point de vue citoyen et consom’acteurs dans les discussions !
> Nous vous y attendons.
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> Eole Bonneault
Cotisant solitaire pour un futur solidaire

Greenpeace : Newsletter Novembre 2012

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Océan : une autre pêche est possible

Anne-Marie est une femme. Elle a un petit bateau. Elle se bat pour que la voix des artisans pêcheurs soit prise en compte. RDV avec ce patron pêcheur …
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Scandale écologique, démocratique et/ou social ? Greenpeace appelle le premier ministre à remettre en cause le projet de construction de l’aéroport et à cesser les expulsions des opposants.
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L’Afrique, piétinée par l’huile de palme

Kumi Naidoo, directeur international de Greenpeace, fait un état des lieux de la situation en Afrique, d’où il est originaire…
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Le site d’infos Owni s’est penché sur la mise hors ligne de Facenuke, suite au retrait de plusieurs acteurs clefs de sa cartographie du secteur nucléaire français. Ce film témoignage, à voir, traite des conséquences économiques et environnementales suite à l’utilisation des cultures transgéniques et des herbicides outre-Atlantique. Notez les rendez-vous à ne pas manquer dans votre région et venez rencontrer les équipes Greenpeace.
> Lire l’article > Voir la vidéo > Voir l’agenda

Pétition Condamnation Kokopelli

> >> « Pour continuer à pouvoir utiliser, reproduire, échanger les
> >> semences libres et librement… Celle la faut la signer !
> >>
> >> Merci ! et n’hésitez pas à faire tourner ! »
> >>
> >> Il reste 600 et quelques signatures à trouver pour que les graines
> >> survivent.
> >>
> >> http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/fran%C3%A7ois-hollande-
> >> faire-annuler-la-condamnation-de-kokopelli?
> >> utm_campaign=action_box&utm_medium=twitter&utm_source=share_petition
> >> ———————–
> >> Kokopelli est une association à but non lucratif, fondée en 1999
> >> qui maintient une collection planétaire unique, de plus de 2 200
> >> variétés de plantes potagères, céréalières, médicinales,
> >> condimentaires, ornementales et une gamme de variétés très peu
> >> cultivées, peu connues, voire en voie de disparition. Elle place
> >> son action dans l’objectif solidaire de développer des projets
> >> d’aide envers les communautés démunies (183 en 2011). Kokopeli est
> >> attaquée aujourd’hui par un grainetier, Graines Baumaux.
> >> Cette Société par actions simplifiée au capital de 1 000 000
> >> d’euros, dont le chiffre d’affaires 2011 s’élève à hauteur de 13
> >> 952 923 € et le bénéfice 2010 à hauteur de 2 005 251 €,
> >> commercialise 2 835 variétés de graines potagères, florales,
> >> aromatiques, médicinales, fourragères et dites engrais verts.
> >> Le Tribunal de Grande Instance de Nancy et la Cour de Justice de
> >> l’Union Européenne ont condamné l’association Kokopelli, pour
> >> concurrence déloyale vis-à-vis de l’entreprise Graines Baumaux, à
> >> verser 100 000 € de dommages-intérêts à Graines Baumaux, ce qui
> >> pourrait la forcer à cesser ou modifier ses activités.
> >> Il est donc demandé au Président de la République, François
> >> Hollande, la traduction du Traité International sur les Ressources
> >> Phytogénétiques pour l’Agriculture et l’Alimentation (TIRPAA) dans
> >> notre législation nationale. Ce Traité, voté par la France en 2002
> >> et approuvé nationalement en 2005, reconnaît aux agriculteurs et
> >> aux jardiniers le droit de conserver, utiliser, échanger et vendre
> >> les semences ou le matériel de multiplication reproduits à la
> >> ferme sur son territoire. Il reconnaît la contribution des
> >> agriculteurs à la conservation de la biodiversité et stipule que
> >> rien ne peut entraver leurs droits de conserver, ressemer,
> >> échanger et vendre leurs semences reproduites à la ferme.
> >> Il est de plus réclamé de faire respecter l’autorisation
> >> d’approbation du TIRPAA votée en 2005, en interdisant tout droit
> >> de propriété intellectuelle sur le vivant et en limitant les
> >> normes commerciales et les droits des obtenteurs là où commencent
> >> ceux des agriculteurs, et l’abrogation de la Loi du 28 novembre
> >> 2011 relative aux certificats d’obtention végétale.
> >>
> >> Textes repris de la lettre de Monsieur René Balme, Maire de Grigny
> >> au Président de la République
> >>
> >> Pour en savoir plus :
> >> http://www.legrandsoir.info/condamnation-de-kokopelli-rene-balme-s-
> >> adresse-a-francois-hollande.html
> >> http://www.semencespaysannes.org/
> >> condamnation_kokopelli_etat_condamne_qui_hono_115-actu_36.php
> >> http://kokopelli-semences.fr/juridique/proces_perdu_2012
> >> Merci de partager largement ces informations et de vous impliquer.

