Du 8 au 29 août 2016 : Consultation de la Préfecture de l’Aude : épandage de produits phytopharmaceutiques

Consultation de la Préfecture de l’Aude :

Projet d’arrêté relatif à l’épandage de produits phytopharmaceutiques dans le département de l’Aude : consultation du public

Épandage de produits phytosanitaires

Épandage de produits phytosanitaires

Épandage de produits phytosanitaires

© Dreamstime

Projet d’arrêté relatif à l’épandage de produits phytopharmaceutiques dans le département de l’Aude : consultation du public

La loi d’avenir pour l’agriculture promulguée en octobre 2014, permet aux préfets de département de préciser les conditions dans lesquelles les traitements phytosanitaires doivent être appliqués à proximité des établissements ou de lieux accueillant des personnes vulnérables.

Le préfet de l’Aude soumet un projet d’arrêté sur ce sujet à la consultation préalable du public, par voie électronique, du 8 août au 29 août 2016.

L’arrêté a vocation à définir les mesures de protection applicables en considérant :

  • l’ensemble des établissements ou lieux concernés : établissements scolaires, crèches, haltes garderies, centres de loisirs, espaces verts ouverts du public, établissements de santé, maisons de retraite etc ;
  • l’adaptation des distances à respecter à proximité de la limite des établissements ou lieux, fonction du type d’usage (cultures basses, arboricoles ou viticoles et usages non agricoles) ;
  • la définition d’horaires sensibles (par exemple : les 20 minutes précédant et suivant le début et la fin des activités scolaires et périscolaires)
  • l’usage de dispositifs de protection physique adaptés tels que des haies et du matériel de pulvérisation limitant la dérive lors du traitement.

    Les maires ont un rôle à jouer pour la bonne mise en œuvre de ces mesures, notamment en faisant connaître les horaires des lieux et établissements accueillant des personnes sensibles.

Modalités de consultation

La consultation s’effectue par voie électronique du 8 au 29 août 2016 inclus. Les observations sur le projet sont transmises à :

consultation.seadr.ddtm-11@aude.gouv.fr
Seront prises en compte les seules observations postées à cette adresse électronique au plus tard le 29 août 2016 à minuit.

Documents à consulter

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Le 03/02 De l’atrazine au-delà des normes dans l’eau « potable » dans l’Aude

 ECCLA communique :

L’atrazine est un pesticide largement utilisé dans le Monde.   Il est le second après le round up aux USA où il est encore massivement utilisé. En France il est interdit depuis 2001 avec autorisation d’épuiser les stocks jusque 2003. En Europe il est interdit depuis 2007. Ce pesticide vient de refaire parler de lui de façon saisissante.

Lundi, la presse nous apprend que, du côté de la Montagne Noire comme sur le Grand Narbonne, notre eau « potable » est chargée de pesticides. Elle reste « potable » mais dépasse les normes… pas très compréhensible pour le grand public ! Il a quand même fallu une dérogation valable 3 ans pour qu’elle soit encore distribuée au robinet avec des demandes d’actions pour régler le problème en 3 ans. Le pesticide concerné est l’atrazine ou ses dérivés de décomposition.

Mardi soir, sur France 2, l’émission Cash investigation s’intéresse à l’impact sanitaire des pesticides, en cas d’intoxication aigüe bien sûr, mais aussi dans l’eau du robinet. Un des pesticides très étudiés, l’atrazine, interdit depuis de nombreuses années, est encore très présent et a l’inconvénient majeur d’avoir des impacts sur les bébés à venir. En fait c’est un perturbateur endocrinien, dénommé perturbateur hormonal dans l’émission. Et, au-delà des malformations liées au système génital des bébés garçons, le plus inquiétant est l’impact sur le cerveau des foetus avec des risques de retard mental…

L’émission est encore visible jusque lundi prochain sur France 2. Ne la ratez pas !

Des études ont montré que l’atrazine est un pesticide qui dure longtemps dans l’environnement. Une part importante des eaux souterraines en contient des traces. Mais là, l’eau dépasse les normes. Deux questions :

  • y-a-t-il encore des utilisateurs ? Car si on ne peut pas l’acheter en France. Aller donc voir sur Internet….
  • au vu des risques sur les femmes enceintes et les bébés, il est quand même curieux que l’information ne soit pas accompagné de conseils de prudence pour éviter que les femmes enceintes et le bébés boivent cette eau.

Fuite massive de méthane : État d’urgence décrété en Californie

STOP GAZ DE SCHISTE ! (Ni ici Ni Ailleurs)

Le gouverneur de Californie a déclaré l’état d’urgence autour de Los Angeles, mercredi 6 janvier, à cause d’une fuite de méthane massive dans un puits gazier qui a forcé des milliers de résidents de la banlieue de Porter Ranch à évacuer.

