Le 03/02 De l’atrazine au-delà des normes dans l’eau « potable » dans l’Aude

 ECCLA communique :

L’atrazine est un pesticide largement utilisé dans le Monde.   Il est le second après le round up aux USA où il est encore massivement utilisé. En France il est interdit depuis 2001 avec autorisation d’épuiser les stocks jusque 2003. En Europe il est interdit depuis 2007. Ce pesticide vient de refaire parler de lui de façon saisissante.

Lundi, la presse nous apprend que, du côté de la Montagne Noire comme sur le Grand Narbonne, notre eau « potable » est chargée de pesticides. Elle reste « potable » mais dépasse les normes… pas très compréhensible pour le grand public ! Il a quand même fallu une dérogation valable 3 ans pour qu’elle soit encore distribuée au robinet avec des demandes d’actions pour régler le problème en 3 ans. Le pesticide concerné est l’atrazine ou ses dérivés de décomposition.

Mardi soir, sur France 2, l’émission Cash investigation s’intéresse à l’impact sanitaire des pesticides, en cas d’intoxication aigüe bien sûr, mais aussi dans l’eau du robinet. Un des pesticides très étudiés, l’atrazine, interdit depuis de nombreuses années, est encore très présent et a l’inconvénient majeur d’avoir des impacts sur les bébés à venir. En fait c’est un perturbateur endocrinien, dénommé perturbateur hormonal dans l’émission. Et, au-delà des malformations liées au système génital des bébés garçons, le plus inquiétant est l’impact sur le cerveau des foetus avec des risques de retard mental…

L’émission est encore visible jusque lundi prochain sur France 2. Ne la ratez pas !

Des études ont montré que l’atrazine est un pesticide qui dure longtemps dans l’environnement. Une part importante des eaux souterraines en contient des traces. Mais là, l’eau dépasse les normes. Deux questions :

  • y-a-t-il encore des utilisateurs ? Car si on ne peut pas l’acheter en France. Aller donc voir sur Internet….
  • au vu des risques sur les femmes enceintes et les bébés, il est quand même curieux que l’information ne soit pas accompagné de conseils de prudence pour éviter que les femmes enceintes et le bébés boivent cette eau.
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Pourquoi la dette allemande surpasse la dette grecque

LE MONDE | 06.07.2015 à 11h22 • Mis à jour le 06.07.2015 à 16h02 | Par Stéphane Foucart

Un employé de BASF, sur le site de Schwarzheide, dans l'est de l’Allemagne, en mars 2013.

La chronique planète. On sait qu’Athènes doit à ses créanciers une somme de près de 320 milliards d’euros ; on sait qu’elle a fait défaut vis-à-vis du Fonds monétaire international ; on sait, enfin, que les Grecs ont largement rejeté, dimanche 5 juillet, les exigences de leurs créanciers. Tout cela, personne ne l’ignore. Un fait plus discret est que la vertueuse et intransigeante Allemagne traîne elle aussi quelques impayés, dont il n’est pas déraisonnable de penser qu’ils surpassent de très loin l’ardoise grecque. Et on ne parle pas ici de l’Allemagne exsangue de l’après-guerre. On parle bel et bien de l’Allemagne d’aujourd’hui, avec sa puissante industrie, son budget impeccable, etc.

Externalités négatives

Pour comprendre la nature de cette « dette » allemande, il faut se pencher sur un numéro récent du Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism (JCEM). En avril, la revue publiait une série d’études conduites par une vingtaine de chercheurs internationaux et coordonnées par Leonardo Trasande, spécialiste de santé des populations, professeur à l’université de New York. Leur but était d’évaluer le coût économique des dégâts sanitaires dus aux pollutions chimiques dans l’Union européenne. Avec 2010 comme année de référence, leur estimation chiffre la valeur médiane de ces dégâts à 1,3 % du produit intérieur brut des Vingt-Huit. Soit 157 milliards d’euros par an, en frais de santé et de prise en charge de certains troubles, en perte de productivité des salariés, etc. Et ce n’est là qu’une valeur médiane : la partie haute de la fourchette surpasse les 260 milliards d’euros annuels.

