Du 8 au 29 août 2016 : Consultation de la Préfecture de l’Aude : épandage de produits phytopharmaceutiques

Consultation de la Préfecture de l’Aude :

Projet d’arrêté relatif à l’épandage de produits phytopharmaceutiques dans le département de l’Aude : consultation du public

Épandage de produits phytosanitaires

Épandage de produits phytosanitaires

Épandage de produits phytosanitaires

© Dreamstime

Projet d’arrêté relatif à l’épandage de produits phytopharmaceutiques dans le département de l’Aude : consultation du public

La loi d’avenir pour l’agriculture promulguée en octobre 2014, permet aux préfets de département de préciser les conditions dans lesquelles les traitements phytosanitaires doivent être appliqués à proximité des établissements ou de lieux accueillant des personnes vulnérables.

Le préfet de l’Aude soumet un projet d’arrêté sur ce sujet à la consultation préalable du public, par voie électronique, du 8 août au 29 août 2016.

L’arrêté a vocation à définir les mesures de protection applicables en considérant :

  • l’ensemble des établissements ou lieux concernés : établissements scolaires, crèches, haltes garderies, centres de loisirs, espaces verts ouverts du public, établissements de santé, maisons de retraite etc ;
  • l’adaptation des distances à respecter à proximité de la limite des établissements ou lieux, fonction du type d’usage (cultures basses, arboricoles ou viticoles et usages non agricoles) ;
  • la définition d’horaires sensibles (par exemple : les 20 minutes précédant et suivant le début et la fin des activités scolaires et périscolaires)
  • l’usage de dispositifs de protection physique adaptés tels que des haies et du matériel de pulvérisation limitant la dérive lors du traitement.

    Les maires ont un rôle à jouer pour la bonne mise en œuvre de ces mesures, notamment en faisant connaître les horaires des lieux et établissements accueillant des personnes sensibles.

Modalités de consultation

La consultation s’effectue par voie électronique du 8 au 29 août 2016 inclus. Les observations sur le projet sont transmises à :

consultation.seadr.ddtm-11@aude.gouv.fr
Seront prises en compte les seules observations postées à cette adresse électronique au plus tard le 29 août 2016 à minuit.

Documents à consulter

Balade gourmandes le dimanche 5 juin 2016 à 10h : A la rencontre de producteurs de la Montagne Noire

Balade gourmandes en famille le dimanche 5 juin 2016 à 10h

A la rencontre de producteurs de la Montagne Noire

 

A Cassagnoles, le 5 juin il s’organise la troisième et dernière balade gourmande ! De niveau facile pour toute la famille, cette balade nature vous mènera de fermes en parcelles à travers de beaux paysages, à la rencontre d’agriculteurs locaux qui discuteront avec vous de leur activité et feront déguster leurs produits. Pique nique tiré du sac, marché des producteurs en fin de balade, jeux pour les enfants, musique.

Au programme :

Départ à 10h de la Maison de l’Abeille (34210 Cassagnoles).

Promenade jusqu’à la châtaigneraie : l’arbre à pain et ses merveilles délicieuses.

Apéritif dans les vignes pour déguster en harmonie avec la nature.

Descente au jardin, pique-nique dans les prés et retour pour la visite de la maison de l’abeille.

Marché en musique et jeux pour les enfants : un beau moment convivial en perspective !

Inscription et renseignements au 04 67 06 23 39 – accueil.frcivamlr@gmail.com

balade gourmande 5 juin 2016

Conférence jeudi 9 juin à Olonzac à 20h : GMT=Danger pour le vin et les vignerons

Conférence  jeudi 9 juin salle Brassens à Olonzac à 20h
                       GMT=Danger pour le vin et les vignerons

Programme: présentation, film « Transatlantique arnaque » (30′), court exposé des dangers que représente le mécanisme de règlement des différends, communication vidéo de Raoul Marc Jennar – débat avec la salle

Fête Paysanne d’Automne. Le samedi 17 et le dimanche 18 octobre, à Azillanet (34)

AfficheFetepaysanne

 

Fête Paysanne d’Automne

 Le samedi 17 et le dimanche 18 octobre à Azillanet (34)

Le 17 et 18 octobre c’est la Fête paysanne d’Automne pour fêter le début de l’automne, les vendanges, les récoltes… et surtout partager nos savoir-faire paysans, notre façon de consommer et de cultiver.

Le samedi 17, c’est un marché bio et artisanal local, un troc de semences et de la vente, des animations pour les petits et les grands (tour en calèche, jeux en bois, contes, panier gourmand, courge d’Halloween…), des discussions collectives (élevage, foncier, circuits courts, semences), des ateliers d’initiation et de découverte (semer dans le village, tour à bois, poterie…), un village associatif, des expositions et des concerts (Tutti Mesclat, Ramdam Syndical, Atal).

