Le 03/02 De l’atrazine au-delà des normes dans l’eau « potable » dans l’Aude

 ECCLA communique :

L’atrazine est un pesticide largement utilisé dans le Monde.   Il est le second après le round up aux USA où il est encore massivement utilisé. En France il est interdit depuis 2001 avec autorisation d’épuiser les stocks jusque 2003. En Europe il est interdit depuis 2007. Ce pesticide vient de refaire parler de lui de façon saisissante.

Lundi, la presse nous apprend que, du côté de la Montagne Noire comme sur le Grand Narbonne, notre eau « potable » est chargée de pesticides. Elle reste « potable » mais dépasse les normes… pas très compréhensible pour le grand public ! Il a quand même fallu une dérogation valable 3 ans pour qu’elle soit encore distribuée au robinet avec des demandes d’actions pour régler le problème en 3 ans. Le pesticide concerné est l’atrazine ou ses dérivés de décomposition.

Mardi soir, sur France 2, l’émission Cash investigation s’intéresse à l’impact sanitaire des pesticides, en cas d’intoxication aigüe bien sûr, mais aussi dans l’eau du robinet. Un des pesticides très étudiés, l’atrazine, interdit depuis de nombreuses années, est encore très présent et a l’inconvénient majeur d’avoir des impacts sur les bébés à venir. En fait c’est un perturbateur endocrinien, dénommé perturbateur hormonal dans l’émission. Et, au-delà des malformations liées au système génital des bébés garçons, le plus inquiétant est l’impact sur le cerveau des foetus avec des risques de retard mental…

L’émission est encore visible jusque lundi prochain sur France 2. Ne la ratez pas !

Des études ont montré que l’atrazine est un pesticide qui dure longtemps dans l’environnement. Une part importante des eaux souterraines en contient des traces. Mais là, l’eau dépasse les normes. Deux questions :

  • y-a-t-il encore des utilisateurs ? Car si on ne peut pas l’acheter en France. Aller donc voir sur Internet….
  • au vu des risques sur les femmes enceintes et les bébés, il est quand même curieux que l’information ne soit pas accompagné de conseils de prudence pour éviter que les femmes enceintes et le bébés boivent cette eau.
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Complètement à sec, la Californie rationne l’eau

Complètement à sec, la Californie rationne l’eau

Le Monde.fr | 02.04.2015 à 11h09 • Mis à jour le 02.04.2015 à 11h18 | Par Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)

image: http://s2.lemde.fr/image/2015/04/02/534×0/4608012_6_3f10_des-marqueurs-d-eau-a-sec-sur-le-lac-don_31f874d3d1aede5a971c439305fe3525.jpg

Des marqueurs d’eau à sec sur le lac Don Pedro, à La Grange, en Californie, le 24 mars.

Les pelouses resplendissantes des campus californiens ? Condamnées. L’herbe verdoyante des golfs, des cimetières et des villas ? Au régime. Six mois après l’entrée de la Californie dans sa quatrième année de sécheresse, le gouverneur démocrate Jerry Brown a pris la décision que les écologistes réclamaient depuis longtemps : des mesures contraignantes de rationnement de l’eau. « Nous sommes entrés dans un monde différent, a-t-il plaidé. Nous devons agir en conséquence. »

Le gouverneur a signé mercredi 1er avril un décret qui ordonne une réduction de 25 % de la consommation d’eau dans les neuf prochains mois. Les quelque 400 agences locales qui sont en charge de l’approvisionnement devront orchestrer le rationnement. Dans un Etat où tous – fermiers, hôteliers, défenseurs de la nature, industriels de la fracturation hydraulique − s’accusent de consommer trop, Jerry Brown a assuré que le sacrifice serait partagé. « Nous devons tous changer, a-t-il ajouté. Les Californiens doivent s’habituer à un environnement très différent. »

Herbe brune

Le gouverneur avait choisi comme décor pour son annonce la station d’Echo Summit, au sud du lac Tahoe, station de ski réputée à quatre heures de route de San Francisco. C’est là que tous les ans, début avril, les responsables du bureau des ressources naturelles mesurent la couche de neige, ce qui leur permet de prévoir le niveau des réservoirs pour l’été. Depuis le début de la sécheresse, l’évaluation des hydrologues a pris rang de cérémonie rituelle. En 2014, la couche de neige mesurait 86 cm. C’était peu, par rapport à 2010 – 3,15 m – mais on faisait encore du ski. Cette année, le gouverneur Brown et son adjoint n’ont même pas eu besoin de planter la jauge. « Nous avons les pieds au sec, alors que nous devrions marcher sur 1,50 m de neige », a constaté le gouverneur, arpentant l’herbe brune.

