ATTENTION : les députés européens veulent autoriser les pesticides tueurs d’abeilles !

Madame, Monsieur,

Le Parlement européen vient d’adopter en catimini un texte (1) qui demande la réhabilitation des insecticides néonicotinoides « tueurs d’abeilles », partiellement interdits en Europe depuis Mai 2013.
Cette décision totalement inacceptable remet en question le rapport de l’EFSSA, l’autorité sanitaire européenne, préconisant le retrait pur et simple des néonicotinoides de tout l’espace européen… Elle tire un trait sur plus d’une centaine d’études dénonçant la toxicité exceptionnelle de ces insecticides et leurs effets catastrophiques sur les abeilles, l’environnement et l’avenir même des cultures qui nous nourrissent aujourd’hui…
Elle méprise les efforts acharnés menés par les apiculteurs et des millions de citoyens à travers l’Europe pendant plus de dix ans pour sauver les pollinisateurs et les cultures qui en dépendent.
Elle trahit surtout l’influence grandissante des lobbys de l’agrochimie auprès des institutions européennes, et le détournement du processus démocratique au profit d’une petite poignée d’intérêts particuliers.
Il est encore temps d’agir : pour contrer l’influence des lobbys agrochimiques et obtenir une réelle interdiction des pesticides tueurs d’abeilles, un moyen de pression  exceptionnel se présente à nous – les élections européennes de Mai 2014.
D’ici peu, les candidats vont se mettre en campagne pour essayer de glaner nos voix.
C’est une occasion unique de leur faire entendre, par une mobilisation massive et immédiate de millions de citoyens à travers toute l’Europe :
Nous refusons que les futurs députés européens censés nous représenter sacrifient l’alimentation et l’environnement des générations futures pour satisfaire les profits immédiats de quelques multinationales bien placées… Leur élection dépend de leur engagement aujourd’hui !
S’il vous plaît, signez immédiatement l’Appel aux futurs députés européens pour faire interdire définitivement les pesticides tueurs d’abeilles en Europe.
Pollinis fera suivre cet Appel à tous les candidats de votre circonscription qui se présentent aux élections européennes – au fur et à mesure que les signatures nous arriveront.
Et s’il vous plait, faites passer le message à vos amis et contacts de l’Europe entière, pour mettre la pression aux candidats de tous les pays de l’UE ! Nous voulons les noyer sous un flot de messages exigeant leur engagement ferme à faire interdire définitivement les néonicotinoides en Europe s’ils veulent être élus (ou ré-élus).
Nous les contacterons un par un, et nous ferons connaître à tous leur position, avant les élections. Les élections sont le seul moment où les députés ont vraiment besoin de nous rendre des comptes. Ils nous suivrons si nous sommes suffisamment nombreux à l’exiger.
Aidez-nous s’il vous plaît : tous ensemble, nous pouvons y arriver.
C’est difficile à croire, mais la grande majorité des députés qui ont voté le 11 mars 2014 pour demander que les néonicotinoides soient à nouveau utilisés sans restriction en Europe, n’est même pas consciente de l’avoir fait.
Voilà comment les lobbys s’y sont pris pour manipuler les institutions européennes :
L’euro-députée Anthea McIntyre, membre suppléante de la Commission agriculture et connue pour relayer les intérêts des industriels britanniques au sein du Parlement européen, a commencé par déposer un texte intitulé « L’Avenir du secteur horticole en Europe – stratégies pour la croissance ».
Au dernier moment, et juste avant que le texte ne soit soumis au vote du Parlement, une série de propositions directement dictées par les firmes agrochimiques – les seules a avoir été consultées pour la rédaction de ce texte – a été ajoutée en catimini, noyées au milieu d’une cinquantaine de recommandations pour soutenir les entreprises européennes de la filière horticole.