Vous trouverez aussi de quoi vous restaurer et vous désaltérer (repas bio le soir) !

Le dimanche 18, ce sont des visites à la ferme (agro-écologie, castanéiculture, viticulture, maraichage et botanique).

Plus d’informations sur https://fetepaysannedautomne.wordpress.com/
ou 06.84.11.91.28 / 06.21.90.48.48 et facebook
 

Organisée par Chemin cueillant et Que Manjar, nous seront heureux de vous accueillir sur la fête !

Violette ROCHE
Animatrice agroécologie paysanne
Chemin Cueillant
http://chemincueillant.wordpress.com/
06 84 11 91 28

Les Sénateurs veulent torpiller l’amendement interdisant les pesticides tueurs d’abeilles !

Chère amie, cher ami,

C’est une mobilisation d’une ampleur sans précédent que nous avons lancée il y a un peu plus d’une semaine pour convaincre les sénateurs d’adopter l’amendement #StopNeonics : plus de 120 000 personnes, en France, ont envoyé un message direct aux sénateurs de leur département, et des milliers de citoyens d’autres pays européens ont envoyé des messages de soutien à cette action salvatrice pour les abeilles et l’environnement.

Dans certains départements, comme dans le Rhône, les sénateurs ont reçu jusqu’à 4300 messages d’un coup !

Du Nord à l’Isère, de la Moselle aux Pyrénées-Atlantiques, et jusqu’en Guadeloupe, la mobilisation a été exceptionnelle : un grand merci à tous ceux qui ont déjà participé !

Si vous n’avez pas encore envoyé votre message aux sénateurs de votre département, il est encore temps de rejoindre le mouvement : cliquez ici.

Car la bataille fait rage au Sénat, et il devient urgent de muscler notre action.

Le 24 juin dernier, les sénateurs de la commission des Affaires économiques sont montés au créneau pour torpiller l’amendement interdisant les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles au 1er janvier 2016.

D’après ce groupe influent chez les Parlementaires, « L’impératif environnemental ne doit pas conduire à faire la guerre à l’activité économique ». Autrement dit : « Quelque soient les conséquences des néonicotinoïdes pour les abeilles et l’environnement, ne mettez pas de bâtons dans les roues des agrochimistes ! ».

Ils osent nous sortir ce genre d’arguments, alors que l’INRA (l’Institut National de la Recherche Agronomique) estime aujourd’hui à 153 milliards d’euros par an l’action indispensable des pollinisateurs pour les rendements et la qualité des récoltes des agriculteurs !

On croirait entendre les porte-paroles de l’industrie agrochimique eux-mêmes défendre leur business, en évitant soigneusement de parler des centaines de millions d’euros d’aides et de subventions injectés chaque année dans le système agricole pour le maintenir à flot, et leur permettre d’écouler leurs poisons…

On ferait mieux de donner ces aides aux agriculteurs pour financer le passage à des systèmes tout aussi productifs, mais respectueux de leur santé, et bénéfiques pour l’environnement et les pollinisateurs dont dépendent leurs récoltes !

Mais pas du tout ! Non seulement les sénateurs de la Commission des Affaires Economiques rejettent tout net l’interdiction des néonicotinoïdes, mais en plus ils ferment la porte aux tentatives d’agriculture responsable prévues dans ce projet de loi : aide au financement de projets locaux d’agriculture durable, « zones prioritaires de biodiversité » à protéger absolument…

… ou les zones agricoles « propres » sans néonicotinoïdes proposées par la Ministre de l’écologie.

Toutes ces initiatives essentielles pour promouvoir une agriculture moins dépendante des pesticides sont rejetées par ces sénateurs, sous des prétextes économiques qui rappellent dangereusement le discours des grandes firmes de l’agrochimie…

Ne laissons pas les lobbies de l’agro-industrie avoir le dernier mot !

La semaine prochaine, le texte sera examiné par la Commission du Développement Durable du Sénat. Nous devons mettre une pression exemplaire sur l’ensemble des sénateurs pour s’assurer qu’ils ne cèdent pas à la pression de l’industrie agrochimique qui les pousse à abandonner l’amendement #StopNeonics, mais qu’au contraire ils votent cet amendement et interdisent pour de bon les pesticides tueurs d’abeilles sur le sol français.

