Piégeage du frelon asiatique

001-piège contre frelon asiatique

Autre méthode :

 

[TUTORIEL] We Demain vous explique comment agir contre ce prédateur vorace qui conquiert la France depuis 2004. Le défi ? Bâtir assez de pièges pour capturer ses reines pondeuses, sans nuire aux autres insectes.

 

Un frelon asiatique Source: Wikipedia Commons

Un frelon asiatique Source: Wikipedia Commons

C’est en 2004, dans un chargement de poteries chinoises, qu’aurait été importée en France la première reine de frelon asiatique (Vespa velutina). Depuis, l’insecte a prospéré à vitesse grand V sur notre territoire, dont le climat est comparable à celui de sa terre d’origine, située entre le Nord de l’Inde et la Chine. En seulement 10 ans, il a colonisé 70 % de la France.

Le problème ? Ce frelon fait festin des abeilles, déjà menacées d’extinction. Pour se nourrir, Vespa Velutina se place en vol stationnaire devant la ruche et attaque les abeilles en les décapitant avec ses mandibules, avant de les emporter dans son nid pour nourrir ses larves. Une dizaine de ces insectes suffit à anéantir une ruche. Ce frelon s’en prend également aux autres insectes pollinisateurs, ce qui constitue une véritable catastrophe pour les écosystèmes. D’autant qu’avec son dard capable de traverser une épaisseur de 6 mm, cette espèce est agressive envers l’homme : ses piqûres sont très douloureuses et, suffisamment nombreuses, elles peuvent être mortelles.

Comment reconnaître ce frelon ? Long d’environ 3 cm, Vespa velutina est un peu plus petit que le frelon commun (Vespa crabo). Il s’en distingue aussi par sa coloration brun-noir, ses pattes jaunes et ses ailes fumées.

 

UN NID: 150 NOUVELLES REINES FONDATRICES

Première recommandation : si vous découvrez un nid, ne vous en approchez pas à moins de cinq mètres et signalez-le à votre mairie ou aux pompiers. Le nid sphérique fait généralement la taille d’un ballon de football, mais il peut atteindre jusqu’à 1 mètre de diamètre. Il se différencie de celui du frelon commun par son entrée latérale, et non verticale à la base. On peut en trouver partout : dans des cavités souterraines, sous les toits, dans des greniers, dans des buissons à hauteur d’homme, sur des façades de maisons, ou encore dans des arbres jusqu’à plus de 20 m de hauteur.

 

Carte de la présence du frelon asiatique en France en 2014. Source: Muséum National d'Histoire Naturelle (Cliquez sur l'image pour plus d'informations)

Carte de la présence du frelon asiatique en France en 2014. Source: Muséum National d’Histoire Naturelle (Cliquez sur l’image pour plus d’informations)
La « femelle fondatrice » du frelon asiatique naît à l’automne. Aux premiers gels, elle quitte le nid pour trouver une cachette où hiberner. Le reste de la colonie est alors abandonné… et succombe. Aux premiers redoux, vers la mi-février, la reine s’éveille et s’envole en quête de sucres énergisants afin de reprendre des forces pour bâtir un nouveau nid et y pondre. Durant 45 jours (entre le 15 février et le 1er mai), elle est la seule à s’y occuper de ses larves. C’est à ce moment qu’il faut la piéger. Car si rien n’est fait, au moins 150 nouvelles reines s’envoleront de chaque nid à l’automne. Et le cycle recommencera.

MOBILISATION CITOYENNE

Pour l’enrayer, une mobilisation citoyenne est en cours, bien que les médias nationaux aient encore peu abordé le sujet. Des réunions, ateliers et appels aux volontaires ont eu lieu ces dernières semaines dans de nombreuses communes. L’objectif : installer des pièges dans des endroits ensoleillés, et si possible, à proximité des points d’eau. Le tout – et c’est la difficulté principale – en rendant ces pièges sélectifs afin de ne pas nuire aux autres insectes.