Le texte a été adopté à la va-vite, le 11 mars 2014, en même temps qu’une trentaine d’autres textes complexes votés en moins de deux heures ce jour-là… Et voilà comment, avec le soutien d’un minimum de députés, les lobbies sont capable d’imposer leur plan anti-abeilles qui devient du jour au lendemain LA position officielle du Parlement européen.
Que les députés l’aient voulu ou non ne change rien à l’affaire : la Commission européenne est officiellement invitée à revoir l’interdiction des néonicotinoides en tenant compte du manque à gagner pour les firmes agrochimiques qui les commercialisent.
C’est inimaginable si on ne suit pas de près les manœuvres des lobbyistes au niveau européen !
C’est pourquoi je vous demande de signer au plus vite l’Appel aux futurs députés européens pour rendre les institutions démocratiques européennes aux citoyens qu’elles sont censées servir.
Pollinis est en train de créer un véritable « lobby de citoyens » pour faire valoir nos droits et nos intérêts auprès des institutions européennes et peser dans la balance face aux lobbys de l’agrochimie.
Les forces auxquelles nous nous attaquons sont colossales :
La vente du seul imidaclopride, l’un des néonicotinoides tueurs d’abeilles partiellement interdit en Europe, rapporte à lui seul plus de 2,6 milliards de dollards chaque année à la firme Bayer qui le commercialise – de quoi payer des bataillons de scientifiques et d’avocats et de juristes pour faire passer les intérêts à court terme des firmes agrochimiques avant l’intérêt de centaines de millions de citoyens à travers le monde.
Nous n’avons pas leurs milliards pour nous défendre, mais nous avons le nombre suffisant pour contraindre n’importe quel élu à nous écouter, si nous réussissons à alerter et rassembler un maximum de citoyens à travers l’Europe.
Nous ne pouvons pas baisser les bras, l’enjeu est trop grand. Si ces produits reviennent sur le marché, c’est la mort assurée de dizaines de millions d’abeilles supplémentaires !
Rappelez-vous : il y a quelques mois, un document interdisant trois pesticides notoirement meurtriers pour les pollinisateurs (la Clothianidine, le Thiamethoxame et l’Imidaclopride) pour deux ans, le temps de voir si les abeilles se portent mieux (2).
A l’époque, tous les défenseurs des pollinisateurs avaient crié victoire : cela faisait si longtemps que nous nous battions tous pour débarrasser les champs et les cultures de ces pesticides si nocifs pour les abeilles qu’ils sont capables de décimer des colonies entières en quelques jours (3).
Nous avons vite réalisé que cette interdiction est un leurre.
Il s’agit en vérité d’un plan désastreux imaginé par les firmes agrochimiques – BayerCrop et Syngenta en tête – pour blanchir leurs produits et sécuriser des centaines de millions d’euros de profits annuels.
Nous devons absolument contrer ce plan destructeur dès maintenant, en agissant sur les futurs députés européens, avant que les conséquences soient irréversibles pour les pollinisateurs, les cultures et toute l’alimentation dans les années à venir.
Ce plan, le voici :
La régulation de la Commission européenne décrète que les pesticides tueurs d’abeilles seront interdits seulement quelques mois par an… et largement utilisés tout le reste de l’année – sur près de 85% des céréales, et sur une grande partie des cultures de fruits, légumes et herbes aromatiques – empoisonnant largement les sols et l’eau absorbés ensuite par les cultures soi-disant « non-traitées ».
De nombreuses études ont montré que ces substances ultra-toxiques peuvent rester présentes dans le sol jusqu’à dix-neuf ans après le traitement (4), et dans de grosses concentrations les premières années. Du coup, les cultures non-traitées replantées sur le même terrain révèlent des traces de néonicotinoïdes jusque dans leur pollen… que viennent ensuite butiner les abeilles ! (5)
A la fin de la période-test de deux ans, les multinationales pourront prouver que les abeilles continuent d’être décimées malgré la soi-disant interdiction de leurs produits, et qu’ils n’y sont pour rien. Ils auront réussi à blanchir leurs pesticides et à maintenir leurs profits – et pour longtemps !
Et des centaines et des centaines de tonnes de néonicotinoïdes continueront d’être utilisés en pure perte dans l’agriculture, détruisant l’écosystème et mettant en péril l’alimentation et la survie des générations futures.
Je dis bien en pure perte, car ici encore bon nombre d’études et d’analyses ont montré que les pesticides néonicotinoïdes sont loin d’être indispensables à l’agriculture, comme voudraient le faire croire les firmes agrochimiques :
– ils sont beaucoup trop puissants par rapport aux insectes qu’ils sont censés combattre (on a multiplié par 900 la toxicité des pesticides en quelques années, c’est totalement démesuré !) ;
– ils sont utilisés de façon systématique, en dépit du bon sens, peu importe si les cultures risquent d’être attaquées par des pestes ou non ;
– ils coûtent cher, car issus d’une technologie coûteuse (celle de l’enrobage de la graine, spécialité de Monsanto)
Une étude montre noir sur blanc qu’en termes de rendement pour l’agriculteur, l’utilisation de ces pesticides de façon systématique ou non ne fait aucune différence. Mais vu leur coût élevé, l’agriculteur ferait plus de profits s’il ne les utilisait pas (6).
Vous l’avez bien compris, à part les grosses entreprises agrochimiques, PERSONNE n’a à gagner à laisser ces produits toxiques sur le marché : la nature en meurt, l’humanité est menacée, et seule une mobilisation massive des citoyens à travers toute l’Europe pourra stopper ce plan destructeur des agrochimistes.
Avec les élections européennes qui approchent, nous avons une occasion unique d’obliger les futurs députés européens à prendre des engagements fermes et précis sur les pesticides tueurs d’abeilles. C’est maintenant qu’il faut agir :
Signez vite la pétition aux candidats de votre circonscription !
D’ici peu ils entreront en campagne : nous devons les obliger à intégrer dans leur programme l’interdiction des néonicotinoïdes, si importante pour l’avenir des abeilles, de notre alimentation et de la Nature.
Une fois élus, ils n’auront pas d’autre choix que d’annuler le texte qui vient d’être voté en faveur des agrochimistes, et de promulguer au contraire une interdiction REELLE des pesticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles.
Pour aider Pollinis à mettre une pression maximale sur les eurodéputés de toute l’Europe, merci de :
1/ Signer dès maintenant votre pétition aux députés de votre circonscription
2/ Transférer cet email le plus largement possible autour de vous, surtout si vous avez des amis ou des contacts dans d’autres pays de l’Union Européenne. Pour que notre campagne sur les futurs députés soit un succès, nous devons mettre une pression sur les candidats de l’Europe entière !

