Balade gourmandes le dimanche 5 juin 2016 à 10h : A la rencontre de producteurs de la Montagne Noire

Balade gourmandes en famille le dimanche 5 juin 2016 à 10h

A la rencontre de producteurs de la Montagne Noire

 

A Cassagnoles, le 5 juin il s’organise la troisième et dernière balade gourmande ! De niveau facile pour toute la famille, cette balade nature vous mènera de fermes en parcelles à travers de beaux paysages, à la rencontre d’agriculteurs locaux qui discuteront avec vous de leur activité et feront déguster leurs produits. Pique nique tiré du sac, marché des producteurs en fin de balade, jeux pour les enfants, musique.

Au programme :

Départ à 10h de la Maison de l’Abeille (34210 Cassagnoles).

Promenade jusqu’à la châtaigneraie : l’arbre à pain et ses merveilles délicieuses.

Apéritif dans les vignes pour déguster en harmonie avec la nature.

Descente au jardin, pique-nique dans les prés et retour pour la visite de la maison de l’abeille.

Marché en musique et jeux pour les enfants : un beau moment convivial en perspective !

Inscription et renseignements au 04 67 06 23 39 – accueil.frcivamlr@gmail.com

balade gourmande 5 juin 2016

Fuite massive de méthane : État d’urgence décrété en Californie

STOP GAZ DE SCHISTE ! (Ni ici Ni Ailleurs)

Le gouverneur de Californie a déclaré l’état d’urgence autour de Los Angeles, mercredi 6 janvier, à cause d’une fuite de méthane massive dans un puits gazier qui a forcé des milliers de résidents de la banlieue de Porter Ranch à évacuer.

Plusieurs milliers d’habitants ont déjà été relogés à cause d’une fuite massive de méthane, un puissant gaz à effet de serre

Le gouverneur de Californie a déclaré L’État d’urgence mercredi autour de Los Angeles en raison d’une fuite de méthane massive. Cet événement, que les experts qualifient de catastrophe écologique majeure, a forcé des milliers de résidents à évacuer leur logement.

Depuis plusieurs semaines, habitants et élus réclamaient une telle intervention officielle. La promulgation de l’état d’urgence permet désormais de mobiliser l’ensemble des agences gouvernementales de l’État pour venir en aide à la population et de vérifier que l’entreprise à l’origine de la fuite prend les dispositions nécessaires pour mettre fin à la fuite.

Entre 30 et 58 tonnes de méthane dans l’air chaque heure

fuite gaz methane californieLa compagnie en question, Southern California Gas Company (SoCalGas), a estimé qu’entre 30 000 et 58 000 kilogrammes de méthane, un gaz inodore, étaient répandus par heure dans l’air. La fuite sur le site d’Aliso Canyon de SoCalGas avait été détectée le 23 octobre par des employés à plus de 2 400 mètres de profondeur dans le puits. Mais la situation s’est largement empirée depuis.

« L’équivalent de la marée noire de BP sur terre »

Les autorités affirment que la fuite ne pose pas de danger sérieux pour la santé des riverains. Les catastrophe invisible methane californieadditifs nauséabonds destinés à signaler les fuites de méthane ont tout de même provoqué chez beaucoup d’habitants des environs des nausées, saignements de nez et maux de tête. Plus de 2 000 familles ont déjà été évacuées et relogées.

Mais c’est surtout l’impact environnemental de cette fuite qui pourrait, lui, être dévastateur. L’autorité de la qualité de l’air en Californie (California Air Resources Board) estime que la fuite est si importante qu’elle correspond à une augmentation de la production de gaz à effet de serre pour toute la Californie de près de 25 %. « Nous ne pourrons évaluer son impact que lorsque la fuite sera définitivement arrêtée et que nous bénéficierons de chiffres », a toutefois temporisé un porte-parole de l’agence.