Notre atout majeur dans ce bras de fer avec l’agrochimie, c’est que suite aux messages qu’ils ont reçus des habitants de leur département, plusieurs sénateurs courageux se sont engagés auprès de Pollinis à mener le combat dans l’hémicycle pour que leurs collègues adoptent l’amendement interdisant les pesticides néoniconitonoïdes.

Mais ils ne peuvent pas mener ce combat seuls : ils ont besoin de l’aide des citoyens pour faire face aux lobbies de l’industrie agrochimique et aux sénateurs qui leur sont favorables, et recueillir le vote d’un maximum de sénateurs.

C’est pourquoi, de notre côté, nous devons à tout prix continuer la mobilisation.

Si l’amendement #StopNeonics était adopté, il mettrait fin aux conséquences désastreuses de l’utilisation des pesticides néonicotinoïdes sur les pollinisateurs, l’environnement, la santé des agriculteurs et tout l’écosystème.

L’enjeu est crucial.

Pour soutenir l’action des sénateurs qui se sont engagés à nos côtés, nous devons obliger encore plus d’élus à se prononcer en faveur de l’amendement. Dès maintenant. Et pour ça, je ne connais pas de meilleur moyen que la pression populaire !

Aussi, si vous n’avez pas encore envoyé votre message aux sénateurs de votre département, cliquez ici pour le faire via notre formulaire automatisé.

Si vous avez déjà participé à cette action, s’il vous plaît, prenez quand même quelques minutes pour transférer ce message à vos amis. Expliquez-leur à quel point ce qui se joue, en ce moment même, au Sénat, est crucial pour les polinisateurs, l’agriculture et l’avenir alimentaire de toute la population.

Demandez-leur de prendre, eux aussi, quelques minutes de leur temps pour envoyer leur message à leurs sénateurs, et inciter leurs amis à faire de même.

Par effet boule de neige, j’espère que nous pourrons très vite doubler, voire tripler le nombre de signatures, et mettre sur les sénateurs une pression telle qu’ils ne pourront plus faire la sourde oreille aux appels de détresse des citoyens qui leur demandent de préserver leur santé et celle de leurs enfants !

Nous avons une occasion inouïe de cesser enfin le massacre à grande échelle des abeilles, et aller vers une agriculture plus saine, propre et durable, respectueuse de la biodiversité dont elle dépend.

Ne laissez pas passer cette chance : envoyez dès maintenant votre message aux sénateurs de votre département en utilisant le formulaire préparé par Pollinis, et mobilisez vos proches et tous vos contacts pour qu’ils rejoignent eux aussi le mouvement !

Un grand merci par avance.

Bien cordialement,

Nicolas Laarman

Délégué général de Pollinis

 

Pollinis   Association Loi 1901   143 Avenue Parmentier 75010 Paris   http://www.pollinis.org 

Pollinis est un mouvement citoyen européen, indépendant, à but non lucratif, qui mène des campagnes auprès des hommes politiques et des institutions européennes pour accélérer – en Europe et dans le monde – le passage à une agriculture durable, respectueuse de l’environnement et des pollinisateurs dont elle dépend. Pollinis repose entièrement sur les dons de citoyens engagés comme vous dans ce combat vital pour l’avenir de l’agriculture et de la planète, et ne reçoit aucun financement de gouvernements ou d’organisations professionnelles pour pouvoir conserver une parfaite indépendance vis-à-vis de tout pouvoir économique ou politique. Si vous souhaitez apporter votre soutien financier à nos actions, cliquez ici pour accéder à notre page de don sécurisée.

 

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Alerte historique pour faire interdire les pesticides tueurs d’abeilles !

D’ici quelques semaines, les sénateurs français vont décider d’interdire, ou non, les pesticides tueurs d’abeilles.

C’est la dernière étape d’une bataille que nous menons ensemble depuis trois ans, pour les abeilles et l’environnement!

Si les sénateurs décident l’interdiction immédiate de ces pesticides en France, cela créera un précédent en Europe, obligeant par effet boule de neige les autres pays à s’aligner.

Cette interdiction permettra non seulement de sauver dans l’immédiat des millions d’abeilles, mais surtout d’échapper à la catastrophe environnementale et alimentaire qui menace si ces pesticides continuent à être utilisés aussi massivement et systématiquement dans les cultures…

Mais pour le moment, les sénateurs sont réticents à voter l’interdiction. Et sans la mobilisation massive des citoyens pour faire pression, il y a fort à parier qu’ils enterreront tout simplement le projet.

C’est pourquoi je vous demande d’envoyer de toute urgence le message #StopNeonics aux sénateurs de votre département, en cliquant ici.