Merci d’avance de votre action pour défendre les pollinisateurs et protéger l’environnement et l’alimentation des générations futures.

Nicolas Laarman
Délégué général
POLLINIS
Aidez Pollinis à sauver les abeilles et la biodiversité !
Pour pourvoir conserver une totale indépendance vis-à-vis de tout pouvoir économique ou politique, Pollinis repose entièrement sur les dons de citoyens engagés comme vous dans ce combat vital pour l’avenir de l’agriculture et de la planète. Notre petite équipe de bénévoles fait en sorte que la plus petite contribution ait le maximum d’impact.
 

Références :
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(1) Résolution du Parlement européen du 11 mars 2014 sur l’avenir du secteur horticole en Europe: stratégies pour la croissance (2013/2100(INI))
>

(2) COMMISSION IMPLEMENTING REGULATION (EU) No 485/2013 of 24 May 2013 amending Implementing Regulation (EU) No 540/2011, as regards the conditions of approval of the active substances clothianidin, thiamethoxam and imidacloprid, and prohibiting the use and sale of seeds treated with plant protection products containing those active substances
(3)   Sur les effets des néonicotinoïdes sur les abeilles, voir par exemple :
Di Prisco et al. 2013 « Neonicotinoid clothianidin adversely affects insect immunity and promotes replication of a viral pathogen in honey bees »
Decourtye, A.; Armengaud, C.; Devillers, R.M.; Cluzeau, S. (2004). « Imidacloprid impairs memory and brain metabolism in the honeybee (Apis mellifera L) ».Pesticide Biochem Phys. 78: 83–92.
Début 2013, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié un rapport confirmant que les néonicotinoides présentent un risque important pour les abeilles et les pollinisateurs

(4)   Persistance dans les sols :
Imidaclopride : entre 28 et 1250 jours
Thiamethoxame : entre 7 et 353 jours
Clothianidine : entre 148 et 6931 jours
Goulson, D. (2013), REVIEW: An overview of the environmental risks posed by neonicotinoid insecticides. Journal of Applied Ecology, 50: 977–987. doi: 10.1111/1365-2664.12111
Table 1. Estimated dissipation times (DT50) for neonicotinoids in soil
(5)    1999 : Chauzat M.P. et al (2006). A survey pesticides residues in pollen loads collected by honey bees in France. Journal of Economic Entomology, 99:253-262
(6)    Bueno, A.D., Batistela, M.J., Bueno, R.C.O.D., Franca-Neto, J.D., Nishikawa, M.A.N. & Liberio, A. (2011) Effects of integrated pest management, biological control and prophylactic use of insecticides on the management and sustainability of soybeans. Crop Protection, 30, 937–945.
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Accord transatlantique : Obama se heurte à une forte opposition

25 mars 2014 | Par Iris Deroeux – Mediapart.fr

> Barack Obama est à Bruxelles, mercredi, pour un sommet USA-UE. Au menu : les négociations sur l’accord transatlantique, censé aboutir à la création de la plus grande zone de libre-échange du monde. Pour cet accord, l’administration Obama se heurte toutefois aux États-Unis à l’opposition d’élus du Congrès et d’une partie de la société civile.

> New York, correspondance

> Barack Obama rencontre, mercredi 26 mars à Bruxelles, le président de la commission européenne José Manuel Barroso. Il sera question d’Ukraine mais aussi d’un autre sujet brûlant : le T-TIP, acronyme désignant le Transatlantic Trade and Investment Partnership, un accord commercial entre l’Union européenne (UE) et les États-Unis censé aboutir d’ici 2015 à la plus grande zone de libre-échange du monde (retrouver ici le dossier de la rédaction).

> Barack Obama arrive en effet quelques jours après une nouvelle session de discussions entre les délégués américains et les experts de la commission européenne (à qui les 28 ont donné mandat pour négocier). Depuis juin 2013, ceux-ci se sont déjà rencontrés quatre fois et un cinquième round est prévu cet été à Washington. Un tel rythme indique une volonté d’avancer vite sur ce sujet des plus polémiques, suscitant craintes et critiques de part et d’autre de l’Atlantique.

> « Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations », lâchait François Hollande lors d’une conférence de presse aux côtés de son homologue américain, en février dernier (lire notre article). Le week-end dernier, le représentant américain au Commerce, Michael Froman, appelait, lui, les Européens à ne pas laisser les prochaines élections européennes freiner le rythme des négociations.

> Mais Michael Froman a beau vouloir accélérer la manœuvre, il semble oublier qu’aux États-Unis, les obstacles à la signature d’un accord avec l’UE sont nombreux. Pour commencer, l’administration Obama va devoir convaincre le Congrès de l’intérêt de ce grand accord commercial. D’autant plus que ce n’est pas le seul : l’administration est déjà engagée dans d’autres négociations, entreprises dès 2009 et bien plus avancées, sur un accord de libre-échange avec onze pays d’Asie. Il s’agit du Trans-Pacific Partnership (TPP), qui occupe actuellement beaucoup plus l’espace médiatique américain.