C’est la première fois depuis soixante-quinze ans que le sol est nu le 1er avril à cette altitude de 2 070 m. Or la fonte des neiges représente 60 % de l’alimentation des réservoirs et 30 % de l’approvisionnement en eau de l’Etat. Des mesures effectuées dans une centaine d’autres stations de la Sierra Nevada ont montré que l’accumulation de neige n’atteint que 5 % de son niveau moyen des dix dernières années. « C’est une mauvaise nouvelle », a commenté Frank Gehrke, du département californien des ressources en eau. C’est lui qui mesure la hauteur de la neige et, d’habitude, il vient avec des skis ou des raquettes.

Le gouverneur propose de remplacer 4,6 millions de m2 de pelouses par des plantes résistantes dans le désert, ce qui devrait permettre d’économiser 2 milliards de gallons d’eau par an ; d’interdire l’arrosage des plates-bandes qui servent de ligne médiane sur les routes ; d’interdire aux propriétaires de maisons neuves d’irriguer à l’eau potable, sauf s’ils possèdent un système de goutte-à-goutte, d’imposer des quotas d’eau aux universités, aux cimetières et aux terrains de golf. Il suggère aussi d’accorder des crédits aux particuliers pour remplacer leur lave-vaisselle et autres équipements ménagers par des appareils consommant moins.

Les fermiers dénoncent les pelouses de Hollywood et les piscines de Palm Springs

Le secteur agricole consomme 80 % de l’eau en Californie, mais les agriculteurs, déjà « durement frappés », ne seront pas soumis à rationnement supplémentaire, a expliqué le gouverneur. Ils seront néanmoins contraints de fournir par écrit des informations sur leur consommation d’eau et la source de leur alimentation. Les photos prises de l’espace par la NASA, l’agence spatiale américaine, montrent un appauvrissement spectaculaire de la nappe phréatique – alors que la demande chez les agriculteurs est telle qu’il y a une pénurie de pompes dans la Vallée centrale, la région qui assure une partie de la production de fruits et légumes pour le pays entier.

Les fermiers dénoncent les pelouses de Hollywood et les piscines de Palm Springs. Quant aux républicains, ils réclament la construction de deux barrages, mais les écologistes s’y opposent au nom de la défense des espèces de poissons en danger.

Rationnement imposé

M. Brown avait déjà invoqué l’état d’urgence en janvier 2014 et appelé les habitants à réduire leur consommation de 20 %, mais le rationnement était jusqu’à présent volontaire. Depuis, la plupart des régions de l’Etat ont réduit leur consommation, certaines d’environ 20 %. La ville de Los Angeles consomme elle-même moins d’eau qu’en 1970 alors que sa population, qui était de 2,8 millions, a augmenté de plus d’un tiers.

Mais la moyenne de réduction pour l’Etat n’est que de 9 %. Or, il n’a pratiquement pas plu depuis la mi-décembre 2014 et les réservoirs sont à moitié pleins seulement, à la sortie de l’hiver. D’où la décision de M. Brown d’imposer un rationnement – pour la première fois dans l’histoire de l’Etat. Comment l’appliquer ? Le décret du gouverneur donne divers outils aux collectivités locales. Elles seront habilitées à infliger des amendes aux propriétaires de pelouses trop vertes ou à imposer des augmentations de tarif aux foyers qui consommeront trop.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/04/02/completement-a-sec-la-californie-rationne-l-eau_4608016_3244.html#Vse1rttwP06luAFO.99

Réseau eau – Revue de presse semaine 46/2013

Veuillez trouver, en pièce jointe, la revue de presse du Réseau Ressources en eau et des Milieux aquatiques de FNE pour la semaine 46. Retrouvez les rubriques Inondation, Continuité écologique, Zones Humides, Eau potable & assainissement, Pesticides & nitrates, Mer & Littoral, Outre-Mer, et dans le monde .