Si vous n’êtes pas de nationalité française, vous pouvez quand même exprimer votre soutien à cette interdiction en signant un message de principe : cliquez ici. Ce qui se passe en France à l’heure actuelle peut avoir des répercussions importantes sur tous les pays européens : tout le monde est concerné !

En mars dernier, l’Assemblée nationale en France adoptait un amendement au projet de loi Biodiversité (1), interdisant purement et simplement les pesticides néoniconitoïdes sur le sol français dès janvier 2016.

Pour tous les citoyens et associations qui militent depuis des années pour l’interdiction de ces pesticides dangereux pour les pollinisateurs et la nature, l’initiative courageuse de Gérard Bapt et Delphine Batho, les députés qui ont déposé l’amendement, était une vraie bouffée d’espoir.

A force de tirer la sonnette d’alarme et de mobiliser les citoyens, notre message a été entendu des responsables politiques !

Maintenant que les députés ont voté OUI à  cet amendement #StopNeonics, c’est au tour des sénateurs de se prononcer. Et là, la bataille est rude.

Il y a quelques mois déjà, les sénateurs ont rejeté la proposition d’un des leurs de faire un moratoire sur les néonicotinoïdes en France. A 248 voix, contre 64…

Il ne faut pas se leurrer : la majorité des sénateurs voit cette interdiction d’un très mauvais œil. Même le gouvernement rechigne à se prononcer pour l’interdiction, ce qui n’aide pas à faire pencher la balance de notre côté.

Et évidemment, les lobbies qui défendent les intérêts des firmes agrochimiques poussent à fond pour que les sénateurs rejettent le texte !

Il ne nous reste que quelques semaines pour faire l’assaut des sénateurs et leur mettre une pression déterminante, pour qu’ils adoptent l’amendement #StopNeonics.

Jamais encore nous n’avions réussi à aller aussi loin, nous les défenseurs des abeilles et de la nature : ensemble, nous avons réussi à obtenir qu’un amendement soit déposé, dans un grand pays européen, et validé par l’une des deux chambres parlementaires.

Il ne nous reste qu’une toute dernière étape : le vote des sénateurs. C’est maintenant ou jamais qu’il faut agir !

Alors s’il vous plaît, ne perdez pas un instant : envoyez votre message aux sénateurs de votre département en cliquant ici, et transférez cet email le plus largement possible autour de vous.

Tous ensemble, nous devons inonder leurs boîtes mails de messages de protestation, pour qu’ils se rendent bien compte que des centaines de milliers de citoyens sont sur leur dos, et attendent d’eux qu’ils prennent la seule décision qu’impose le bon sens : interdire définitivement ces pesticides avant qu’ils n’aient causé des dégâts irréversibles sur l’environnement et la biodiversité !

Déjà, on constate que la pollution des nappes phréatiques et des cours d’eau aux néonicotinoïdes commence à avoir des effets catastrophiques sur la biodiversité de ces milieux : jusqu’à 42% de micro-organismes en moins en France et en Allemagne (2), entraînant un déclin rapide et incontrôlable des poissons d’eau douce…

Et pendant que les insectes non ciblés comme les abeilles et autres pollinisateurs succombent sous l’effet de ces poisons déversés massivement dans les champs (3), les organismes cibles, comme le doryphore ou la punaise du pêcher, responsables de famines historiques, développent à toute vitesse des résistances qui bientôt les rendront complètement insensibles à ces substances censées les tenir éloignés des cultures (4).

La catastrophe alimentaire qui se profile si, en ayant décimé tous les insectes utiles à l’agriculture, on se retrouve incapable de protéger les champs des véritables nuisibles, fait frémir plus d’un scientifique…

Les sénateurs n’ont pas le droit de faire encore une fois l’autruche : faire comme s’ils ne « savaient pas », et ne pas voter l’interdiction des néonicotinoïdes, c’est accepter de sacrifier la santé et l’alimentation de toute la population, pour satisfaire aux intérêts à court terme de quelques multinationales qui se partagent le marché des pesticides !

Il est encore temps de les empêcher d’anéantir tout le travail que nous avons mené ensemble ces trois dernières années pour faire prendre conscience du danger au grand public et aux responsables politiques.

Faites pression sur vos sénateurs pour qu’ils adoptent l’amendement #StopNeonics !

Pour que cette action soit un coup de force réussi, nous avons mis en place un système d’envoi direct de votre message aux sénateurs de votre département.

Quand vous aurez cliqué sur le bouton ci-dessous, vous arriverez à une page contenant le message qui sera envoyé aux sénateurs de votre part. Inscrivez votre nom et vos coordonnées, et les noms des sénateurs de votre département apparaîtront automatiquement. Cliquez sur « envoyer », et votre message leur sera transmis directement par email.