> Ces accords de libre-échange suscitent la méfiance de nombreux élus et groupes représentant la société civile. Ils dénoncent la manière dont sont menées ces différentes négociations commerciales et s’interrogent sur les gains économiques que les Américains sont censés en tirer. Au point que, pour le moment, le Congrès n’a pas accordé à l’administration Obama le mandat officiel lui permettant de négocier !

> De ces discussions à huis clos, dont ne filtre quasiment aucun document officiel, on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’elles sont déjà extrêmement complexes voire confuses. Le T-TIP est un projet d’accord des plus ambitieux. Il a la spécificité de porter à la fois sur l’abaissement des barrières tarifaires (déjà faibles entre l’UE et les États-Unis) et sur une harmonisation des normes et des règlements. Autrement dit, il s’agit d’aligner les réglementations américaine et européenne dans un ensemble de secteurs allant de l’agriculture à l’industrie, en passant par l’énergie, la santé ou encore les procédures d’attribution des marchés publics. Le but est de créer une sorte de grand marché intérieur.

> Un tel objectif est souvent vu comme démesuré voire insensé, notamment parce qu’il s’agirait pour l’atteindre d’harmoniser les fonctionnements propres à chaque État voire leurs modèles de société. Les différentes sessions de négociations l’illustrent assez bien : à chaque fois, des délégués arrivent avec de nouvelles requêtes soulignant les particularités de leur État, et devant faire exception.

> Du côté américain, le secteur des services financiers est ainsi un sujet de discorde. Les Américains ne veulent pas que ceux-ci figurent au menu de la négociation. « Ils ont en mémoire les débats houleux et interminables provoqués par l’initiative de réforme du secteur bancaire au Congrès, connue sous le nom de Dodd-Frank. S’y atteler de nouveau leur paraît trop difficile, ils ne veulent pas y toucher », analyse Edward Alden, expert des politiques commerciales américaines pour le think tank Council on Foreign Relations. Même chose du côté des Européens, qui ont récemment demandé l’instauration de quotas sur les importations de bœuf et de poulet.

> Au bout du compte, la négociation paraît si délicate qu’on a du mal à comprendre pourquoi les deux partenaires commerciaux se sont fixés un tel objectif. L’argument est celui de la croissance économique, répète-t-on des deux côtés de l’Atlantique. « Le T-TIP a pour but de promouvoir la croissance aux États-Unis et en Union européenne et d’ajouter de nouveaux emplois aux 13 millions existant déjà grâce aux investissements et au commerce transatlantique », lit-on sur la page du représentant américain au Commerce.

> « L’intention de l’administration américaine est double, précise Edward Alden. Il s’agit d’une part de continuer de libéraliser les échanges, en estimant que cela a des effets positifs sur la croissance, et en privilégiant les accords bilatéraux car les négociations multilatérales sous l’égide de l’OMC n’avancent plus depuis une dizaine d’années. Il s’agit d’autre part de mettre en place un ensemble de règles permettant de restreindre l’influence de la Chine, puisque tant les États-Unis que l’Europe s’inquiètent des pratiques commerciales chinoises. »

> Mais l’argument de la croissance économique ne convainc pas grand monde pour le moment. En outre, il ne suffit pas à justifier le secret qui entoure les négociations. Le sujet est donc devenu politiquement explosif aux États-Unis. Les critiques d’élus et de groupes issus de la société civile sont de plus en plus vives.

> Le lobbying des grandes entreprises

> La critique porte sur plusieurs points. De nombreux groupes de protection de l’environnement, de consommateurs ou encore de défense de la justice sociale dénoncent le système de négociation à huis clos mais aussi la surreprésentation des intérêts des grandes entreprises dans les instances de négociations. « Sur les 556 experts ayant voix au chapitre, près de 90 % sont issus du milieu privé et industriel », note Ilana Solomon, du Sierra Club, l’une des plus grandes associations écologistes américaines.

> Elle fait ainsi référence aux vingt-huit comités de conseil qui existent de manière pérenne à Washington et qui sont consultés lors de la mise en place de toute nouvelle politique commerciale. Cette infographie du Washington Post permet de comprendre qui composent ces comités (cliquer ici). On y retrouve les données citées par le Sierra Club. 85 % des experts sont issus des grandes entreprises et du privé tandis que les milieux de la recherche, les ONG ou encore les syndicats de travailleurs se partagent les sièges restants.

> Sans droit de regard, les associations s’inquiètent donc de voir disparaître des droits sociaux et des normes de sécurité, par exemple dans les domaines environnementaux ou alimentaires. Le tout, « pour des bénéfices économiques minimes voire inexistants », juge Melinda St Louis, de la grande association de défense des consommateurs Public Citizen. Elle précise que c’était également l’argument lors de la négociation de l’accord NAFTA (accord de libre échange nord-américain signé en 1994), « et qu’en dix ans, on a toujours pas vu les fameuses retombées économiques promises ».