La fuite de méthane « est l’équivalent de la marée noire de BP [survenue en 2010 dans le golfe du Mexique], sauf qu’elle se produit sur terre, dans un endroit peuplé », a déclaré Mitchell Englander, conseiller municipal de Los Angeles représentant de Porter Ranch, cité par le New Yortk Times, décrivant une « catastrophe environnementale » et une « crise chaotique ».

Tim O’Connor, avocat de l’Environmental Defense Fund, une organisation non gouvernementale qui milite pour la protection de l’environnement, avance lui, auprès de la BBC, une comparaison : « C’est comme si on brûlait 3,15 milliards de litres d’essence, et ça représente aussi la même pollution que produiraient en un jour 4,5 millions de voitures. »

C’est « l’équivalent de trois quarts des émissions de toutes les raffineries de pétrole de la Californie en un an », souligne de son côté Stephanie Pincetl, professeure de sciences environnementales, interrogée par l’Agence France-Presse. Selon elle, cette fuite est « sans comparaison, catastrophique », car c’est du méthane, un gaz à effet de serre « 80 fois plus puissant que le CO2 à l’échelle de vingt ans, et qui agit beaucoup plus rapidement ».

Source: AFP 07.01.2016

Journée d’information et d’échange sur la transition énergétique

 

Au moment ou la France accueille la COP 21 et qu’elle s’engage – ou tente de s’engager – dans une transition énergétique basée sur la sobriété, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, il semble indispensable que le mouvement associatif échange et gagne en compétence pour se positionner sur ces sujets.

En Languedoc-Roussillon, les associations de protection de la nature et de l’environnement (APNE) sont investies sur la question de la transition énergétique de manière inégale.
Beaucoup d’entre elles se sont fondées en vue de protéger la biodiversité et s’appuient sur des équipes bénévoles et salariées présentant de sérieuses compétences en écologie (LPO, COGARD, ALEPE, GOR, ACNAT, NACCICA…).
Elles interviennent principalement sur les questions d’énergie à l’occasion de l’installation d’infrastructures industrielles de production d’énergie renouvelable et, plus particulièrement, dans le cadre de projets l’éolien quand ils perturbent l’avifaune ou de parc photovoltaïques au sol qui impactent des espaces agricoles ou naturels.

Récemment dans un contexte marqué par l’apparition de projets miniers de recherche de gaz de schiste, la région Languedoc-Roussillon a vu naître plusieurs collectifs contre les gaz de schistes. Ce mouvement, axé sur les enjeux de la transition énergétique, s’est développé à côté des associations historiques bien que plusieurs membres peuvent être investis de part et d’autre.

Notre région est une des toutes premières pour la biodiversité et, simultanément, très dotée en soleil et en vent. La coexistence harmonieuse de ces ressources naturelles est un enjeu essentiel pour notre mouvement. Dans un tel contexte, économiser les ressources est une priorité.
Mais, en pratique, comment les APNE peuvent intervenir sur cet aspect majeur de la transition ?

FNE LR souhaite proposer à ses associations membres et non membres 2 journées d’informations et d’échanges sur la problématique de la transition énergétique en Languedoc-Roussillon.
A l’occasion de ces journées les représentants de la DREAL LR, de l’ADEME et de la région viendront présenter la politique régionale élaborée dans le SRCAE.

La première journée se tiendra à Montpellier le 3 décembre, la deuxième sera organisée à Narbonne (date en cours de définition). Un programme définitif ainsi que les modalités pratiques vous seront
transmis très prochainement. Dès maintenant vous pouvez vous inscrire par retour de mail. Je vous informe par ailleurs que le repas du midi sera pris en charge par FNE ainsi que la moitié des frais de déplacement  pour les associations membres.