À vous de jouer ! Voici un modèle de piège particulièrement astucieux, fourni par l’Association action anti frelon asiatique (AAAFA). Il possède une « piste d’atterrissage », qui est plus adaptée au vol rectiligne des frelons qu’un simple goulot de bouteille. Mais surtout, il laisse la vie sauve à tous ses autres visiteurs. Suffisamment large pour les frelons asiatiques, son ouverture de 9 mm bloque les frelons européens afin de ne pas leur nuire. De même, sa « piste de décollage » permet aux petits insectes de s’en extraire facilement et une éponge en mousse les empêche de se noyer. Large de 5,5 mm, la sortie est quant à elle trop petite pour les frelons, mais suffisante pour permettre aux abeilles de s’envoler.

 

Piège à frelon asiatique sélectif, modèle 2015, par l'AAAFA

Piège à frelon asiatique sélectif, modèle 2015, par l’AAAFA

Pour le réaliser, rien de plus simple : il vous suffit de rassembler 2 bouteilles d’eau (identiques de préférence), 2 abaisse-langue (demandez-en à votre médecin, mais si vous n’en trouvez pas, des bâtonnets de glace peuvent faire l’affaire), 1 paire de ciseaux, de la colle, de la ficelle, une éponge, un peu de bière brune et du miel.

– Découpez les tiers supérieurs des deux bouteilles et collez les ensemble par la base pour former une sorte de toupie.

– Percez-y une ouverture de 9 mm de haut et de la largeur de votre premier abaisse-langue, que vous introduirez à l’intérieur.

– Fermez le bouchon du haut, afin d’éviter que la pluie ne pénètre dans votre piège, mais laissez celui du bas ouvert pour créer une nasse qui empêchera le frelon asiatique de remonter.

– Découpez une ouverture de 5,5 mm de haut dans la partie basse d’une de vos chutes de bouteille. Introduisez votre second abaisse-langue comme précédemment.

– Installez l’éponge, découpée à la forme voulue, et arrosez la d’un mélange de miel et de bière brune, qui repoussera les abeilles mais attirera les frelons asiatiques. Si des abeilles venaient malgré tout à s’égarer dans votre piège, vous pouvez rajouter du vin blanc pour accroitre la dissuasion.

– Refermez votre piège, sans colle, afin de pouvoir facilement le nettoyer. Vous n’avez plus qu’à l’accrocher en plein soleil avec votre ficelle. N’oubliez pas de renouveler l’appât tous les 15 jours.

– Lorsqu’une première reine frelon sera prise au piège, laissez-la à l’intérieur afin que ses phéromones attirent d’autres reines. Si elle ne meure pas, vous pouvez passer votre piège 10 secondes au micro-onde, ou le congeler une heure afin de l’endormir, puis la découper avec des ciseaux.

Notons que le piégeage reste critiqué par certains biologistes, qui estiment qu’il faudrait développer un appât phéromonal, encore plus sélectif. Solution pour laquelle la recherche est embryonnaire, notamment du fait d’un manque de moyens dédiés.

Si vous découvrez un nid, n’hésitez pas à le signaler à travers ce formulaire du Muséum National d’Histoire Naturelle pour le cartographier, ainsi qu’à votre mairie pour l’éliminer.

Jean-Jacques Valette
Journaliste We Demain

 

 

 

Lutte contre le frelon asiatique

Identification des frelons

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Aucune région ne sera épargnée même au nord de la Loire.

Cela va en empirant chaque année.

Leur progression atteint maintenant la Belgique et les Pays Bas.

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En étudiant le cycle de vie de ce frelon,

on s’aperçoit que nous pouvons agir très utilement et individuellement contre le fléau.

En effet, les nids construits dans l’année se vident de leurs habitants en hiver

car l’ensemble des ouvrières et des mâles ne passent pas l’hiver et meurent.