La bataille autour du gaz de schiste reprend dans le bassin d’Alès

21 SEPTEMBRE 2012 | PAR JADE LINDGAARD

 » Fracturation conventionnelle limitée « 

Logo de l'association "Touche pas à ma roche-mère"Logo de l’association « Touche pas à ma roche-mère »
De toute façon, « il ne s’agit pas de gaz de schiste, mais de recherche pétrolifère pour laquelle cette société possède un permis de prospection », explique la préfecture du Gard. Pour notre géologue anonyme, le sous-sol lorgné par les Suisses contient « du pétrole classique, c’est clair, et pas de l’huile de schiste. C’est du Sannoisien, un étage géologique du tertiaire, dans la roche poreuse et perméable, bien au-dessus de la roche mère ». Rien à voir avec le gaz de schiste, qui correspond à un étage géologique plus ancien, plus profond dans le sol, à partir de 2 500 mètres, précise-t-il. De toute façon, « Il n’y a pas d’huile de schiste dans le sud », ajoute-t-il, fort de son expertise : « Ce que je vous dis, c’est la vérité scientifique, il faut raison garder et se référer à ceux qui savent. »
Le permis du bassin d’Alès s’étend en partie sur un ancien champ pétrolifère (champ de Maruéjols) découvert en 1947 et foré par Elf jusqu’au début des années 1980. Peu productif, il est abandonné alors que les cours du pétrole sont trop bas pour en faire un gisement rentable. Accordé pour cinq ans le 1er mars 2010, le permis de recherche du bassin d’Alès couvre une surface de 215 km2. Dans son rapport du 5 septembre 2011 (à lire en cliquant ici, en pdf, à la ligne « complément »), envoyé au ministère de l’écologie à la suite de la loi Jacob interdisant la fracturation hydraulique, MouvOil assure que « les méthodes d’exploration que nous envisageons sont strictement conventionnelles », et qu’elle« n’a pas l’intention d’utiliser de procédé de fracturation hydraulique ». Ce que confirme Jean-Michel Frautschi, le président de MouvOil : « Nous cherchons de l’huile et du gaz tout à fait conventionnels. »
Pourtant, la demande initiale de permis déposée en 2009 par MouvOil (à lire ci-dessous) contient des informations différentes.
D’abord, le pétrolier insiste sur « l’intérêt de l’exploration des objectifs profonds », et pointe l’hypothèse de l’existence de réservoirs attendus « entre 1 800 et 2 200 mètres ». Non loin donc du seuil des 2 500 mètres évoqué par l’expert du ministère. Ensuite, le document décrit des réservoirs d’huile, « alimentés par les schistes bitumineux du Santonnien ». Les Schistes bitumineux – l’expression est mise en valeur en caractère gras – sont des roches contenant des substances organiques pouvant donner du gaz et du pétrole. Ils entrent dans la famille des hydrocarbures non conventionnels et font l’objet de campagne de dénonciation des écologistes (voir ici par exemple).
Carte postale du collectif 07 Stop au gaz de schiste.Carte postale du collectif 07 Stop au gaz de schiste.
« Ces schistes bitumineux sont si riches du point de vue organique qu’ils on été exploités pendant plus d’un demi-siècle à Vagnas sur la bordure nord du bassin pour produire par pyrolyse du pétrole lampant, des huiles de graissage et du gaz d’éclairage. La justification du forage d’un puits à 1 800-2 200m reste cependant liée à la découverte de structure fermée de taille suffisante. » Même s’il n’est pas certain d’en trouver autant qu’il le souhaite, le pétrolier explicite sans ambiguïté son intérêt pour ces substances fossiles.
Dans le même rapport, il annonce aussi vouloir réaliser un « échantillonnage des roches mères », cette partie superficielle de la croûte terrestre à partir de laquelle se forme le pétrole. À ce niveau-là de profondeur, peut-on encore prétendre prospecter des hydrocarbures conventionnels ? La question se pose d’autant plus que, si l’on se reporte au programme de travail de MouvOil déposé en septembre 2011, on découvre qu’il prévoit la réalisation d’un deuxième forage « jusqu’à 2 400 mètres », près d’un kilomètre plus bas que le premier forage prévu pour atteindre les réservoirs d’huile lourde.
Surtout, dans une lettre envoyée à la mairie de Bessas le 7 juin 2011, dont Mediapart a obtenu une copie, MouvOil écrit envisager de « faire une fracturation conventionnelle limitée » de la roche, afin de « faciliter l’action de l’acide injecté autour du puits, comme cela est fait en routine dans tous les forages du monde ».
Fracturation : le mot est lâché, en noir sur blanc, par l’opérateur lui-même. Il a beau préciser dans le même paragraphe que cela n’a « rien à voir avec le fracking des gaz de schiste », l’intention technique est assez claire. Car il existe diverses façons de fracturer la roche, et pas seulement en effet pour en extraire des gaz de schiste. Cette missive précède de trois semaines le vote de la loi Jacob qui interdit la fracturation hydraulique. Depuis, soucieux de se conformer au cadre légal pour conserver son permis, le pétrolier suisse ne parle plus de « fracturation conventionnelle limitée ».