Plusieurs milliers d’habitants ont déjà été relogés à cause d’une fuite massive de méthane, un puissant gaz à effet de serre

Le gouverneur de Californie a déclaré L’État d’urgence mercredi autour de Los Angeles en raison d’une fuite de méthane massive. Cet événement, que les experts qualifient de catastrophe écologique majeure, a forcé des milliers de résidents à évacuer leur logement.

Depuis plusieurs semaines, habitants et élus réclamaient une telle intervention officielle. La promulgation de l’état d’urgence permet désormais de mobiliser l’ensemble des agences gouvernementales de l’État pour venir en aide à la population et de vérifier que l’entreprise à l’origine de la fuite prend les dispositions nécessaires pour mettre fin à la fuite.

Entre 30 et 58 tonnes de méthane dans l’air chaque heure

fuite gaz methane californieLa compagnie en question, Southern California Gas Company (SoCalGas), a estimé qu’entre 30 000 et 58 000 kilogrammes de méthane, un gaz inodore, étaient répandus par heure dans l’air. La fuite sur le site d’Aliso Canyon de SoCalGas avait été détectée le 23 octobre par des employés à plus de 2 400 mètres de profondeur dans le puits. Mais la situation s’est largement empirée depuis.

« L’équivalent de la marée noire de BP sur terre »

Les autorités affirment que la fuite ne pose pas de danger sérieux pour la santé des riverains. Les catastrophe invisible methane californieadditifs nauséabonds destinés à signaler les fuites de méthane ont tout de même provoqué chez beaucoup d’habitants des environs des nausées, saignements de nez et maux de tête. Plus de 2 000 familles ont déjà été évacuées et relogées.

Mais c’est surtout l’impact environnemental de cette fuite qui pourrait, lui, être dévastateur. L’autorité de la qualité de l’air en Californie (California Air Resources Board) estime que la fuite est si importante qu’elle correspond à une augmentation de la production de gaz à effet de serre pour toute la Californie de près de 25 %. « Nous ne pourrons évaluer son impact que lorsque la fuite sera définitivement arrêtée et que nous bénéficierons de chiffres », a toutefois temporisé un porte-parole de l’agence.

La fuite de méthane « est l’équivalent de la marée noire de BP [survenue en 2010 dans le golfe du Mexique], sauf qu’elle se produit sur terre, dans un endroit peuplé », a déclaré Mitchell Englander, conseiller municipal de Los Angeles représentant de Porter Ranch, cité par le New Yortk Times, décrivant une « catastrophe environnementale » et une « crise chaotique ».

Tim O’Connor, avocat de l’Environmental Defense Fund, une organisation non gouvernementale qui milite pour la protection de l’environnement, avance lui, auprès de la BBC, une comparaison : « C’est comme si on brûlait 3,15 milliards de litres d’essence, et ça représente aussi la même pollution que produiraient en un jour 4,5 millions de voitures. »

C’est « l’équivalent de trois quarts des émissions de toutes les raffineries de pétrole de la Californie en un an », souligne de son côté Stephanie Pincetl, professeure de sciences environnementales, interrogée par l’Agence France-Presse. Selon elle, cette fuite est « sans comparaison, catastrophique », car c’est du méthane, un gaz à effet de serre « 80 fois plus puissant que le CO2 à l’échelle de vingt ans, et qui agit beaucoup plus rapidement ».

Source: AFP 07.01.2016

Pourquoi la dette allemande surpasse la dette grecque

LE MONDE | 06.07.2015 à 11h22 • Mis à jour le 06.07.2015 à 16h02 | Par Stéphane Foucart

Un employé de BASF, sur le site de Schwarzheide, dans l'est de l’Allemagne, en mars 2013.

La chronique planète. On sait qu’Athènes doit à ses créanciers une somme de près de 320 milliards d’euros ; on sait qu’elle a fait défaut vis-à-vis du Fonds monétaire international ; on sait, enfin, que les Grecs ont largement rejeté, dimanche 5 juillet, les exigences de leurs créanciers. Tout cela, personne ne l’ignore. Un fait plus discret est que la vertueuse et intransigeante Allemagne traîne elle aussi quelques impayés, dont il n’est pas déraisonnable de penser qu’ils surpassent de très loin l’ardoise grecque. Et on ne parle pas ici de l’Allemagne exsangue de l’après-guerre. On parle bel et bien de l’Allemagne d’aujourd’hui, avec sa puissante industrie, son budget impeccable, etc.