Découvrez aussi les grands gagnants de la septième édition du concours photo ! Félicitations à eux, ainsi qu’à tous les participants. Rendez-vous l’année prochaine !

Retrouvez également un agenda avec différents évènements à venir

Bien Cordialement,

Hélène Udo

Réseau Ressources en Eau et des Milieux Aquatiques

France Nature Environnement

3 rue de la Lionne – 45000 Orléans

Tél. 02 38 62 55 90

–          Partout où la nature a besoin de nous

Articles de presse

Afin de faciliter la lecture de la revue de presse et de l’agenda, nous vous proposons un code couleur pour les évènements en fonction du bassin concerné : Adour-Garonne, Artois-Picardie, Loire-Bretagne, Rhin-Meuse, Rhône-Méditerranée-Corse, Seine-Normandie. L’absence de couleur correspond aux évènements nationaux, supranationaux ou ayant lieu en Outre-Mer.

L’essentiel :Eau et assainissement : « Il faut décomprimer l’investissement, rentable et créateur d’emplois » (la gazette, 13 novembre 2013)http://www.lagazettedescommunes.com/206826/eau-et-assainissement-il-faut-decomprimer-linvestissement-rentable-et-createur-demplois/

A quand un dialogue raisonné sur le prix de l’eau en France ? (Les Echos, 8 novembre 2013)

http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/energies-environnement/environnement/221183704/a-quand-dialogue-raisonne-prix-eau-f

  • Inondations

L’aléa Inondation – Etat de l’art préalable à l’élaboration du guide inondation pour les installations nucléaires (IRSN, 13 novembre 2013)

http://www.irsn.fr/FR/expertise/rapports_expertise/surete/Pages/Alea-inondation-etat-de-l-art_2013.aspx

  • Continuité écologique

Le classement des cours d’eau du bassin Adour-Garonne achève le processus (actu-environnement, 12 novembre 2013)

http://www.actu-environnement.com/ae/news/cours-eau-classement-Adour-Garonne-arretes-prefectoraux-L214-17-19916.php4

  • Zones humides

Régis Vianet, directeur adjoint du parc naturel de Camargue: «L’Audomarois a sa part à prendre» (la voix du nord, 14 novembre 2013)

http://www.lavoixdunord.fr/region/regis-vianet-directeur-adjoint-du-parc-naturel-de-ia37b0n1694988

  • Eau potable et assainissement

A quand un dialogue raisonné sur le prix de l’eau en France ? (Les Echos, 8 novembre 2013)

http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/energies-environnement/environnement/221183704/a-quand-dialogue-raisonne-prix-eau-f

Pollution de l’eau potable en France : à la recherche de données fiables… (agoravox, 15 novembre 2013)

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pollution-de-l-eau-potable-en-143747

Eau et assainissement : « Il faut décomprimer l’investissement, rentable et créateur d’emplois » (la gazette, 13 novembre 2013)

http://www.lagazettedescommunes.com/206826/eau-et-assainissement-il-faut-decomprimer-linvestissement-rentable-et-createur-demplois/

  • Pesticides et nitrates

Pesticides et toxiques : le gouvernement veut-il se dédouaner de toute responsabilité ? (bastamag, 13 novembre 2013)

http://www.bastamag.net/article3512.htm

  • Mer & Littoral

Littoral atlantique : un appel d’offres hors normes pour anticiper le risque de marée noire (localtis, 13 novembre 2013)

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250266182253&cid=1250266173873

Protéger plus de 30% du littoral avant 2030 (Var matin, 11 novembre 2013)

http://www.varmatin.com/var/proteger-plus-de-30-du-littoral-avant-2030.1474876.html

  • Outre-mer

Sécheresse : la CGPER obtient gain de cause (Clicanoo, 16 novembre 2013)

http://www.clicanoo.re/394445-secheresse-la-cgper-obtient-gain-de-cause.html

  • Dans le monde

Egypte: les agriculteurs redoutent le barrage éthiopien sur le Nil (le point, 13 novembre 2013)

http://www.lepoint.fr/ces-gens-la/egypte-les-agriculteurs-redoutent-le-barrage-ethiopien-sur-le-nil-13-11-2013-1756623_264.php