 » Il y a du gaz sur ce gisement « 

Jean-Michel Frautschi n’en démord pas : « Nos objectifs, c’est la formation du tertiaire, la partie supérieure du Crétacée, le grès, le calcaire : des objectifs conventionnels, tout à fait classiques. » Et il ajoute : « Si j’allais chercher du gaz de schiste, j’irai sur une zone plus au sud-est, où l’on trouve des fondations plus anciennes. »
Mais pour Joël Jolivet, maire de Tharaux, et hydrogéologue au CNRS (voir ici) « Il y a du gaz sous ce gisement, qui peut être de schiste, et il y a du gaz de charbon. Compte tenu de la nature de la roche du bassin d’Alès et de la structure du réservoir de roche mère, on peut y trouver des gisements non conventionnels d’hydrocarbures gazeux et liquides. MouvOil dit ne pas chercher de gaz de schiste, mais c’est une question de sémantique. »
Manifestation à Barjac, le 23 octobre 2011 ©Olivier Sébart.Manifestation à Barjac, le 23 octobre 2011 ©Olivier Sébart.
Selon Serge Bellelle, géologue retraité, membre du comité scientifique du collectif 07 Stop aux gaz de schiste, et ancien du secteur pétrolier, « s’ils veulent faire un forage conventionnel, ils n’ont pas besoin de connaître de façon aussi précise la nature du terrain avec leur acquisition sismique. Ils pourraient se contenter d’un simple carrotage ». MouvOil assure être encore bien loin de pouvoir forer. « On attend une autorisation, même tacite, du préfet pour commencer le permittage », nous explique Jean-Michel Frautschi, c’est-à-dire l’envoi de représentants auprès des propriétaires des parcelles que les camions vibreurs doivent traverser.
Mais Mediapart s’est procuré le document de « déclaration d’ouverture des travaux de recherche de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux », déposé en août par le pétrolier. On y découvre un calendrier extrêmement précis : reconnaissance sur le site et recherche d’une base de vie en août 2012, puis permittage pendant 30 à 40 jours ouvrables, avant la conduite des recherches sismiques par camions vibreurs pendant dix jours de fin octobre à début novembre, et enfin, le traitement des données en décembre. De quoi commencer à forer dès début 2013.
Ce document contient également une notice d’impact des travaux sur l’environnement. Selon une note des services régionaux du ministère de l’écologie (Dreal du Languedoc-Roussillon et de Rhône-Alpes), la zone d’étude de la recherche sismique « représente un intérêt écologique important, en particulier grâce à la diversité des milieux naturels qui y sont présents : gorges de l’Ardèche et de la Cèze, plateaux calcaire, Garrigues… ». Sur le territoire concerné par le permis du bassin d’Alès vivent des espèces naturelles protégées, comme le vautour parcnoptère, l’aigle de Bonelli, la loutre d’Europe, ainsi que des papillons et des libellules.
Il est traversé par pas moins de 14 zones naturelles d’intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF), cinq sites Natura 2000 et neuf espaces naturels sensibles. Par ailleurs, de nombreuses zones habitées sont recensées à proximité (moins de 300 mètres) des lignes sismiques prévues – sur environ 60 km. Autrement dit, même si les travaux du pétrolier restent dans le cadre conventionnel, leur impact environnemental n’est pas nul. Mais selon MouvOil, les dégâts s’ils adviennent, seront limités et compensables.
« Nous sommes détenteurs du permis, nous sommes dans la légalité, conclut Jean-Michel Frautschi. Si nous ne pouvons pas accéder au terrain pour acquérir les données, nous prendrons les dispositions utiles pour rediscuter avec le gouvernement de ce permis accordé s’il ne peut être mis en œuvre ».