> Cette longue liste de doléances n’a pas échappé aux élus du Congrès, par ailleurs vexés d’être à ce point tenus à l’écart des négociations. Ils se montrent par conséquent très réticents à soutenir l’administration Obama dans sa démarche.

> En janvier, le président américain demandait en effet au Congrès, lors de son discours sur l’état de l’Union, de lui accorder certains pouvoirs spéciaux lui permettant de négocier plus rapidement les grands accords commerciaux bilatéraux en cours avec l’Asie et l’Europe. Une procédure dite « fast track authority », qui équivaut à une forme de blanc-seing accordé par les élus au président, si ceux-ci estiment que c’est le meilleur moyen d’avancer.

> Cette procédure a permis de négocier les derniers grands traités de libre-échange tel que NAFTA. Quand elle s’applique, le Congrès n’est consulté qu’une fois le texte de l’accord finalisé, avec un simple vote « oui ou non », sans possibilité de l’amender.

> Sauf que, à la surprise générale, les élus démocrates s’y opposent. Ils sont une majorité dans le propre camp de Barack Obama à dire qu’ils refusent un tel privilège au président, estimant qu’ils doivent avoir un droit de regard sur ces négociations. Du côté républicain, l’idée de libéraliser les échanges rencontre plus de succès, mais la forme des négociations en dérange aussi certains : une cinquantaine d’élus de la mouvance Tea Party exige de l’administration qu’elle rende les négociations plus transparentes.

> L’administration Obama se retrouve donc bloquée, préférant patienter plutôt que de se soumettre à un vote du Congrès et se voir refuser la « fast-track authority ». En attendant, elle se voit contrainte de mener une opération séduction auprès de son propre camp, en espérant qu’il change rapidement d’avis… Ça ne risque pas d’arriver dans les prochaines semaines : les élections américaines de mi-mandat se tiennent en novembre prochain. La campagne va bientôt commencer et, avec elle, une période très peu propice à la prise de risque politique.

> Les négociations ont donc beau se poursuivre avec l’Union européenne, l’accord transatlantique n’est définitivement pas pour demain.

URL source: http://www.mediapart.fr/journal/international/220314/accord-transatlantique-les-velleites-de-l-administration-americaine-et-de-nombreux-obstacles-mardi

Film « Les petits gars de la campagne » – Projections-débat sur l’agriculture et la PAC le 28 mars à Carcassonne.

le film « Les petits gars de la campagne » est un film sur la Politique Agricole Commune (tourné en partie en région Languedoc-Roussillon)
qui sera projeté vendredi prochain à Carcassonne à 18h00 et à 20h30.
Ces deux projections seront suivies de débats sur l’agriculture et les enjeux de la PAC, en présence du réalisateur Arnaud Brugier.
A 18h, avec Nature et progrès et la Coop Tournesol, PAC: vers moins de pesticides ?
 A 20h30 avec la Confédération paysanne de l’Aude et Les amis du monde diplomatique, PAC: vers plus de paysans 
 

Le Jeudi 20 mars 2014 13h00, gazdeschiste 34 <gazdeschiste34@gmail.com> a écrit :

Bonjour à tous

Quelques informations (dont le panorama des mairies et des listes qui se sont engagées contre le gaz de schiste), que vous retrouverez en allant sur :

Site: https://fr-fr.facebook.com/pages/Stop-gaz-de-schiste-Littoral-34/421669141230514

Blog: http://stopgaz34.canalblog.com/

– Un ancien de chez Total déconstruit le gaz de schiste, de même que Delphine Batho, dans le film No Gazaran, qui sort bientôt en salles:

http://www.energiesactu.fr/production/quelles-verites-sur-le-gaz-de-schiste-0022518

– GRDF voit son nombre de clients « gaz » baisser, et surtout les consommations plonger (meilleure isolation): ça semble être le moment de démarrer une production de gaz de schiste en France !

http://www.lemonde.fr/vous/article/2014/03/19/grdf-veut-essayer-d-arreter-de-perdre-des-usagers-du-gaz_4385863_3238.html

– Derrière le Traité Transatlantique de libre échange entre Europe et Etats Unis: la volonté des américains de rendre le marché européen dépendant de leur gaz de schiste (pour mémoire, la france a aujourd’hui 4 gros fournisseurs de gaz : 40% Norvège, 15% Pays-Bas, 15% Russie, 8% Algérie), avec arrêt du soutien aux énergies renouvelables. En effet, le Traité sanctionne tout soutien public à une filière concurrentielle….