Seule les reines et jeunes reines se camouflent,

dans les arbres creux, sous des tas de feuilles, dans des trous de murs etc…

Elles n’en sortent que courant février et recommencent à s’alimenter.

C’est à ce moment que nous pouvons agir.

En disposant dans nos jardins et en ville sur nos balcons,

des pièges pour attraper ces futures fondatrices de nids.

1 reine = 2 000 à 3 000 individus…

Pour fabriquer ces pièges, il suffit de récupérer des bouteilles plastique d’eau minérale,

de percer trois trous, puis de verser à l’intérieur 10 centimètres d’un mélange

composé de 1/3 de bière brune, 1/3 de vin blanc (pour repousser les abeilles)

et de 1/3 de sirop de cassis.

Il suffit de laisser en place ces pièges de la mi-février à fin avril.

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Vous pouvez bien sûr prolonger l’opération jusqu’à l’arrivée du froid…

Changer la mixture de temps en temps

et surtout brûler les occupants car il ne sont pas toujours morts,

sortis du piège, il peuvent se réveiller et repartir.

Merci de votre lecture et à vos pièges !

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L’an passé avec 1 seul piège à DAX (40)…

72 reines ont été éliminées…

FAITES SUIVRE A UN MAXIMUM DE PERSONNES A LA CAMPAGNE COMME A LA VILLE

Merci

Bien amicalement

Les Sénateurs veulent torpiller l’amendement interdisant les pesticides tueurs d’abeilles !

Chère amie, cher ami,

C’est une mobilisation d’une ampleur sans précédent que nous avons lancée il y a un peu plus d’une semaine pour convaincre les sénateurs d’adopter l’amendement #StopNeonics : plus de 120 000 personnes, en France, ont envoyé un message direct aux sénateurs de leur département, et des milliers de citoyens d’autres pays européens ont envoyé des messages de soutien à cette action salvatrice pour les abeilles et l’environnement.

Dans certains départements, comme dans le Rhône, les sénateurs ont reçu jusqu’à 4300 messages d’un coup !

Du Nord à l’Isère, de la Moselle aux Pyrénées-Atlantiques, et jusqu’en Guadeloupe, la mobilisation a été exceptionnelle : un grand merci à tous ceux qui ont déjà participé !

Si vous n’avez pas encore envoyé votre message aux sénateurs de votre département, il est encore temps de rejoindre le mouvement : cliquez ici.

Car la bataille fait rage au Sénat, et il devient urgent de muscler notre action.

Le 24 juin dernier, les sénateurs de la commission des Affaires économiques sont montés au créneau pour torpiller l’amendement interdisant les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles au 1er janvier 2016.

D’après ce groupe influent chez les Parlementaires, « L’impératif environnemental ne doit pas conduire à faire la guerre à l’activité économique ». Autrement dit : « Quelque soient les conséquences des néonicotinoïdes pour les abeilles et l’environnement, ne mettez pas de bâtons dans les roues des agrochimistes ! ».

Ils osent nous sortir ce genre d’arguments, alors que l’INRA (l’Institut National de la Recherche Agronomique) estime aujourd’hui à 153 milliards d’euros par an l’action indispensable des pollinisateurs pour les rendements et la qualité des récoltes des agriculteurs !

On croirait entendre les porte-paroles de l’industrie agrochimique eux-mêmes défendre leur business, en évitant soigneusement de parler des centaines de millions d’euros d’aides et de subventions injectés chaque année dans le système agricole pour le maintenir à flot, et leur permettre d’écouler leurs poisons…

On ferait mieux de donner ces aides aux agriculteurs pour financer le passage à des systèmes tout aussi productifs, mais respectueux de leur santé, et bénéfiques pour l’environnement et les pollinisateurs dont dépendent leurs récoltes !

Mais pas du tout ! Non seulement les sénateurs de la Commission des Affaires Economiques rejettent tout net l’interdiction des néonicotinoïdes, mais en plus ils ferment la porte aux tentatives d’agriculture responsable prévues dans ce projet de loi : aide au financement de projets locaux d’agriculture durable, « zones prioritaires de biodiversité » à protéger absolument…

… ou les zones agricoles « propres » sans néonicotinoïdes proposées par la Ministre de l’écologie.