Externalités négatives

Pour comprendre la nature de cette « dette » allemande, il faut se pencher sur un numéro récent du Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism (JCEM). En avril, la revue publiait une série d’études conduites par une vingtaine de chercheurs internationaux et coordonnées par Leonardo Trasande, spécialiste de santé des populations, professeur à l’université de New York. Leur but était d’évaluer le coût économique des dégâts sanitaires dus aux pollutions chimiques dans l’Union européenne. Avec 2010 comme année de référence, leur estimation chiffre la valeur médiane de ces dégâts à 1,3 % du produit intérieur brut des Vingt-Huit. Soit 157 milliards d’euros par an, en frais de santé et de prise en charge de certains troubles, en perte de productivité des salariés, etc. Et ce n’est là qu’une valeur médiane : la partie haute de la fourchette surpasse les 260 milliards d’euros annuels.

Les dégâts sanitaires dus aux pollutions chimiques coûtent 157 milliards d’euros par an à l’Europe. Une grande part incombe à l’Allemagne, qui domine le secteur de la chimie

Le rapport avec nos voisins d’outre-Rhin ? C’est simple : en Europe, la chimie, c’est l’Allemagne. Le pays domine de très loin le secteur avec des géants comme Bayer ou BASF, et il est très clair qu’une grande part de ces 157 milliards d’euros lui incombe. L’Allemagne aurait beaucoup à perdre, si les mesures adéquates étaient prises pour éviter ces dégâts collatéraux. A Berlin, on en est parfaitement conscient. Par le biais de l’une de ses agences de sécurité sanitaire, l’Allemagne n’a eu de cesse d’entraver la mise en place de nouvelles réglementations européennes destinées à réguler les produits les plus problématiques – dits perturbateurs endocriniens.

Si l’on s’en tient à la dernière décennie, ces coûts collatéraux cachés – ces « externalités négatives », disent les économistes – liés à l’industrie chimique ont donc vraisemblablement coûté au moins 1 570 milliards d’euros à l’économie européenne. Sur cette même décennie, la dette grecque est passée de 195 milliards à 320 milliards d’euros, soit un accroissement de 125 milliards d’euros. Plus de dix fois moins que les externalités négatives des chimistes sur la même période, et certainement beaucoup, beaucoup moins que celles des géants allemands du secteur.

Ces travaux sont-ils crédibles ? Il est indéniable que l’exercice est délicat. « L’impact sanitaire des polluants chimiques de l’environnement peut sembler élusif et c’est un concept difficile à saisir, écrit Tracey Woodruff, professeur à l’université de Californie à San Francisco, à qui JCEM a confié son éditorial d’avril. Nous manquons de données exhaustives sur la manière dont les substances chimiques présentes dans notre vie quotidienne dans la nourriture, l’eau, l’air et les produits d’usage courant touchent notre santé. »

« Véritable fardeau »

Face à ce manque de données, M. Trasande et ses coauteurs se sont focalisés, précise Mme Woodruff, « sur les effets de seulement sept produits et familles chimiques [pesticides organophosphorés, plastifiants, etc.], sur trois catégories de troubles (troubles du système reproductif masculin, troubles neuro-comportementaux, obésité et diabète) ». Les auteurs n’ont donc tenu compte que du coût des effets sanitaires quantifiables, grâce aux études épidémiologiques sérieuses disponibles, ainsi qu’aux mesures d’imprégnation de la population. Tout le reste, tout ce qui est suspecté mais insuffisamment étudié, a été ignoré.

Outre l’énormité de son poids économique, cette dette interfère avec notre biologie et dégrade la santé des populations, elle altère les écosystèmes, elle modifie les paysages

Non seulement la totalité des effets sanitaires recherchés ne peut être estimée précisément, mais l’industrie chimique produit d’autres externalités, supportées par la collectivité : sources d’eau potable polluées par les résidus de pesticides, perte de biodiversité et des services associés (pollinisation, maintien de la fertilité des sols, etc.)… « Ce qu’il faut retenir, poursuit Mme Woodruff, est que ce calcul de 157 milliards d’euros ne représente que la partie émergée du véritable fardeau attribuable aux polluants chimiques de l’environnement. »

Cette « dette »-là ne fait hurler personne. Elle est pourtant bien plus tangible que la dette grecque : outre l’énormité de son poids économique, elle interfère avec notre biologie et dégrade la santé des populations, elle altère les écosystèmes, elle modifie les paysages.

Sans le savoir, nous donnons bien plus pour la prospérité de la fière Allemagne que pour aider la petite Grèce

Ces constats relèvent d’une science consensuelle, conventionnelle, et citée comme telle par le Programme des Nations unies pour l’environnement. C’est ainsi : l’industrie chimique ne se développe qu’au prix d’externalités gigantesques, assumées par les Etats, les collectivités, les systèmes de santé et les autres secteurs économiques. Bien sûr, une externalité n’est pas une dette stricto sensu. « La première peut être vue comme une dette morale, alors que la seconde est contractuelle », dit l’économiste Alain Grandjean. Certes, mais tout cela, nous l’avons payé, nous le payons, ou nous le paierons d’une manière ou d’une autre.