Les dégâts sanitaires dus aux pollutions chimiques coûtent 157 milliards d’euros par an à l’Europe. Une grande part incombe à l’Allemagne, qui domine le secteur de la chimie

Le rapport avec nos voisins d’outre-Rhin ? C’est simple : en Europe, la chimie, c’est l’Allemagne. Le pays domine de très loin le secteur avec des géants comme Bayer ou BASF, et il est très clair qu’une grande part de ces 157 milliards d’euros lui incombe. L’Allemagne aurait beaucoup à perdre, si les mesures adéquates étaient prises pour éviter ces dégâts collatéraux. A Berlin, on en est parfaitement conscient. Par le biais de l’une de ses agences de sécurité sanitaire, l’Allemagne n’a eu de cesse d’entraver la mise en place de nouvelles réglementations européennes destinées à réguler les produits les plus problématiques – dits perturbateurs endocriniens.

Si l’on s’en tient à la dernière décennie, ces coûts collatéraux cachés – ces « externalités négatives », disent les économistes – liés à l’industrie chimique ont donc vraisemblablement coûté au moins 1 570 milliards d’euros à l’économie européenne. Sur cette même décennie, la dette grecque est passée de 195 milliards à 320 milliards d’euros, soit un accroissement de 125 milliards d’euros. Plus de dix fois moins que les externalités négatives des chimistes sur la même période, et certainement beaucoup, beaucoup moins que celles des géants allemands du secteur.

Ces travaux sont-ils crédibles ? Il est indéniable que l’exercice est délicat. « L’impact sanitaire des polluants chimiques de l’environnement peut sembler élusif et c’est un concept difficile à saisir, écrit Tracey Woodruff, professeur à l’université de Californie à San Francisco, à qui JCEM a confié son éditorial d’avril. Nous manquons de données exhaustives sur la manière dont les substances chimiques présentes dans notre vie quotidienne dans la nourriture, l’eau, l’air et les produits d’usage courant touchent notre santé. »

« Véritable fardeau »

Face à ce manque de données, M. Trasande et ses coauteurs se sont focalisés, précise Mme Woodruff, « sur les effets de seulement sept produits et familles chimiques [pesticides organophosphorés, plastifiants, etc.], sur trois catégories de troubles (troubles du système reproductif masculin, troubles neuro-comportementaux, obésité et diabète) ». Les auteurs n’ont donc tenu compte que du coût des effets sanitaires quantifiables, grâce aux études épidémiologiques sérieuses disponibles, ainsi qu’aux mesures d’imprégnation de la population. Tout le reste, tout ce qui est suspecté mais insuffisamment étudié, a été ignoré.

Outre l’énormité de son poids économique, cette dette interfère avec notre biologie et dégrade la santé des populations, elle altère les écosystèmes, elle modifie les paysages

Non seulement la totalité des effets sanitaires recherchés ne peut être estimée précisément, mais l’industrie chimique produit d’autres externalités, supportées par la collectivité : sources d’eau potable polluées par les résidus de pesticides, perte de biodiversité et des services associés (pollinisation, maintien de la fertilité des sols, etc.)… « Ce qu’il faut retenir, poursuit Mme Woodruff, est que ce calcul de 157 milliards d’euros ne représente que la partie émergée du véritable fardeau attribuable aux polluants chimiques de l’environnement. »

Cette « dette »-là ne fait hurler personne. Elle est pourtant bien plus tangible que la dette grecque : outre l’énormité de son poids économique, elle interfère avec notre biologie et dégrade la santé des populations, elle altère les écosystèmes, elle modifie les paysages.

Sans le savoir, nous donnons bien plus pour la prospérité de la fière Allemagne que pour aider la petite Grèce

Ces constats relèvent d’une science consensuelle, conventionnelle, et citée comme telle par le Programme des Nations unies pour l’environnement. C’est ainsi : l’industrie chimique ne se développe qu’au prix d’externalités gigantesques, assumées par les Etats, les collectivités, les systèmes de santé et les autres secteurs économiques. Bien sûr, une externalité n’est pas une dette stricto sensu. « La première peut être vue comme une dette morale, alors que la seconde est contractuelle », dit l’économiste Alain Grandjean. Certes, mais tout cela, nous l’avons payé, nous le payons, ou nous le paierons d’une manière ou d’une autre.