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/03/08/ukraine-le-gaz-russe-arme-a-double-tranchant_4379867_3214.html

Coïncidence, l’Elysée vient d’annoncer son intention d’importer du gaz de schiste américain:

http://www.bfmtv.com/economie/leurope-se-passait-gaz-russe-735572.html

Sur le Traité Transatlantique, vous trouverez plus d’articles encore sur les deux sites mentionnés ci-dessus, ainsi que sur les dernières nouvelles du gaz de schiste: puits fermé pour tremblement de terre en Ohio, découverte d’amiante dans les forages en Australie, incendie d’une mine exploitée par GDF, etc, etc…

A bientôt

Prochain RDV des Mercredis du Paysage : Conférence Mercredi 26 mars 2014 à Narbonne avec Hervé LE BRAS, historien et démographe

Prochain RDV des Mercredis du Paysage : Conférence Mercredi 26 mars 2014 à Narbonne avec Hervé LE BRAS, historien et démographe

 

CONFERENCE HERVE LE BRAS

Toutes les conférences des « Mercredis du Paysage » peuvent s’écouter en ligne : il suffit de cliquer sur le titre !

http://www.parc-naturel-narbonnaise.fr/archives_du_sensible/sensible/paysage/mercredis.html

‘Sortir du nucléaire’ – Les infos du mois

Fessenheim : 7 ponts du Rhin occupés par 7000 personnes

> Le dimanche 9 mars, dans le cadre des 50 jours d’actions lancés par le Réseau « Sortir du nucléaire », 7000 personnes ont manifesté en Alsace pour la fermeture immédiate de Fessenheim et la sortie du nucléaire. 7 ponts sur le Rhin ont été occupés par les manifestants français, allemands et suisses, qui ont ensuite convergé pour un grand rassemblement devant la centrale.

50 jours d’action : 2 idées simples pour participer à votre niveau !

> Même s’il n’y a pas un groupe antinucléaire ou une action organisée près de chez vous, vous pouvez participer à la mobilisation et faire connaître notre message ! Alors n’hésitez plus, rejoignez la mobilisation : vous avez encore plus d’un mois pour agir à votre niveau et faire passer le message !

Fessenheim occupée, le lobby nucléaire préoccupé

> Nous saluons l’audacieuse occupation de la centrale de Fessenheim ce mardi 18 mars par des militant-e-s de Greenpeace. Revivez l’action de Greenpeace, et suivez le débat entre le lobbyiste pro-nucléaire Francis Sorin et notre porte-parole Xavier Saint-Marc sur le plateau de BFM TV !

Fukushima : quelle est la situation au Japon ?

> Trois ans après le début la catastrophe, les contaminations se poursuivent tandis que les autorités étendent leur censure. Découvrez notre panorama de la situation dans l’archipel.

Vidéo – Les patrons de la sûreté nucléaire taclent EDF

> Le chantier du réacteur EPR de Flamanville, c’est déjà 4 ans de retard et 5,2 milliards de surcoût. Incompétence d’EDF dans l’évaluation initiale, ou duplicité d’un opérateur désireux de fourguer son projet aux pouvoirs publics ? Dans cette vidéo de moins de 2 mn, les patrons de la sûreté nucléaire française donnent leur avis… et ils taclent EDF !

Faire un don, c’est aussi une action

> Mois après mois, nous contrecarrons les projets de l’industrie nucléaire et nous faisons connaître les solutions pour une France 100 % renouvelable. Toutes ces actions ne sont possibles que grâce à votre soutien. Vous connaissez le proverbe : les petits ruisseaux font les grandes rivières !

Greenpeace : Action en cours : ne mettez pas l’Europe en danger !

Bonjour,

Depuis 6 heures ce matin, des militants de différentes nationalités manifestent et occupent Fessenheim, la plus vieille centrale nucléaire française, pour dénoncer le risque que fait courir le nucléaire français sur l’Europe entière, et rappeler l’impérative nécessité d’une vraie transition énergétique en France.

Rejoignez-les symboliquement là-bas, soutenez-les et suivez l’action en direct !

L’Équipe Greenpeace

Dispense de peine pour les bloqueurs d’uranium, la légitimité de l’action est reconnue ! >