Sans le savoir, nous donnons bien plus pour la prospérité de la fière Allemagne que pour aider la petite Grèce.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/07/06/une-dette-allemande_4672279_3232.html#O7L35LZP6ygDMW7R.99

LEGO doit imaginer des mondes, pas détruire l’Arctique !

Nous avons lancé la semaine dernière une campagne internationale demandant à LEGO de renoncer à son partenariat avec la supermajor du pétrole : Shell.Nous n’appelons pas à un boycott de LEGO. Car nous sommes nous-mêmes des fans de ces minifigurines et de leurs infinies possibilités de création. Nous aimons LEGO, mais nous haïssons la menace que représentent les forages pétroliers en Arctique. Oui, les LEGOS sont des figurines fabriquées à partir de plastique, donc de pétrole. Mais LEGO s’est déjà engagé à remplacer ce pétrole par une alternative durable à l’horizon 2030. Nous connaissons et reconnaissons ces efforts de la marque.

En une semaine, ce sont plus de 280 000 emails qui ont été envoyés du monde entier au groupe LEGO, et des centaines de mobilisations de minifigurines LEGO ont eu lieu à travers le monde.

Aujourd’hui, en s’associant à Shell, LEGO lui offre une partie de son image et lui permet de nettoyer sa réputation de pollueur ! Notre message à LEGO est que tout n’est pas parfait !

VOIR LA VIDEO

LEGO n’entendra ce message que s’il est porté par des millions de personnes à travers le monde : aidez-nous, rejoignez les défenseurs de l’Arctique et dites à LEGO de ne plus aider Shell à nettoyer sa mauvaise image !

Dites à LEGO de ne plus faire équipe avec Shell
Merci de votre soutien !L’Équipe Greenpeace

6 novembre, Argeliers : conférence débat sur l’eau

l’association Argeliers Environnement vous invite à une réunion publique

sur le thème de l’eau

le mardi 6 novembre à 20 hrs 30

salle du cinéma
L’eau, source de vie — L’eau et la santé — L’eau menacée — L’eau privatisée (?).
Conférence/débat animé par Mr Laurent Ripperty Directeur du syndicat Orb/Jaur. »

Comment repenser les déplacements urbains pour réduire la pollution

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3487_deplacements_urbains_pollution.php

04 octobre 2012, 14 h 03

bouchon_defense© C. Magdelaine / notre-planete.info

En mai 2011, la Commission européenne avait assigné la France devant la Cour de justice de l’Union européenne pour non-respect des valeurs limites relatives aux particules fines (PM10) dans 16 zones ou agglomérations. Le dernier rapport de l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) confirme que la pollution de l’air dans notre pays atteint un niveau préoccupant. Selon cette étude fort documentée, la réduction de la pollution de l’air dans neuf villes de France permettrait une augmentation sensible de l’espérance de vie en évitant près de 3 000 décès annuels.

Le rapport de l’InVS  montre que toutes les villes françaises étudiées présentent des valeurs de particules et d’ozone supérieures aux valeurs guides recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Ainsi, pendant la période 2004-2006, le niveau moyen de particules fines (PM 2,5) variait de 14 à 20 µg/m3 selon la ville, dépassant largement la valeur-limite 10 µg/m3 fixée par l’OMS. Quant aux émissions d’ozone, elles ont dépassé la valeur-limite (100 µg/m3 sur 8 heurs) plus de 300 fois au cours des trois années sur lesquelles s’est déroulée cette vaste étude.

Ces neuf villes (Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse), comptent 12 millions d’habitants et présentent des niveaux de particules et d’ozone supérieurs aux valeurs guides recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), selon l’InVS. Ces résultats sont d’autant plus intéressants qu’ils révèlent la présence d’une « surpollution » chronique aux particules fines, même en l’absence de pics de pollution.

L’étude montre que si les concentrations moyennes annuelles de particules fines (PM2,5) respectaient les normes fixées par l’OMS (10 µg/m3), l’espérance de vie des personnes exposées à cette pollution pourrait gagner de 3,6 à 7,5 mois selon l’agglomération, ce qui représente 3 000 décès par an en moins et 5 milliards d’euros d’économie par an pour la collectivité nationale.

Si l’on extrapole ces résultats au niveau de l’ensemble du territoire, on peut estimer que la pollution atmosphérique entraîne la mort de 16 500 personnes par an en France, ce qui est considérable (quatre fois plus que les décès par accidents de la route).