Un ex de l’affaire Elf

Les dirigeants de MouvOil (voir ici) ne sont pas inconnus des services de l’Etat. Créée en 2008, cette société suisse accueille dans son conseil d’administration Jack Sigolet, ancien bras droit d’André Tarallo, le M. Afrique d’Elf. Ancien patron de la Fiba Banque française intercontinentale, il semble s’être spécialisé dans les préfinancements pétroliers. Récemment, son nom est apparu dans une enquête helvète sur des détournements de fonds angolais (voir ici). Jean-Michel Frautschi, le président de MouvOil, est lui aussi un ancien d’Elf-Aquitaine, devenu pétro-consultant dans les années 1990. Le vice-président de la société, Max-Louis Bordenave est, lui, un ancien de Total. Des vieux routiers des sphères politico-pétrolières et de leurs insondables arcanes.
Pour Edouard Chaulet, maire de Barjac, et l’un des personnages du documentaire de Jean-Pierre Jaud, Nos enfants nous accuseront (consaré aux dérives de l’industrie agro-alimentaire et à ceux qui s’y opposent) : « Cette affaire n’est pas locale. Il faut cesser de penser l’économie comme on le faisait auparavant. Il y a le changement climatique, la carbonisation de l’atmosphère. Nous nous tournons vers le tourisme, des gens s’installent ici. J’ai dit à MouvOil que j’avais besoin de leurs camions vibrateurs, mais pour faire de la géothermie. »
La bataille du bassin d’Alès n’est pas un cas isolé. En Seine-et-Marne, la société Toreador-Hess-Zaza a rencontré Jean-François Delesalle, le maire de Doue, au printemps dernier. Objet de la rencontre : les forages que le pétrolier souhaite réaliser dans le cadre de son permis exclusif de recherche dit de « Château-Thierry » (voir ici), qui s’étend jusqu’à l’Aisne. Une réunion s’est tenue en juin à la préfecture. Depuis, plus de nouvelles.
Mais dans leur rapport de mai 2011 sur la fracturation hydraulique, les parlementaires Michel Havard et Jean-Paul Chanteguet considèrent que le permis de Château-Thierry comporte des projets d’exploration d’hydrocarbures non conventionnels… Quinze autres permis, qui visent 23 départements au total, sont aussi concernés. Aucun d’entre eux n’est inquiété par la déclaration présidentielle de la semaine dernière. La fracturation hydraulique est interdite. Mais que feront pétroliers et responsables politiques le jour où ils découvriront des gaz et des huiles de schiste, même par inadvertance ?

Modifications vendredi soir à 22h40, suite à la remarque d’un lecteur : en p. 2,le nom  hydrocarbure était improprement accordé au féminin. Même page, le « Sannoisien » était improprement qualifié d »état » alors qu’il sagit d’un « étage ».
Toutes les personnes citées dans cet article ont été interrogées par téléphone entre le 18 et le 20 septembre.
Contactée également par téléphone, la société Toreador-Hess n’a pas répondu à notre demande de réaction. Pas plus de réponse de la part du ministère de l’écologie au sujet de leurs intentions concernant le permis du bassin d’Alès.