Le 12 septembre 2013, 40 personnes du collectif Stop Uranium ont bloqué un camion chargé d’uranium à sa sortie de l’usine Comurhex Malvési, près de Narbonne pour dénoncer les risques des convois radioactifs qui sillonnent quotidiennement la région. La seule militante arrêtée et inculpée suite à l’action risquait deux ans d’emprisonnement et 4500 euros d’amende. En solidarité, et pour souligner le caractère collectif et politique de l’action, vingt-deux autres militants ont demandé leur comparution volontaire. Lors d’une première audience, le 7 janvier, la juge a demandé le renvoi du procès. Les comparants ont été convoqués ce 20 février à une nouvelle audience, à l’issue de laquelle Terry a été dispensée de peine !
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> Retrouvez ci-dessous les communiqués de presse du Réseau et de STOP-Uranium et sur notre site le compte-rendu de l’audience ainsi que des photos.
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> Une belle victoire pour le mouvement antinucléaire !
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> Et un grand merci à celles et ceux qui se sont investis dans cette action et dans ce procès et à toutes les personnes qui nous ont soutenues.
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> La lutte continue !
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Laura Hameaux
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Communiqué de presse  – 20 février 2014
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Victoire des bloqueurs d’uranium en procès à Narbonne : le Réseau « Sortir du nucléaire » se félicite de la dispense de peine et de la reconnaissance de la légitimité de l’action
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Aujourd’hui a eu lieu à Narbonne le procès des militants de Stop Uranium qui avaient bloqué un camion d’uranium à sa sortie de l’usine Comurhex Malvési, en septembre 2013. Cette action non-violente de désobéissance civile, destinée à dénoncer les risques des transports radioactifs qui sillonnent la région, a débouché sur une dispense de peine pour les militants. Le Réseau “Sortir du nucléaire“ se félicite de ce résultat, qui constitue un premier pas vers la reconnaissance de la légitimité de ces actions et est une victoire pour les antinucléaires.
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> Un blocage non-violent pour dénoncer les risques des transports radioactifs
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Le 12 septembre 2013, 40 personnes du collectif STOP-Uranium ont bloqué un camion chargé de tétrafluorure d’uranium à sa sortie de l’usine Comurhex Malvési, près de Narbonne. Cette action non-violente de désobéissance civile était destinée à dénoncer les risques liés aux convois radioactifs qui sillonnent la région. En effet, 3 à 5 camions circulent chaque jour entre l’usine Comurhex Malvési et le site nucléaire du Tricastin, chargés de substances très réactives qui peuvent produire des gaz extrêmement corrosifs, sans que la population et les élus n’en soient informés.
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> Suite à l’action, seule une militante – la conductrice de la fourgonnette qui avait stoppé le camion – a été arrêtée et inculpée, risquant deux ans d’emprisonnement et 4500 euros d’amende. En solidarité, et pour rappeler le caractère collectif et politique de l’action, vingt-deux autres militants ont demandé leur comparution volontaire. Fait rare, le jugement, qui devait se tenir le 7 janvier 2014, a été repoussé, la juge ayant demandé le renvoi du procès pour tenir compte de ces comparutions. Entre-temps, plus de 8500 personnes ont signé en solidarité l’appel « Nous sommes tout-e-s des bloqueur-ses d’uranium ! » ..
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> Le procès s’est tenu ce jeudi 20 février à Narbonne, précédé par un rassemblement d’une soixantaine de personnes devant le tribunal.
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> Procès des « bloqueurs d’uranium » : une victoire pour la lutte antinucléaire
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> À l’occasion du procès, les demandes de comparution volontaire ont été rejetées par le juge, qui a souhaité ne juger que la conductrice de la fourgonnette, sur la base d’une infraction au code de la route.
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> Après que l’avocat a défendu la légitimité de cette action de désobéissance civile, invoquant l’état de nécessité face au risque nucléaire, différents témoins ont défendu l’importance d’agir contre les transports nucléaires. Didier Latorre, porte-parole du collectif STOP-Uranium, a rappelé que les militants « ne sont pas des délinquants routiers, mais des lanceurs d’alerte face à l’omerta, dans un pays où on ne remet pas en question le nucléaire après Fukushima. Cette action, qui s’est déroulée en toute sécurité a permis de mettre en lumière les risques de l’usine Comurhex Malvési et de ces transports. Ce sont nos observations qui ont permis de rendre public le nombre de camions qui sillonnent les routes tous les jours. Aujourd’hui c’est nous qui sommes à la barre alors que la Comurhex fait fi des lois et règlements depuis des années ».
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> Francis Viguier, lui, a témoigné avoir participé à cette action en tant qu’élu municipal, « pour protester contre le fait que nous soyons tenus dans l’ignorance de ces transports et de leurs risques alors qu’il est de notre devoir de garantir la santé et la sécurité publique. Je ne veux pas me retrouver dans la situation du maire de Drancy, qui n’a pas su quoi faire face au déraillement d’un convoi nucléaire ».
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> Enfin, Bruno Chareyron, ingénieur nucléaire de la CRIIRAD, est intervenu en tant que témoin de moralité, « pour affirmer l’importance d’informer la population sur les transports radioactifs et leurs risques. Il y a une incohérence entre les normes de la radioprotection pour le grand public et celles de ces convois radioactifs. Par ailleurs, en matière d’exposition à la radioactivité, il n’y a pas de dose d’innocuité ». La CRIIRAD avait d’ailleurs préparé une analyse détaillée sur ces convois et l’usine AREVA-Comurhex de Malvési, qu’elle suit de près..
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> Le procureur a rappelé l’existence d’une plainte déposée par le Réseau “Sortir du nucléaire » contre l’usine AREVA-Comurhex Malvési pour fonctionnement illégal pendant plusieurs années. Tout en déclarant que le rôle de la justice n’était pas de statuer sur le comportement des exploitants nucléaires, il a mentionné que l’action des militants pouvait faire évoluer la société, reconnaissant implicitement l’intérêt de telles mobilisations. Suivi par le juge, il a requis la reconnaissance de la culpabilité pour la militante, mais avec dispense de peine.
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> Le Réseau “Sortir du nucléaire“ se félicite qu’aucune condamnation lourde ne soit venue écraser les militants. « On peut certes regretter que la réduction à une simple infraction routière ait occulté le caractère collectif et politique de l’action », déclare Laura Hameaux, chargée de campagne, « mais pour nous, l’absence de condamnation revient à reconnaître sa légitimité. Il faut espérer que la justice fera preuve de la même clairvoyance lorsqu’elle jugera l’entreprise délinquante Comurhex Malvési ! »
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> Retrouvez le suivi du procès sur notre site : http://www.sortirdunucleaire.org/proces-bloqueurs-20-fevrier
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Retrouvez les images et vidéo de l’action du 12 septembre 2013 : http://sortirdunucleaire.org/blocage-camion-tetrafluorure
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> Nucléaire : de la mine aux déchets, nous sommes tous concernés ! http://www.sortirdunucleaire.org/Tous-concernes
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Contacts presse :
> Pour le Réseau « Sortir du nucléaire » :
> Laura Hameaux – 06 85 23 05 11
> Daniel Roussée – 06 61 97 83 28
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> Didier Latorre (collectif Stop Uranium) – 06 38 81 98 06
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> Chargée de communication :
> Charlotte Mijeon – 06 64 66 01 23
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> Retrouvez ce communiqué sur notre site :http://www.sortirdunucleaire.org/Victoire-bloqueurs-uranium
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Communiqué du collectif STOP-Uranium – 20 février 2014