Le barrage de Belo Monte écorne l’image de Munich Re (12 novembre 2013)

http://www.novethic.fr/novethic/isr_investissement_socialement_responsable,acteurs,belo_monte_epine_dans_pied_politique_rse_munich_re,141534.jsp

Agenda

19 novembre 2013 – Journée Mondiale des Toilettes (http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130725.OBS1044/19-novembre-journee-mondiale-des-toilettes.html)

20 novembre 2013 – conférence de presse (Paris, 11ème arrondissement) suite à l’opération Black Carbone, qui sensibilise le public le plus large possible aux enjeux de la qualité de l’air extérieur. Contact : Sophie Fleckenstein (sophie.fleckenstein@fne.asso.fr).

21 novembre 2013 – Paris – Technologies compactes d’épuration des eaux usées urbaines. Cette « Journée de l’OIEau » permettra aux participants, à travers les savoir-faire et les retours d’expériences proposés, d’obtenir les réponses à leurs interrogations légitimes. Les présentations permettront d’aborder de façon pratique les points suivants : Connaître les techniques compactes d’épuration (SBR, MBBR, BRM…) ; Identifier les critères de choix et les points clés à maîtriser en conception et en exploitation ; Bénéficier des derniers retours d’expériences. http://www.oieau.org/cnfme/spip.php?article106

23 novembre – marche organisée en début d’après-midi pour dénoncer un Projet de carrière de granulats en eau sur la commune de Saint Montaine. Contact : Mme Dominique GOYARD (02 48 73 44 09)

25 et 26 novembre 2013 – Marseille – 7ème édition des Assises Nationales du Développement Durable. Deux jours ouverts à tous. Un événement organisé par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur en partenariat avec l’Association des Régions de France. Plus d’infos : http://andd2013.regionpaca.fr/

25 et 26 novembre 2013  –  Campus de la DOUA (Lyon-Villeurbanne). Regroupant une trentaine de conférenciers francophones venant du Canada, de France et d’Afrique, les participants se pencheront sur les enjeux actuels d’adaptation particulièrement dans les domaines sanitaires, agricoles et environnementaux face aux changements climatiques dans le domaine de l’eau qui posent des défis majeurs aux populations concernées, aux pouvoirs publics et aux entreprises. Cliquez ici pour voir le programme détaillé et pour s’inscrire : http://www.entretiens.centrejc.org/entretiens/liste_complete/Colloque8.htm

27 novembre 2013 – Angers (cité associative) – Journée d’information sur le plan Ecophyto en région Pays de la Loire. Au programme différentes interventions pour vous présenter l’état des lieux de la situation liée aux produits phytosanitaires en Pays de la Loire, vous informer sur les outils déclinés pour répondre à cette problématique tant en zone agricole (réseaux de fermes, expérimentation, …) qu’en zone non agricole (charte des jardineries, plan de désherbage, …). Vous trouverez le programme d’invitation :

http://www.fne-pays-de-la-loire.fr/evenement-journee-dinformation-plan-ecophyto-regional/ et il est possible de s’inscrire en ligne :

https://docs.google.com/forms/d/1jWLMZiQz1laPJ_hevLEs5JLrdjaS7YNzLG6nSJARoJ0/viewform

29 novembre 2013 – Lyon (Centre de Congrès) – Colloque « L’eau : un projet de territoire ». A l’échelle d’une commune, d’une intercommunalité, d’un département ou d’une région, les élus s’emploient à bâtir des politiques de l’eau pragmatiques, bénéfiques et pérennes. Les enjeux sont multiples : la gouvernance, le développement économique, l’aménagement et l’attractivité des territoires. Plus d’information en cliquant ici

2 et 3 décembre 2013 – Bordeaux – Assises nationales des risques naturels

Pré-programme : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Pre-programme-des-Assises.html

L’entrée aux assises est gratuite. Pour assister aux deux journées (ou à l’une des deux), il est nécessaire de procéder à une inscription en ligne : Accéder au formulaire d’inscription

Trois tables rondes en séance plénière concernant :

  • l’aménagement et la prévention des risques
  • la culture du risque, la communication et l’observation
  • les programmes d’action local et stratégie nationale de gestion du risque d’inondation

Huit ateliers participatifs sur les thématiques suivantes :

  • Mondialisation des risques majeurs
  • Production et mise à disposition des connaissances
  • Prévision des risques et gestion de crise
  • Bénéfices de la prévention des risques
  • Résilience des territoires
  • Prévention en territoire de montagne
  • Risques côtiers
  • Participation du public.