Toutes ces initiatives essentielles pour promouvoir une agriculture moins dépendante des pesticides sont rejetées par ces sénateurs, sous des prétextes économiques qui rappellent dangereusement le discours des grandes firmes de l’agrochimie…

Ne laissons pas les lobbies de l’agro-industrie avoir le dernier mot !

La semaine prochaine, le texte sera examiné par la Commission du Développement Durable du Sénat. Nous devons mettre une pression exemplaire sur l’ensemble des sénateurs pour s’assurer qu’ils ne cèdent pas à la pression de l’industrie agrochimique qui les pousse à abandonner l’amendement #StopNeonics, mais qu’au contraire ils votent cet amendement et interdisent pour de bon les pesticides tueurs d’abeilles sur le sol français.

Notre atout majeur dans ce bras de fer avec l’agrochimie, c’est que suite aux messages qu’ils ont reçus des habitants de leur département, plusieurs sénateurs courageux se sont engagés auprès de Pollinis à mener le combat dans l’hémicycle pour que leurs collègues adoptent l’amendement interdisant les pesticides néoniconitonoïdes.

Mais ils ne peuvent pas mener ce combat seuls : ils ont besoin de l’aide des citoyens pour faire face aux lobbies de l’industrie agrochimique et aux sénateurs qui leur sont favorables, et recueillir le vote d’un maximum de sénateurs.

C’est pourquoi, de notre côté, nous devons à tout prix continuer la mobilisation.

Si l’amendement #StopNeonics était adopté, il mettrait fin aux conséquences désastreuses de l’utilisation des pesticides néonicotinoïdes sur les pollinisateurs, l’environnement, la santé des agriculteurs et tout l’écosystème.

L’enjeu est crucial.

Pour soutenir l’action des sénateurs qui se sont engagés à nos côtés, nous devons obliger encore plus d’élus à se prononcer en faveur de l’amendement. Dès maintenant. Et pour ça, je ne connais pas de meilleur moyen que la pression populaire !

Aussi, si vous n’avez pas encore envoyé votre message aux sénateurs de votre département, cliquez ici pour le faire via notre formulaire automatisé.

Si vous avez déjà participé à cette action, s’il vous plaît, prenez quand même quelques minutes pour transférer ce message à vos amis. Expliquez-leur à quel point ce qui se joue, en ce moment même, au Sénat, est crucial pour les polinisateurs, l’agriculture et l’avenir alimentaire de toute la population.

Demandez-leur de prendre, eux aussi, quelques minutes de leur temps pour envoyer leur message à leurs sénateurs, et inciter leurs amis à faire de même.

Par effet boule de neige, j’espère que nous pourrons très vite doubler, voire tripler le nombre de signatures, et mettre sur les sénateurs une pression telle qu’ils ne pourront plus faire la sourde oreille aux appels de détresse des citoyens qui leur demandent de préserver leur santé et celle de leurs enfants !

Nous avons une occasion inouïe de cesser enfin le massacre à grande échelle des abeilles, et aller vers une agriculture plus saine, propre et durable, respectueuse de la biodiversité dont elle dépend.

Ne laissez pas passer cette chance : envoyez dès maintenant votre message aux sénateurs de votre département en utilisant le formulaire préparé par Pollinis, et mobilisez vos proches et tous vos contacts pour qu’ils rejoignent eux aussi le mouvement !

Un grand merci par avance.