Cordialement
Olivier GOURBINOT
Coordinateur Fédéral
Coordination.fnelr@gmail.com
06.89.56.04.84 FREE
7 rue du Lieutenant Fernand Pio 34 800
Clermont-l’Hérault
France Nature Environnement Languedoc-Roussillon (FNE LR)
http://www.fne-languedoc-roussillon.fr/

une parodie de démocratie concernant l’abattage des platanes ?

le 10/11/15 : une parodie de démocratie concernant l’abattage des platanes ?

Arbres abattus dans l’Aude : le coup de gueule d’Eccla,

article de l’Indépendant Carcassonne paru le 10/11/15

Le 3 novembre, l’abattage de 200 arbres a été entériné.

La commission départementale de gestion des plantations d’alignement décrite comme une « parodie de démocratie« . Une « parodie de démocratie » qui ne tient pas « réellement compte de la protection de l’environnement ». Voilà comment Christine Sthemer, de l’association Écologie du Carcassonnais, des Corbières et du littoral audois (Eccla) résume la dernière commission départementale de gestion des plantations d’alignement. Une instance relevant du conseil départemental qui, le 3 novembre, a vu les représentants de trois associations de défense de l’environnement (*) quitter la séance après avoir refusé de prendre part au vote entérinant l’abattage de 200 arbres en bord de départementales.

  • 50 à Villalier, 21 à Bram, 87 à Saissac…

Un coup d’éclat que Christine Sthémer justifie par le peu de poids octroyé à ces associations : « Nous sommes toujours minoritaires. » Principe regretté, tout en pointant le « manque de concertation » sur des abattages remis en question sur le fond. Et de citer en exemple les 21 platanes promis à l’abattage à Bram « pour un rond-point« , les 50 autres condamnés à Villalier « pour élargir un fossé et renforcer un accotement« , les 32 et 55 arbres sacrifiés à Saissac respectivement pour la fibre optique et des questions de sécurité ou encore les 29 platanes qui disparaîtront sous peu à Limoux, le long de la RD 620 pour « une entrée de ville de qualité ». « Dès qu’un arbre présente une menace pour les usagers, bien sûr que nous sommes d’accord pour l’abattage« , pondère Christine Sthémer. Qui, en accord avec les autres associations, écarte l’idée d’une démission. Sous réserve d’une « amélioration » de la concertation.

(*) La commission est composée de neuf conseillers départementaux, quatre membres du secteur environnement (Arbres et routes, Eccla, Aude Claire, Les amis de la terre) et quatre membres du secteur sécurité routière (Sdis, Prévention routière de l’Aude, association des paralysés de France, unité sécurité routière de la DDTM

Association « Aphyllante » : Ballades 2015

Balades 2015

Dates

Lieux

Horaires

Thèmes

Samedi 2 mai

Cassagnoles

Familial

?

Journée de l’abeille avec la maison de l’abeille

Conférence sur l’apithérapie le matin, balade paysages, faune flore l’am

Dimanche 3 mai

Vieulac

Familial

15h 18h30

Fête de la nature
Vendredi 22 mai

Samedi 23 mai

La Caunette

Familial

18h

19h

Les « 24h de la nature » avec les Ecologistes de l’Euzière

Fête de la nature

24h pour répertorier la biodiversité sur le territoire de La Caunette, enfin une partie du territoire ! 24h, pour la découverte, pour le plaisir, en famille avec des animateurs des différentes spécialités : insectes, chauves-souris, oiseaux, plantes… à picorer au grès de sa curiosité

Dimanche 24 mai

Vieulac

Familial

10h – 17h

Les gorges de la Cesse
Samedi 30 mai

Vendres

Familial

Journée

Fête de la transhumance

Accompagnement vers le troupeau, 8h30 ou 10h. Animations, ateliers, jeux matin et après-midi. Possibilité de repas avec agneau grillé sur réservation

Dimanche 31 mai

Lespignan

Familial

Journée

Fête de la transhumance

Ne sais pas si accompagnement ? Animations, ateliers, jeux matin et après-midi. Possibilité de repas avec agneau grillé sur réservation