7 décembre 2013 (Montreuil) – Ile de France Environnement et la Coordination Eau-Ile de France organisent une demie journée de réflexion sur l’eau qu’elle soit naturelle ou potabilisée en IDF. Contact : michel.riottot@orange.fr

11 décembre 2013, Bourget du Lac (73) – L’Association Rivière Rhône Alpes organise un cycle de deux journées techniques consacrées à la thématique « eau et aménagement du territoire ». La première journée a lieu le 11 décembre et a pour thème : « pourquoi et comment prendre en compte l’eau dans l’aménagement du territoire ? ». Cette journée s’adresse aux acteurs de l’urbanisme et vise à les accompagner sur les enjeux de l’eau pour leur permettre de mieux intégrer, gérer et protéger la ressource en eau dans les projets d’aménagement et dans les documents d’urbanisme. Contact : arra@riviererhonealpes.org

12 décembre 2013 (Artigues-Près-Bordeaux) – Colloque : Préservation des poissons migrateurs pour aller plus loin. Inscription avant le 4 décembre : http://www.eau-adour-garonne.fr/fr/evenements/preservation-des-poissons-migrateurs/inscription-colloque-poissons-migrateurs.html

17 et 18 décembre 2013 (Strasbourg) – L’UMR GESTE (ENGEES/IRSTEA) et le bureau de conseil et recherche ACTeon organisent un Atelier de réflexion et partage intitulé: « Instruments économiques et gestion de l’eau : Répondre aux attentes et contribuer à l’atteinte des objectifs environnementaux des politiques de l’eau« . L’objectif principal de l’atelier est de confronter les évolutions récentes de la gestion de l’eau et des milieux aquatiques en France aux connaissances et résultats récents concernant les conditions nécessaires à une mise en œuvre réussie et effective des instruments économiques dans le domaine de l’eau. L’atelier fournira une plateforme d’échange entre économistes, chercheurs, gestionnaires, acteurs de l’eau… pour réfléchir à la capacité des instruments économiques à répondre aux enjeux actuels et futurs de la gestion de l’eau en France, quatre ans après l’atelier sur les instruments économiques de la gestion de l’eau organisé en 2009 à Paris par l’ONEMA. Pour plus d’information: http://engees.unistra.fr/site/actualite/actualite-en-cours/

6 novembre, Argeliers : conférence débat sur l’eau

l’association Argeliers Environnement vous invite à une réunion publique

sur le thème de l’eau

le mardi 6 novembre à 20 hrs 30

salle du cinéma
L’eau, source de vie — L’eau et la santé — L’eau menacée — L’eau privatisée (?).
Conférence/débat animé par Mr Laurent Ripperty Directeur du syndicat Orb/Jaur. »

Mas-Cabardès : Une concentration inquiétante de plomb relevée dans l’eau potable

Il existe encore des communes qui distribuent de l’eau « dite potable », mais dont les teneurs en plomb sont bien au delà des normes (25microgrammes/L), et alimentent l’école communale.

> Merci d’aider l’association « Allô ? A l’eau » qui souhaite que le sujet soit traité (!), en signant sa pétition.
> http://www.petitions24.net/du_plomb_dans_leau_a_mas-cabardes

VINCENT BOILLOT
26/07/2012, 10 h 13 | Mis à jour le 26/07/2012, 13 h 50
A l'école, le taux atteint 130 µg, soit plus de 5 fois le seuil au-delà duquel l’eau est considérée non potable ! C’est pourtant cette eau-là que les écoliers ont bue.
A l’école, le taux atteint 130 µg, soit plus de 5 fois le seuil au-delà duquel l’eau est considérée non potable ! C’est pourtant cette eau-là que les écoliers ont bue. (D.R)

A Mas-Cabardès, commune de la montagne Noire confrontée à des problèmes récurrents de qualité de l’eau dite potable (Midi Libre du 18 mai), le collectif “Allô ? À l’eau !” tire à nouveau la sonnette d’alarme.