Sans le savoir, nous donnons bien plus pour la prospérité de la fière Allemagne que pour aider la petite Grèce.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/07/06/une-dette-allemande_4672279_3232.html#O7L35LZP6ygDMW7R.99

Une pomme de 1950 équivaut à 100 pommes d’aujourd’hui

Terra eco26/01/2015 à 15h04

Une pomme de 1950 équivaut à 100 pommes d’aujourd’hui

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                                                    eco"

Amélie Mougey, journalisteImprimer


Des pommes transparente de Croncels (Steschke/Wikimedia Commons/CC)

Mordre à pleines dents dans une pêche et avaler… de l’eau sucrée. Manger toujours plus, pour se nourrir de moins en moins. Tandis que, dans les pays développés, nos apports en calories augmentent, la plupart des aliments non transformés que nous consommons – fruits, légumes et céréales – deviennent des coquilles vides sur le plan nutritionnel.

Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et aujourd’hui, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments.

Voir le document

(Fichier PDF)

Ces travaux, résumés dans l’étude « Still No Free Lunch » [PDF] de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute, confirment l’essor de la « calorie vide » : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé.

Même dans les aliments réputés sains, vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisés par deux, par 25, voire par 100, en un demi-siècle.

Pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 50, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette !

Vitamine C : une pomme hier = 100 pommes aujourd’hui

Hier, quand nos grand-parents croquaient dans une transparente de Croncels, ils avalaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os. Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apportent que 4 mg de vitamine C chacune. Soit cent fois moins.

Philippe Desbrosses, docteur en sciences de l’environnement à l’université Paris-VII et militant pour la préservation des semences anciennes, déplore :

« Après des décennies de croisements, l’industrie agroalimentaire a sélectionné les légumes les plus beaux et les plus résistants, mais rarement les plus riches sur le plan nutritif. »

Vitamine A : une orange d’hier = 21 oranges d’aujourd’hui

Précieuse pour notre vue et nos défenses immunitaires, la vitamine A est en chute libre dans 17 des 25 fruits et légumes scrutés par des chercheurs canadiens dans une étude synthétisée pour CTV News [PDF].

Le déclin est total pour la pomme de terre et l’oignon qui, aujourd’hui, n’en contiennent plus le moindre gramme. Il y a un demi-siècle, une seule orange couvrait la quasi-totalité de nos besoins quotidiens – les fameux AJR (apports journaliers recommandés) – en vitamine A.

Aujourd’hui, il faudrait en manger 21 pour ingurgiter la même quantité de la précieuse vitamine. De même, une pêche des années 50 équivaut à 26 pêches aujourd’hui.

Fer : la viande en contient deux fois moins

Au début de la chaîne, il y a la céréale. Blé, maïs et soja sont aujourd’hui plus pauvres en zinc, en cuivre et en fer qu’il y a cinquante ans. Appauvries par des décennies d’agriculture intensive et de sélections variétales, ces céréales réapparaissent dans l’auge de nos bêtes, qui, par répercussion, se trouvent moins bien nourries que leurs ancêtres.

En bout de chaîne, l’animal devenu steak apportera moins de micronutriments dans nos assiettes. Tel est l’effet domino identifié par le chercheur américain David Thomas. Dans son étude publiée dans la revue Nutrition & Health, il constate qu’à poids égal, un même morceau de viande apporte deux fois moins de fer qu’un demi-siècle auparavant.

Autre dommage collatéral : le lait « a perdu ses acides gras essentiels », déplore Philippe Desbrosses. Des acides essentiels à nos membranes cellulaires, notre système nerveux et notre cerveau. Naturellement présents dans l’organisme en très petite quantité, ils doivent nous être apportés par l’alimentation.

Calcium : quatre fois moins dans le brocoli

Mauvaise nouvelle. Si le brocoli figure sur la liste de ces légumes que vous ne consentez à avaler qu’en pensant à votre santé, vous n’avez pas fini de grimacer. Alors que ce chou venu du sud de l’Italie contenait 12,9 mg de calcium – allié de la construction osseuse et de la coagulation du sang – par gramme en 1950, ils n’en renfermait plus que 4,4 en 2003, selon une étude de l’université du Texas, soit quatre fois moins.