Si vous n’êtes pas citoyen français, votre signature compte tout autant : allez sur cette page et signez « en soutien », pour montrer que, dans votre pays aussi, vous voulez cette interdiction des néonicotinoïdes, et puisque la France a bien voulu ouvrir le bal, vous comptez sur les sénateurs français pour prendre cette décision responsable et créer un effet boule de neige en Europe !

Ici à Pollinis, toute l’équipe est sur le pont depuis le début de l’affaire, pour rallier les scientifiques et faire entendre leurs analyses, et multiplier les rendez-vous avec les responsables politiques, au parlement et dans les ministères, pour leur faire prendre conscience, chiffres et études à l’appui, de la dangerosité extrême des néonicotinoïdes pour les pollinisateurs, l’environnement et la santé, et le risque qu’ils font courir à la sécurité alimentaire de toute la population.

Rien que le mois dernier, j’ai rencontré dans leur bureau à l’Assemblée nationale plus de 20 députés parmi ceux qui comptent le plus sur les questions agricoles et environnementales. Ils ont écouté attentivement les arguments de Pollinis, et m’ont assuré qu’ils feraient de leur mieux pour que l’amendement soit définitivement adopté s’il leur revenait.

Mais ils ne peuvent pas convaincre leurs collègues sénateurs à notre place. Seule une mobilisation massive des citoyens qui refusent qu’on sacrifie impunément leur santé et celle de leurs enfants, peut nous permettre d’avoir le dernier mot dans cette bataille.

Alors s’il vous plaît, envoyez dès maintenant votre message aux sénateurs de votre département, et transférez cet email à tous vos contacts – peu importe où ils habitent, tout le monde est concerné par la nature que nous laisserons aux générations futures !

Un grand merci par avance pour tout ce que vous ferez pour nous permettre de mettre une pression déterminante sur les sénateurs, et obtenir l’interdiction, réelle et définitive, des néonicotinoïdes tueurs d’abeilles en France et en Europe.

 

Bien sincèrement,

Nicolas Laarman

Délégué général

 

 

Références :

 

(1)  Pour voir !’amendement sur le site de l’Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/2064/AN/754.asp

 

(2)   Beketov MA, Kefford BJ, Schäfer RB, Liess M. Pesticides reduce regional biodiversity of stream invertebratesProceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America. 2013;110(27):11039-11043. doi:10.1073/pnas.1305618110.

 

(3)   A ce sujet, le dernier rapport de l’EASAC est un bon recapitulatif : EASAC, Ecosystem services, agriculture and neonicotinoids

 

(4)   Sur les résistances aux néonicotinoides, voir par exemple :

 

– Goulson, D. (2013), REVIEW: An overview of the environmental risks posed by neonicotinoid insecticides. Journal of Applied Ecology, 50: 977–987. doi: 10.1111/1365-2664.12111

 

– Puinean AM, Foster SP, Oliphant L, Denholm I, Field LM, et al. (2010) Amplification of a Cytochrome P450 Gene Is Associated with Resistance to Neonicotinoid Insecticides in the Aphid Myzus persicae. PLoS Genet 6(6): e1000999. doi: 10.1371/journal.pgen.1000999

 

– Slater R, Paul VL, Andrews M, Garbay M, Camblin P, Identifying the presence of neonicotinoidresistant peach-potato aphid (Myzus persicae) in the peach-growing regions of southern France and northern Spain. Pest Manag Sci. 2012 Apr;68(4):634-8. doi: 10.1002/ps.2307. Epub 2011 Nov 2.

 

–  Paweł Węgorek, Marek Mrówczyński, Joanna Zamojska Resistance of pollen beetle (Meligethes eaneus F.) to selected active substances of insecticides in Poland. JOURNAL OF PLANT PROTECTION RESEARCH Vol. 49, No. 1 (2009)

 

Studies on Resistance of Grain Aphid (Sitobion Avenae) to Neonicotinoid Insecticides (Education Papers posted on December 24th, 2014 )

 
Pollinis Association Loi 1901
143 avenue Parmentier – 75010 Paris www.pollinis.org

L’agriculture industrielle est devenue folle

L’agriculture industrielle est devenue folle

3 avril 2015 / Jean-Pierre Tuquoi (Reporterre)

La revue 6 mois, le XXIe siècle en images dénonce dans son dernier numéro le « business de la terre ». Des photo-reportages forts et percutants, qui apportent un éclairage cru sur une agriculture devenue complètement folle.