Bien cordialement,

Nicolas Laarman

Délégué général de Pollinis

 

Pollinis   Association Loi 1901   143 Avenue Parmentier 75010 Paris   http://www.pollinis.org 

Pollinis est un mouvement citoyen européen, indépendant, à but non lucratif, qui mène des campagnes auprès des hommes politiques et des institutions européennes pour accélérer – en Europe et dans le monde – le passage à une agriculture durable, respectueuse de l’environnement et des pollinisateurs dont elle dépend. Pollinis repose entièrement sur les dons de citoyens engagés comme vous dans ce combat vital pour l’avenir de l’agriculture et de la planète, et ne reçoit aucun financement de gouvernements ou d’organisations professionnelles pour pouvoir conserver une parfaite indépendance vis-à-vis de tout pouvoir économique ou politique. Si vous souhaitez apporter votre soutien financier à nos actions, cliquez ici pour accéder à notre page de don sécurisée.

 

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Alerte historique pour faire interdire les pesticides tueurs d’abeilles !

D’ici quelques semaines, les sénateurs français vont décider d’interdire, ou non, les pesticides tueurs d’abeilles.

C’est la dernière étape d’une bataille que nous menons ensemble depuis trois ans, pour les abeilles et l’environnement!

Si les sénateurs décident l’interdiction immédiate de ces pesticides en France, cela créera un précédent en Europe, obligeant par effet boule de neige les autres pays à s’aligner.

Cette interdiction permettra non seulement de sauver dans l’immédiat des millions d’abeilles, mais surtout d’échapper à la catastrophe environnementale et alimentaire qui menace si ces pesticides continuent à être utilisés aussi massivement et systématiquement dans les cultures…

Mais pour le moment, les sénateurs sont réticents à voter l’interdiction. Et sans la mobilisation massive des citoyens pour faire pression, il y a fort à parier qu’ils enterreront tout simplement le projet.

C’est pourquoi je vous demande d’envoyer de toute urgence le message #StopNeonics aux sénateurs de votre département, en cliquant ici.

Si vous n’êtes pas de nationalité française, vous pouvez quand même exprimer votre soutien à cette interdiction en signant un message de principe : cliquez ici. Ce qui se passe en France à l’heure actuelle peut avoir des répercussions importantes sur tous les pays européens : tout le monde est concerné !

En mars dernier, l’Assemblée nationale en France adoptait un amendement au projet de loi Biodiversité (1), interdisant purement et simplement les pesticides néoniconitoïdes sur le sol français dès janvier 2016.

Pour tous les citoyens et associations qui militent depuis des années pour l’interdiction de ces pesticides dangereux pour les pollinisateurs et la nature, l’initiative courageuse de Gérard Bapt et Delphine Batho, les députés qui ont déposé l’amendement, était une vraie bouffée d’espoir.

A force de tirer la sonnette d’alarme et de mobiliser les citoyens, notre message a été entendu des responsables politiques !

Maintenant que les députés ont voté OUI à  cet amendement #StopNeonics, c’est au tour des sénateurs de se prononcer. Et là, la bataille est rude.

Il y a quelques mois déjà, les sénateurs ont rejeté la proposition d’un des leurs de faire un moratoire sur les néonicotinoïdes en France. A 248 voix, contre 64…

Il ne faut pas se leurrer : la majorité des sénateurs voit cette interdiction d’un très mauvais œil. Même le gouvernement rechigne à se prononcer pour l’interdiction, ce qui n’aide pas à faire pencher la balance de notre côté.

Et évidemment, les lobbies qui défendent les intérêts des firmes agrochimiques poussent à fond pour que les sénateurs rejettent le texte !

Il ne nous reste que quelques semaines pour faire l’assaut des sénateurs et leur mettre une pression déterminante, pour qu’ils adoptent l’amendement #StopNeonics.

Jamais encore nous n’avions réussi à aller aussi loin, nous les défenseurs des abeilles et de la nature : ensemble, nous avons réussi à obtenir qu’un amendement soit déposé, dans un grand pays européen, et validé par l’une des deux chambres parlementaires.

Il ne nous reste qu’une toute dernière étape : le vote des sénateurs. C’est maintenant ou jamais qu’il faut agir !