Et pour cause : l’analyse de prélèvements réalisés début juillet a démontré une concentration inquiétante de plomb en au moins deux points du réseau public communal. Ainsi, dans l’ancienne gendarmerie, transformée en logements sociaux appartenant à Aude Habitat et où est également installée l’agence postale, le taux atteint 110 µg par litre, alors que le seuil maximum est de 25 µg/l.

Des taux inquiétants à l’école communale

Pire, à l’école communale, qui accueille, chaque année, une vingtaine d’enfants du CP au CM2, le taux atteint 130 µg, soit plus de cinq fois le seuil au-delà duquel l’eau est considérée non potable ! C’est pourtant cette eau-là que les écoliers ont bue, durant l’année scolaire écoulée.

À la délégation de l’Aude de l’Agence régionale de santé (ARS), Laurent Pena relativise l’impact de la dernière analyse : « Il s’agit de prélèvements au premier jet, dès l’ouverture du robinet. Les valeurs relevées ne reflètent pas ce qu’ont bu les enfants », explique le responsable de l’unité “Eau et santé”.

Pour autant, il y a bien un risque dû au plomb, « toxique cumulatif provoquant, même à faible dose, de nombreux problèmes sanitaires », indique l’ARS. Au premier chef, le saturnisme, auquel sont particulièrement exposés les personnes âgées, les femmes enceintes… et les enfants. À la clé, douleurs intestinales, coliques, anémie, fatigue… « En cas de doute, il ne faut pas hésiter à consulter un médecin », conseille Laurent Pena.

Origine du plomb ?

Reste à déterminer l’origine du plomb dans un réseau pourtant « totalement refait il y a une dizaine d’années. Toutes les canalisations sont en PVC jusqu’aux compteurs des particuliers », affirme le maire, Jacques Sablairoles.

Déjà en mai dernier, une précédente analyse avait mis en évidence, à l’agence postale, une concentration en plomb légèrement supérieure à la norme (26 µg/l, au lieu de 25). Dans la foulée, une vieille canalisation en plomb, longue de 10 cm (!), avait été découverte, à laquelle le maire avait alors imputé la concentration relevée en ce lieu.

En juin, cette section a été remplacée. Problème : un mois plus tard, une nouvelle analyse détecte une concentration de 110 µg/l. Soit quatre fois plus ! Cette fois-ci, sous la pression du collectif “Allô ? A l’eau”, dont la plainte pour mise en danger d’autrui, déposée à l’automne 2010, suit son cours, l’élu a affiché immédiatement les résultats des analyses en mairie, ainsi que les recommandations de l’ARS.

De même, il a écrit au préfet pour l’assurer qu’il faisait « tout le nécessaire pour résoudre le problème ».

Un problème qui, estime désormais Jacques Sablairoles, pourrait provenir des canalisations du syndicat sud-oriental des eaux de la montagne Noire, qui alimente la commune. « C’est un réseau très ancien, qui a été refait au début des années 50″…

L’UFC-Que Choisir alerte sur la qualité de l’eau du robinet en France

« Si 97,5% des Français ont accès tout au long de l’année à une eau de bonne qualité, en revanche près de deux millions de consommateurs paient, eux, pour une eau non conforme aux critères réglementaires », affirme l’UFC.

« Le cocktail des principaux polluants décelés (pesticides, nitrates, sélénium) met en évidence les graves menaces que la pression agricole fait peser sur la ressource », ajoute l’association.

Les départements les plus touchés par cette eau « contaminée » sont « dans les zones où l’agriculture est la plus intensive: Bassin Parisien (Eure-et-Loir, Loiret, Seine-et-Marne, Yonne), le Nord (Pas-de-Calais) et la Champagne (Marne, Aube) », détaille l’UFC, affirmant que l’utilisation de pesticides dans l’agriculture « n’a pas diminué en 10 ans ».

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  • 20 mar 14:31Deux millions de Français boivent de l’eau polluée
  • 20 mar 14:15L’UFC-Que Choisir alerte sur la qualité de l’eau du robinet en France

L’association de consommateurs base sa mise en garde sur une enquête qu’elle a menée à partir des résultats d’analyses du ministère de la Santé, commune par commune, sur deux ans. Elle a passé ses résultats au crible de six critères « traduisant les principales contaminations » (qualité bactériologique, teneur en aluminium, radioactivité, pesticide, nitrates et sélénium).