La population mondiale augmente, mais la faim dans le monde diminue. Si 800 millions de personnes souffrent de malnutrition, c’est 200 millions de moins qu’il y a une vingtaine d’années, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Dans la seule Chine, le nombre des malnutris a baissé de plus de 100 millions. Dans les pays développés, le modèle d’alimentation a changé depuis la fin de la Seconde guerre mondiale – moins de céréales et de plus en plus de viande – sur fond de baisse générale des prix. En Occident, se nourrir coûte de moins en moins cher.

Voilà pour le côté cour. Côté jardin, le tableau de l’agriculture dite moderne – c’est-à-dire industrielle – prend des teintes nettement plus sombres que le magazine 6 mois (le petit frère de la revue XXI) a choisi d’éclairer dans sa dernière livraison.

Les images font froid dans le dos

Sous le titre générique du « business de la terre » sont déclinés trois sujets : les usines agroalimentaires dans divers pays, la cueillette des fruits et des légumes dans le sud de l’Italie et l’exploitation du soja en Argentine. Pour chacun des thèmes la recette est identique : des reportages photos de grande qualité et quelques textes denses en appui.

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Les abattoirs Seara Alimentos, à Sidrolandia, au Brésil

Le résultat est accablant. L’agriculture moderne est devenue folle. Elle marche sur la tête. Si elle a su répondre à la croissance démographique, aujourd’hui, elle obéit à d’autres lois et nous entraîne vers des lendemains de cauchemar.

Ils sont déjà là, est-on d’ailleurs tenté de dire au vu du travail de Georges Steinmetz. Ce photographe américain a sillonné les Etats-Unis, la Chine, le Japon, le Brésil pour capter « les usines à nourriture de la planète ». C’est bien de cela qu’il s’agit : montrer sans effet ni fioriture à quoi ressemble un abattoir où près d’un millier de porcs sont abattus quotidiennement, cet autre qui « traite » chaque jour 2 500 bovins (!), ce troisième qui débite au même rythme 170 000 poulets dont les pattes sont exportées au Japon, les ailes en Chine, les foies aux Etats-Unis, ou cette usine où sont confectionnées 800 000 boulettes de riz/jour.

Les images font froid dans le dos. Non pas qu’elles exagèrent et travestissent la réalité quand elles nous montrent les alignements de bêtes mortes suspendues à des crochets et l’armée des humains qui s’active autour, tous enveloppés dans des combinaisons blanches anonymes. C’est la normalité des clichés, la froideur des images qui fait leur force.

Sur le même thème du « business de la terre » le second reportage photo nous entraine dans le sud de l’Italie où de jeunes Africains venus du Burkina-Faso, l’un des pays les plus déshérités d’Afrique, viennent année après année louer leur bras pour ramasser au fil des saisons des tomates, puis des oranges, enfin des mandarines, moyennant un salaire de misère.

Les photos d’Alessandro Penso rendent bien compte de ces vies d’émigrés, logés dans des maisons abandonnées, exploités par les mafias locales, et où les jours se mesurent au nombre de cageots remplis. Ironie du sort, la faiblesse des salaires fait que la tomate italienne ramassée par les burkinabés est exportée au Burkina Faso, un pays gros consommateur de tomates, où elle concurrence la production locale. Ainsi va la globalisation du monde…

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Travailleurs burkinabé dans l’Italie du sud

La fièvre du soja

Mais c’est le troisième volet du dossier qui est sans doute le plus frappant avec un reportage photo réalisé en Argentine, troisième producteur mondial de soja et grand consommateur de Roundup, l’herbicide phare de la firme américaine Monsanto.

- Photo de tête : Sebastian, 14 ans, souffre d’hydrocéphalie et de myéloméningocèle. Il vit en Argentine chez ses grands-parents

Les images de Alvaro Ybarra Zavala montrent des enfants littéralement empoisonnés par les épandages de Roundup sur les champs de soja voisins des habitations. Les deux phénomènes sont liés. A preuve, dans le quartier d’un petit village de la province du Chaco bordé d’une piste d’où décollent les avions qui vont épandre le Roundup, « presque chacune des 108 familles […] compte un enfant handicapé ».

Une étude nationale du ministère de la santé argentine publiée il y a trois ans est venue confirmer le lien entre les épandages et les malformations physiques. Dans les provinces exposées aux épandages chimiques elles ont été multipliées par quatre en dix ans. La fréquence des cancers a également augmenté.