Si vous comptiez sur lui pour compenser la carence en fer de votre steak, c’est également loupé. Il vous faudrait en mettre six fois plus dans la soupe pour obtenir les mêmes bienfaits que par le passé. Sur les 25 légumes étudiés par l’équipe de recherche canadienne, 80% ont vu leur teneur en calcium et en fer décliner.

Le bio est-il une solution ?

Les facteurs de ce déclin sont multiples. Des sols plus pauvres, des végétaux cueillis trop tôt, des traitements de conservation plus fréquents, des croissances plus rapides dopées par les engrais et une réduction du nombre de variétés, sélectionnées pour leur résistance aux parasites et leur rapidité de croissance…

Autant d’éléments imputables à une quête de meilleurs rendements. Résultat, « pour le maïs, le blé et le soja, plus le rendement est important, plus le contenu en protéines est faible », note Brian Halweil, dans son étude. Même schéma pour les concentrations de vitamine C, d’antioxydants et de bêtacarotène dans la tomate : plus les rendements augmentent, plus la concentration de nutriments diminue [PDF].

A contrario, « l’agriculture biologique peut contribuer à inverser la tendance », indique Brian Halweil dans son étude. De fait, à conditions climatiques équivalentes :

« Les aliments bios contiennent significativement plus de vitamine C, de fer, de magnésium et de phosphore que les autres. »

Choisir des aliments mûrs

Le chercheur met pourtant en garde :

« Si les agriculteurs bios développent un système riche en intrants avec des rendements comparables aux exploitations conventionnelles, le bio verra son avantage nutritionnel s’éroder. »

De même, si les produits bios sont cueillis avant maturité, ils sont finalement moins riches en nutriments que des produits mûrs de l’agriculture traditionnelle. Seule stratégie pour remettre de la vie dans son assiette : choisir des aliments mûrs, produits de manière non intensive et partir à la chasse aux variétés oubliées. Une épopée.

Terra eco

Publié initialement sur
Terra eco

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Liste modérée de diffusion d’informations sur les semences gérée par Inf’OGM.
Modérateur : Frédéric Prat (fred@infogm.org)

Du poisson « durable » en grande surface : le classement des supermarchés

poissons_etal
© C. Magdelaine / notre-planete.info

L’association BLOOM publie aujourd’hui son classement des supermarchés français, évalués selon le sérieux des démarches entreprises pour assurer à leurs acheteurs un poisson issu de pêches durables et respectueuses des écosystèmes marins. Suivez le guide pour acheter plus durable !

Les Français consomment beaucoup de poisson (33,8 kg / an contre 22,1 kg pour la moyenne européenne) et les trois-quarts de ces achats sont effectués en grande surface. Or, environ 87 % des stocks de poissons dans le monde sont déjà surexploités ou pleinement exploités selon la FAO. Un certain nombre de ces stocks sont pêchés à l’aide de méthodes destructrices, la plus brutale d’entre elles étant le chalutage de fond déployé dans les eaux très profondes de l’océan (jusqu’à près de 2000 mètres de profondeur), qui dévaste des écosystèmes constitués de coraux millénaires et de créatures souvent centenaires, sortes d’éléphants des océans.

Il est donc essentiel d’évaluer la politique générale présidant aux achats de poissons des six principaux groupes de distribution alimentaire (Auchan, Carrefour, Casino, E. Leclerc, Intermarché et Système U) ainsi que leur approvisionnement spécifique en poissons profonds, issus de pêches particulièrement destructrices et non durables.

C’est l’objet de l’enquête réalisée pendant cinq mois par l’association BLOOM : relevés de terrain, questionnaires et entretiens ont complété la revue exhaustive par BLOOM de la documentation publiquement accessible.

La conclusion de cette étude est qu’aucune enseigne ne satisfait entièrement les critères d’évaluation de BLOOM. Cependant, sur une échelle optimale de 100, certaines enseignes s’approchent quasiment aux trois quarts du score, tandis que d’autres ne dépassent pas la barre des 10%.

classement grande distribution peche durableLe classement des six principales enseignes de la distribution française
© Bloom Association – 2013

Casino arrive ainsi en tête du classement (68%), suivi de près par Carrefour (61%) puis Système U (52%), tandis qu’Auchan (26%) et E. Leclerc (19%) affichent un score faible et qu’Intermarché obtient un score quasi nul (6%) en ne satisfaisant qu’un critère sur les 23 retenus.