Dimanche 31 mai

Ferrals les Montagnes

Familial

10h – 18h

Balade gourmande

Lors d’une balade accompagnée, rencontre avec des agriculteurs et des éleveurs sur leurs lieux de production, ateliers, dégustations, jeux…

Dimanche 14 juin

Cassagnoles

Familial

10h-18h

Balade gourmande

Lors d’une balade accompagnée, rencontre avec des agriculteurs et des éleveurs sur leurs lieux de production, ateliers, dégustations, jeux…

Mercredi 15 juillet

Lac de Vézoles

Familial

13h – 19h

Jeu de piste pour petits et grands autour du lac de Vézoles suivi d’une dégustation
Vendredi 17 juillet

Azillanet

Familial

Rock

18 ou 19h 0h

Cinémuzik

1 balade découverte, 1 groupe de musique, des tapas locaux, 1 film, 5 euros l’entrée (balade gratuite)

Vendredi 24 juillet

Oupia

Familial

Disco

18 ou 19h 0h

Cinémuzik

1 balade découverte, 1 groupe de musique, des tapas locaux, 1 film, 5 euros l’entrée (balade gratuite)

Vendredi 31 juillet

La Caunette

Familial

Chansons à texte

18 ou 19h 0h

Cinémuzik

1 balade découverte, 1 groupe de musique, des tapas locaux, 1 film, 5 euros l’entrée (balade gratuite)

Mercredi 12 août

Lac de Vézoles

Familial

13h – 19h

Jeu de piste pour petits et grands autour du lac de Vézoles suivi d’une dégustation
Vendredi 14 août

Ferrals les Montagnes

Familial

Flamenco

18 ou 19h 0h

Cinémuzik

1 balade découverte, 1 groupe de musique, des tapas locaux, 1 film, 5 euros l’entrée (balade gratuite)

Le BAIE du GRAINE

http://coopere34.org/ressources-pedagogiques/bulletin-des-reseaux.html

 

En 2015, mobilisation pour le climat à Narbonne

MIDI LIBRE Janvier 2015

D e nombreuses associations locales se regroupent et appellent à la multiplication des initiatives.

Et si on posait chaque semaine une question sur le climat dans vos journaux ? » Vendredi matin, les idées fusaient au café de La Poste. C’est là, dans un recoin de ce bistrot connu pour ses soirées spectacles, que se serraient une dizaine de responsables associatifs pour tenter d’entrer dans l’image, au moment où les photographes immortalisaient l’atypique regroupement.

Mouvement Colibris, Iris, Université populaire de la Narbonnaise, Vélocité, Assoc épicée, Ciné-club de Narbonne, Association bizanetoise d’astronomie populaire… Á l’initiative de l’équipe d’Écologie du Carcassonnais, des Corbières et du littoral audois (Eccla) et des Amis du parc de la Narbonnaise en Méditerranée, ils seront nombreux à unir leurs forces, cette année, pour faire de la lutte contre le réchauffement climatique une grande cause locale.
Opération climat 2015 Narbonne

Celle-ci a déjà un nom de code : Opération climat 2015 Narbonne. L’objectif est simple : puisque la France accueillera la Conférence internationale sur les changements climatiques, du 30 novembre au 15 décembre à Paris, anticiper cette échéance localement en faisant de Narbonne une forme de laboratoire de la sensibilisation à cette problématique environnementale. « Nous lançons donc un appel à tous ceux qui trouvent cette idée intéressante afin qu’ils se joignent au mouvement, lance Maryse Arditi, présidente d’Eccla. L’idée, c’est de faire monter la mayonnaise et que les gens s’approprient le sujet ».

Chacun pourra le faire à sa façon. En marge des actions menées en milieu scolaire, les Amis du Parc et Iris se sont associés pour proposer une randonnée guidée avec l’Observatoire des saisons en Narbonnaise, un réseau de scientifiques et d’amateurs qui étudie les rythmes saisonniers des animaux et des plantes. La librairie L’An Demain proposera un débat autour d’un livre (Les apprentis sorciers du climat, de Clive Hamilton). Colibris organisera, lui, des projections, avec le ciné-club MJC de Narbonne, puis le club du Palace de Lézignan.