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Victoire pour le collectif STOP-Uranium – Terry est dispensée de peine
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Ce jour se tenait à Narbonne le procès d’une de nos camarades injustement inculpée suite à une action de blocage d’un camion chargé d’uranium à proximité de Narbonne le 12 septembre dernier. Devant une salle comble, le juge a reconnu la culpabilité de Terry mais l’a dispensée de peine, suivant ainsi les réquisitions du procureur de la république. Le collectif se félicite de cette décision qui est une grande victoire pour le mouvement antinucléaire.

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Ce matin, au tribunal de Narbonne, c’est une audience un peu particulière qui se jouait, puisque 22 personnes avaient demandé à comparaître volontairement pour dénoncer l’inculpation arbitraire d’une militante de STOP-Uranium et pour affirmer le caractère collectif et politique de l’action du 12 septembre. Après avoir appelé à la barre, les 22 comparants et les 3 témoins, afin de vérifier leurs identités, le président a donné la parole à notre avocat et au procureur de la République sur la demande de comparution volontaire. Puis il s’est retiré pour statuer sur cette demande avant de juger du fond. Le juge a refusé la demande des 22 personnes à comparaître volontairement, estimant que l’infraction (entrave à la circulation à l’aide d’un véhicule) pour laquelle notre camarade était convoquée était de son seul fait.

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Le juge a ouvert les débats sur le fond de l’affaire. Il a appelé tour à tour Terry, la personne inculpée, puis les témoins qui sont revenus sur les raisons de cette action : dénoncer les risques et dangers des transports radioactifs et de l’industrie atomique, ainsi que la culture du secret entourant cette industrie. Les trois témoignages ont permis également de mettre l’accent sur les incohérences entre les normes en matière de transports radioactifs et les normes de protection du public, ainsi que sur les dangers des rayonnements, y compris des faibles doses.

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Après avoir estimé que la poursuite sur un délit routier aurait du être évitée compte tenu du contexte, le procureur a, néanmoins, assumé la position de son parquet et a donc jugé l’affaire sur l’infraction au code de la route. Et contre toute attente, il a ensuite exprimé qu’il croyait que l’action de militants pouvait faire évoluer la société et que notre action allait dans ce sens. Il a alors formulé un réquisitoire demandant la reconnaissance de la culpabilité de notre camarade Terry, mais la dispense de peine.

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La parole a ensuite été donnée à notre avocat qui a plaidé l’état de nécessité conduisant à l’organisation de ce blocage, le danger du nucléaire étant bien supérieur à l’infraction commise et l’information du public s’avérant ici indispensable. Il a de ce fait réclamé la relaxe.

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Après délibération, le président a annoncé qu’il suivait la réquisition du procureur. Il a reconnu notre camarade coupable des faits qui lui étaient reprochés : l’entrave à la circulation, mais a prononcé une dispense de peine. Elle devra juste payer une amende forfaitaire de 70 euros pour l’infraction au code de la route et se verra retirer des points sur son permis de conduire.

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Si le collectif déplore le rejet de la demande de comparution volontaire ainsi que le rejet de la demande de relaxe, il se félicite de la dispense de peine prononcée. Grâce à une forte mobilisation la veille, lors d’une conférence, et ce jour devant le tribunal et dans la salle d’audience, et par le biais d’une pétition de soutien signée par plus de 8000 personnes se déclarant « bloqueurs d’uranium », le caractère légitime de notre action a été reconnue. Celle-ci aura permis de mettre en lumière les convois de matières radioactives qui traversent chaque jour la région Languedoc-Roussillon, de dénoncer le secret qui les entoure et l’activité dangereuse et polluante de l’usine atomique AREVA-Comurhex de Narbonne. C’est aujourd’hui une grande victoire pour le mouvement antinucléaire qui vient de se jouer. Nous sommes toutes et tous des bloqueur-se-s d’uranium et nous comptons bien continuer ! Le collectif STOP-Uranium rappelle qu’il est pour l’arrêt du nucléaire dans les plus brefs délais avant une nouvelle catastrophe !

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Nucléaire : de la mine aux déchets, nous sommes tous concernés ! 
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