Pour autant, sur le terrain, rien n’a changé. Les épandages continuent comme avant alors même que la présidente de la République, Cristina Kirchner, a dénoncé « l’usage inadéquat de produits phytosanitaires », que la justice a été saisie, que des associations se mobilisent…

Responsable de ce drame sanitaire, la « fièvre du soja » – qui a saisi une bonne partie du continent américain – renvoie à la hausse de la consommation mondiale de viande. « Le bétail a mangé de l’herbe pendant des millénaires, avec parfois un peu de céréales, rappelle le journaliste Fabrice Nicolino dans les colonnes de la revue. Mais dans les années 1970, les éleveurs ont misé sur le soja : cette plante asiatique, riche en protéines, permet aux animaux de se développer plus vite et mieux. »

Mais à quel prix ! Comment ne pas réclamer la fin d’un modèle agricole qui, sous couvert de favoriser la production bovine à bas prix, tourne au « désastre biblique » ?


6 mois, le XXIe siècle en images », n° 9, printemps/été 2015, 304 p., 25,50 €

La fin des quotas laitiers : un maelström pour les petits paysans

La fin des quotas laitiers : un maelström pour les petits paysans

31 mars 2015 / Julie Lallouët-Geffroy (Reporterre)

Le 1er avril verra la fin des quotas laitiers. Une mesure technique de politique agricole, mais qui va bouleverser l’activité de milliers de paysans producteurs de lait. Elle pousse à l’agrandissement des exploitations et pourrait entraîner la disparition de nombre d’entre elles. Explications.

– Rennes, correspondance

Garantir les prix, éviter la surproduction, ce sont les raisons qui ont poussé en 1984 la Politique agricole commune (Pac) à mettre en place les quotas laitiers. Le but en était de réguler l’offre et la demande pour éviter une envolée, ou à l’inverse un effondrement, des prix du lait. Chaque exploitation se voyait attribuer un quota de production, par exemple 200 000 litres par an. Si elle produisait plus, elle subissait des pénalités financières. Il n’y avait donc pas d’intérêt à augmenter la production de lait.

En 2003, la fin des quotas fut annoncée à l’horizon du 1er avril 2015. Pourquoi changer de système ? Parce qu’il était jugé trop coûteux et contraire à la concurrence pure et parfaite, puisqu’il garantissait les prix d’achat aux producteurs.


Les agriculteurs ont alors eu douze années pour se préparer. Pour les accompagner, les quotas ont augmenté chaque année de 1%. Et l’on est maintenant arrivé au terme de ce ce processus : mercredi 1er avril, le lait entre sur le marché mondial, avec des prix déterminés par le jeu de l’offre et de la demande, et sujets aux bulles et crashs déjà connus sur les marchés des matières premières.

S’agrandir ou mourir

On peut sentir la difficulté de ce que vont subir les producteurs de lait en parcourant l’Ille-et-Vilaine, un département voué au lait, où les deux tiers des fermes sont de taille moyenne : elles comptent une cinquantaine de vaches et produisent en moyenne 300 000 litres de lait par an. Depuis dix ans, l’évolution est à l’accroissement des effectifs : entre 2000 et 2010, 30 % d’exploitations en moins, portant des troupeaux dont l’effectif a crû de 30 %. Cette tendance à la concentration et à la ferme intensive devrait se poursuivre. Plusieurs scénarios sont envisagés pour 2025, tous s’accordent sur une hausse de la production, des troupeaux, et une baisse des exploitations.

La « ferme-usine » des 1 000 vaches est l’archétype de cette tendance. Une des agricultrices impliquées dans le projet résume le choix auquel semblent confrontés les producteurs : « Je me suis intéressée à ce projet pour ne pas arrêter la production laitière. » « S’agrandir ou mourir », semble être le mot d’ordre. Mais pour produire plus, il faut de l’argent et une avance de trésorerie suffisamment importante pour encaisser les aléas des prix du lait.


Élisabeth Chambry est la directrice de l’association Solidarité paysans Bretagne, qui s’occupe des questions d’endettement et de suicide chez les agriculteurs. « Produire plus signifie plus d’investissements, de charges, de travail. Entre endettement et dégradation des conditions de travail, nous sommes très inquiets. Les agriculteurs représentent la catégorie professionnelle la plus exposée au burn-out et au suicide. » On considère qu’entre 400 et 800 paysans se suicident chaque année en France.

Mais ce tableau inquiétant n’est pas nouveau. La recherche de productivité est ancienne, depuis plus d’une trentaine d’années, Denis en fait le constat. Il a repris la ferme de ses parents dans le département juste avant l’établissement des quotas, en 1983.