 

Maryse ARDITI
Ecologie du carcassonnais, des corbières et du Littoral audois

Huile de Palme… Suite

La suite de l’Article du Midi Libre du 23/12/2011 ICI

Pour mémoires les élus du Grand Narbonne, du Conseil Général de l’Aude et du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon avaient décider d’investir 200 M€ de subventions pour l’implantation d’une usine d’huile de Palme du groupe Sime Darby à Port la Nouvelle pour la création de 50 emplois directs…

Si je sais compter ça fait un ratio de 4 000 000 € par emploi ! Pour info, un smicard qui travaille 42 ans coûte 1 000 000 € charges patronales comprises pour toute sa carrière. En prime il a le droit de prendre sa retraite à 60 ans. Sans être un grand mathématicien je créerais au bas mot 200 emplois avec 200 M€… Ils ne savent pas compter nos élus ? N’en doutons pas… Question: Est-ce qu’il existe des commissions lorsque l’on signe des contrats de cette importance?

L’eau…Gestion durable…


Pour aller plus loin, je vous invite à parcourir dans son ensemble  le site:EAUTARCIE , vous y trouverez une multitude de renseignements relatifs à notre consommation d’eau, des conseils très bien documentés, des solutions techniques pour une gestion durable de votre eau domestique.

Nitrate d’Ammonium et Nucléaire…

Le Nitrate d’Ammonium qui sert essentiellement à fabriquer des engrais chimiques, transite par Port-La-Nouvelle…

Port-La Nouvelle dont le port veut accueillir une usine d’huile de Palme. Huile et Nitrate d’Ammonium ça donne quoi comme réaction chimique:

Projet de raffinerie dans l’Aude

Mets pas de l’huile !

paru dans CQFD n°93 (octobre 2011), par Sébastien Navarro, illustré par
mis en ligne le 7 décembre 2011

Parce que leur embarcadère est convoité par un géant de l’huile de palme, des habitants de Port-la-Nouvelle montent au front. Porté par un argumentaire bien huilé et rétif aux graisseurs de patte, le comité No Palme tente d’alerter son monde…

Port-la-Nouvelle, petit bourg situé à une vingtaine de kilomètres de Narbonne (Aude). Les membres du comité No Palme prennent place dehors, à la fraîche, à deux pas de la gare. À quelques centaines de mètres, la cheminée de la cimenterie Lafarge étire sa hampe grisâtre. Alain : « On sait très peu de choses du projet. C’est dans la presse régionale, au printemps dernier, que l’on en a appris les grandes lignes. » Que voici : la multinationale malaisienne Sime Darby, leader mondial dans le secteur de l’huile de palme, a jeté son dévolu sur Port-la-Nouvelle pour y implanter sa seconde usine de transformation en Europe (la première étant près de Rotterdam). La raison : Sime Darby vient d’acquérir plus de 200 000 hectares de terres au Libéria et a besoin d’un site de raffinage en Europe du Sud. L’huile de palme a le vent en poupe, non seulement sur le marché alimentaire, mais aussi dans le secteur énergétique puisque l’Union européenne a fixé à 10 % la part des agrocarburants à atteindre en 2020.

Hosanna ! se sont écriés la région Languedoc-Roussillon – propriétaire du port – et les élus locaux. Et tous de pousser à la roue de ce faramineux projet. De l’industrie ! Des créations d’emplois ! Mais si l’affaire fait l’unanimité chez les édiles, la plèbe ne s’en laisse pas conter : refusant ce projet de tartuffe, elle a créé le comité No Palme – pour Nouvelles orientations pour des alternatives locales et méditerranéennes. Alain, toujours : « Sime Darby ne vient qu’à condition que l’on procède à une extension du port. Le coût des travaux est de deux cent millions d’euros. Cet argent n’aurait-il pas pu être mis ailleurs ? Dans la réimplantation de maraîchers, dans la pêche artisanale, la conchyliculture, le développement de circuits courts ?… » De surcroît, cette expansion empièterait sur une zone côtière riche en biodiversité. Sans parler de la hausse du trafic autoroutier, puisque le fonctionnement de l’usine implique le passage quotidien de trois cent quarante camions. Mais ces préoccupations sont sûrement très éloignées de celles des dirigeants de Sime Darby, à la lumière de leurs faits d’armes. En Indonésie et en Malaisie, cette firme a participé activement aux campagnes de déforestation sauvage afin de replanter des palmiers à huile. Un exemple parmi d’autres : sur l’île de Sumatra, l’équivalent de « 400 terrains de football » est rasé quotidiennement [1].