Mais le programme des réjouissances sera enrichi tout au long de l’année, l’essentiel étant de sensibiliser au maximum les Narbonnais. Maryse Arditi se dit d’ailleurs disposée à affronter d’éventuels détracteurs dans un débat. Gare aux climatosceptiques !

# Les associations et particuliers qui souhaitent venir grossir les rangs du collectif peuvent écrire à Eccla à eccla@wanadoo.fr.
Balades, ciné, débats… Les premiers rendez-vous proposés

Samedi 14 février. De 10 h à 13 h, à Sigean, rendez-vous devant la mairie pour une randonnée d’observation ; présentation de l’Observatoire des saisons ; apéritif au Café des possibles. Organisé par les Amis du Parc et Iris. Gratuit. Mardi 3 mars. À 18 h 30, à la librairie L’an Demain, 4, rue Cabirol, débat autour du livre Les apprentis sorciers du climat, de Clive Hamilton. Samedi 7 mars. De 14 h à 18 h, salle Élie-Sermet du Palais du travail, Eccla propose des projections de vidéos, interventions et témoignages sur le thème “Inondations, submersions marines et changements climatiques”. Vendredi 13 mars. À 20 h 30, à l’annexe de la MJC, rue Deymes, Colibris et le ciné-club MJC propose la projection du film de Pierre Rahi, Au nom de la Terre, suivi d’un débat. Entrée : de 3 € à 6,5 €.

Mardi 7 avril. À 18 h 30, à la Librairie L’an Demain, rue Cabirol, débat autour du livre Tout peut changer, capitalisme et changement climatique, de Naomie Klein. Dimanche 26 avril. De 9 h 30 à 18 h, à Rieux-en-Val, rendez-vous avec le mouvement Colobri, à l’école pour une journée avec balade botanique autour des plantes comestibles suivie d’une conférence santé (gratuit, sur inscription ; repas tiré du sac). Mercredi 10 juin. À 18 h, à l’auditorium de la Médiathèque, deux philosophes intervenants au sein de l’Université populaire de Septimanie, discuteront du thème “La planète est en danger”. Gratuit. Jeudi 22 octobre. À 21 h, au Ciné Palace de Lézignan, cours de la République, Colibri et le club du Palace proposeront la projection gratuite du film L’Aigoual, la forêt retrouvée, de Marc Khanne.

Barrage de Sivens: le rapport d’expertise dénonce un projet bancal

 Le journal de l'environnement

Barrage de Sivens: le rapport d’expertise dénonce un projet bancal

Le 27 octobre 2014 par Stéphanie Senet

Les critiques du CGEDD ont été émises dès septembre 2013

Les critiques du CGEDD ont été émises dès septembre 2013

Alors que la mort d’un manifestant[1], dans la nuit du 25 au 26 octobre, a endeuillé la mobilisation contre le barrage de Sivens (Tarn), le rapport d’expertise commandé par le ministère de l’écologie critique sévèrement le projet. Publié ce 27 octobre, il dénonce une surestimation des besoins, une étude d’impact «de qualité très moyenne» et un financement fragile.


[1] Rémi Fraisse, 21 ans, était bénévole botaniste à Nature Midi-Pyrénées

 

La version actuelle du projet de barrage pèche sur trois points principaux. Telle est la conclusion du rapport réalisé par Nicolas Forray et Pierre Rathouis, ingénieurs généraux des eaux, des ponts et des forêts au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), après 4 semaines d’investigation. Mandatés en septembre par le ministère de l’écologie, leur synthèse confirme les critiques portées par le Collectif de sauvegarde de la zone humide du Testet, opposé au projet.