Côté chiffres, rien n’a changé : toujours 50 vaches pour 285 000 litres de lait par an, mais « à l’époque, sur l’exploitation, il y avait mes parents, nous, les quatre enfants, et un salarié. Aujourd’hui, je suis tout seul. Le prix lui, n’a pas bougé. Aujourd’hui, on vend 300 € les mille litres, ça fait 2 000 francs. Mes parents vendaient leur lait à ce prix-là, ou même 2,5 francs. »

« Produire plus pour gagner plus ? Pas dit que ça se vérifie »

Frédéric David, lui, a fait le choix de s’agrandir, pour s’adapter à cette nouvelle ère. Il a demandé voici trois ans l’autorisation d’accroître son cheptel, et passant de 80 à 99 vaches, va augmenter sa production de 3 % par an à partir du 1er avril. « Toute la question est de trouver l’équilibre entre investissements et revenus futurs, explique cet agriculteur de la FDSEA, c’est pour cela qu’il faut anticiper et avancer petit à petit ; mais il n’y a aucune obligation de s’agrandir pour personne. »

Si la tendance majoritaire va à l’agrandissement, qu’adviendra-t-il des petits ? Les uns grossiront, d’autres s’engageront dans la voie de la valorisation avec une production de qualité à travers le bio et la transformation en crème fraîche, beurre, fromage, distribués par des circuits courts. Mais quid de ceux qui sont au milieu ?

Tels Pierrick, Denis et Christophe. Tous trois sont à classer dans les exploitations « moyennes » : une cinquantaine de vaches pour 300 000 litres de lait par salarié. Pas assez gros avoir la main sur les marchés, pas assez petits pour faire leurs affaires dans leur coin. Ils ne souhaitent pas être pris en photo ni donner leur nom.


« Tout le monde risque de s’agrandir, et forcément, si on fait tous ça, le prix va se casser la figure », explique Pierrick, membre de l’Association des producteurs de lait indépendants (Apli), « alors nous, on préfère voir venir. » Avec son salarié, ses 50 vaches, Pierrick ne veut pas se lancer dans de nouveaux investissements :

« Si je veux m’agrandir, il me faudrait plus de terre et que je travaille davantage. Il faudrait aussi que je délègue : payer quelqu’un pour la comptabilité, quelqu’un pour les cultures, un autre pour l’entretien des machines. Au final, entre les contraintes, les dépenses supplémentaires et le prix du lait, même en plus grosse quantité, ce n’est pas sûr qu’on s’y retrouve. Produire plus pour gagner plus ? Il n’est pas dit que ça se vérifie ».

D’autant plus que le prix du lait baisse depuis deux ans. Au premier trimestre 2013, le lait de base se vendait 400 € les 1 000 litres, 363 € en 2014, et cette année 312 €. Qu’en sera-t-il sans les quotas ? Une des pistes sur la fixation des prix vient d’Euronext en côtant en bourse les produits laitiers.

Plus de pouvoir aux laiteries, moins aux agriculteurs

Il semble que ce ne soit pas tant la fin des quotas, en elle-même, qui rebat les cartes que les négociations de contrats prévues l’an prochain, pour les cinq années suivantes, entre producteurs de lait et collecteurs, coopératives et entreprises privées.

Sous l’ère des quotas, l’autorité publique régulait le volume de production, désormais, les entreprises auront la main sur le volume. Elles sont sept à orchestrer la production laitière en Bretagne, dont Lactalis, numéro 3 mondial.

Pour le moment le lait de tous est collecté mais qui dit que les laiteries ne décideront pas de collecter uniquement les exploitations produisant plus de 300 ou 400 000 litres par an ?


S’organiser pour que les agriculteurs aient le pouvoir

Les syndicats agricoles assurent tous que la solution est de se regrouper en organisations de producteurs. Pour Frédéric, « la question c’est : qui a le pouvoir dans la négociation ? Il faut que ce soit nous, qu’on se regroupe autour d’un projet collectif. »

Denis, de l’Apli, renchérit : « Les organisations de producteurs sont la clef. En 2011-2012, on négociait les contrats, mais les entreprises voulaient négocier seul à seul avec le producteur. On a refusé. Les choses ont bougé, il faut continuer. »

Mais rien n’est gagné. La crise du lait de 2009 a divisé les producteurs de lait, certains ont quitté le syndicat majoritaire, la FNSEA, pour rejoindre l’Apli, c’est le cas de Pierrick. Entre pressions financières – endettement, prix du lait en baisse, concurrence à venir – et négociations très tendues comme avec Lactalis, le bras de fer n’en est qu’au début.

Denis n’est pas serein : « Nous craignons que la filière lait connaisse le même sort que la filière porcine : gros investissements, surendettement, industrialisation. »