Cette étude s’inscrit dans le cadre du projet de recherche européen Aphekom qui vise à mieux évaluer les conséquences humaines, économiques et sociales de la pollution atmosphérique. Ce projet scientifique très ambitieux porte sur 25 métropoles européennes regroupant 40 millions d’habitants. Il a déjà pu montrer que le dépassement fréquent du seuil de 10 microgrammes de particules fines par m3 d’air fixé par l’OMS Europe était à l’origine de près de 20 000 décès par an en Europe et représentait un coût économique global de plus de 30 milliards d’euros.

A la suite des résultats alarmants de l’étude Aphekom, les états membres de l’UE et la Commission ont décidé de réviser en 2013 la directive européenne sur la qualité de l’air mais, face à l’ampleur du problème de la pollution de l’air liée aux transports, la nécessaire évolution des cadres législatifs et réglementaires ne suffira pas et c’est toute notre conception de l’urbanisme et des déplacements que nous allons devoir remettre en cause.

L’étude Aphekom a été confirmée le 24 septembre par le dernier rapport de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) concernant la qualité de l’air en Europe. Ce rapport souligne que 30 % des Européens habitant en zones urbaines sont soumis à des niveaux trop élevés de particules fines dans l’air. Ce rapport précise en outre que, si l’on prend comme référence les normes-limites fixées par l’OMS, normes plus sévères que celles appliquées dans l’Union européenne, ce sont plus de 8 citadins sur 10 qui sont exposés à un niveau de pollution de l’air dangereux pour la santé.

Longtemps considérée comme une conséquence inévitable du progrès de nos sociétés en matière de transports et occultée par la pollution industrielle, la pollution de l’air liée à l’accroissement considérable de notre parc de véhicules (plus de 38 millions de véhicules au total en France, soit 1,5 véhicule par ménage) est à présent devenue en enjeu majeur de santé publique. En 1995, une étude britannique retentissante (JECH) avait déjà montré qu’il existait un lien direct entre le fait d’habiter à proximité d’une voie de grande circulation routière et le risque de cancer, notamment chez les enfants.

Cette remarquable étude dirigée par le Professeur George Knox (Université de Birmingham) avait en effet montré, en travaillant sur une population de 22 500 enfants décédés de leucémie ou de cancer entre 1953 et 1980 en Grande-Bretagne, que ces cancers de l’enfant étaient fortement liés au niveau de pollution de l’air par les gaz d’échappement des moteurs de véhicules thermiques à essence ou diesel. L’étude montrait notamment de manière saisissante que le simple fait d’avoir son domicile à moins de 500 mètres d’une grande voie de circulation ou d’une gare routière multipliait par 12 le risque pour un enfant de décéder d’un cancer.

En France, ce problème de la pollution de l’air par les transports est encore aggravé par le niveau de diésélisation unique en Europe de notre parc de véhicules : plus de 77 %. On peut s’interroger sur les causes d’une telle situation et sur l’imprévoyance et l’irresponsabilité des pouvoirs publics et des constructeurs qui ont toujours privilégié les véhicules diesel depuis des décennies alors que l’on sait depuis une bonne vingtaine d’années que les moteurs diesel sont de gros émetteurs de particules fines très nocives pour la santé (elles sont officiellement reconnues depuis juin 2012 comme cancérogènes par le Centre International de Recherche sur le Cancer de Lyon).

Pour s’attaquer plus vigoureusement à cette question de la pollution par les transports, notamment en milieu urbain, le Grenelle de l’Environnement avait lancé l’initiative des ZAPA (Zones d’Actions Prioritaires pour l’Air), permettant notamment aux collectivités qui le souhaitaient de limiter l’accès des centres-villes aux véhicules les plus polluants.

Sept communautés d’agglomération, dont Lyon, s’étaient portées candidates mais le gouvernement vient d’annoncer que ces ZAPA étaient abandonnées parce qu’elles s’avéraient en fait inapplicables sur le terrain. Il est vrai que ces ZAPA, qui partaient d’une intention louable, se sont heurtées à la dure réalité économique et sociale : dans notre pays, trois véhicules sur quatre sont des diesels et près de la moitié des voitures les plus anciennes et donc les plus polluantes appartiennent à des foyers modestes qui sont ceux utilisant le plus la voiture pour rejoindre le centre-ville.

Est-ce à dire qu’il n’y pas de solution pour diminuer de manière sensible et rapide la pollution atmosphérique provoquée par nos voitures et nos camions ? Certainement pas mais à condition de considérer ce problème dans toutes ses dimensions, de ne pas se laisser enfermer dans une vision idéologique du problème et de s’inspirer des expérimentations et mesures prises à l’étranger.

Avant d’attendre un renouvellement complet de notre parc automobile et l’arrivée massive de véhicules propres ou très peu polluants, ce qui risque de prendre une bonne dizaine d’années, il est possible de prendre des mesures volontaristes qui visent à limiter et à réglementer de façon intelligente et souple la circulation automobile dans nos villes. Sans faire le tour complet de toutes les expériences lancées dans le monde dans ce domaine, on peut évoquer trois exemples, par ailleurs très différents, de « péage urbain » qui, sans être des panacées au problème de la pollution urbaine, ont permis des avancées certaines dans la bonne direction.