 

Des besoins réels mais surestimés

Le développement très important de l’irrigation, dans les années 1980 et 1990 sur le bassin Adour-Garonne, a conduit à une dégradation quantitative de l’eau potable et du fonctionnement biologique des cours d’eau. Pour optimiser les volumes prélevés, seuls des plans de gestion des étiages (PGE) ont été mis en place, comme celui du Tescou, approuvé en mars 2004 par la préfète du Tarn-et-Garonne mais non revu depuis. Le rapport du CGEDD préconise de remplacer ces plans, lorsqu’ils ont plus de 10 ans, par des schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE).

Autre problème: les retenues collinaires, massivement développées par les exploitants agricoles (près de 200 aujourd’hui), disposent d’une capacité largement sous-exploitée: environ 120.000 mètres cubes par an pour une capacité totale de 965.000 m3.

Point central du débat, le volume de substitution destiné à l’irrigation a été surestimé d’au moins 35%[1]. Comme le signalait le Collectif de sauvegarde de la zone humide du Testet, ce chiffre est en effet basé sur une méthode de calcul ancienne, datant de 1997, et fondée sur des besoins forfaitaires à l’hectare, alors qu’une gestion volumique plus précise est disponible depuis 2004.

Depuis 10 ans, les agences de l’eau disposent de données précises sur les volumes prélevés, soumis à redevance lorsqu’ils dépassent 4.000 m3/an. La mission propose donc de revoir le volume de substitution à la baisse: de 726.000 à 448.000 m3. Ce qui correspond à 90% du maximum prélevé, soustraction faite de 100.000 m3 déjà sécurisés par le barrage de Thérondel (Tarn-et-Garonne). Au final, le volume d’irrigation dans la retenue de Sivens ne devrait pas dépasser 560.000 m3 au lieu des 907.500 m3 prévus initialement.

Quant au nombre de bénéficiaires du barrage, autre point de controverse, le conseil général du Tarn (maître d’ouvrage) l’évalue à 81 exploitations contre 19 seulement selon le Collectif du Testet. Le rapport d’expertise en a dénombré 30.

 

Une étude d’impact «de qualité très moyenne»

Le rapport pointe en particulier l’absence d’analyse du régime du cours d’eau à l’aval de la retenue, d’appréciation détaillée des effets sur la faune aquatique et piscicole, et d’étude des impacts en cas de débit maximal de 400 litres à la seconde. En conclusion, les experts demandent de revoir l’arrêté d’autorisation au regard d’études détaillées à faire réaliser par le maître d’ouvrage.

«Le choix d’un barrage en travers de la vallée a été privilégié sans réelle analyse des solutions alternatives possibles», tranchent les auteurs. Le barrage de Sivens, situé sur la commune de Lisle-sur-Tarn, a en effet été préféré à trois autres sites en travers du cours d’eau, sans explorer d’autres possibilités que la construction d’un barrage. Un nouveau manquement de l’étude d’impact.

Quant aux mesures compensatoires, évaluées à 1,17 million d’euros (hors acquisitions foncières), elles sont jugées insuffisantes. Pour rappel, 13 hectares de zones humides vont être détruits par ennoiement alors qu’ils abritaient 94 espèces animales protégées. Compenser la perte d’une grande surface en une dizaine de parcelles affaiblit la valeur de la compensation, notent les membres du CGEDD, qui recommandent au contraire d’y adjoindre une espace de grande taille (au moins 5 ha). Ou d’étoffer les surfaces définies.

Toutes ces erreurs sont d’autant plus regrettables que le coût d’investissement est élevé: 8,441 M€ selon le Comité d’aménagement des coteaux de Gascogne (CACG).