« Pour rassurer Sime Darby, poursuit Alain, Bernard Ballester, le président de la chambre de commerce et d’industrie, a déclaré qu’à Port-la-Nouvelle, “il n’y a pas de docker”. Ce qui veut dire : ici, vous serez tranquilles. Pourquoi Sime Darby n’a-t-elle pas choisi Marseille ? Parce qu’ici les types bossent quarante heures par semaine, dans une vraie précarité. Et comme il n’y a pas de syndicat, il n’y a aucun risque de contestation. » Et quand bien même il y en aurait… À l’origine, la prud’homie de pêche [2] était membre du comité, mais un élu aurait fait pression sur les pêcheurs pour qu’ils la mettent en sourdine, promettant que les emplois créés – une vingtaine selon les dernières estimations – leur seraient réservés. Ce qui fait dire à Paul, autre membre de No Palme : « Les pêcheurs qui ont accepté les cacahuètes de la mairie vont devenir les larbins de Sime Darby. »

Une raison bien plus explosive pousse à s’opposer à ce projet. Port-la-Nouvelle abrite en son sein quatre dépôts classés Seveso « seuil haut » (gaz liquéfié, pétrole et alcool). Le port dépote chaque mois 1 500 tonnes de nitrate d’ammonium en provenance de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) et à destination du Maghreb. Albert, autre opposant, a potassé sa chimie : « Le nitrate d’ammonium est utilisé comme engrais. Mais c’est aussi un explosif. Si tu le mélanges avec un corps gras, de l’huile végétale par exemple, tu décuples ses capacités détonantes. Il n’est pas difficile d’imaginer la puissance qu’aurait une explosion alimentée par le stockage de milliers de tonnes d’oléagineux. Port-la-Nouvelle serait rayée de la carte. » En octobre 2009, un silo de l’usine Lafarge a pris feu, mais le grand boum a été évité de peu. En juillet 2010, un camion transportant du GPL s’est enflammé à son tour, a incendié plusieurs entrepôts et camions, et treize personnes ont été blessées. Puis, en mai 2011, un écrou mal scellé a provoqué la fuite de 3 500 tonnes de ciment d’un silo. Alain conclut : « À Port-la-Nouvelle, deux trains acheminent chacun sept cent cinquante tonnes de nitrate d’ammonium par mois. Quatre cents ont suffi pour provoquer la catastrophe d’AZF. »

Lu dans l’Indépendant d’hier, cet communication d’ECCLA

Enfin, bonne nouvelle, le département de l’Aude possède aussi ses risques nucléaires:

Usine d’huile de palme à Port La nouvelle…suite…

Communiqué

 

Huile de palme à Port-la-Nouvelle: l’Union européenne met la pression

 Toulouse, le 5/12/11

 Il y a quelques semaines, Catherine Grèze, Députée européenne du Sud-Ouest et coordinatrice de la Commission développement au Parlement européen, interpellait la Commission européenne au sujet du projet d’usine de raffinage d’huile de palme à Port-la-Nouvelle.

Le projet de la multinationale Sime Derby, qui possède déjà des milliers d’hectares de plantation en Asie et au Libéria, semble peu compatible avec la Directive européenne sur les énergies renouvelables, selon laquelle les biocarburants et bioliquides ne doivent pas être produits à partir de matières premières provenant de terres de grande valeur en termes de diversité biologique ou présentant un important stock de carbone.

Notre position est confortée par la réponse très claire donnée à Catherine Grèze par la Commission : « dans plusieurs pays en développement, l’extension légale et illégale des plantations destinées à la production d’huile de palme figure parmi les principaux facteurs de dégradation des sols organiques et des forêts et de leur disparition ». La Commission compte d’ailleurs suivre de près cette filière, puisqu’à partir de 2012, elle remettra tous les deux ans un rapport sur son incidence sur l’environnement, et les conflits d’usage avec d’autres cultures.

Pour Catherine Grèze : « Après l’annonce de la multinationale de reporter sa décision de financement du projet, cette réponse de la Commission jette un peu plus le discrédit sur ce projet. Aujourd’hui, plus personne ne peut ignorer la nocivité de ce produit pour la santé et l’environnement. Au Nord comme au Sud. »
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Contact presse : 
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>           Fanny Thibert
>    Attachée parlementaire locale de Catherine Grèze
Députée européenne du Sud-ouest

>                         Permanence de Catherine Grèze
>                                        47 Rue Pargaminières
>                                            31000 Toulouse
>                                              09 81 25 52 79
>                                              06 58 41 47 75
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