Alors s’il vous plaît, ne perdez pas un instant : envoyez votre message aux sénateurs de votre département en cliquant ici, et transférez cet email le plus largement possible autour de vous.

Tous ensemble, nous devons inonder leurs boîtes mails de messages de protestation, pour qu’ils se rendent bien compte que des centaines de milliers de citoyens sont sur leur dos, et attendent d’eux qu’ils prennent la seule décision qu’impose le bon sens : interdire définitivement ces pesticides avant qu’ils n’aient causé des dégâts irréversibles sur l’environnement et la biodiversité !

Déjà, on constate que la pollution des nappes phréatiques et des cours d’eau aux néonicotinoïdes commence à avoir des effets catastrophiques sur la biodiversité de ces milieux : jusqu’à 42% de micro-organismes en moins en France et en Allemagne (2), entraînant un déclin rapide et incontrôlable des poissons d’eau douce…

Et pendant que les insectes non ciblés comme les abeilles et autres pollinisateurs succombent sous l’effet de ces poisons déversés massivement dans les champs (3), les organismes cibles, comme le doryphore ou la punaise du pêcher, responsables de famines historiques, développent à toute vitesse des résistances qui bientôt les rendront complètement insensibles à ces substances censées les tenir éloignés des cultures (4).

La catastrophe alimentaire qui se profile si, en ayant décimé tous les insectes utiles à l’agriculture, on se retrouve incapable de protéger les champs des véritables nuisibles, fait frémir plus d’un scientifique…

Les sénateurs n’ont pas le droit de faire encore une fois l’autruche : faire comme s’ils ne « savaient pas », et ne pas voter l’interdiction des néonicotinoïdes, c’est accepter de sacrifier la santé et l’alimentation de toute la population, pour satisfaire aux intérêts à court terme de quelques multinationales qui se partagent le marché des pesticides !

Il est encore temps de les empêcher d’anéantir tout le travail que nous avons mené ensemble ces trois dernières années pour faire prendre conscience du danger au grand public et aux responsables politiques.

Faites pression sur vos sénateurs pour qu’ils adoptent l’amendement #StopNeonics !

Pour que cette action soit un coup de force réussi, nous avons mis en place un système d’envoi direct de votre message aux sénateurs de votre département.

Quand vous aurez cliqué sur le bouton ci-dessous, vous arriverez à une page contenant le message qui sera envoyé aux sénateurs de votre part. Inscrivez votre nom et vos coordonnées, et les noms des sénateurs de votre département apparaîtront automatiquement. Cliquez sur « envoyer », et votre message leur sera transmis directement par email.

Si vous n’êtes pas citoyen français, votre signature compte tout autant : allez sur cette page et signez « en soutien », pour montrer que, dans votre pays aussi, vous voulez cette interdiction des néonicotinoïdes, et puisque la France a bien voulu ouvrir le bal, vous comptez sur les sénateurs français pour prendre cette décision responsable et créer un effet boule de neige en Europe !

Ici à Pollinis, toute l’équipe est sur le pont depuis le début de l’affaire, pour rallier les scientifiques et faire entendre leurs analyses, et multiplier les rendez-vous avec les responsables politiques, au parlement et dans les ministères, pour leur faire prendre conscience, chiffres et études à l’appui, de la dangerosité extrême des néonicotinoïdes pour les pollinisateurs, l’environnement et la santé, et le risque qu’ils font courir à la sécurité alimentaire de toute la population.

Rien que le mois dernier, j’ai rencontré dans leur bureau à l’Assemblée nationale plus de 20 députés parmi ceux qui comptent le plus sur les questions agricoles et environnementales. Ils ont écouté attentivement les arguments de Pollinis, et m’ont assuré qu’ils feraient de leur mieux pour que l’amendement soit définitivement adopté s’il leur revenait.

Mais ils ne peuvent pas convaincre leurs collègues sénateurs à notre place. Seule une mobilisation massive des citoyens qui refusent qu’on sacrifie impunément leur santé et celle de leurs enfants, peut nous permettre d’avoir le dernier mot dans cette bataille.