 

Un financement fragile

Pour l’heure, cet investissement doit être financé par l’agence de l’eau (4,461 M€), le FEADER (2,032 M€), les conseils généraux du Tarn et du Tarn-et-Garonne (1,855 M€) et la région Midi-Pyrénées (0,082 M€). Mais les experts doutent de ce mix et demandent un réexamen auprès du FEADER et de l’agence de l’eau. Ils ajoutent que si les collectivités ont choisi de supporter à elles seules la totalité de la part non subventionnée, il serait souhaitable de demander une participation des irrigants bénéficiaires de l’ouvrage via le paiement d’une redevance.

 

5 scénarios de sortie

Alors que les travaux de déboisement sont très avancés sur le site de Sivens, comment imaginer la suite? Les experts ont passé en revue les 5 scénarios de sortie de crise. A commencer par l’arrêt pur et simple du chantier, qui ne pourrait légalement provenir que du maître d’ouvrage lui-même, c’est-à-dire le conseil général du Tarn. Les marchés étant passés avec les entreprises en charge du chantier, un dédommagement est à prévoir. Deuxième hypothèse: le statu quo qui, là encore, serait coûteux. Troisième possibilité: réduire le volume de la retenue. Cette solution ferait disparaître le risque financier mais pas les impacts sur l’environnement. Quatrième hypothèse, préconisée par les auteurs: définir une nouvelle allocation des volumes stockés. Le volume de substitution étant revu à la baisse (cf. plus haut), l’enveloppe dégagée permettrait d’améliorer le bilan environnemental du projet, d’en réduire l’impact, d’augmenter la réserve inter-annuelle de sécurité et d’en faire bénéficier des exploitations en maraîchage et des cultures à forte valeur ajoutée. Dernier scénario, peu probable compte tenu de l’avancement des travaux: remplacer le projet de barrage par trois ou quatre retenues.

 

Des critiques déjà pointées

«La majorité des critiques contre ce barrage sont validées par les auteurs du rapport commandé par Ségolène Royal: il est surdimensionné, destructeur de la zone humide, basé sur des données obsolètes, en inadéquation avec l’évolution de l’agriculture locale, bénéficiant à une poignée de personnes et reposant sur des subventions loin d’être acquises», a résumé l’eurodéputé EELV José Bové, qui demande l’abandon du projet.

«Ce rapport rejoint exactement les conclusions que nous avions envoyées fin septembre 2013 à toutes les autorités locales et nationales, pointant des besoins agricoles surévalués, une capacité surdimensionnée, un financement européen peu fiable…», fulmine Ben Lefetey.

Contrairement aux experts du CGEDD, le porte-parole du Collectif du Testet rappelle que ce n’est pas parce qu’on a commencé des travaux qu’on est obligé de les poursuivre, et que, même si cela prend quelques décennies, la zone humide du Testet peut encore être sauvée car elle n’a pas été totalement décapée. «Nous demandons toujours l’abandon du chantier tel qu’il a été défini, ainsi qu’un temps de deuil suite à la mort de Rémi Fraisse. Pour la suite, nous appelons à une véritable concertation locale, pour que toutes les alternatives soient mises sur la table. Entre les blessés, les interpellations inconsidérées et maintenant un mort, la population locale est excédée», conclut-il. Ni le conseil général du Tarn ni le ministère de l’écologie n’ont encore réagi à cette publication.


[1] La capacité totale du barrage-réservoir, évaluée par le projet à 1,5 million de mètres cubes, se compose d’un volume de salubrité (434.000 m3), d’un volume destiné à l’irrigation (907.500 m3), d’un volume réservé pour la gestion inter-annuelle (103.500 m3) et d’un volume de fond de retenue non mobilisable (55.000 m3).