Le premier exemple est celui de Londres qui a instauré depuis 2003 un péage urbain. Très contesté lors de sa mise en service, il est aujourd’hui largement admis par les usagers et a permis une baisse notable de la circulation de l’ordre de 30 % pour les voitures particulières et de 10 % pour les camions. Parallèlement, les transports collectifs londoniens ont été améliorés et sont plus ponctuels, grâce à une meilleure fluidité du trafic.

Mais pour les autorités du Grand Londres, ce péage n’est pas une fin en soi. Il n’est que la première étape d’un vaste plan qui vise à réduire de manière drastique et conjointe trafic automobile et pollution de l’air. Il s’agit, d’une part, de réduire la quantité de véhicules particuliers en circulation grâce à la dissuasion du péage et à une offre de transports en commun renforcée et attractive et, d’autre part, de mener une politique très volontaire pour que les véhicules devant circuler en ville polluent le moins possible.

A l’occasion des Jeux Olympiques, la municipalité de Londres a ainsi dévoilé un plan ambitieux de développement de l’hydrogène. Organisé par le consortium HyTEC (Hydrogen Transport for European Cities) et conjointement avec la ville de Copenhague, le projet prévoit dans un premier temps l’installation de plusieurs stations de distribution d’hydrogène. Une nouvelle station publique a été ouverte fin 2011 et propose de l’hydrogène à 350 et 700 bars, ce qui convient à l’approvisionnement de la plupart des véhicules.

L’objectif final du projet HyTEC consiste à mailler Londres d’un ensemble de stations de recharge à l’hydrogène d’ici 2018. Parallèlement, la municipalité de Londres va mettre en service 7 500 stations de recharge électrique d’ici 2013 et va accélérer la transition vers des bus hybrides peu polluants. Avec ce plan global volontariste associant péage urbain et développement des transports propres, les autorités londoniennes espèrent diminuer d’encore 20 % l’ensemble du trafic routier d’ici 2020.

Deuxième exemple, celui de Stockholm qui a mis définitivement en place un péage urbain en 2008, après une expérimentation de 7 mois (de janvier à juillet 2008). Il s’agit d’un péage limitant l’accès au centre-ville (35 km2) entre 6h40 et 18h30, du lundi au vendredi, à l’exception des jours fériés. Les premières évaluations des effets de ce péage montrent qu’il a atteint les objectifs visés par la municipalité de Stockholm et notamment le premier d’entre eux : la diminution sensible de la circulation automobile et de la pollution de l’air dans le centre-ville.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si la capitale suédoise est la seule des neuf grandes métropoles européennes de l’étude Aphekom qui respecte les normes d’émissions de particules fines de l’OMS. Autre enseignement du péage urbain de la capitale suédoise : la réduction du trafic routier, telle une onde, a des effets positifs qui se manifestent bien au-delà du centre-ville et n’a pas produit en revanche d’effets contreproductifs en augmentant la circulation sur les périphériques extérieurs, comme le craignaient les opposants. Il est vrai que, comme à Londres, ce péage urbain s’est accompagné d’une amélioration réelle de l’offre de transports en commun.

Troisième exemple : depuis le début de l’année, Milan a également ouvert son péage urbain, baptisé « Area C ». Celui-ci remplace l’ancien système mis en place en 2008 mais qui ne concernait que les véhicules les plus polluants. Le bilan est déjà très encourageant puisque ce péage urbain élargi a permis de réduire d’un tiers le trafic, la pollution et le nombre d’accidents dans le centre ville. Ce péage oblige tous les usagers, à l’exception de ceux possédant un véhicule hybride ou électrique, à payer 5 euros pour entrer dans le centre de Milan, du lundi au vendredi de 07H30 à 19H30.

Dans un proche avenir, grâce au progrès en électronique, en informatique et dans les capteurs, on peut imaginer des systèmes de péage urbain souples, modulables et intelligents. Avec ce type de péage, il serait par exemple possible de modifier en temps réel le prix à payer pour entrer dans le centre-ville, en fonction de plusieurs facteurs : heure de la journée, type de véhicule mais aussi nombre de passagers dans chaque voiture. Il faut en effet savoir qu’en ville, neuf voitures sur dix ne comptent qu’un passager, le conducteur, et passent en outre, 90 % de leur durée de vie en stationnement…

Un tel modèle de déplacement est tout simplement une aberration sur le plan de l’efficacité énergétique et de l’environnement et nous devons imaginer d’autres concepts de transports qui nous fassent passer d’une logique de « stockage » et de possession à une logique de flux et d’usage.