Alors s’il vous plaît, envoyez dès maintenant votre message aux sénateurs de votre département, et transférez cet email à tous vos contacts – peu importe où ils habitent, tout le monde est concerné par la nature que nous laisserons aux générations futures !

Un grand merci par avance pour tout ce que vous ferez pour nous permettre de mettre une pression déterminante sur les sénateurs, et obtenir l’interdiction, réelle et définitive, des néonicotinoïdes tueurs d’abeilles en France et en Europe.

 

Bien sincèrement,

Nicolas Laarman

Délégué général

 

 

Références :

 

(1)  Pour voir !’amendement sur le site de l’Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2064/AN/754.asp

 

(2)   Beketov MA, Kefford BJ, Schäfer RB, Liess M. Pesticides reduce regional biodiversity of stream invertebratesProceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America. 2013;110(27):11039-11043. doi:10.1073/pnas.1305618110.

 

(3)   A ce sujet, le dernier rapport de l’EASAC est un bon recapitulatif : EASAC, Ecosystem services, agriculture and neonicotinoids

 

(4)   Sur les résistances aux néonicotinoides, voir par exemple :

 

– Goulson, D. (2013), REVIEW: An overview of the environmental risks posed by neonicotinoid insecticides. Journal of Applied Ecology, 50: 977–987. doi: 10.1111/1365-2664.12111

 

– Puinean AM, Foster SP, Oliphant L, Denholm I, Field LM, et al. (2010) Amplification of a Cytochrome P450 Gene Is Associated with Resistance to Neonicotinoid Insecticides in the Aphid Myzus persicae. PLoS Genet 6(6): e1000999. doi: 10.1371/journal.pgen.1000999

 

– Slater R, Paul VL, Andrews M, Garbay M, Camblin P, Identifying the presence of neonicotinoidresistant peach-potato aphid (Myzus persicae) in the peach-growing regions of southern France and northern Spain. Pest Manag Sci. 2012 Apr;68(4):634-8. doi: 10.1002/ps.2307. Epub 2011 Nov 2.

 

–  Paweł Węgorek, Marek Mrówczyński, Joanna Zamojska Resistance of pollen beetle (Meligethes eaneus F.) to selected active substances of insecticides in Poland. JOURNAL OF PLANT PROTECTION RESEARCH Vol. 49, No. 1 (2009)

 

Studies on Resistance of Grain Aphid (Sitobion Avenae) to Neonicotinoid Insecticides (Education Papers posted on December 24th, 2014 )

 
Pollinis Association Loi 1901
143 avenue Parmentier – 75010 Paris www.pollinis.org

Les députés interdisent les pesticides tueurs d’abeilles !

Nous sommes peut-être en train d’obtenir une victoire historique pour les abeilles et l’environnement.

Hier en France, l’Assemblée nationale a voté un amendement qui interdit pour de bon les pesticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles sur le sol français !

Si l’amendement est confirmé par le Sénat, c’est tout le travail que nous avons mené ensemble ces deux dernières années qui est récompensé. La France créerait un précédent en Europe, obligeant les autorités des autres pays et l’UE à revoir leur législation sur les néonicotinoïdes.

Ça pourrait être la fin des pesticides tueurs d’abeilles en Europe. Pour de bon !

Mais rien n’est encore joué : le Sénat doit encore se prononcer sur le texte. Et là, la bataille va être rude.

Le mois dernier déjà, les sénateurs ont rejeté la proposition d’un des leurs de faire un moratoire sur les néonicotinoïdes en France. A 248 voix, contre 64…

La majorité d’entre eux est loin d’être favorable à l’interdiction demandée par les députés. Le gouvernement aussi est contre, et de leur côté, les lobbies de l’industrie agrochimique sont déjà sur le pied de guerre pour pousser les sénateurs à refuser le texte !