« Il existe des degrés d’engagement très variables des marques en matière d’achats de poissons durables » commente Victoire Guillonneau, principale auteure de l’étude. « Cela place les enseignes à des extrêmes opposés du spectre des bonnes pratiques environnementales. Il nous a semblé important de quantifier ces hiatus et d’alerter les consommateurs soucieux de ne pas encourager, par le biais de leurs achats, l’épuisement inexorable des ressources marines et la destruction des milieux océaniques les plus vulnérables« .

Lutter contre la pêche profonde

BLOOM a porté une attention particulière à l’approvisionnement en espèces profondes des groupes. Là encore, Casino et Carrefour arrivent en tête grâce aux mesures qu’ils ont prises vis-à-vis de certaines espèces profondes particulièrement vulnérables comme la lingue bleue. Toutefois, la fondatrice de BLOOM se dit « déçue » par des mesures qu’elle juge « largement insuffisantes et inadaptées à l’urgence de la situation des océans profonds« , impactés de façon sans doute irréversibles par les navires de pêche industrielle.

Intermarché, qui possède la plus grande flotte de chalutiers profonds industriels de France, est l’acteur de la grande distribution le moins éco-responsable et se situe de façon non surprenante en queue du classement. Pourtant, la note attribuée à Intermarché ne prend pas en compte le fait que le groupement des Mousquetaires possède des navires engagés dans la méthode de pêche décrite par les chercheurs comme la plus destructrice de l’histoire.

L’étude de BLOOM révèle aussi que les marques les plus engagées dans la mise en œuvre de politiques respectueuses de l’environnement, Casino, Carrefour et Système U, communiquent très peu sur leur démarche, à l’inverse d’Intermarché, qui matraque les Français avec une opération publicitaire nationale destinée à « noyer le poisson » sur ses pratiques de pêche destructives et… à prendre des parts de marché à la concurrence.

D’ici peu, une grande partie de la flotte d’Intermarché pourrait être interdite d’exercer car, en raison de son impact écologique disproportionné et de son modèle économique chroniquement déficitaire malgré d’importantes subventions publiques, la Commission européenne a proposé d’interdire le chalutage profond en Europe. La question est actuellement en cours de négociation à Bruxelles.

Ce que la grande distribution doit améliorer

Les supermarchés peuvent changer la donne ! Ce sont eux qui sont prescripteurs d’opinions pour leurs acheteurs, à eux de prendre cette responsabilité au sérieux et d’offrir sur leurs étals des poissons que leurs clients peuvent acheter la conscience légère. Ils devraient s’engager à :

  • cesser définitivement la commercialisation de possions issus de pêches destructrices profondes ;
  • établir un dialogue continu avec les chercheurs et les ONG pour orienter leurs achats ;
  • partager leurs données en toute transparence ;
  • mettre en place et/ou améliorer les critères d’évaluation de leurs achats de poissons ;
  • cesser de mentir dans leur communication auprès du grand public comme en témoigne la publicité mensongère d’Intermarché.

Ce que nous pouvons faire en tant que consommateurs

A nous aussi de devenir des consommateurs responsables. L’acte d’achat peut influencer la distribution. Choisissons donc la fin des pêches destructrices et de l’épuisement des stocks. En tant que consommateurs nous pouvons :

  • ne pas consommer ces trois espèces de poissons : lingue bleue, sabre noir et grenadier de roche. Ils sont issus de pêcheries destructrices des milieux aquatiques.
  • éviter de consommer trop de protéines animales et pas seulement de poissons, la surconsommation de viande pose également de nombreux problèmes ;
  • diversifier notre consommation de poisson et privilégier des espèces situées en bas de la chaîne alimentaire comme les sardines et les maquereaux ;
  • goûter aux méduses qui envhissent progressivement les milieux marins, comme en Méditerrannée ;
  • intégrer des algues à notre consommation ;
  • sensibiliser notre entourage ;
  • soutenir les associations de protection de l’environnement ;

Alors que la critique est souvent faite aux guides d’achat de poissons édités par les ONG d’être compliqués à utiliser, le barème établi par BLOOM donne aux Français un moyen simple de célébrer la journée mondiale de l’environnement, aujourd’hui et pendant le reste de l’année, en permettant désormais de savoir quel supermarché privilégier pour faire ses courses.