A cet égard, les expérimentations de mise à disposition de véhicules électriques en libre-service, comme Auto lib, sont intéressantes et doivent être généralisées, diversifiées et encouragées par les collectivités locales mais cela ne suffit pas. Il faut aussi actionner plus fortement le levier du covoiturage et de l’autopartage qui permet, dans des conditions économiques viables, une utilisation bien plus efficace et rationnelle du parc existant. Pourquoi ne pas réfléchir, par exemple, à des avantages fiscaux, tant au niveau local qu’à celui de l’Etat, qui seraient spécifiquement réservés aux personnes utilisant de manière fréquente ou exclusive ces nouveaux modes de déplacements ?

Mais il faut également revoir complètement la conception et le fonctionnement des flux logistiques liés aux indispensables livraisons de marchandises dans nos villes. Il n’est pas normal de voir nos centres-villes constamment encombrés d’une multitude de gros camions et de véhicules de livraisons polluants. Confrontés à l’augmentation du prix des carburants, plusieurs enseignes de distribution sont en train d’expérimenter, notamment dans les grandes villes traversées par des fleuves, de nouveaux modèles logistiques combinés, associant de manière souple et intelligente l’acheminement fluvial, dans des navettes fluviales de nouvelle génération à décharge rapide et la livraison chez le client final à l’aide d’une flotte de petits véhicules électriques.

A Amsterdam, il existe également, en plus de ce système logistique fleuve-véhicule propre, des types de tramway -Les cargo trams- spécialement conçus et dévolus aux transports de marchandises en centre-ville. Pourquoi ce qui est possible aux Pays-Bas ne le serait-il pas en France ?

Par ailleurs, la plupart des déplacements urbains s’effectuant sur des distances courtes ou moyennes, on peut également développer la mise à disposition en libre service de vélos électriques, à présent devenus très performants et pouvant associer hydrogène et propulsion électrique. Propre et particulièrement adapté à la ville, le vélo électrique permet en effet un déplacement qui nécessite peu d’effort physique et il peut être utilisé par les personnes âgées en nombre croissant dans nos villes.

Enfin, la régulation de la circulation et la dépollution massive et définitive de nos villes (dépollution chimique mais également sonore car le trafic automobile et deux roues génère des nuisances sonores graves elles aussi sources de nombreuses pathologies) passe bien entendu par la mise en oeuvre d’une nouvelle approche de l’urbanisme et par l’élaboration de plans « UTEC » (Urbanisme-Transports-Energie-Climat) qui visent à concevoir « à la source » des villes et quartiers structurés par des objectifs de sobriété, d’efficacité, de diversité et d’accessibilité, tant en matière d’énergie que de transports.

L’éradication de la pollution urbaine et l’amélioration conjointe de l’offre de déplacement qui doit tendre vers la personnalisation du service rendu et être accessible à chacun, quel que soit son lieu de résidence, son âge et sa situation sociale, sont les deux dimensions inséparables d’un même défi. Celui-ci pourra être relevé si nos élus locaux savent faire preuve de lucidité, d’audace et de courage politique et si nous sommes capables d’avoir une réflexion globale, à la fois prospective et pragmatique, sur cette question essentielle, et de bien articuler entre elles les problématiques technologiques, économiques et sociales.

Auteur

René TREGOUËT (www.tregouet.org). Sénateur honoraire, fondateur du Groupe de Prospective du Sénat

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

Expéditions scientifiques en Arctique : la vérité dévoilée !

Chèr(e) ami(e),Nous devions vous tenir au courant au plus vite ! Quel ne fut pas l’émerveillement teinté d’indignation de nos experts en biologie marine de l’Esperanza, lorsqu’ils ont découvert en mer de Tchouktches (en bordure de l’Alaska) de magnifiques colonies de coraux dans la zone de forage convoitée par Shell !Émerveillement car ces animaux extraordinaires sont l’habitat privilégié de nombreux poissons et des crèches essentielles pour assurer le développement des juvéniles.

Indignation car à aucun moment l’existence de ce corail n’a été évoquée dans l’étude environnementale de Shell… Alors que le pétrolier, dans une interview au Washington Post, affirmait en connaître l’existence !

25 juillet 2012
Experts scientifiques et membres de l’équipage de l’Esperanza en sortie exploratoire sur la mer de Tchouktches.Sommes-nous étonnés que le mensonge soit le complice de l’avidité ? Hélas non, mais cette découverte fracassante nous incite plus que jamais à agir avec force et conviction !

C’est grâce à vous que nos bateaux sont sur place (l’Arctic Sunrise cartographie de son côté les glaces en 3D) et que nos experts peuvent travailler. Car vous le savez, de telles expéditions scientifiques indépendantes ont un coût, mais vous savez aussi qu’elles sont essentielles pour dénoncer et révéler le scandale de ce crime organisé !