 

Journée régionale « Air intérieur et santé : quelles pédagogies pour l’homme et son environnement ? »

Comme annoncé début octobre, le cycle thématique « Habitat, Air, Santé, Environnement » du R²ESE * se poursuit avec une seconde journée d’échange régionale prévue le

                                                        Jeudi 13 novembre 2014
                                                                            au Pôle Scientifique et Culturel de Rochebelle, situé à Alès (30)
                                                                                                        de
9h00 à 17h00

C
ette seconde journée s’attachera plus spécifiquement à la problématique éducative de l’air intérieur : «  Air intérieur et santé : quelles pédagogies pour l’homme et son environnement ? »

Elle est gratuite et  ouverte à tous les acteurs en situation d’informer, d’instruire ou de former des publics sur les enjeux liés à l’air intérieur dans une perspective de santé-environnement.

La santé est un bien précieux qu’il faut savoir préserver. L’environnement est un des facteurs déterminants de la santé humaine.
Venez nombreux échanger, partager et construire une culture pédagogique commune autour des enjeux de l’air intérieur dans une perspective de santé-environnement !
Informations pratiques
Vous voulez en savoir plus ?
Retrouver le pré-programme de la journée en pièce jointe !
Vous souhaitez participer ?
  Cliquez ICI pour vous inscrire dès à présent en ligne (date limite : jeudi 6 novembre 2014) !
Vous cherchez ou proposez un co-voiturage ?
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Vous avez une question ?
N’hésitez pas à nous contacter !

Au plaisir de vous retrouver ou de vous rencontrer lors de cette nouvelle journée.
Cordialement,


* Le R²ESE, réseau régional d’éducation en santé-environnement, est un projet du PRSE II LR animé par le GRAINE LR et piloté conjointement par l’ARS LR, la DREAL LR et la DRAAF LR avec le soutien du Conseil Régional LR
Plus d’informations sur le R²ESE…

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          GRAINE LR    Julie BOYER
   Animatrice de réseau / Santé – Environnement
   04 67 06 77 46 / julie.boyer@grainelr.org
   1025 rue H. Becquerel – Parc Club Millénaire – Bâtiment 31 – 34000 Montpellier
   www.grainelr.org

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La LEGOlution est lancée !

LEGO : contrairement à ce qu’affirme le slogan de la marque, tout n’est pas merveilleux, et certainement pas le partenariat avec Shell ! Voici le message que nous envoyons du monde entier depuis le 1er juillet. Plus d’un demi million d’emails ont été envoyés en deux semaines, et les mini-figurines ont organisé des actions « coup de poing » partout pour que LEGO quitte Shell et défende l’Arctique. Rejoignez la LEGOlution !

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Trafic de bois : vers une sortie de crise ?

Les députés ont entendu les citoyens et les associations : l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi sur l’agriculture, l’alimentation et la forêt. Ce texte, qui était très insuffisant avant son arrivée en seconde lecture, a été amendé dans le bon sens. Plus de 7 700 emails ont été envoyés aux députés français et le résultat est là : enfin, la France inscrit l’infraction et les sanctions dans la loi ! La France, si elle persévère, pourrait ne plus être une porte d’entrée privilégiée du bois illégal en Europe.
Lire l’article

Pêche profonde : l’IFREMER confirme le danger

L’organisme a publié la semaine dernière des données sur le chalutage profond qui viennent valider la position défendue par les ONG depuis des années : l’interdiction de cette technique de pêche aurait des conséquences économiques et sociales limitées mais représente un grand pas dans la protection des fonds marins. Il aura fallu 5 ans pour obtenir de la transparence sur cette activité de pêche. Le maintien de l’opacité a permis au gouvernement de déployer son énergie politique au service d’une dizaine de bateaux.
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OGM : 168 hectares de maïs potentiellement contaminés détruits par l’État

Après un travail d’investigation, la DGCCRF a pu identifier 168 hectares de maïs potentiellement contaminés en régions Aquitaine et Poitou-Charentes. Ces hectares ont été détruits par les agriculteurs concernés avant la floraison, évitant ainsi le risque de contamination. Les agriculteurs floués par le semencier, au nombre d’une dizaine, ont pu être dédommagées par le distributeur auprès duquel ils s’étaient procurés ces semences pourtant certifiées sans OGM.
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