« La relation de vendeur à acheteur induit un rapport de confiance, particulièrement en ces périodes troubles en matière de production industrielle des aliments. La responsabilité incombe aux enseignes d’assurer à leurs clients qu’elles ont fait le travail à leur place et qu’ils peuvent acheter leur nourriture l’esprit plus ou moins tranquille. Avec notre classement, c’est très simple : quand vous avez le choix entre plusieurs enseignes, il faut sans hésiter privilégier Casino ou Carrefour à Intermarché ou Leclerc » s’exclame la fondatrice de BLOOM Claire Nouvian, qui insiste sur la totale indépendance financière de l’association vis-à-vis de tous les acteurs de la grande distribution.

Source

Têtes de gondole et queues depoisson, A quelle enseigne se fier pour acheter son poisson ? – Bloom Association

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info – Tous droits réservés

saumon norvégien

 Suivez ce lien qui mène à un reportage vidéo et vous verrez comment l’union européenne qui, par aillleurs, pond des réglementations extravagantes en termes d’hygiène, ce qui étrangle peu à peu les petits producteurs (viticulteurs , ostréiculteurs), laisse faire les multinationales qui nous envoie de la nourriture dangereuse…

http://www.youtube.com/watch?v=oHXH3VEK

6 novembre, Argeliers : conférence débat sur l’eau

l’association Argeliers Environnement vous invite à une réunion publique

sur le thème de l’eau

le mardi 6 novembre à 20 hrs 30

salle du cinéma
L’eau, source de vie — L’eau et la santé — L’eau menacée — L’eau privatisée (?).
Conférence/débat animé par Mr Laurent Ripperty Directeur du syndicat Orb/Jaur. »

Grave et très alarmant ! le Panga poisson pas cher…

ATTENTION  AVEC LE POISSON PANGA  On aurait pu s’en douter  à   moins de 10 euros le kg . .  .
> >
 Le  panga est un nouveau poisson asiatique que nous  trouvons chez CARREFOUR et PICARD, surtout sous  forme de filets, à  un prix relativement  bas.
> >  Au  Vietnam, le  panga est  un poisson de culture  industrielle intensive, plus exactement,  il vient du delta du Mékong, et il est en train  d’envahir le marché à  cause de son  prix.
> > Voici  ce qu’ il y a à  savoir sur le panga : le Mékong  est l’un  des fleuves les plus contaminés de la  planète. Les  pangas sont infectés, à  hauts  niveaux,
de  venins et bactéries (arsenic, résidus  industriels toxiques  et dangereux, sous-produits du secteur industriel  en pleine croissance), métaux contaminés, phénols  poly chlorés (PCB) ou DDT et leurs (DDTs),  chlorate; des composants relationnés (CHLs),  hexachlorociloxane, isomères (HCHs) et hexa  chlorobenzène (HCB).
> >  Ils  sont alimentés avec des poissons morts, des restes  d’os et avec une farine d’Amérique du Sud, le  manioc et des résidus de soja et  graines.
> > Il  est évident que ce type d’alimentation peu salubre  n’a rien à  voir avec l’ alimentation d’un  environnement naturel. Cela ressemble beaucoup à   l’ alimentation des vaches folles (vaches qui  furent alimentées avec des  vaches). Vous  en rappelez-vous ? L’ alimentation des pangas est  complètement en dehors de  toute
règlementation  judiciaire. Le panga grandit 4 fois plus vite que  dans la nature, à  l’état normal. De plus, les  pangas sont injectés avec  (PEE).
> >
Quelques  scientifiques ont découvert que si l’ on injectait  les femelles panga avec des hormones féminines  dérivées d’ urine déshydratée de femmes enceintes,  la femelle panga produirait ses oeufs plus  rapidement et en grande quantité, ce qui  n’arriverait pas dans un environnement naturel  (une femelle panga arrive ainsi à  produire 500.000  oeufs en une seule fois).