En dehors de l’agriculture, les autres sources de contamination de l’eau (31% de la pollution de l’eau) sont liées « au défaut de traitement (qualité bactériologique, aluminium) et aux contaminations naturelles (radioactivité) ». « Elles touchent 1.500 communes et 500.000 consommateurs », indique l’UFC.

Pour mettre un terme aux pollutions agricoles, l’UFC-Que Choisir demande « une protection efficace de tous les captages », « une application du principe pollueur-payeur dans le domaine des pollutions agricoles » et que « les aides de la politique agricole commune (PAC) soient réservées aux modes de production s’inspirant des agricultures intégrées et biologiques ».

L’UFC-Que Choisir met à disposition sur son site internet http://www.quechoisir.org les résultats, commune par commune, de ses relevés.

lien vers l’étude d’UFC-Que Choisir sur l’eau

Santé et Nutrition : l’eau du robinet

L’eau du robinet augmente ce risque de 500 %

Les produits chimiques les plus dangereux chez vous ne sont pas dans votre garage ni dans votre cave : ils sortent directement du robinet de votre cuisine.Que vous viviez en ville ou à la campagne, votre eau du robinet est presque certainement contaminée par des toxines, des hormones, des médicaments, et d’autres produits chimiques.Un herbicide en particulier, l’atrazine, présent même en quantité infinitésimale, augmente de 500 % le risque de cycles menstruels irréguliers chez les femmes, et de 600 % le risque que s’écoulent six semaines entre deux cycles. Mais ce n’est que le début de l’histoire.

Change les mâles en femelles

L’atrazine a été interdite en Europe en 2003. Elle reste cependant l’un des herbicides les plus utilisés hors d’Europe et aux Etats-Unis. Malheureusement, une récente étude menée en France par l’Inserm, et publiée dans la revue scientifique Environmental Health Perspectives, montre que l’atrazine était encore, il y a peu, présente à des taux extrêmement inquiétants dans les eaux de surface et l’eau du robinet. (1)Le problème est que l’atrazine est un perturbateur endocrinien, c’est-à-dire qu’elle dérègle votre production d’hormones. A une concentration très faible, de l’ordre de 0,1 partie par milliard, elle inverse le sexe des poissons et batraciens, changeant les mâles en femelles ! (2) Des centaines de tonnes d’atrazine ont été déversées en France, à l’époque où cet herbicide était autorisé. Sur la seule région de Bretagne, où l’étude de l’Inserm a été menée, on estime que 200 tonnes d’atrazine ont été utilisées en 2001.Une femme enceinte qui boirait de l’eau contaminée à plus de 0,4 μg (microgramme, soit un millionième de gramme !) par litre met en danger son enfant : le fœtus peut avoir des retards de croissance qui l’handicaperont plus tard. Le risque d’avoir un enfant mâle souffrant d’anomalies génitales augmente de 40 % chez les femmes intoxiquées à l’atrazine, et celui que leur enfant ait une réduction du périmètre crânien à la naissance augmente de 70 %.

Contamination généralisée

La triste réalité est que les nappes phréatiques sont hautement contaminées en France.En 2006, soit 4 ans après l’interdiction de l’atrazine, on en retrouvait encore une concentration de 0,38 μg/L dans les eaux de surface, en Bretagne, et l’eau du robinet était contaminée à hauteur de 0,1 μg/L ! Soit bien plus qu’il n’en faut pour causer de graves problèmes.En région parisienne même, la contamination de l’eau du robinet à l’atrazine a atteint en 2006 de tels niveaux que le Préfet des Yvelines a dû signer un arrêté accordant l’autorisation de distribuer de l’eau dépassant les limites autorisées (puits de captage de la plaine de Buchelay qui alimentent Mantes-la-Jolie, Magnanville, Buchelay, Rosny-sur-Seine, Bréval, Neauphlette). (3)