C’est vous qui nous donnez l’énergie d’agir parce que vous faites partie des Défenseurs de l’Arctique ! Alors si vous pensez que nous devons persévérer, merci par avance de nous soutenir une fois de plus !

Bien entendu, nous vous informerons régulièrement des avancées obtenues grâce à vous ! À très bientôt.

L’équipe Greenpeace

LA MAISON DE BURE EN QUÊTE DE RÉSIDENT-E-S

LA MAISON DE BURE EN QUÊTE DE RÉSIDENT-E-S

La future poubelle nucléaire de Bure ? C’est 100 kilomètres de galeries souterraines destinées à recevoir les déchets les plus radioactifs de l’industrie nucléaire… Pour renforcer la lutte contre ce projet une maison en ruine a été achetée en 2005 au cœur du village de Bure. Rénovée et habitée depuis contre vents et marées, la Maison de Bure restera debout tant qu’il le faudra pour témoigner d’une opposition farouche au nucléaire et y proposer des alternatives. Depuis sa création la Maison est occupée et animée par des personnes de tous horizons qui se relaient sur des périodes de quelques mois.

Dès ce printemps, le collectif Bure Zone Libre, qui anime le lieu, recherche de nouveaux et nouvelles résident/es.

La Maison de Bure :

En 2004, des antinucléaires de France et d’Allemagne créent le collectif « Bure Zone Libre » et achètent l’année suivante un vieux corps de ferme lorrain à rénover, au cœur du village de Bure. Cette ferme en ruine deviendra la « Maison de résistance à la poubelle nucléaire ». Ouverte à toutes et tous, formidable espace de rencontres, d’échanges et de propositions d’alternatives au nucléaire et à son monde, cette Maison a pour ambition de devenir l’épine dans le pied des nucléocrates.

Une salle d’accueil du public, aux normes ERP (Établissement recevant du public), est en construction. Elle permettra d’accueillir réunions, expos, concerts, etc…

La Maison a également vocation à mettre en œuvre concrètement les alternatives au nucléaire (éolien, solaire, bois, etc.)

Aussi le collectif organise des chantiers bénévoles pour la construction de cette salle et la rénovation de la Maison, ainsi que des stages sur les énergies renouvelables (méthanisation, éolien…) ou de « formation à l’action » (grimpe, clown activiste…), des projections-débats, conférences, etc.

Enfin, elle participe activement à la dynamique de lutte avec les autres collectifs locaux (organisation d’actions, tenue de stands d’infos, participation au festival de Bure, etc…).

Bure :

Village perdu au fin-fond de la Meuse, aux confins de la Haute-Marne et des Vosges, où l’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) construit son « laboratoire de recherche souterrain» depuis 2000. Une densité de 6hab/km² et les dizaines de millions d’euros distribués aux collectivités, particuliers, entreprises et associations locales ont contribué à laisser s’implanter le « Labo », tandis que dans les nombreux autres villages pressentis les populations se sont fermement opposées et ont réussi à empêcher l’installation de tels laboratoires.

Aujourd’hui Bure mais aussi ses voisins, Bonnet, Mandres et Ribeaucourt, sont condamnés à voir se construire sur leur territoire une poubelle nucléaire pour déchets Haute et Moyenne Activité à Vie Longue (HA & MA-VL) : des déchets hautement radioactifs pour des centaines de milliers d’années ! Ce projet, CIGÉO de son petit nom, développé par l’ANDRA et les producteurs de déchets (EdF, Areva, CEA), verra ses travaux démarrer en 2017 pour une mise en service en 2025. Rien n’est donc encore fait !

S’installer à la Maison :

Décider de venir vivre à la Maison est un acte fort qui demande pas mal d’investissement : accueil, secrétariat, communication, co-gestion de chantiers, interventions, organisation d’événements militants, projets multi-collectifs et bien d’autres choses encore… Bref, un programme qui nécessite une présence sur une longue période, de plusieurs mois minimum.

Évidemment tout cela se fait en équipe, avec d’autres membres du collectif et les opposants actifs du coin, mais aussi en fonction des envies et des talents particuliers des résidents !

En résumé ? Une aventure unique et l’occasion de mordre dans le talon d’Achille du nucléaire : la gestion des déchets.

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Pour en savoir plus sur le collectif Bure Zone Libre et discuter avec Marie, qui fera partie de l’équipe des résidents dès le printemps :  

03 29 45 41 77

Pour plus de détails sur la vie à la Maison en tant que résident > Voir le site


> http://burezoneblog.over-blog.com/
> Maison de la résistance à la poubelle nucléaire
> Bure Zone Libre
> 2 rue de l’église
> 55290 BURE

> Pour le collectif BZL et le Réseau « Sortir du nucléaire »
> Laura Hameaux