> De  fait, ce sont des poissons qui ont des  hormones  injectables (produites par une  entreprise pharmaceutique chinoise pour accélérer  le processus de croissance et de reproduction. En  achetant du panga, nous collaborons avec des  entreprises gigantesques sans aucun scrupule et  spéculatrices, qui ne se préoccupent pas de la  santé et du bien être des êtres  humains.
> >
 NOTE  : Etant donné la prodigieuse quantité de pangas  disponible, ils termineront également dans d’  autres aliments : surimi (ces petits bâtonnets  faits avec de la chair de poisson), poisson en  boîte et probablement dans quelques aliments pour  animaux (chiens et  chats).
> >

> >  François  HARMEGNIES
> > IFREMER
> > Centre  de Brest
> > Département  REM (Ressources physiques et Ecosystèmes de fond de  Mer)
> > Unité  de Recherche – Géosciences Marines
> > BP  70
> > 29280  PLOUZANE
> > Tel  : 02 98 22 42 40
> > Fax  : 02 98 22 45 70
> > Mail  : Francois.Harmegnies@ifremer.fr
> > Web  :  Ifremer
> >

UNE LOI POUR EN FINIR AVEC LES SCANDALES SANITAIRES

APPEL A SOUTIEN
UNE LOI POUR EN FINIR AVEC LES SCANDALES SANITAIRES
Mediator, pesticides, amiante… Parce que toutes les crises sanitaires répondent au même scenario, les ONG signataires ont élaboré un projet de loi réformant la sécurité sanitaire, afin de contrer ce système.
LA LOI, EN 25 PROPOSITIONS FIGURE EN ANNEXE DE CET APPEL
TYPOLOGIE DES SCANDALES DE SECURITE SANITAIRE
Les scandales sanitaires passés ou présents relèvent tous de la même typologie, ce qui démontre qu’ils ne sont pas dus à de malheureux concours de circonstances, mais sont la conséquence d’un système. C’est ce système qu’il faut réformer pour mettre fin à ces scandales. Cette typologie suit un scénario en 7 séquences :

  • Séquence 1 : Lancement d’une innovation technologique (procédé, molécule, …) parée de toutes les vertus, ce qui
  • justifie l’urgence et qu’elle soit mal ou non évaluée
  • Séquence 2 : Attitude complaisante des agences de sécurité sanitaire ( maintien de normes obsolètes
  • insuffisantes, conflit d’intérêts dans les comités d’experts…)
  • Séquence 3 : Premières alertes non prises en compte et sanctions contre les lanceurs d’alerte
  • Séquence 4 : La fabrique du doute par l’industrie lorsque l’évidence scientifique se construit
  • Séquence 5 : Prise de distance par les assureurs
  • Séquence 6 : Attentisme des autorités politiques
  • Séquence 7 : La crise.

Les ONG signataires proposent de réformer ce système par une loi, rassemblant 25 propositions pour :
I. Réorganiser le dispositif des agences de sécurité sanitaire
II. Construire la Sécurité Sanitaire autour d’une vision globale de l’Environnement
III. Développer la recherche en Santé Environnement
IV. Construire un droit protecteur du citoyen basé sur le principe de précaution
Le 16 avril 2012, elles organiseront un colloque réunissant élu(e)s, politiques, associatifs et médias au Palais du Luxembourg, afin de débattre de ces objectifs
ASSOCIATIONS, COLLECTIFS, CONTRIBUEZ A ILLUSTREZ CETTE TYPOLOGIE EN NOUS DONNANT VOS EXEMPLES :
Mediator, Antennes relais, Bisphénol A, Pesticides… nous avons décliné le scenario sur quatre crises (cf annexe)
Pour NOUS SOUTENIR ou NOUS FAIRE PART D’AUTRES « SCANDALES SANITAIRES », merci d’ENVOYER VOTRE SCENARIO à contact@robindestoits.org ou nadine@generations-futures.fr avant le 6 avril 2012.
N’oubliez pas d’envoyer aussi votre LOGO (même sans scenario) pour qu’il soit ajouté à ceux des premiers signataires.

Annexe – Typologie des Scandales sanitaires – 4 exemples

 

Annexe – Loi pour en finir avec les scandales sanitaires