Des conséquences graves

Chez les femmes touchées par des cycles irréguliers, les conséquences ne se limitent pas à des angoisses (« Suis-je enceinte ? ») et à des problèmes de fertilité. Les cycles irréguliers sont un signe clair de déséquilibres hormonaux, qui peuvent causer des problèmes d’ostéoporose, de maladies du cœur et même de cancer. L’équipe de l’Inserm a suivi un groupe de 579 femmes enceintes, âgées en moyenne de 30 ans. Ces femmes ont donné naissance à 601 enfants, chez qui 88 anomalies congénitales majeures ont été constatées, ainsi que 26 anomalies génitales chez des enfants mâles, 180 retards de croissance intra-utérin et 105 réductions du périmètre crânien. Il ne s’agit là bien sûr que des effets certains sur les êtres humains, qui sont les seuls à avoir été étudiés d’aussi près. Nul ne sait quelles sont, et quelles vont être, les conséquences à long terme sur les écosystèmes de l’utilisation massive d’atrazine, pendant des années en France. Mais le plus inquiétant est que ce produit a aujourd’hui été remplacé par le métalochlore qui cause lui aussi une réduction du périmètre crânien des enfants. La question est donc de savoir combien de temps nous allons continuer à jouer les apprentis-sorciers avec de tels produits « magiques » pour l’agriculture industrielle, mais si incertains (c’est le moins qu’on puisse dire) pour l’avenir des populations et des écosystèmes ?

Vous protéger maintenant

Il existe des milliers d’autres polluants potentiellement présents dans l’eau de votre robinet, en dehors de l’atrazine, et la plupart ne sont même pas surveillés (ni connus) des autorités. Mais ne vous ruez pas au supermarché pour acheter de l’eau en bouteille ni pour acheter une petite carafe en plastique équipée d’un filtre, qui laissera de toutes façons passer les microparticules. La seule solution vraiment efficace est un équipement de filtration par osmose inverse de l’eau, un système qui débarrasse l’eau de tous les solvants qui y sont présents, sans pour autant supprimer les minéraux indispensables pour la santé (calcium, magnésium, potassium….). Car la réalité est que, contrairement à ce que pense votre plombier, plus votre eau est « calcaire », meilleure elle est pour vous ! Et vous n’avez aucun intérêt à utiliser un adoucisseur qui diminuerait la teneur de votre eau en minéraux.Le prix des systèmes de filtration par osmose inverse de l’eau a aujourd’hui fortement baissé et ils sont très simples à installer. Ils suppriment même le chlore. Assurez-vous simplement de le poser à l’arrivée d’eau générale de votre domicile, afin que tous les robinets de la maison bénéficient d’eau filtrée. Par souci de neutralité commerciale, permettez-moi de ne pas recommander de marques. N’hésitez pas cependant à échanger sur ce sujet avec les autres lecteurs de S&N dans les commentaires de cet article sur notre site, en cliquant ici.

A votre santé, Jean-Marc Dupuis

PS : au-delà de cette solution individuelle, faut-il lancer une nouvelle pétition sur les polluants qui empoisonnent nos rivières, nos nappes phréatiques, nos océans ? C’est bien sûr la question que je me suis posée, et que j’ai posée à Augustin de Livois, le président de l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle (IPSN), que nous « sponsorisons » depuis l’origine. J’encourage tous les lecteurs de S&N intéressés par une telle initiative, à écrire à Augustin sur contact@institut-protection-sante-naturelle.eu pour l’encourager (ou le décourager…) à mobiliser l’IPSN et son vaste réseau de signataires. N’oubliez pas non plus que, même si nous faisons de notre côté tout ce que nous pouvons pour soutenir financièrement l’IPSN, il s’agit d’une association non subventionnée par les pouvoirs publics, et tous les dons sont bienvenus pour les aider à défendre notre droit à tous, de nous soigner autrement.

Plus d’information sur http://institut-protection-sante-naturelle.eu/faire-un-don

*Sources de cet article :

(1) Cécile Chevrier, Gwendolina Limon, Christine Monfort, Florence Rouget, Ronan Garlantézec, Claire Petit, Gaël Durand, Sylvaine Cordier, « Urinary Biomarkers of Prenatal Atrazine Exposure and Adverse Birth Outcomes in the PELAGIE Birth Cohort », Environmental Health Perspectives, publication en ligne du 2 mars 2011.

(2) « L’atrazine, un herbicide agricole, affecte la reproduction des poissons », dépêche AFP du 19 mai 2010.

(3) http://decil.lautre.net/spip.php?article536, consulté le 11 janvier 2012

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