Du coup, ici à Pollinis, toute l’équipe est sur le pont pour préparer la bataille.

Il nous reste à peine un mois pour convaincre au moins 200 sénateurs de voter en faveur de l’interdiction, et notre stratégie est claire :

— prendre d’assaut les bureaux des sénateurs, multiplier les rendez-vous pour leur montrer la dangerosité des pesticides néonicotinoïdes pour les pollinisateurs, l’environnement et la santé. Et les empêcher de céder aux sirènes des lobbies agrochimiques !

— mobiliser les citoyens, en France et dans toute l’Europe, pour leur mettre une pression massive et déterminante.

Toutes les avancées que nous avons obtenues jusque-là, nous les devons à notre nombre, et notre persévérance. Je ne vous remercierai jamais assez de votre engagement avec Pollinis pour sauver les pollinisateurs et l’alimentation des générations futures !

D’ici quelques semaines, j’aurai besoin de votre mobilisation pour obliger les sénateurs à voter l’interdiction des néonicotinoïdes demandée par les députés.

Surveillez bien votre boîte mail, et commencez à en parler autour de vous, pour que, au moment de frapper, notre action soit puissante – et déterminante !

Et que nous débarrassions la France, puis l’Europe, de ces pesticides toxiques responsables de la mort de millions d’abeilles chaque année, et de dégâts sur les sols, l’eau, et sur la santé humaine qu’on commence à peine à mesurer.

A très vite !

 

Nicolas Laarman

Délégué général

Pollinis

 

Voir l’amendement sur le site de l’Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2064/AN/754.asp

 

Pollinis est une association loi 1901 qui se bat contre l’utilisation déraisonnée d’intrants chimiques dans les cultures, dénonce les méfaits de ces produits toxiques sur l’environnement et l’alimentation de la population, et promeut une agriculture plus propre, respectueuse de la nature dont elle dépend. Indépendante et refusant toute subvention, l’association Pollinis ne peut mener ses actions que grâce au soutien financier de citoyens engagés dans la préservation de l’environnement et la biodiversité. Pour faire un don, cliquez ici.

 

Chasse aux frelons asiatiques

Pour info,

Voici une méthode simple pour traquer ce prédateur de nos abeilles …

 

Serait-il possible de communiquer ce message à l’ensemble de vos amis et réseaux de connaissances.
 Nous sommes dans la région la plus touchée, l’Aquitaine, et tout le sud de la France, mais aucune région ne sera épargnée même au nord de la Loire. Cela va en s’empirant d’année en année jusqu’en Belgique et Hollande.

 En étudiant le cycle de vie de ce frelon, on s’aperçoit que nous pouvons agir très utilement et individuellement contre ce fléau. En effet, les nids construits dans l’année se vident de leurs habitants en hiver car l’ensemble des ouvrières et des mâles ne passent pas l’hiver et meurent.
 

Seule les reines et jeunes reines se camouflent dans les arbres creux, sous des tas de feuilles, dans des trous de murs, etc … pour en ressortir courant février et commencer à s’alimenter. C’est à ce moment que nous pouvons agir.

 En disposant des pièges dans nos jardins ou sur nos balcons en ville pour attraper ces futures fondatrices de nids: 1 reine = 2 000 à 3 000 individus

 Pour fabriquer ces pièges, il suffit de récupérer des bouteilles d’eau minérale en plastique, de découper le tiers supérieur et de le retourner dans la partie basse; puis verser à l’intérieur 10 centimètres d’un mélange de bière brune, de vin blanc ( pour repousser les abeilles ), et de sirop de cassis.
 Il suffit de laisser en place ces pièges de la mi février à la fin avril. Après cette date les futures reines auront commencer à se reproduire.

 Merci de votre lecture et à vos pièges ! L’an passé avec 1 seul piège a DAX (40)……. 72 frelons ont été éliminés

 FAITES SUIVRE A UN MAXIMUM DE PERSONNES A LA CAMPAGNE COMME A LA VILLE